Il y a quelques jours, quelques 2 000 salariés ont manifesté à Paris pour défendre le travail dominical.
"Sans dimanche = pas d'emploi", "Touche pas à mon job", "Pouvoir d'achat amputé" ou "Le dimanche, c'est mon choix", proclamaient les pancartes de ces pourritures,
en grande majorité salariés des magasins de bricolage Castorama et Leroy Merlin.
Ils demandent à ce que la proposition de loi UMP étendant les dérogations au repos dominical - à l'initiative du député des Bouches-du-Rhône UMP Richard Mallié qui est venu saluer leur
mobilisation - soit discutée au plus tôt par les députés. "Il y a deux jours les gens défilaient dans la rue parce que soi-disant on veut les faire travailler plus, ceux-là veulent travailler et
on les empêche de travailler, quel pays !", a commenté Mallié, en faisant allusion aux manifestations de mardi contre la réforme des 35 heures et des retraites.
Il n'est pas surprenant de voir ce gouvernement et ses députés oeuvrer pour l'ouverture des magasins le dimanche, ces agents du capital ne supportent pas l'idée qu'ils ne peuvent pas accumuler
autant de profit qu'ils le souhaitent pendant un jour par semaine.
Quant aux salariés qui défendent leur liberté de travailler le dimanche (la liberté c'est l'esclavage) pour gagner un peu plus d'argent, ce ne sont que des égoistes et individualistes qui ne
pensent qu'à leur pouvoir d'achat personnel aujourd'hui et maintenant sans songer un seul instant à l'avenir. Car à l'avenir (et c'est d'ailleurs deja le cas), le travail du dimanche ne sera pas
optionnel mais obligatoire et se fera sans compensation minimale de salaire, d'ailleurs on le voit deja pour le travail de nuit (bah oui car il faut aussi faire du profit la nuit, le capital ne
dort pas, par contre les détenteurs du capital s'enrichissent en dormant) : jadis il était payé double, aujourd'hui il n'est payé qu'à 25% de plus que le travail de jour et sera sous peu
certainement payé au même prix.
Alors que la logique voudrait qu'on impose la fermeture des commerces pendant au moins un deuxième jour dans la semaine (avant d'en arriver à la fermeture des commerces 7 jours par semaine comme
en Corée du Nord.......humour, humour), on impose leur ouverture le dimanche.
Tous les changements vont dans le mauvais sens, et le Système arrive à les mettre en oeuvre avec une facilité déconcertante. Il n'y a rien à faire, le Système est
trop fort, tout est foutu. Le Mal se pavane en vainqueur.
Bien au-dela des questions d'argent, l'extension et la généralisation du travail du dimanche (que j'ai plusieurs fois évoqué) qui semble être en apparence un détail est en réalité très importante
car elle est révélatrice d'un choix de société : la primauté absolue de l'économie (relancer la consommation, la croissance,.....) sur la personne humaine. Travailler le dimanche, c'est accepter
de nous asservir toujours davantage au système économique matérialiste au détriment des valeurs humaines de convivialité, de la vie en famille ou de la vie spirituelle.
Pour ceux qui auront la chance de ne pas travailler le dimanche, ils pourront faire de magnifiques promenades en famille dans les grandes surfaces. Charmante perspective, quel
romantisme.
Par contre, ceux qui auront l'obligation dans un futur proche de travailler le dimanche ne pourront même plus avoir une journée de rencontre commune avec leur famille dispersée toute la semaine,
ils ne pourront plus accompagner leur petit garçon au tournoi de foot dominical et leur petite fille à son cours de cuisine ou de couture.
Ils n'oublieront pas alors de maudire et s'ils le peuvent rendre la monnaie de leur pièce aux chiens de capitalistes qui au nom de l'argent sont disposés à tout détruire (y compris la planète
dont la durée de vie devrait être encore de plusieurs milliards d'années mais qui sera ramenée à quelques milliers d'années - voir quelques centaines - grâce à ces salopards) ainsi qu'aux
collabos salariés qui manifestent pour la "liberté de travailler le dimanche".
Des parfaits abrutis téléspectateurs assidus de Secret Story qui ne pensent qu'à leur gueule et qui ne sont porteurs d'aucun projet de société, magnifique reflet de l'époque moderne.
D'ailleurs toutes les manifs de fonctionnaires et compagnie obéissent au même leitmotiv : la défense de son pouvoir d'achat personnel pour pouvoir consommer plus et s'intégrer davantage à la
société de consommation. N'allez surtout pas parler de changements radicaux à ces gros conservateurs, ils adorent la société libéral-capitaliste car ils ne voient pas plus loin que le bout de
leur nez. Je vais finir par croire que je suis entouré par 6 milliards de raclures. :)
"Parce que c'est mon choix". (Evelyne Thomas, philosophe et théoricien politique du XXIème siècle)
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N'avez-vous pas remarqué que tous nos bons libéraux mettent sur le tapis la dette
publique à chaque fois qu'il s'agit de nous expliquer que la France dépense trop pour l'Assurance Maladie, la Sécurité Sociale, l'emploi, les retraites, les services publics,......?
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