Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 00:53
http://www.grizzlyrun.com/Files/Images/Image_Gallery/chinchilla_picture.jpgLaura Chinchilla est devenue la première femme présidente du Costa Rica, et le premier animal de compagnie au Monde a atteindre le fauteuil présidentiel.

La candidate de centre-droite a été élue largement dès le premier tour avec 49% des suffrages (il suffit de faire 40% pour gagner dans ce pays, curieuse règle mais nous la respectons), en devançant un candidat de droite et de centre-gauche. Cette élection ne fait donc que confirmer la domination du centre-droite, qui détenait deja les rênes du pays.

Le Costa Rica est un pays d'Amérique centrale, le plus riche, le plus prospère et le plus stable de cette région du Monde bien instable, parfois qualifié de "Suisse d'Amérique centrale".

Le Costa Rica est notamment connu pour être le seul pays au Monde à ne pas avoir d'armée, ce qui en fait un pays d'avant-garde dans ce domaine.

Car il ne fait pour moi guère de doutes que d'ici disons 1 000 ans, de nombreux pays auront rejoint le Costa Rica dans cette sage voie.......Je sais que je risque de me faire traiter de doux rêveur par ceux qui ne voient les relations internationales qu'en terme de rapports de force et par d'autres (moins nombreux) qui aiment la guerre (surtout quand c'est les autres qui la font, pas eux), mais je crois profondément sur le long terme en une amélioration de l'Homme, qui lui permettra d'abandonner toutes ses viles aspirations impérialistes, et d'enfin respecter les valeurs et les décisions souveraines de chaque peuple, sans chercher à les intimider, les menacer, les envahir ou les convertir........mais je dis bien sur le long terme, le très long terme, on en est loin vu le niveau actuel.
Par Julien B. - Publié dans : Amérique Latine
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 00:08
http://www.linternaute.com/actualite/savoir/06/presidents-2006/images/viktor-ianoukovitch.jpgViktor Ianoukovitch a remporté les élections présidentielles ukrainiennes avec 48,7 % des suffrages, contre environ 46% pour son adversaire Ioulia Timochenko. Ceux qui se diront que 48,7 + 46 ne fait pas 100 auront raison mais c'est simplement dû au fait que les électeurs ukrainiens ont la possibilité de voter "contre tous" (ce qu'ont fait un peu plus de 5% des votants) et que ce vote "contre tous" est comptabilisé de manière effective (contrairement à l'inutile "vote blanc" chez nous).

Trève d'arithmétique, cette élection a donc vu la victoire du supposé pro-russe sur la supposée pro-européenne. Je dis supposé car en fait, les deux candidats ont mis de l'eau dans leur vin : ViKtor au départ proche de la Russie s'est rapproché de l'Occident et Ioulia au départ proche de l'Occident s'est rapprochée de la Russie. Ce qui fait qu'au final, il n'y a pas une différence aussi importante que nous pouvons le penser entre les positionnements géopolitiques des deux candidats.

Ce qui est certain en revanche, c'est que celui qui avait été balayé par la "Révolution" Orange suite à des fraudes électorales avérées a pris sa revanche en battant tour à tour les deux protagonistes principaux de la dite "Révolution".

Faut-il s'en réjouir ? Même pas. Car Viktor Ianoukovitch est bien évidemment un pur capitaliste et un pur produit du Système.

Ce colosse de 2 mètres, issu d'un milieu pauvre et qui usait volontier du poing dans les bagarres de rue de sa jeunesse (il fut ainsi condamné à 3 ans de prison), est aussi un politicien médiocre, qui doit son succès au soutien sans failles que les richissimes hommes d'affaires mafieux et véreux de l'Est Ukrainien apportent au Parti des Régions, et en particulier à Rinat Akhmetov.

Car cette victoire est avant tout la victoire d'un homme, qui est le véritable dirigeant de l'Ukraine : l'ordure Rinat Akhmetov, 7ème fortune mondiale (plus de 30 milliards), propriétaire du club brésilien (officiellement ukrainien mais composé davantage de joueurs brésiliens, vive les cosmopolites) du Shaktar Donestsk, et qui a téléguidé son pantin Viktor Ianoukovitch jusqu'au pouvoir.

Viktor Ianoukovitch, ancien délinquant qui a obtenu un doctorat d'économie sans suivre le moindre cours et sans passer un seul examen (quel génie !), qui fuit au maximum les interviews et les débats par peur de se faire laminer (il se contente de répéter des slogans et des formules creuses que ses conseillers lui ont préparé), et qui montre l'étendue gigantesque de son inculture à chaque fois qu'il ouvre la bouche de manière imprévue (par exemple, parlant de l'ex-Yougoslavie pendant la campagne, il a confondu le Monténégro et le Kosovo, ce qui est une erreur flagrante pour quiconque a un peu de culture.....surtout d'ailleurs pour un homme de l'Est), est un formidable espoir pour nous tous : il est la preuve qu'avec le soutien des puissances d'argent, n'importe quel simplet peut arriver au sommet.

Julien B.

Par Julien B. - Publié dans : Russie / Europe de l'Est
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 23:32
http://www.nectardunet.com/images/JUIN%2009/IRAN5.jpgLes Etats-Unis, la France et aussi dans une certaine mesure la Russie ont lançé une nouvelle attaque collective contre l'Iran en la menaçant de sanctions économiques (ce qui toucherait en premier lieu le peuple iranien et ce qui est donc très malin), suite à l'annonce de Téhéran de lancer son programme d'enrichissement d'uranium.

Nous n'entrerons pas dans les détails techniques compliqués car nous ne sommes pas scientifiques (ni rien du tout d'ailleurs) mais cet enrichissement d'uranium permettrait dans un premier temps à l'Iran de se doter du nucléaire à des fins civiles. Cependant, une fois la première phase atteinte (celle du nucléaire à des fins civiles), il suffirait d'après les experts d'environ un an à l'Iran pour pouvoir atteindre un niveau d'enrichissement d'uranium lui permettant de se doter de l'arme nucléaire.

Bien entendu, dans l'idéal, il faudrait qu'aucun pays du Monde ne détienne l'arme nucléaire et dans un premier temps, il faudrait que ce soit la première puissance mondiale, les Etats-Unis, qui montre l'exemple au reste du monde en démentelant au moins une partie de son arsenal nucléaire.

Mais dans la mesure où les Etats-Unis et ses alliés se refusent à montrer le bon exemple, il devient compréhensible que d'autres pays cherchent à se doter de l'arme nucléaire afin d'établir un certain équilibre.

A ce propos, je vous invite à lire ces quelques extraits du rapport parlementaire des députés UMP Jacques Myard (qui je crois est aussi impliqué dans la défense de la langue française et un certain souverainisme "soft", pas "hard" comme le notre) et PS Jean-Michel Boucheron sur cette question du nucléaire iranien. On peut ne pas partager l'ensemble de leur argumentaire mais ils ont au moins le mérite de faire connaitre un autre son de cloche :

"L'arme nucléaire est un facteur de paix dans les relations internationales. (...) L'Iran, entouré d'Etats nucléaires (Russie, Pakistan, Israel,....), veut se doter des capacités de sanctuariser son territoire et de garantir son indépendance. Cette réflexion est la même que celle à laquelle la France avait procédé dans les années 50 et 60 (...).

Un Iran doté de la technologie nucléaire militaire (...) ne représentera aucune menace militaire pour la sécurité de l'Europe, des Etats-Unis ou d'Israel (...) Téhéran pourra aisément affirmer que sa bombe (...) n'aura pas pour fonction d'attaquer Israel, mais qu'elle servira à contrebalancer la puissance stratégique d'Israel par un jeu d'équilibre assimilable à celui qui opposait les Etats-Unis et l'URSS sous la guerre froide (...).

Dans l'hypothèse où l'Iran se doterait de l'arme nucléaire, le seul choix d'Israel sera de rendre publique l'existence de son arsenal puis d'entamer des négociations avec Téhéran."


Par Julien B. - Publié dans : International
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:35
http://a31.idata.over-blog.com/305x293/0/38/48/58/adhesionprcf.jpgEn lisant Initiative Communiste, journal du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France), je suis tombé sur un article d'un membre de la direction de cette organisation qui apporte un éclairage intéressant sur la question de l'identité nationale.

Bien que nous ne sommes pas marxistes (*) (et encore moins léninistes, nous ne sommes pas en Russie au début du XXème siècle) et que nous ne limitons pas l'identité nationale aux points soulignés par l'article, nous vous le proposons car nous sommes très ouverts à ce qui ce fait de mieux dans les autres organisations (c'est notre coté démocrates, anti-sectaires et ouverture d'esprit) et car nous estimons qu'il apporte des éléments qui ne peuvent être occultés.


Vous dîtes "Identité Nationale" ?

Un débat est organisé par le gouvernement français pour savoir ce qu'est l'identité nationale.

La nation républicaine est née en 1789 avec la Révolution. Mais bien entendu les racines sont plus anciennes, Philippe le Bel et Louis XI, Richelieu et les Jacqueries paysannes ou les rébellions populaires contribuèrent à l'émergence d'une identité française. Villon, Rabelais ou Molière aussi. Diderot, Rousseau ou Voltaire également.

Robespierre, Marat et les sans-culottes des sections des Gravilliers ou des Piques, comme les Volontaires de l'An II, en furent le socle contemporain. Mais déjà le côté droit de la Convention s'insurgeait contre le "maximum", le suffrage universel ou l'abolition de l'esclavage. Thermidor sonna comme la fin de la révolution démocratique et le triomphe de la république censitaire. De cette défaite populaire, naquit le babouvisme, le premier communisme de France.

Et l'histoire continua...

A chaque grande date de notre histoire commune, un clivage radical divise les Français. Un clivage de classe. Pour ou contre le suffrage universel. Pour ou contre les syndicats. Pour ou contre la Commune de Paris ou le Versailles de Thiers. Pour ou contre l'école gratuite et obligatoire ou l'école confessionnelle. Pour ou contre la laicité. Pour ou contre Dreyfus. Pour ou contre le travail des enfants. Pour ou contre les 40 heures. Pour ou contre le Front Populaire. Pour ou contre l'intervention en faveur de la République espagnole. Pour ou contre la sécurité collective (y compris avec l'URSS) contre les fascismes. Pour ou contre la guerre contre l'occupant nazi. Pour ou contre l'inféodation au bloc américain. Pour ou contre les guerres coloniales. Pour ou contre le Mouvement Ouvrier et ses revendications.

Doit-on continuer ? A chaque fois que la France fut devant un choix historique le côté droit et le côté gauche se divisèrent sur la réponse. S'opposèrent sur les réponses. Fort logiquement chaque camp défendait les intérêts antagonistes des classes en lutte.

Retour à l'identité nationale...

Si nous identifions - et comment ne pas le faire au vu des faits historiques - les intérêts de la nation aux intérêts des travailleurs et du peuple alors nous pouvons dire que l'identité nationale s'identifie avec le combat émancipateur de la classe ouvrière et de ses alliés. Et donc que ceux qui combattent et ont toujours combattu les intérêts du travail trahissent l'intérêt et l'identité nationale.

La vocation des travailleurs est d'apparaitre aux yeux de tous comme la classe nationale, car porteuse de son avenir, d'un avenir de paix et de prospérité. Alors que la classe capitaliste n'a d'autre patrie que l'argent, d'autre projet que la défense de ses intérêts.

L'émancipation sociale et l'émancipation nationale marchent d'un même pas et sont défendues par les mêmes forces sociales et politiques.

"Seule la classe ouvrière est restée fidèle à la patrie profanée" écrivait F. Mauriac à propos de la deuxième guerre mondiale. Mais quelle que soit la période historique choisie on constate que ce sont toujours les forces populaires qui ont défendu l'intérêt national bien compris, tant contre les aventures coloniales, impériales que les constructions supranationales, comme l'UE, l'OTAN ou le FMI.

Toujours ce furent les travailleurs, le peuple qui, en se défendant, défendaient l'intérêt national et les autres peuples, sa souveraineté et la souveraineté des autres peuples, tant il est vrai "qu'un peu d'internationalisme éloigne de la patrie mais que beaucoup y ramène" selon la juste formule de Jaurès.

...et à la lutte de classe internationaliste !

Croient-ils, les maîtres de la finance, du capital et leurs fondés de pouvoir sarkoziens, que notre peuple est lobotomisé, acculturé, sans mémoire historique ? Croient-ils que toutes les couleuvres sont gobées par un peuple de moutons, croient ils que les fils et les filles de ceux qui prirent la Bastille en 1789 ou se lancèrent "à l'assaut du ciel" en 1871, que ceux qui forgèrent le Front Populaire puis la Résistance, ceux qui surent unir la Nation en 1945 et qui ne cessèrent de lutter pour la prospérité et la grandeur des Français c'est à dire de la France, croient ils donc, ces héritiers des immigrés de Coblenz, des Thermidoriens, des bonapartistes, des monarchistes, des fusilleurs versaillais, des cagoulards, des pétainistes, des miliciens, des attentistes, que les Français aient besoin d'un débat pour savoir qui ils sont, de quelle France ils se revendiquent, de quelle France ils sont les héritiers ?

Les petits calculs électoraux, les basses manoeuvres des sous-Machiavel de chiottes, pardon de cabinets, ministériels se briseront contre le bon sens et le vrai patriotisme de notre peuple qui sait qu'étaient plus patriotes que le Maréchal Pétain ou l'Amiral Darlan, le tourneur italien Fontano, l'ouvrier menuisier espagnol Alfonso, le mécano hongrois Glasz, l'ouvrier arménien Manouchian et tous les autres "métèques apatrides" morts pour la France et l'humanité.

Notre peuple n'a pas besoin d'un débat gouvernemental pour savoir qui respecte sa souveraineté et qui la bafoue en violant la volonté populaire exprimée lors du référendum de 2005 à propos de la "constitution" européenne.

Notre peuple n'a pas besoin d'un débat gouvernemental pour savoir que l'identité nationale c'est le projet collectif d'émancipation sociale et nationale de tous les travailleurs de France, français ou étrangers.

Notre peuple n'a pas besoin d'un débat organisé par un gouvernement de guerre des riches contre les pauvres, du capital contre le travail.

Notre peuple sait qui il est, ce qu'il est et ce qu'il veut. Et le fera savoir à messieurs Sarkozy, Besson et compagnie par ses luttes pour bâtir la République Sociale et le socialisme.

SOURCE : Initiative Communiste, janvier 2010


(*) Ce qui ne veut pas dire que nous sommes anti-marxistes mais que nous ne nous réclamons pas de la pensée de Marx dans sa globalité, même si nous partageons par exemple la théorie de la valeur-travail et la notion d'exploitation.

De la même façon, Jacques Attali est comme Marx favorable au libre-échange et à la division internationale du travail mais ça ne fait pas de lui un marxiste pour autant.

Car oui, Marx était bien un fervent partisan du libre-échange ("il dissout les anciennes nationalités et pousse à l'extrême l'antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat") et de la division internationale du travail (appliquée d'ailleurs par le Bloc de l'Est via le Comecon, avec des pays qui se spécialisaient dans certaines productions selon leurs avantages comparatifs).

Par Julien B. - Publié dans : Identité nationale et Tranquilité publique
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 23:25
http://www.wsws.org/francais/images/egor-f04.jpgVoici un extrait d'article trotskiste sur la mort d'Egor Gaidar (trouvez-vous qu'il a une bonne tête ?), un grand artisan de la restauration capitaliste en Russie-URSS et de la thérapie de choc qui l'a accompagné (je ne mets qu'un extrait, le début de l'article, car la fin part en délirium trotskiste).

Egor Gaidar (1956-2009) : l'architecte de la restauration capitaliste en Russie


Le 16 décembre de l'année passée, Egor Gaidar est décédé d'une attaque cardiaque dans sa dacha près de Moscou, il avait 53 ans. C'était une personnalité qui a joué un rôle majeur dans la mise en place des réformes libérales en Russie, lesquelles ont eu un effet désastreux sur le pays, entraînant une énorme croissance des inégalités sociales.


Gaidar est largement haï parmi les Russes ordinaires, qui le considèrent comme le responsable de l'essentiel de la misère qu'ils ont subie depuis 1990. Le démantèlement de l'Union soviétique et la restauration du capitalisme à cette époque ont entraîné un déclin du niveau de vie et de l'espérance de vie d'une ampleur inégalée dans l'histoire, en dehors des périodes de guerre. De nombreuses statistiques sociales récentes révèlent que le pays ne s'en est toujours pas remis.

 

La mort de Gaidar a démontré l'indifférence de la sphère politique aux souffrances et aux sentiments de la grande majorité de la population, celui-ci recevant des louanges débordantes de la part des diverses couches de l'élite dirigeante russe. Il est difficile de trouver un compliment qui n'ait pas servi à décrire cet homme qui a piloté la politique économique du gouvernement Eltsine durant à peine plus d'un an, de novembre 1991 à décembre 1992.


Le président Dimitri Medvedev a qualifié Gaidar d'« Universitaire-économiste de premier plan » et de « personne courageuse, honnête et déterminée. »


Le Premier ministre Vladimir Poutine a déclaré, « Gaidar a pris des décisions critiques qui ont déterminé l'avenir de tout le pays. Il a accompli cette tâche difficile honorablement, faisant preuve des meilleures qualités professionnelles et personnelles. »


Dans d'autres commentaires des médias de masse russe, Gaidar été proclamé « grand homme d'Etat, » « héro national, » « autorité morale incontestable, » « personne aux qualités extraordinaires, » et même « un intellectuel authentiquement désintéressé. »


De plus, le mantra selon lequel, au début des années 1990, Gaidar aurait « sauvé le pays de la famine, de la déchéance et de la guerre civile » a été répété sans fin.


C'est un mensonge, une application du fameux principe de Goebbels selon lequel si l'on répète un mensonge assez souvent, il finira par être cru, et plus il sera gros, mieux ce sera.


Sous la direction de Gaidar en 1992, la Russie a fait passer un double programme de libéralisation du commerce et de privatisations. Cela entraîna l'appauvrissement de la population par une hyperinflation et le transfert des biens publics vers des propriétaires privés, enrichissant énormément l'oligarchie émergeante du pays.


En 1991, durant la dernière année au pouvoir de Gorbatchev, les prix en Russie ont augmenté de 160 pour cent. En 1992, ils ont augmenté de 2500 pour cent. En 1993, l'inflation a été de 840 pour cent, en 1994, de 215 pour cent, et en 1995 de 131 pour cent.


Les travailleurs des entreprises publiques comme privées, dont les comptes en banques ont été réduits à néant par ce processus, n'ont pas touché leurs salaires durant des mois et ont fini dans la misère.


Entre 1991 et 1995, le PIB de la Russie a baissé de 35 pour cent, selon les estimations les plus prudentes, et la production industrielle s'est effondrée. Des années durant, une forme d'économie de subsistance basée sur le troc était très répandue.


La croissance des souffrances et du désarroi s'est manifestée par un net déclin de l'espérance de vie, qui était de 57 ans en 1994 (1).


La fin des années 1980 et le début des années 1990 ont également connu une explosion des conflits régionaux et ethniques. D'après les estimations basses, 100 000 personnes sont mortes dans ces événements (sans compter ce qui s'est passé en Tchétchénie).


L'affirmation selon laquelle les réformes capitalistes ont sauvé le pays de « la famine, la déchéance et la guerre civile » est un travestissement de la réalité. Seule une élite cynique et imbue d'elle-même peut se réjouir des résultats de ce qui s'est passé en Russie à cette époque.


 Pour mettre au point le programme de privatisation, Gaidar et les autres ont collaboré de très près avec des universitaires des États-Unis, notamment l'économiste Jeffrey Sachs, qui était professeur à Harvard à l'époque. Washington était très impliqué, directement et indirectement, par l'intermédiaire de gens comme Sachs, dans la promotion de la restauration capitaliste.


Dans la mémoire de millions de gens, le pire de la catastrophe économique imposée à l'URSS est une conséquence directe des choix politiques de Gaidar. Une majorité des ex-citoyens soviétiques sent que les difficultés de la vie quotidienne en URSS - particulièrement durant la période la plus florissante des années 1970 et 1980 - étaient considérablement moins pesantes que celles qui ont suivi l'effondrement de toutes les bases de la vie sociale dans la foulée de la « thérapie de choc » de Gaidar.


Une étude réalisée récemment par le Centre Levada, un institut de recherche de Moscou, a établi que près de 60 pour cent des Russes « regrettent profondément » l'effondrement de l'URSS et pensent qu'il aurait fallu l'empêcher.

Extrait d'article de Vladimir Volkov et Andrea Peters, Comité international de la Quatrième Internationale


(1) Je pense que c'est le chiffre le plus significatif pour se rendre compte de la dégradation des conditions de vie : l'espérance de vie en Russie était de 57 ans en 1994 après la thérapie de choc, alors qu'elle était par exemple de 63 ans dès 1953 (date choisie au hasard). C'est à dire qu'entre 1953 et 1994, l'espérance de vie a baissé de 6 ans en Russie, là où elle a largement augmenté dans tous les pays du Monde sur la même période.


Par Julien B. - Publié dans : Russie / Europe de l'Est
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 14:43
http://www.titem.fr/wp-content/uploads/2009/02/olivier-besancenot.jpgLe NPA d'Olivier Besancenot présente lors des élections régionales une femme voilée à Avignon, dans le Vaucluse :

http://fr.news.yahoo.com/63/20100203/tpl-elections-rgionales-une-femme-voile-5cc6428_2.html

Quand on connait bien le NPA-LCR et l'idéologie trotsko-gauchiste (et islamo-gauchiste), on ne peut être surpris car dans leur esprit, tout ce qui va dans le sens de l'Anti-France (communautarisme, régionalisme, immigrationnisme,.....) est une bonne chose et tout ce qui va dans le sens de la défense de la France est du racisme-fascisme-nazisme.

C'est ainsi que le NPA, parait-il défenseur du droit des femmes, s'est fermement opposé à la loi sur l'interdiction de la burqa qu'il juge "islamophobe".

Car il est bien entendu interdit d'être islamophobe : alors que la IIIème République avait mené une lutte sans merci contre l'influence du catholicisme et pour la laicité (avec l'appui sans réserve des trotsko-gauchistes d'alors, qui continuent à chier à longueur de journées sur le catholicisme), tout opposant à l'islam aujourd'hui est cloué au pilori par l'idéologie dominante servie par les Obama, Sarkozy, Besancenot et autres E&R.

De notre coté, nous disons que nous sommes libres de critiquer les sectes religieuses comme bon nous semble, et que nous ne laisserons pas les petits flics de la pensée nous interdire de nous attaquer à l'idéologie que véhicule l'islam et les autres sectes religieuses.
Par Julien B. - Publié dans : National
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 16:19
http://img69.imageshack.us/img69/6967/socialismeetsouverainet.png
Voici une version provisoire (nous nous réservons le droit de la modifier dans l'avenir, d'ailleurs elle a deja été modifiée entre cette après-midi et ce soir) du tract de présentation de Socialisme&Souveraineté (à distribuer à tous les citoyens français) :




Nous aurions voulu faire rentrer le texte sur une page (c'est à dire un recto) pour des raisons évidentes d'économie de coût d'impression mais nous avons finalement opté pour un recto-verso.

Il est évident que nous avons pour le moment un petit budget (de l'ordre de 0 euro et 0 centime) et donc que nous ne pouvons fournir les tracts pré-imprimés à nos forts nombreux militants et sympathisants.

C'est pourquoi nous invitons tous nos forts nombreux militants et sympathisants à faire preuve d'autonomie, en imprimant ce tract par eux-mêmes et dans la mesure de leurs moyens en le diffusant au maximum que ce soit de main en main ou mieux par boitage (qui consiste tout simplement à mettre des tracts dans des boites aux lettres.....dans ce cas mieux vaut cibler de grandes barres d'immeubles que des résidences individuelles, ça va bien plus vite).

Comme signalé précédemment, nous nous réservons le droit de modifier le contenu du tract et d'ailleurs, n'hésitez pas à nous envoyer un courriel pour nous proposer des modifications et des améliorations (contact@socialisme-et-souverainete.fr)
Par Julien B. - Publié dans : S&S : matériel et activités
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 15:21
http://img.over-blog.com/227x217/1/11/38/27/images2/jelavemoncerveauxe5.jpg66% des Français pensent que les journalistes sont "soumis aux pressions du pouvoir et des partis politiques", ils étaient 61% il y a un an.

60% pensent qu'ils sont sensibles aux pressions de l'argent (59% il y a un an)

Plus de 80% pensent que les médias ont trop parlé du décès de M. Jackson et des problèmes de santé de J. Hallyday.

Cette défiance vis-à-vis des médias n'empêchera pas les Français de voter toujours pour les mêmes lors des prochaines élections. Ceci dit, ne leur jetons pas la pierre, à leur place je ne voterai pas non plus massivement pour les partis d'extrême-droite ou d'extrême-gauche qui à l'évidence seraient incapables de gérer efficacement le pays.

A l'heure d'aujourd'hui, aucune alternative crédible n'est proposée aux suffrages des Français et il en sera ainsi tant que Socialisme&Souveraineté ou toute autre organisation suivant globalement la même ligne ne pourra avoir de candidats. Espérons que d'ici 10 ans voir avant, ils auront le choix qu'ils méritent.
Par Julien B. - Publié dans : Médias et Propagande
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 15:10
http://img535.imageshack.us/img535/8697/capitaliste.pngOui, il est malhonnête de sortir des citations de leur contexte pour rattacher un homme (qui plus est mort, donc qui ne peut pas répondre) à des idées ou à des opinions.

Mais dans la mesure où tout le monde le fait, nous le faisons aussi en vous proposant ces quelques citations de Charles de Gaulle :


« je n’aime pas les miens, ils aiment trop l’argent »

« Le capitalisme n’est pas acceptable dans ses conséquences sociales. Il écrase les plus humbles. Il transforme l’homme en un loup pour l’homme »

« Comment voulez-vous qu’on aille toujours plus loin vers l’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres ? »

" Mais que le Journal télévisé, qui s’adresse à tous les Français, transforme en une obsession quotidienne le défilé de robes à 3 000 francs, c’est une provocation pour des ouvriers qui gagnent 500 francs par mois ! Et puis c’est très bien de montrer la France des régates, du tourisme hippique, mais ce sont là des vacances de riches. Et pourquoi toujours privilégier ce milieu frelaté, ce monde de l’argent facile, des filles faciles, qui sont des provocations pour un public populaire pour qui la vie est difficile »



En fait, s'il vivait aujourd'hui, je pense que le général Charles de Gaulle soutiendrait le projet de Socialisme&Souveraineté de changement de système économique (voir la rubrique "Sortir du capitalisme" pour plus de détails).
Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 10:36
http://1.bp.blogspot.com/_ae1IhJbNowc/R5B9zSUBLoI/AAAAAAAAA8U/Los633IlMnY/s320/hortefeux.jpgVous avez sans doute entendu parler de ce tragique fait divers qui s'est déroulé dans l'Oise, où un couple de retraités modestes et sans histoire a été sauvagement massacré par des cambrioleurs qui n'ont pour l'heure pas été retrouvés.

A quelques semaines des élections régionales, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'est honteusement servi de ce fait divers tragique hier soir dans le journal de 20 heures de TF1 (pardon : TV Bouygues, la chaine appartenant au multimilliardaire Martin Bouygues, ce qui est très démocratique) en annonçant une batterie de mesures dites "tranquilité sénior".

Tout ceci ne relève que de l'électoralisme ordurier qui ne manquera pas de convaincre tous les gens un peu simples qui ont été logiquement choqués par ce meurtre barbare. C'est certes bien joué (même si facile, surtout quand on a le principal média à sa botte) mais totalement démagogique.

Car enfin, quelle société propose Hortefeux ? Mettre un flic derrière chaque vieux de France pour éviter qu'un tel crime ne se reproduise ? C'est totalement impossible, d'abord parce que son gouvernement s'est chargé de réduire les effectifs policiers, d'autre part parce que ça couterait trop cher à la société. Il faut bien se mettre en tête que ce genre de faits divers existeront toujours et que l'insécurité zéro est impossible à atteindre (seuls les pays totalitaires y parviennent, mais au prix d'autres désagréments autrement plus conséquents).

Ceci ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire, évidemment aggraver les peines contre ce genre d'agresseurs (ce qui aurait du être fait avant le fait divers) et réouvrir le débat sur la peine de mort. Mais même des peines davantage dissuasives ne permettront que de faire reculer ces crimes, en aucun cas de les ramener à zéro (car même dans la société la plus parfaite, il existera toujours des détraqués, n'en déplaise aux doux rêveurs gauchistes).

Au-dela, on peut s'interroger sur le degré de réflexion d'Hortefeux et de ses équipes qui à peine 24 heures après ce drame sont capables de pondre toute une batterie de mesures et de les exposer à tous les Français via le principal canal médiatique.

La réactivité est une qualité mais on ne m'empêchera pas de penser que pour réduire la délinquance, il faut tout autre chose que quelques mesures sécuritaires de récupération électorale. Il faut aussi s'interroger sur le projet de société que nous voulons, sur la France que nous voulons pour demain : une France américanisée, communautarisé, éclatée et multiculturelle ou une France française, républicaine, unitaire et fraternelle.
Par Julien B. - Publié dans : Identité nationale et Tranquilité publique
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