Actualités économiques et sociales

Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /2008 11:14

Par quel miracle la lutte contre les privilèges a-t-elle été détournée au profit des vrais privilégiés ?



Dans le vocabulaire médiatique – qui ressemble curieusement à celui de l’UMP – les privilégiés sont aujourd’hui les fonctionnaires et les agents des services publics. Alors que le gouvernement a fait 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, ce sont les instituteurs et les conducteurs de métro qu’on cloue au pilori. Mais quels sont donc ces privilèges qui méritent la vindicte médiatique : ce ne sont la plupart du temps que des droits que chacun devrait détenir, celui d’avoir un emploi ou une retraite décents. Quel renversement des valeurs que cette invocation de la « justice » et de « l’égalité » (Sarkozy, encore lui) pour supprimer les régimes spéciaux de ceux qui les ont souvent chèrement acquis quand on verse des tombereaux d’eau bénite sur la loi du profit ! Car, comme le souligne l’écrivain Jacques Gaillard,



« un privilégié, si l’on cherche une définition, c’est justement celui dont les revenus et le rang social sont sans commune mesure avec son travail, ses compétences ou son utilité sociale. C’est quelqu’un qui a le bonheur de gagner dix mille euros en déplaçant une épingle, alors que d’autres, pour déplacer une tonne, en gagneraient cinquante (*). » (Marianne2)

 


La dénonciation salonnarde des « privilèges » des agents publics – dont certains, notamment les enseignants, gagnent des salaires mirobolants frisant les 1500 euros par mois – s’en prend aussi très souvent aux élus. S’il est vrai que les parlementaires ne répugnent pas à se voter démocratiquement quelques avantages, on ne peut que s’étonner de l’esprit sélectif des nouveaux Savonaroles. Car le phénomène social de notre époque est la reconstitution d’une caste d’ultra-riches, telle qu’on n’en avait pas connu depuis 1945. Le néolibéralisme et ses porte-serviettes de droite et de gauche, ont – réformes fiscales après réformes fiscales – délesté les nantis d’une grande part de leurs obligations sociales, remisant la redistribution des ressources au magasin des antiquités. Aux Etats-Unis, le taux d’imposition appliqué à la tranche supérieure des revenus s’établit à 91 % jusqu’en 1964 ; au Royaume-Uni, il s’élève à 83 % quand Margaret Thatcher devient premier ministre en 1979 ; en France, le gouvernement de Raymond Barre le porte à 80 % en 1980. Dans ces trois pays, il oscille désormais entre 35 % et 40 %. Comme le note le journaliste Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique),



« Si, dans l’Hexagone, l’éventail des salaires s’élargit sous l’action des rémunérations faramineuses d’une poignée de dirigeants, ce sont d’abord les revenus du capital qui dilatent les plus grandes fortunes. En effet, les milliardaires des XIXe, XXe et XXIe siècles présentent ce point commun : ils possèdent les moyens de production, sous forme d’actions ou de placements. Les très riches n’ont pas seulement restauré leur surface financière. Ils ont aussi diversifié les formes de leur puissance en s’imbriquant plus étroitement aux autres milieux du pouvoir : médiatique, politique, intellectuel. »



La fortune de ces nouveaux privilégiés est telle qu’ils ne savent comment la dépenser. Heureusement, Le Monde leur propose son supplément « argent », transposition de « How to spend it ». Ils y apprendront sans doute comment créer une association caritative. Le nouveau philantro-capitalisme s’étale avec bonne conscience à la « une » des journaux entre deux petits Africains qui meurent de faim. La violence des rapports Nord-Sud, qui ne sont peut-être pas étrangers à ce que des enfants meurent de faim, ne mérite pas qu’on s’y arrête. La lecture besogneuse des pamphlets simplistes de François de Closet ou des « enquêtes » du journaliste Yvan Stefanovitch (Les Privilégiés de la République) entre deux émissions de Jean-Pierre Pernaut ne laissent sans doute pas le temps à nos nouveaux imprécateurs de faire des analyses politiques.



Anne-Cécile Robert



L'article de Madame Anne-Cécile Robert rétablit certaines vérités, par exemple le fait que ce sont avant tout les revenus du capital (et donc la propriété privée des grands moyens de production) - bien davantage que les revenus du travail - qui créent les énormes inégalités injustes entre les individus.



Même s'il n'est évidement pas parfait, notamment quand il dénonce la violence des rapports Nord-Sud (ce qui a un fond de vérité mais ça ressemble à un n-ième remake de culpabilisation du genre "si des gens meurent de faim, c'est de notre faute") et semble regretter un état antérieur idéalisé du développement du capital où certes les inégalités injustes entre individus étaient probablement moins importantes (ce qui n'est pas dur) mais existaient tout de même. Il ne faut pas regretter le passé mais regarder vers l'avenir c'est à dire vers le Socialisme.



Messieurs les cretino-droitards ! Non, les fonctionnaires ne sont pas tous des fainéants privilégiés ! Même si je ne vois pas non plus en eux la "classe révolutionnaire" par excellence, et que parmi les fonctionnaires, les profs qui ont très souvent des idées particulièrement bien-pensantes (pro-UE, pour le capitalisme qu'il soit libéral ou keynésien,....) me semblent être loin d'être les plus susceptibles de s'ouvrir à notre alternative socialiste et souverainiste, je suis persuadé que nos idées seraient bien plus porteuses par exemple dans le corps des gendarmes.



Messieurs les stupido-gauchistes ! Non, les patrons de PME ne sont pas tous des exploiteurs privilégiés ! Et il ne faut pas les pendre ! (ça c'est le "communisme" des imbéciles version Arlette Laguiller ou anarcho-crados !)



Qui sont les VRAIS PRIVILEGIES ? Les VRAIS PRIVILEGIES, ce sont les parasites actionnaires (nouveaux koulaks). Il faut liquider les actionnaires en tant que classe......c'est à dire pas physiquement évidemment. :)



Aujourd'hui, pour être un vrai "subversif", il ne faut pas particulièrement dénoncer sur un plateau télé la politique d'un petit pays comme Israel qui défend sa souveraineté contre l'hostilité ambiante (ça tout le monde est capable de le faire, même Michel Collon, Arlette Laguiller, Olivier Besancenot,...... rien donc de bien "subversif" là-dedans).



La vraie "subversion" consiste à défendre l'indépendance française (je n'ai jamais, ou quasiment jamais, entendu quelqu'un dire sur un plateau télé "La France doit sortir de l'UE") et à faire le choix du Socialisme contre le Capitalisme (je n'ai jamais entendu quelqu'un dire sur un plateau télé "la France doit abandonner le capitalisme et aller au socialisme", tout en expliquant clairement le pourquoi et le comment.....ce qu'un débile comme Besancenot est incapable de faire).



(*) Cet exemple sur celui qui déplace une épingle pour gagner 10 000 euros pendant qu'un autre gagne 50 euros pour déplacer une tonne me fait penser à Madame Carla Bruni-Sarkozy qui vient de gagner 40 000 euros dans un procès - c'est à dire l'équivalent d'environ 3 ans de salaire au SMIC ! - pour utilisation abusive de son image. Evidemment les capitalistes nous diront que ces 40 000 euros sont mérités (d'ailleurs j'ai lu pas mal de réactions positives venant de bobos lobotomisés), tant il est évident que déposer une plainte pour atteinte à l'image d'une "pute de luxe" refaite au bistouri de la tête aux pieds, qui s'est faite tirer dans tous les sens et qui montre son cul partout est normal, fatiguant et utile à la collectivité. Tout ceci ne donne en tout cas guère envie de se lever le matin pour aller bosser.....Mais rassurez-vous, elle va faire don des 40 000 euros à une association caritative (mais les dons sont largement déductibles des impots, ce qui est inadmissible, donc elle y gagnera tout de même), elle a dû lire le "supplément argent" du jounal Le Monde !

Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 14:19

Considérant que l'enseignement de l'économie au lycée contribue trop fortement à donner aux jeunes élèves français des sentiments mitigés à l'égard du capitalisme et de la mondialisation (ah bon ?), les milieux patronaux mais aussi le ministère de l'Economie ont demandé une vaste modification des programmes dans un sens plus favorable à la mondialisation et au capitalisme.


Ils ont bien évidemment été entendus par le ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui a réuni au printemps dernier une commission d'audit pour préparer la mise en oeuvre des changements tant désirés par les milieux d'affaires.


Les "années lycée" sont pour moi relativement éloignées (on se fait vieux, ma bonne dame) mais je crois me souvenir que les programmes d'économie étaient déjà très pro-capitalistes et pro-mondialistes de mon temps.


Je suis donc inquiet, je me demande comment ils vont pouvoir faire pire......Aux thuriféraires de la mondialisation et du capitalisme, rien d'impossible.

Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /2008 00:30

Une excellente analyse de la crise trouvée sur un journal "stalinien" (c'est à dire communiste, après traduction de langage trotsko-bobo-petite-bite-Canal+ en langage populaire), ça change des platitudes bien-pensantes émanant de petits-bourgeois.


Si vous n'avez pas le temps et/ou si vous n'aimez pas lire des textes longs un peu compliqués (ce qui est aussi mon cas), contentez-vous de la dernière partie qui est la plus intéressante : "Perspectives pour la lutte des classes"


La gravissime crise financière actuelle était annoncée depuis plusieurs années par maints économistes, marxistes ou non : ses conditions existaient depuis l'accélération de la dérégulation des marchés financiers. Les perturbations actuelles de l'immobilier aux USA ont eu leur propre dynamique de "bulle" auto-entretenue, mais elles sont la continuation des problèmes non-résolus lors de l'implosion de la bulle de la "nouvelle économie" en 2001. Début août 2007, la Banque centrale européenne, la Réserve fédérale des USA (Fed) et la Banque du Japon ont dû injecter 350 milliards de dollars dans le système bancaire en moins d'une semaine pour éviter une pénurie de liquidités et stopper la chute des cours boursiers, très marquée après la suspension de l'activité de fonds spéculatifs de BNP Paribas engagés dans des placements immobiliers. Tout au long du second semestre, les marchés financiers restaient très volatiles à chaque annonce des pertes des grandes banques étasuniennes (Citigroup....), tandis que la Bank of England renflouait l'institution de crédit hypothécaire Northern Rock qui faisait face à une "ruée bancaire" - la première dans un pays capitaliste du Nord depuis près d'un siècle - avant de la nationaliser en février 2008. Fin janvier 2008, un nouveau mouvement de panique secoua la finance mondiale après la découverte d'une fraude record à la Société Générale. Les bourses plongaient. Le lendemain, la Fed réduisait agressivement son taux d'intérêt de 4.25% à 3,0%. Les plans de sauvetage des conseillers de Bush ne sont pas à la hauteur : l'un se propose d'aider les ménages en difficultés à rembourser leurs crédits immobiliers, mais reste beaucoup trop limité; un autre vise à reverser une part des impôts, mais ne concerne par définition que les revenus suffisamment élevés pour être taxés....La crise ne peut que s'étendre.


Origines


La crise économique est un mode de fonctionnement "normal" du capitalisme, même si, à chaque période historique, ses déclenchements et ses mécanismes varient. Depuis le démantèlement du cadre de Bretton Woods, le système du crédit a connu des changements considérables, avec notamment la création des produits financiers dérivés (pouvant dériver d'autres titres de crédit ou de contrats sur les prix futurs d'actifs). La dérégulation et l'intégration des bourses et des banques ai sein des marchés globalisés ont déplacé le centre de gravité du pouvoir vers la grande finance, dont les diktats se sont imposés sur la logique économique. Le système du crédit, qui comprend banques, bourses, compagnies d'assurance, fonds de pension, fonds d'investissements spéculatifs et autres institutions de même nature, constitue le lieu de création du "capital fictif" - Etat et entreprises étant les deux extrémités de la chaine. Marx (Le Capital III) identifiait déjà dans le capital bancaire, les actions boursières et les dettes publiques, les principales formes du capital fictif. Aujourd'hui, il faut y ajouter les produits dérivés, qui ont pour origine la sur-accumulation de capital argent des années 70 - eurodollars et pétrodollars notamment.


Après le "coup" de la Fed en octobre 79 (hausse brutale et unilatérale des taux d'intérêt), qui marqua le retour au pouvoir de la finance, l'expansion de ce capital provoqua la crise de la dette des années 80. une tentative de sortie de crise prit la forme de la dérégulation financière.


Les dettes extérieures totales des pays du monde dépassent 5 000 milliards de dollars. La plupart sont transformées en capital fictif et marchandisées, tandis que les réserves des Banques centrales sont converties en prêts, surout pour que le gouvernement US couvre ses déficits intérieur et extérieur. Ainsi, en 2007, les échanges de dérivés négociés directement entre agents privés (OTC) étaient de l'ordre de 4 200 milliards de dollars...par jour ! A titre de comparaison, les exportations totales mondiales atteignent 13 500 milliards de dollars...par an ! La plupart du capital fictif est donc parasitaire, puisque son montant dépasse largement celui destiné à la reproduction du capital productif. Pourtant, il bénéficie d'une redistribution de plus-value et alimente encore la création de nouveaux capitaux fictifs comme moyens de sa propre rémunération. Cette crise financière devrait alors dévaloriser un montant gigantesque de capital fictif parasitaire pour parvenir à relancer un nouveau cycle d'accumulation du capital. Les contradictions du système mondial capitaliste sont si fortes qu'une telle dévalorisation risquerait de le pousser vers un effondrement. Mais les raisons de cette crise ne sont pas que financières : les difficultés rencontrées par nombre de familles en défaut de paiement sont aussi et surtout dues, dans la sphère productive réelle, aux politiques néolibérales poussant à la rigueur salariale, à l'allongement de la durée de travail, à la précarisation des emplois et à l'insécurité des conditions de vie.


Manifestations


La crise immobilière actuelle est le résultat d'années d'accumulation de capital fictif. Elle débuta aux USA par l'octroi de prêts à des ménages s'endettant pour devenir propriétaires de leurs logements. Banques et institutions spécialisées accordaient des crédits avec hypothèques qu'elles transformaient en titres par la création de nouveaux dérivés vendus sur les marchés financiers. Ce faisant, elles dopaient la capacité d'emprunt des ménages et orientaient artificiellement les prix de l'immobilier à la hausse. Entre fin 2004 et début 2006, de plus en plus de prêts furent concédés à des familles pauvres, sans échéanciers favorables de remboursements ("subprime"), sous la forme de contrats prévoyany des traites dont les taux d'intérêt, très bas au début, augmentaient brutalement après. Ces dérivés étaient d'autant plus attractifs pour les marchés financiers que des institutions financières s'en servaient pour créer d'autres instruments composites "marchandisés" et que les agences de notation, censées évaluer les risques, leur décernaient les "meilleures notes" - supérieures parfois à celles attribuées aux bons du Trésor français.


Aux USA, ces produits ont même été achetés par des écoles, dont les trésoriers avaient cru bon de faire fructifier les reliquats qu'ils détenaient...


La crise éclata lorsqu'une masse critique de débiteurs commença à ne plus pouvoir rembourser, sous l'effet de la hausse des taux d'intérêt décidée par la Fed pour financer les guerres d'Irak et d'Afghanistan. Dans un contexte où les prix des titres composites et les risques effectifs sont mal évalués, les problèmes se sont vite déplacés du secteur des "subprimes" vers celui des "crédits de crédits" immobiliers, puis celui des crédits solvables ("primes"). L'explosion de la bulle contamina ainsi d'autres segments des marchés financiers.


Le système monétaire et financier actuel est plein de paradoxes, comme l'illusion qu'on peut trouver des solutions en poursuivant la gestion néolibérale de la crise de l'expansion du capital. Mais une bulle n'explose que pour en former une autre, plus dangereuse encore. Les solutions proposées restent confiantes dans les marchés, sans vouloir leur imposer de limites par des mécanismes externes à leur logique de maximisation du profit.


Un deuxième paradoxe est l'apparition d'une crise de liquidité, comme durant l'été 2007, dans une économie mondiale en sur-liquidité. Le partage négocié de la valeur ajoutée entre salaires et profit ayant fait place à une spirale de sur-consommation - sur-endettement des ménages, il est impossible de résorber les déséquilibres structurels sans casser le moteur de la croissance et éviter la stagnation.


Troisième paradoxe : les Banques centrales indépendantes refusent tout interventionnisme de l'Etat, mais interviennent, elles, massivement dès que le système est menacé.


Perspectives pour la lutte des classes


Comme toujours lors de crises capitalistes, la bourgeoisie est contrainte d'accepter de voir dévaloriser une part du capital accumulé - tout en essayant de ne pas enregistrer de trop lourdes pertes. Les crises sont donc des moments où des fractions de capital font faillite et sont incorporées dans une structure de propriété capitaliste plus concentrée. Les classes dominantes capitalistes peuvent ainsi en sortir plus fortes - même si une partie d'entre elles tombe dans les classes moyennes.


A chaque réorganisation de la domination du capital au XXème siècle, l'amélioration des politiques économiques a permis au système de se doter d'institutions plus efficaces afin d'atténuer les effets dévastateurs des crises, mais pas d'éviter l'exacerbation de ses contradictions internes et la convergence vers la stagnation.


Les pires effets de la crise actuelle seront supportés par les plus pauvres. Des millions de familles supplémentaires vont perdre leur logement. Le taux d'exploitation de la force de travail, le chomage et la pauvreté vont augmenter, tandis que le pouvoir d'achat des salaires aura tendance à baisser. Sans universalisation des systèmes de protection sociale, les conditions de vie deviendront plus difficiles encore. La dévalorisation de capital fictif risque d'aggraver les problèmes financiers de collectivités locales et de ruiner de nombreux ménages ayant conservé leur épargne auprès de fonds de pensions ou d'assurances santé en faillité (comme Enron). A travers les chaines de transferts du surplus du Sud vers le Nord, la crise frappera par répercutions les pays pauvres et les forces de travail de la périphérie. La situation est compliquée par le fait que des gouvernements du Sud possèdent d'importantes réserves de change et aident de facto les USA à éviter un effondrement général. Plusieurs fonds souverains du Sud ont d'ailleurs deja aidé de grandes banques en difficultés. L'approfondissement de la crise aux Etats-Unis, combiné à leur prochaine défaite en Irak, pourrait éroder leur hégémonie planétaire - au bénéfice de la Chine ?


En termes de lutte des classes, une crise systémique ouvre théoriquement l'opportunité de lancer la révolution et de prendre à la bourgeoisie le pouvoir politique et économique. Mais en pratique, les principales organisations de travailleurs, partis, syndicats ou même mouvements sociaux, restent dépourvus de structures, des directions et des programmes indispensables pour relancer la lutte pour le Socialisme. Seule peut-être l'Amérique latine offre à l'heure présente des espaces pour des avancées révolutionnaires et des transitions socialistes.


Le fait que les pauvres souffrent le plus des effets de la crise capitaliste comporte le risque qu'ils acceptent de se soumettre à l'idéologie dominante et appuient des mesures anti-crise mais pro-système, impliquant l'élévation du taux d'exploitation. Par exemple, la pensée unique du capital a substitué à la lutte pour l'émancipation totale des travailleurs celle pour le droit à l'emploi dans le strict cadre du système capitaliste....Soit le droit d'être exploité !


Les crises sont des temps où il devient possible de pousser les contradictions du système au maximum, jusqu'à la fin de la domination du capital et des classes dirigeantes - c'est à dire jusqu'à la destruction, non pas des moyens de production, mais des rapports de production capitalistes.


Dans ces conditions, il est urgent de reconstruire des processus de transitions socialistes, contre l'exploitation du travail et pour la fin du capitalisme.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vraiment excellent, rien à ajouter. Les petits bourges qui parlent de "réguler la finance" pour ne pas avoir à mettre en cause l'existence du capitalisme peuvent aller se rhabiller.


Seul le socialisme constitue une alternative crédible et sérieuse au capitalisme, voila pourquoi il reçoit systématiquement tous les coups et toutes les railleries. Le reste n'est que du bricolage qui fait rire les puissants.


En parlant de puissants, il est intéressant de constater que quand il s'agit de sauver leur cher système capitaliste, la "gauche" et la "droite" du Système se retouvent d'accord. Ce n'est pas pour rien si Christine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances représentant l'aile droite du Système (UMP), a rendu un vibrant hommage à Dominique Strauss-Kahn, président du FMI représentant l'aile gauche du Système (PS) et par ailleurs escroc qui a baigné dans des affaires de corruption, qui trompe sa femme et qui accorde des promotions à ses maitresses (ce qui confirme ce que je pensais : pour "réussir" en politique et en amour, il faut être pourri et sans scrupules, les gentils sont toujours les perdants donc apprenez à être méchants tant qu'il est encore temps !).


Le Socialisme (autrement appelé communisme) - qui fut incarné historiquement par le glorieux PCF (qui n'a aujourd'hui de communiste que le nom) et aujourd'hui par personne (c'est à dire par aucun parti, il y a bien quelques individus comme moi ici ou là qui sont favorables à l'instauration du socialisme en France mais ça ne fait pas un parti !)- est sans cesse ringardisé par les mass-médias du capital et leurs collabos. Car la ringardisation est autrement plus nuisible que la diabolisation, rien de plus efficace que la ringardisation pour anéantir un mouvement ou une idée (réfléchissez un peu à cela et vous comprendrez que j'ai raison, comme d'hab......un indice pour vous mettre sur la voie : si j'étais un politicien qui veut réaliser un bon score à une élection, je préfèrerai être diabolisé que ringardisé).


SCOOP : LA LUTTE DES CLASSES EXISTE ! LE SOCIALISME N'EST PAS MORT !


POUR UNE FRANCE SOCIALISTE, SOUVERAINE ET FRATERNELLE !



Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 01:00

Pour tenter de sauver leur économie, leurs emplois et leurs retraites, les Etats-Unis ont décidé de faire bondir leur endettement et leurs déficits publics alors qu’ils sont en situation de quasi-faillite. Plus que jamais, les Américains jugent que nos fameux « critères de Maastricht » sont nuisibles.


Plan Paulson : une explosion de l'endettement américain


L’agence de notation américaine Fitch a fait savoir le samedi 4 octobre que le plan de sauvetage massif du secteur bancaire américain – dit "Plan Paulson" - promulgué la veille par le président Bush va entraîner une augmentation considérable de la dette américaine.


Cette agence rappelle que la dette publique américaine, qui était évaluée à 9.646 milliards de dollars au 31 août, représente d'ores et déjà 67,4% du PIB américain. Et l’agence souligne que, suite au Plan Paulson, cette dette va dépasser très largement la barre des 10.000 milliards en 2009, donc qu'elle "dépassera les 70% du PIB, pour la première fois depuis les années 50".


Selon les analyses d’une autre agence, Daily FX, citées par l’agence France Presse, la dette publique américaine va même bondir "à 11.315 milliards de dollars", ce qui correspondra à rien moins que 80% du PIB américain.


L’agence de notation Fitch précise également que "le déficit budgétaire gouvernemental (fédéral, régional et local) atteindra 10% du PIB en 2009".


Toutes ces informations son tellement importantes qu’il vaut la peine de s’y arrêter un peu pour les commenter. Et cela d'autant plus que l'on peut être sûr que les media français vont les passer peu ou prou sous silence.


La dette publique et le déficit budgétaire américains sont déjà bien plus lourds que ceux de la France…


Comme nous y convie l’agence Fitch, remarquons tout d'abord que la dette publique américaine actuelle atteint un montant égal à 67,4% du PIB des Etats-Unis. L’agence aurait pu ajouter qu’au cours de l’année fiscale 2008, le déficit budgétaire américain a dépassé les 500 milliards de dollars, soit un niveau de l’ordre de -4% du PIB.


Ces niveaux d’endettement public et de déficit budgétaire américains sont très largement ignorés de nos concitoyens, car nos medias et nos responsables politiques les ont toujours soigneusement cachés. Ils sont pourtant fort instructifs à deux égards :


1. d’une part, ils montrent que les Etats-Unis ne s’astreignent nullement à respecter les fameux critères de Maastricht que l'on impose à la France et aux autres pays membres de la zone euro.


Rappelons que ces critères affirment qu'une économie moderne ne devrait en aucun cas dépasser un niveau d’endettement public de 60% du PIB et un niveau de déficit budgétaire de -3% du PIB. Ils fixent également comme principe l’idée que le déficit budgétaire doit, à terme, être égal à zéro et y rester, c'est-à-dire que le budget d'un Etat doit être toujours à l’équilibre et doit même, si possible, dégager des excédents. En bref, ces critères reviennent à la conception économique qui prévalait justement avant la crise des années 30 et les acquis fondamentaux de la théorie keynésienne.


Or les faits sont là : puisque les Etats-Unis, qui sont encore la première économie du monde, ne respectent pas ces critères, c'est bien la preuve que les critères de Maastricht sont à tout le moins arbitraires, contestables, et contestés.


2. d’autre part, l’endettement public américain actuel atteint un ratio sensiblement supérieur à celui de la France, puisque le nôtre – qui était de 65,9% au 31 décembre 2007 – se situe 1,5 point en-dessous du niveau d’endettement public américain.


Puisque les Etats-Unis, Mecque du capitalisme et du libéralisme inlassablement présentée comme modèle à suivre par nos medias, ont une dette publique plus lourde que la nôtre, la preuve est donc faite que le discours politique ambiant en France est un discours de désinformation et de propagande. Car ce discours consiste à culpabiliser les Français depuis des années sur notre niveau d’endettement public, comme s’il s’agissait d’une pathologie extravagante, alors qu’une simple comparaison internationale prouve qu'il n'en est rien.


Ce double constat n’est pas nouveau pour les adhérents et sympathisants de l’Union Populaire Républicaine (UPR) puisque nous ne cessons de le répéter depuis la création même de notre mouvement politique. Nous l’avons d’ailleurs mentionné explicitement dans notre Charte fondatrice du 25 mars 2007.


Depuis sa fondation, l’UPR est ainsi le seul parti politique qui explique aux Français – désespérés par le lavage de cerveau continuel sur notre prétendue faillite collective - que notre endettement public, certes un peu élevé, n’est pas du tout une anomalie, loin s’en faut. Nous sommes les seuls à faire des comparaisons internationales et à rappeler que de nombreux pays, notamment les Etats-Unis, mais aussi la Belgique, l’Italie, la Grèce, l’Allemagne ou le Japon, ont des niveaux d’endettement public supérieurs, et souvent très largement supérieurs, au nôtre.


…et les Etats-Unis ont décidé de faire gonfler leur dette publique et leur déficit budgétaire beaucoup plus encore.


Nos analyses ont bien entendu rencontré un certain scepticisme dans les premiers mois d’existence de notre mouvement car elles remettaient en cause les dogmes de la pensée unique, assénés depuis des années comme une vérité absolue par tous les medias et tous les mouvements politiques français. Comment pouvions-nous avoir raison contre tous ?


Mais la pertinence de nos analyses saute désormais aux yeux d'un nombre croissant de Français, comme en témoigne la forte croissance des contacts et des messages d’encouragement que l’UPR reçoit depuis quelques semaines.


De fait, puisque les agences Fitch et Daily FX viennent de nous informer que l’endettement public américain va bondir de 67,4% à près de 80% du PIB tandis que le déficit budgétaire américain va plonger de -4 jusqu’à -10% du PIB, cela signifie que les Etats-Unis, qui estimaient déjà que les fameux critères de Maastricht étaient dépourvus de sens, ont décidé d’adopter une politique qui va tout simplement à l’encontre de la philosophie même qui les sous-tend.


Avec l’adoption du Plan Paulson, les Etats-Unis ont décidé de battre des records de déficit, pulvérisant au passage tous les critères de Maastricht, et cela au motif qu’il faut absolument sauver à la fois l’économie américaine, son système financier, ses emplois et ses retraites.


Examinons pourquoi les autorités américaines agissent de la sorte.


L’endettement public n’est qu’une partie de l’endettement d’une nation


Les faits venus d’outre-Atlantique amènent un nombre croissant de Français à réaliser à quel point les discours politiques européistes dont on les a abreuvés depuis des années étaient trompeurs puisqu’ils focalisaient uniquement leur attention sur le seul endettement public.


Sur la foi d’une idéologie implicite, mais qui saute maintenant aux yeux, ce discours lancinant faisait comme si l’Etat était décidément l’ennemi à abattre, et comme si les dépenses publiques étaient décidément les seules qui posaient problème.


Or, comme nous n’avons pas cessé de l’analyser à l’UPR, et comme la crise des "subprime" le révèle de façon fracassante, l’endettement d’une collectivité nationale est un tout. On ne peut pas porter un jugement éclairé si l'on n’en observe que l'un des compartiments. On ne peut pas juger de la bonne santé financière collective d’un pays si l'on ne prend pas en compte, non seulement l’endettement public, mais aussi l’endettement privé, c'est-à-dire celui des ménages et celui des entreprises.


Le discours sur "l’endettement public insupportable que nous allons transmettre à nos enfants" est un discours mensonger


Du reste, le discours larmoyant continuel de nos dirigeants sur "le niveau de dette publique insupportable que l'on va laisser à nos enfants" prend tout son caractère idéologique et trompeur lorsque l’on songe que nos fameux "enfants" vont également écoper de l’endettement des ménages et des entreprises dont nous leur ferons cadeau.


Or une dette publique présente la particularité de pouvoir être indéfiniment reportable dans le temps puisqu’un Etat, en général, est éternel. C'est ainsi que la France est endettée depuis au moins Philippe le Bel, voici 700 ans, et que toutes les générations qui nous ont précédés ont légué à la suivante un endettement public que nous-mêmes transmettrons à nos enfants, qui le transmettront à leur tour à leurs enfants, et ainsi de suite.


Mais à la différence de l’endettement public, qui est une dette collective indéfiniment reportable, l’endettement des ménages est une somme de millions d’endettements individuels qui ne sont pas, eux, indéfiniment reportables, pour la simple raison que la vie humaine est limitée.


Dès lors, nos fameux "enfants" sur le sort desquels on veut nous apitoyer sont beaucoup plus menacés par un fort taux d’endettement des ménages que par un fort taux d’endettement public. Car si un couple est ruiné par un endettement excessif et perd ainsi les économies de toute une vie, ce sont bien ses enfants qui trinqueront, de la façon la plus concrète qui soit, en démarrant dans la vie sans le moindre héritage.


C'est d’ailleurs justement la tournure que prennent les événements outre-Atlantique. Ce n’est pas la dette publique américaine qui chasse des millions d’Américains de leur domicile – et leurs enfants avec eux - mais bel et bien le monstrueux endettement privé qu’on leur a collectivement fait souscrire. Les faillites personnelles y connaissent une progression effrayante puisque 2.100.000 faillites personnelles ont été enregistrées aux Etats-Unis en 2006, soit 2 fois plus que de divorces ! Et ce nombre connaît actuellement une croissance encore plus vertigineuse, qui ne peut que s’accélérer encore au cours des prochains mois.


De la même façon, l’endettement des entreprises n’est pas indéfiniment reportable et il cesse lorsque l’entreprise est acculée au dépôt de bilan, et se voit contrainte de mettre à la rue tous ses salariés. Dès lors, là aussi, les fameux "enfants" sont beaucoup plus menacés par un fort taux d’endettement des entreprises que par un fort taux d’endettement public. Car si l’entreprise dans laquelle leurs parents travaillent fait faillite, ce sont bien les enfants qui trinqueront, en connaissant les affres de parents au chômage et d’une vie familiale terriblement déstructurée et appauvrie.


D’une façon plus globale, le legs qu’une génération fait à celles qui la suivent ne se limite absolument pas à la seule dette publique. Le legs est un tout. Le legs contient aussi l’endettement privé des ménages et des entreprises, on vient de le dire, mais aussi tout ce qui leur est corrélé :


* un outil industriel et commercial puissant ou affaibli,


* un réseau d’infrastructures performant ou hors d’usage,


* un système sanitaire et hospitalier efficace ou défaillant,


* un système de protection sociale humain ou inhumain,


* un système d’enseignement qui permet l’ascension sociale ou qui la bloque,


* des services publics en zone rurale qui préservent des modes de vie ou des territoires qui se vident sous l’effet implacable de la rétraction de la sphère publique,


* etc., etc.


Vu sous cet angle, qui est le seul économiquement, socialement et historiquement exact, le discours lancinant des européistes sur "le niveau de dette publique insupportable que l'on va laisser à nos enfants" apparaît pour ce qu’il est : une formule à l’emporte-pièces complètement irréfléchie, une propagande scandaleusement réductrice et biaisée, qui ne fait au fond le jeu que d’intérêts politiquement et sociologiquement faciles à deviner : ceux qui sont, par intérêt personnel; contre toute intermédiation sociale de l’Etat.


Où en sont l’endettement des ménages et l’endettement des entreprises, en France et aux Etats-Unis ?


Si l'on veut bien admettre l’analyse qui précède, et si l'on fait l’effort de se soustraire au lavage de cerveau européiste et ultra-libéral pour examiner lucidement l’endettement des ménages et l’endettement des entreprises des deux côtés de l’Atlantique, on découvre qu'il existe un gouffre formidable entre la situation de la France, qui reste favorable, et celle des Etats-Unis, qui est proprement catastrophique :


1. En France, une situation d’endettement encore raisonnable


En dépit des problèmes de surendettement d’une fraction d’entre eux, le niveau d’endettement global des ménages français demeure raisonnable, puisque la Banque de France l’estime à environ 47% du PIB. Encore s’agit-il d’un endettement brut et non d’un endettement net, défalqué de l’épargne mise de côté. Or, parmi les ménages de tous les pays occidentaux, les ménages français sont ceux qui ont le plus fort taux d’épargne (de l’ordre de 16 à 17% du revenu disponible alors que la moyenne de l’Union européenne est à 10%). L’endettement net des ménages français est donc de l’ordre de 30% du PIB.


Quant au niveau d’endettement moyen des entreprises françaises, il demeure relativement satisfaisant, même s'il est en assez forte croissance. Il atteint actuellement un volume de l’ordre de 57% du PIB, selon la Banque de France.


2. Aux Etats-Unis, une situation d’endettement catastrophique


Le taux d’épargne des ménages américains présente en revanche une particularité extraordinaire, dont on ne connaît pas de précédent dans toute l’histoire économique mondiale : depuis quelques années, il est, selon les sources, soit voisin de zéro, soit même négatif. Ce qui signifie qu’en moyenne, les ménages américains n’ont plus le moindre sou devant eux et qu'ils n’ont que des dettes.


Du reste, l’endettement moyen des ménages américains est extraordinairement élevé, du fait que les banques américaines leur ont prêté de l’argent à tout-va pendant des années, notamment pour les prêts à la consommation et les prêts immobiliers, avec la bénédiction de la Réserve Fédérale américaine. On estime ainsi que l’endettement total net des ménages américains est actuellement de l’ordre de 110% du PIB, près de 4 fois supérieur à l’endettement net des ménages français.


C'est d’ailleurs cet hyper-endettement des ménages et l’insolvabilité qui en découle lorsque les taux d'intérêt remontent qui sont justement à l’origine de la fameuse crise des "subprime" qui fait désormais la Une des journaux du monde entier et qui est en train de ravager le système financier américain et mondial.


On estime par ailleurs que l’endettement des entreprises américaines est actuellement de l’ordre de 210% du PIB américain, soit près de 3,5 fois plus que l’endettement des entreprises françaises.


Pour la même raison que les ménages, les entreprises américaines ont en effet bénéficié des largesses extravagantes des banques et de la Réserve Fédérale. Le retournement de la conjoncture associée à la hausse des taux d’intérêt est en train de conduire à la faillite de très nombreuses PME. L’hyper-endettement des entreprises est également au cœur de "l’effet domino" des faillites bancaires américaines.


Le grand secret : l’endettement total des Etats-Unis est 2,7 fois plus grave que l’endettement total de la France


L’ensemble de l’analyse qui précède nous conduit tout naturellement à la conclusion, que les vrais économistes connaissent d’ailleurs parfaitement : à savoir que la donnée essentielle pour juger de la santé financière d’une nation, c'est le niveau d’endettement total de tous ses agents économiques : l’Etat et les collectivités publiques, mais aussi les ménages et les entreprises.


Examinée sous ce critère, la France pâtit, il est vrai, d’un endettement public un peu trop fort par rapport à ce qui serait souhaitable (65,9% du PIB), mais elle bénéficie a contrario d’un endettement net des ménages et d’un endettement des entreprises raisonnables l'un et l'autre. De telle sorte que l'on estime que l’endettement total de la société française, tous agents économiques confondus, tourne autour de 2.800 milliards d’euros, soit environ 153 % de son PIB .


Si l'on veut prendre une image, l’endettement total de la France (public + ménages + entreprise) est ainsi d'un poids comparable à ce que serait, pour un ménage de salariés modestes où le mari et la femme travaillent et gagnent ensemble 3.000 € (20.000 F) de revenus nets par mois, (soit 36.000 € par an), un endettement total de 55.000 €. (360.000 F). Comme on le mesure, il s’agit d'un endettement assez lourd mais encore gérable. Il s’agit même d'un endettement qui peut être judicieux si la contrepartie de cet endettement est la propriété d’une résidence principale d’habitation.


En revanche, examinés sous ce même critère, les Etats-Unis ne pâtissent pas seulement d'un endettement public trop élevé et qui va s’accroître très fortement dans les semaines qui viennent pour atteindre 80% du PIB. Les Etats-Unis souffrent aussi d’un endettement net des ménages (110 % du PIB) et d’un endettement des entreprises (210% du PIB) aussi excessifs l'un que l'autre. De telle sorte que l'on estime que l’endettement total de la société américaine, tous agents économiques confondus, est aujourd'hui supérieur à 53 billions de dollars (53.000 milliards de dollars), qu'il va atteindre très vite 55.000 milliards de dollars avec le Plan Paulson, et qu'il est donc de l’ordre de 410% du PIB des Etats-Unis (ce dernier est de l’ordre de 13.000 milliards de dollars)..


Pour reprendre notre image précédente, l’endettement total des Etats-Unis (public + ménages + entreprise) est d'un poids comparable à ce que serait, pour le même ménage de salariés modestes gagnant 3.600 € par mois (20.000 F), un endettement total de 147.000 € (970.000 F). Comme on le mesure, il s’agit cette fois d'un endettement démesuré et dont les remboursements mensuels sont devenus très excessifs par rapport aux revenus du ménage. Celui-ci n’est plus en mesure de les rembourser et la situation de quasi-faillite est avérée.


En résumé apparaît ici l'un des grands secrets du prétendu dynamisme américain : en pourcentage de leur PIB respectif, l’ensemble de la société américaine est 2,7 fois plus endetté que l’ensemble de la société française. Ce grand secret, les medias et les responsables politiques se sont bien gardés de le dire aux Français, pendant toutes ces longues années où ils ne cessaient de leur donner les Etats-Unis en modèle, tout en osant au même moment les culpabiliser sur l’endettement des seuls pouvoirs publics français !


CONCLUSION : LES ETATS-UNIS, EN QUASI-FAILLITE, CREUSENT LEURS DEFICITS PUBLICS POUR ESSAYER DE S’EN SORTIR


En conclusion, l’UPR propose aux Français de retenir des événements les enseignements essentiels suivants :



1. Ce n’est pas la France mais les Etats-Unis qui sont en situation de quasi-faillite. Car les Etats-Unis sont en moyenne 2,7 fois plus endettés, au prorata de leur PIB, que ne l’est la France et cette situation n’est financièrement plus viable. Contrairement aux responsables français qui semblent soudain découvrir le problème, c'est un constat que l’UPR a fait depuis sa création puisqu’il figure en toutes lettres dans notre Charte fondatrice du 25 mars 2007 (page 2).


2. Cette quasi-faillite américaine ne découle pas du surendettement de l’Etat américain mais du surendettement privé, qu'il soit celui des ménages ou des entreprises.


3. Pour tenter de remédier à une situation devenue catastrophique, les autorités américaines aux abois en sont réduites, comme toujours en pareil cas, à se retourner vers l’Etat, c'est-à-dire vers la collectivité nationale, que les économistes qualifient souvent de l’intéressante expression de"prêteur en dernier ressort". En l’espace de quelques semaines, l’économie américaine est ainsi devenue l’une des principales économies socialistes du monde, si l'on veut bien réduire cet adjectif à son acception d’intervention publique dans l’économie : de fait, les 4 plus grandes institutions financières américaines (Fannie Mae, Freddy Mac, AIG et Washington Mutual) ont été de facto nationalisées.


4. Les événements en cours aux Etats-Unis montrent ainsi l’imbécillité et le parti-pris de la pensée ultra-libérale dont le seul credo est de faire de l’Etat l’ennemi à abattre. Plutôt que de surveiller fiévreusement et idéologiquement le seul endettement public – comme nous en font obligation les stupides critères de Maastricht -, les Etats devraient surveiller l’ensemble des endettements de tous les agents économiques. Et plus particulièrement ceux des ménages et ceux des entreprises, car toute l’expérience historique – de nouveau d’actualité -montre qu’ils sont en général beaucoup plus portés aux excès que l’endettement public.


En conclusion, les événements en cours justifient pleinement la position constante de l’UPR, qui nous a valu bien des quolibets et qui nous vaut maintenant bien des ralliements. Les donneurs de leçons bruxellois et leur modèle d’outre-Atlantique ont plongé la France dans une stratégie suicidaire, que ce soit du point de vue financier, économique, industriel et social, sans parler de l’aspect profondément immoral, et humainement abject, du monde d’escroquerie et de pacotille véhiculé par l’ultra-libéralisme.


La France doit donc cesser de suivre ces mauvais apôtres et reconquérir sa souveraineté économique et financière pour décider librement du niveau d’intervention étatique dont notre pays a besoin. C'est le seul moyen de sortir la France du marasme, et nous devons impérativement laisser les critères de Maastricht aux nigauds ou aux imposteurs qui voient toujours la paille dans l’œil de l’Etat, mais qui se refusent à la voir dans celui des acteurs privés.


Ce ne sont certes pas les responsables qui ont failli qui doivent continuer à nous intimider pour nous dire ce qui est bon pour la France.


François ASSELINEAU


SOURCE : UNION POPULAIRE REPUBLICAINE
http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=71


Excellente et complète mise au point sur la question de l'endettement et de ses multiples facettes, trop souvent oubliées mais connues de tous les économistes et même de tout étudiant en économie de 1er cycle universitaire. J'avais du reste deja fait une tentative d'explication, certes bien plus approximative et maladroite mais plus drole : http://fn-populaire-et-social.over-blog.com/article-14940570.html


A noter que ces changements ne seront possibles qu'à condition que LA FRANCE SORTE DE L'UE, ce dont l'UPR a évidemment pleinement conscience car c'est la clé de voute de son programme pour ne pas dire sa raison d'exister.


LA SORTIE DE LA FRANCE DE L'UE - condition sine qua non pour pouvoir faire de vrais changements quels qu'ils soient - c'est justement ce que refusent catégoriquement de proner les "chouchous des médias" qui sont censés représenter le "camp des contestataires", j'ai nommé Olivier Besancenot et Marine Le Pen.


Olivier Besancenot comme Marine Le Pen ne demanderont jamais la sortie de la France de L'UE car ça leur coûterait le leadership sur les "courants contestataires" que les médias leur ont accordé.


Si un jour Marine Le Pen ou Olivier Besancenot réclament clairement la sortie de la France de l'UE, je veux bien remonter l'avenue des Champs-Elysées à poil. Mais je ne risque rien en disant cela tant la messe parait entendue concernant ces deux personnages.


J'invite solennellement tous ceux qui pourraient avoir de la sympathie pour Olivier Besancenot ou Marine Le Pen, et qui dans le même temps sont favorables à une sortie de la France de l'UE pour ouvrir ensuite la voie à un vrai changement, à bien réfléchir et à être cohérent dans leur engagement. Mieux vaut y voir clair au plus vite que perdre plusieurs années à se bercer de fausses illusions, aussi douces soient-elles.

Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /2008 11:29

Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé son intention de financer le RSA (Revenu de Solidarité Active, qui permet de cumuler partiellement les revenus du travail et de solidarité et qui a pour but d'inciter au travail car des gens qui ne travaillent pas, c'est autant de sources de profit qui disparaissent) par une taxation supplémentaire de 1.1% des revenus du capital. Il réalise ainsi le vieux rêve des bobos altermondialistes d'ATTAC, dont le leitmotiv a toujours été d'instaurer une taxe Tobin c'est à dire une taxation supplémentaire du capital de 1% (de quoi effrayer les millionnaires et milliardaires.......). Leur seule raison d'exister étant morte et enterrée, ils peuvent disparaitre. Bon débarras, bobos altermondialistes envolez-vous.


Cette mesure devrait permettre de récolter 1.5 milliards d'euros, et fera passer la taxation du capital de 11% à 12.1%.


Immédiatement après l'annonce, la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises) a protesté de même que la dirigeante du MEDEF, Madame Parisot. La pauvre, on aurait presque envie de la câliner pour la réconforter et de lui offrir des tickets restaurants pour compenser cet immense manque à gagner.


Pourtant, il faudrait rappeler que 1.5 milliards d'euros récupérés, ce n'est rien du tout par rapport aux cadeaux reçus par la bourgeoisie depuis de nombreuses années. Quelques exemples.


La quasi-suppression des droits de succession des 15% des ménages les plus fortunés leur a permis de gagner 2.2 milliards d'euros (on dépasse déjà les 1.5 milliards d'euros récupérés par cette taxe de 1.1% sur le capital).


La quasi-suppression de l'ISF (impot sur la fortune) - grâce à l'extension du bouclier fiscal à 50% des revenus - leur a permis de gagner 4 milliards d'euros. Un ISF qui avait été créé à la base essentiellement pour financer le RMI.


Nous pouvons donc constater - rien qu'avec ces deux exemples - que la bourgeoisie reste largement gagnante et n'est pas prête de finir à la rue.


Surtout si l'on considère l'évolution des revenus du capital au cours des 30 dernières années. En 1978, les revenus du travail représentaient 67% du revenu disponible des ménages pour n'être plus aujourd'hui que d'environ 50% (et ceci alors que la proportion de salariés dans la population active a augmenté, passant de 83.6% à 91.4%). Ceci s'explique essentiellement par l'explosion des revenus du capital, surtout perçus par les 10% des ménages les plus riches. D'où l'explosion des inégalités injustes en France au cours des 30 dernières années, dans une indifférence quasi-générale. Ceci permet aussi de mieux comprendre pourquoi le revenu des 10% des ménages les plus riches a augmenté de 32% au cours des 7 dernières années (c'est à dire de 4.6% par an) alors que celui ques 90% restants n'a augmenté que de 4.6% sur la même période (c'est à dire de 0.65% par an). Sachant que l'inflation fut en gros de 2% par an, on comprend que le pouvoir d'achat de certains (les 10% les plus riches) a augmenté pendant que celui des autres (les 90% restants) a baissé.

 

Exemple : imaginons un parasite (comme il y en a des tas) qui touche 10 000 euros de revenus du capital dans l'année. Il paie 11% de taxe sur ces 10 000 euros c'est à dire 1 100 euros. Il lui reste donc pour profiter 8 900 euros. Sachant qu'au cours des dernières années, les revenus du capital ont au moins augmenté de 10% par an, il perçoit l'année d'après 11 000 euros (10 000 + l'augmentation de 10%) avant impot sur le capital. La taxe n'est plus de 11% mais de 12.1% avec la réforme du dangereux bolchevik Sarkozy ce qui fait qu'il paie 1 331 euros d'impot. Il lui reste donc pour profiter 9 669 euros. On remarque que malgrè l'augmentation du taux d'imposition, le parasite a toujours plus d'argent (9 669 euros, contre "seulement" 8 900 euros l'année d'avant) dans sa poche grâce au fait qu'il  vole toujours davantage le fruit du travail des salariés. C'est dire si cette taxe le fait rire, bien que les parasites sont des pourris qui obéissent à l'adage "plus ils en ont, plus ils en veulent".

 

Mais vous devez vous dire que ça va quand même dans le bon sens ,que je dois être content de la mesure de Sarkozy ? Oui, mais non. Car contrairement à Monsieur Nicolas Sarkozy ou à Monsieur Olivier Besancenot, je ne crois pas qu'on puisse en finir avec les inégalités injustes engendrées par le Système Capitaliste en réformant le Système Capitaliste.


Si le social-démocrate Olivier Besancenot (et encore social-démocrate je suis gentil, les sociaux-démocrates des années 30 étaient économiquement bien plus à gauche que Nono, par contre il est impossible d'être plus à gauche que Nono sur les questions sociétales) arrivait au pouvoir, il taxerait certes les capitaux, il voudrait peut-être défendre les acquis (encore pour cela faudrait-il qu'il consente à sortir la France de l'UE, ce qui n'est pas à l'ordre du jour dans son programme),.......mais il ne toucherait pas au capitalisme car Olivier Besancenot et son parti n'ont jamais eu pour but véritable de renverser (ou remplacer) le capitalisme (du reste leur programme en atteste, il y a tromperie sur la marchandise quand Monsieur Besancenot prétend que son parti est anticapitaliste, son parti n'est pas contre le capitalisme mais contre les excès du capitalisme ce qui est bien différent).


Or je considère qu'on ne peut pas lutter efficacement contre les inégalités injustes (ou l'injustice sociale) engendrées par le capitalisme sans toucher à ses bases qui sont à l'origine de l'injustice. Olivier Besancenot cible les conséquences (les profits, qu'il veut donc largement taxer) plutôt que de s'attaquer aux causes (la propriété privée des moyens des productions). Son combat est donc voué à l'échec (par échec, j'entend pas échec électoral - au contraire c'est populaire les conneries qu'il raconte - mais échec pour atteindre l'objectif de lutter efficacement contre l'injustice sociale).


Pour pouvoir lutter véritablement et efficacement contre l'injustice sociale, il faudra nécessairement instaurer un SOCIALISME (à la française, sauce cassoulet) basé sur la propriété collective des moyens de production qui seul sera à même de batir une société juste, une société dans laquelle il n'y aura plus aucun millionnaire ni milliardaire (forcément car tout le monde sera pauvre :) humour, humour), une société dans laquelle le seul travail et mérite seront recompensés à leur juste valeur, sans minoration ni excès.


C'est à dire l'inverse du capitalisme où sont avant tout recompensés les origines familiales par les héritages et déterminismes sociaux ( toute les enquêtes démontrent l'importance grandissante du patrimoine hérité - que ce soit l'argent, la culture, les relations,...... - au dépens des efforts réalisés par l'individu - avec par exemple des études débouchant de plus en plus fréquemment sur le chomage ou un emploi inférieur à la qualification acquise), l'exploitation avec les plus-values boursières, la chance et le hasard par les loteries et autres casinos, la célébrité (star-système) avec les salaires indécents perçus par ces privilégiés de footballeurs, acteurs, chanteurs, présentateurs TV......, et parfois - mais c'est tellement marginal et rare que j'ai un peu honte de le dire - la glande avec les aides sociales ("qui ne travaille pas ne mange pas" disait Trotski, mais ceci n'est valable que dans une société où le travail est abondant et où le chomage n'est que frictionnel).


Il faudra du temps pour faire comprendre tout cela avec en face la propagande du Système et de l'Empire.

Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 12:30

Il y a quelques jours, quelques 2 000 salariés ont manifesté à Paris pour défendre le travail dominical.


"Sans dimanche = pas d'emploi", "Touche pas à mon job", "Pouvoir d'achat amputé" ou "Le dimanche, c'est mon choix", proclamaient les pancartes de ces pourritures, en grande majorité salariés des magasins de bricolage Castorama et Leroy Merlin.


Ils demandent à ce que la proposition de loi UMP étendant les dérogations au repos dominical - à l'initiative du député des Bouches-du-Rhône UMP Richard Mallié qui est venu saluer leur mobilisation - soit discutée au plus tôt par les députés. "Il y a deux jours les gens défilaient dans la rue parce que soi-disant on veut les faire travailler plus, ceux-là veulent travailler et on les empêche de travailler, quel pays !", a commenté Mallié, en faisant allusion aux manifestations de mardi contre la réforme des 35 heures et des retraites.


Il n'est pas surprenant de voir ce gouvernement et ses députés oeuvrer pour l'ouverture des magasins le dimanche, ces agents du capital ne supportent pas l'idée qu'ils ne peuvent pas accumuler autant de profit qu'ils le souhaitent pendant un jour par semaine.


Quant aux salariés qui défendent leur liberté de travailler le dimanche (la liberté c'est l'esclavage) pour gagner un peu plus d'argent, ce ne sont que des égoistes et individualistes qui ne pensent qu'à leur pouvoir d'achat personnel aujourd'hui et maintenant sans songer un seul instant à l'avenir. Car à l'avenir (et c'est d'ailleurs deja le cas), le travail du dimanche ne sera pas optionnel mais obligatoire et se fera sans compensation minimale de salaire, d'ailleurs on le voit deja pour le travail de nuit (bah oui car il faut aussi faire du profit la nuit, le capital ne dort pas, par contre les détenteurs du capital s'enrichissent en dormant) : jadis il était payé double, aujourd'hui il n'est payé qu'à 25% de plus que le travail de jour et sera sous peu certainement payé au même prix.


Alors que la logique voudrait qu'on impose la fermeture des commerces pendant au moins un deuxième jour dans la semaine (avant d'en arriver à la fermeture des commerces 7 jours par semaine comme en Corée du Nord.......humour, humour), on impose leur ouverture le dimanche.


Tous les changements vont dans le mauvais sens, et le Système arrive à les mettre en oeuvre avec une facilité déconcertante. Il n'y a rien à faire, le Système est trop fort, tout est foutu. Le Mal se pavane en vainqueur.


Bien au-dela des questions d'argent, l'extension et la généralisation du travail du dimanche (que j'ai plusieurs fois évoqué) qui semble être en apparence un détail est en réalité très importante car elle est révélatrice d'un choix de société : la primauté absolue de l'économie (relancer la consommation, la croissance,.....) sur la personne humaine. Travailler le dimanche, c'est accepter de nous asservir toujours davantage au système économique matérialiste au détriment des valeurs humaines de convivialité, de la vie en famille ou de la vie spirituelle.


Pour ceux qui auront la chance de ne pas travailler le dimanche, ils pourront faire de magnifiques promenades en famille dans les grandes surfaces. Charmante perspective, quel romantisme.


Par contre, ceux qui auront l'obligation dans un futur proche de travailler le dimanche ne pourront même plus avoir une journée de rencontre commune avec leur famille dispersée toute la semaine, ils ne pourront plus accompagner leur petit garçon au tournoi de foot dominical et leur petite fille à son cours de cuisine ou de couture.


Ils n'oublieront pas alors de maudire et s'ils le peuvent rendre la monnaie de leur pièce aux chiens de capitalistes qui au nom de l'argent sont disposés à tout détruire (y compris la planète dont la durée de vie devrait être encore de plusieurs milliards d'années mais qui sera ramenée à quelques milliers d'années - voir quelques centaines - grâce à ces salopards) ainsi qu'aux collabos salariés qui manifestent pour la "liberté de travailler le dimanche".


Des parfaits abrutis téléspectateurs assidus de Secret Story  qui ne pensent qu'à leur gueule et qui ne sont porteurs d'aucun projet de société, magnifique reflet de l'époque moderne. D'ailleurs toutes les manifs de fonctionnaires et compagnie obéissent au même leitmotiv : la défense de son pouvoir d'achat personnel pour pouvoir consommer plus et s'intégrer davantage à la société de consommation. N'allez surtout pas parler de changements radicaux à ces gros conservateurs, ils adorent la société libéral-capitaliste car ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Je vais finir par croire que je suis entouré par 6 milliards de raclures. :)


"Parce que c'est mon choix". (Evelyne Thomas, philosophe et théoricien politique du XXIème siècle)

Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    

Présentation

  • : Pour le Socialisme et l'Indépendance Nationale
  • Pour le Socialisme et l'Indépendance Nationale
  • : France communisme socialisme nation indépendance Politique
  • : Vous voulez adhérer à notre organisation, nous poser des questions, nous donner des conseils pour l'amélioration du blog, faire connaissance autour d'un pot virtuel, nous insulter,...... Vous voulez nous aider à la rédaction d'articles (sachant que vu le niveau du blog, il n'y a pas besoin d'avoir une plume phénoménale pour cela) ou vous avez des idées de sujets que nous pourrions aborder ? Alors n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : socialismesouverainete@yahoo.fr
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Liens

Recherche

Commentaires Récents

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés