Sport business

Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 01:02

Ce soir, dans le cadre des 1/4 de finale de la Coupe de l'UEFA, le PSG accueille le club ukrainien (ex-soviétique) du Dynamo Kiev (20h45, en direct sur M6). Le match retour aura lieu une semaine (ou 15 jours) plus tard à Kiev.


Au moment du tirage au sort, tous les incultes footballistiques (ou "footix") se réjouissaient bruyamment en déclarant que les chèvres du PSG s'en sortaient bien et en dévalorisant leur futur adversaire.


Il faut dire que nous vivons à une époque de grande inculture : que ce soit en matière footballistique, historique ou encore politique, nous voyons partout des parfaits couillons étaler leur médiocrité avec l'aplomb des gens sûrs d'eux et incapables de se remettre jamais en cause (même en leur alignant 10 arguments dans la gueule, qu'ils préfèrent balayer d'un revers de la main en bons crétins moderno-obscurantistes parfaitement conditionnés qu'ils sont). Bref !


Il est pour moi évident que même sur le niveau actuel des deux clubs, les chances de qualification du PSG sont nulles.


C'est ainsi que j'annonce d'or et deja, avant que les deux matchs ne soient joués (évidemment, le dire après serait pour le moins facile), la qualification du Dynamo Kiev pour les demi-finales de la Coupe UEFA. Ca ne fait pas l'ombre d'un doute pour un fin connaisseur comme moi.


Pourtant, le fait que le Dynamo Kiev n'a plus grand chose à voir avec le club légendaire de jadis pourrait me faire hésiter. Car c'est bien pour cela que je fais ce petit sujet (aussi parce que je n'ai rien à dire, j'en conviens), et pas tant pour parler de ce match et encore moins du PSG-Canal+ qui n'a jamais rien représenté dans l'histoire du ballon rond.


C'est à Kiev , dans le club du Dynamo, qu'un homme qui deviendra par la suite le chef du football soviétique inventa un football révolutionnaire que nous pouvons qualifier de "football scientifique".


Cet homme souriant (ici en photo) décédé depuis quelques années est Valeri Lobanovski.


Son système reposait tout d'abord sur un axiome simple : tous les efforts devaient aller à la formation (politique aujourd'hui largement abandonnée par ce club, qui recrute toujours davantage de joueurs à l'étranger).


Deuxième point central du "système Lobanovski", une rigueur extrême lors des entrainements et des matchs, des exigences toujours plus grandes au point qu'il était bien souvent considèré comme un despote.


Pour Lobanovski, les individualités n'étaient rien et le collectif était tout. Il considérait les joueurs comme des robots qui n'avaient qu'à appliquer bêtement les tâches qui leurs étaient données, sans réfléchir et sans faire preuve de la moindre indiscipline et fantaisie (genre dribbles superflus à la tapette brésilienne).


C'est en s'appuyant sur ce système draconien que Lobanovski a pu parfaitement mettre en place une tactique révolutionnaire : pas de libéro, deux quatuors en ligne pour former une équipe compacte qui s'appuyait donc avant tout sur sa force collective, tout en bénéficiant tout de même (il faut l'avouer) de quelques éclairs de génies de joueurs plus doués que la moyenne, par exemple et selon les époques Oleg Blokhine, Igor Belanov, Alexandr Zavarov ou plus proche de nous Andrei Chevtchenko (qui est depuis allé monnayer ses talents en Occident).


Tactique révolutionnaire qui apporta de nombreux succès au Dynamo Kiev de Lobanovski qui remporta sous sa tutelle de fer 8 titres de champions d'URSS (damnant ainsi le pion aux clubs de Moscou) mais aussi deux Coupes d'Europe (deux Coupes des Coupes en 1975 et 1986), et qui en faisait une équipe particulièrement redoutée dans toute l'Europe notamment au cours des années 70 : c'est ainsi par exemple qu'en 1976, il faudra un authentique exploit des Verts de Saint-Etienne (qui atteindront la finale, en étant battus injustement par le Bayern Munich) pour éliminer cette équipe, cette élimination de Kiev est d'ailleurs considérée encore aujourd'hui par tous ceux qui s'y connaissent en foot (c'est à dire pas grand monde) comme l'un des plus grands exploits d'un club français en compétition européenne. Encore en 1999, le Dynamo Kiev avec à sa tête le même Valeri Lobanovski atteindra les demi-finales de la Ligue des Champions (éliminé de manière assez injuste également par le Bayern Munich) en restant fidèle au même football scientifique et collectiviste.


Aujourd'hui, Lobanovski n'est plus là, le Dynamo Kiev n'est plus que l'ombre de l'équipe qu'il dirigea, son système de jeu a largement été abandonné et le club s'est largement ouvert au recrutement de joueurs étrangers.


De toute façon, c'est tous les styles de jeu qui ont disparu. Par exemple, il était courant de parler de "jeu à l'anglaise" mais ça n'existe plus. Par les transferts massifs de joueurs, par le pognon et le business, la diversité des styles de jeu a disparu. On pouvait aussi parler d'un "jeu à la nantaise", aujourd'hui on ne voit pas bien ce que c'est à moins que ça consiste à prendre branlée sur branlée à tous les matchs.


Même un Dynamo Kiev dénaturé est supérieur à un PSG. Leur niveau actuel sera largement suffisant pour éliminer le PSG-Canal+, club sans âme, sans légende, club de bobos, de racailles et de skins, club soutenu par Patrick Bruel.


Mes clubs préférés en France sont des clubs légendaires : le Stade de Reims (actuellement en position de relégable en seconde division), le Racing Club de France qui végète en CFA (4ème division) et les Verts de Saint-Etienne (en position relégable en première division).


A l'étranger, mes clubs favoris sont l'ukrainien ex-soviétique Dynamo Kiev, le serbe ex-yougoslave Etoile Rouge Belgrade (pour le nom, "étoile rouge" ça me fait penser à communisme et aussi par reconnaissance pour avoir battu le Marseille du mafieux, du gangster, de l'ordure, de la raclure, du salopard Bernard Tapie en finale de la Coupe des Champions en 1991) et aussi et surtout le roumain Steaua Bucarest de Nicolae Ceaucescu.


En effet, un peu d'histoire et de culture, Nicolae Ceaucescu avait pour club préféré le Steaua Bucarest (club de l'armée), c'était lui-même qui organisait le recrutement des joueurs du Steaua et certaines très mauvaises langues (des vipères lubriques capitalistes) prétendent qu'il truquait certains matchs du championnat roumain pour assurer le titre de champion au Steaua.


Qu'importe, c'est en tout cas la machine de guerre Steaua qui marcha sur l'Europe en 1986, ou dit autrement (avec moins de poésie et de tendresse) qui deviendra le meilleur club européen en remportant la plus prestigieuse des compétitions européennes à Séville en Espagne (donc en terrain hostile) contre le monstre espagnol du FC Barcelone après une mémorable scéance de tirs au but (rien de plus beau qu'une victoire aux tirs au but, rien de plus cruel et injuste) qui verra l'exceptionnel gardien moustachu (donc fasciste, la moustache c'est fasciste : Saddam, Staline, Edwy Plenel, Michel Wieviorka,.......) du Steaua Helmut Ducadam arrêter tous les tirs au but des joueurs du FC Barcelone. Les images de la scéance de tirs au but et du triomphe du Steaua sont visibles dans la vidéo suivante (Steaua : maillot Blanc, Barça : maillot bleu) :

Par Julien B. - Publié dans : Sport business
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 18:37

A plusieurs occasions, nous (enfin "je", mais ça fait mieux de dire "nous") avons pu dire que ce sont avant tout les revenus du capital (qui reposent essentiellement sur la propriété privée des moyens de production) - bien davantage que les revenus du travail - qui créent les énormes inégalités injustes entre les individus dans une société, et en ce qui nous concerne dans la société française.


Cependant, cette généralité ne doit pas nous empêcher de voir qu'il existe des cas particuliers pour lesquels les revenus du travail apparaissent immérités, c'est à dire sans commune mesure avec les compétences déployées et l'utilité sociale avérée.


On pourrait nous répondre que les cas particuliers ne sont pas importants, mais nous considérons qu'il faut faire preuve de rigueur et que notre programme politique ne doit rien laisser au hasard. Dans notre France socialiste, souveraine et fraternelle de demain, il ne devra plus y avoir le moindre privilégié (dans la véritable acceptation du terme).


Si nous pouvons par exemple comprendre, au regard de son utilité sociale, qu'un chirurgien perçoive un salaire de 10 000 euros par mois et si nous comprenons bien à quoi sert un maçon (construire des maisons et batiments, pour faire simple), nous avons du mal à accepter que des individus puissent toucher des millions (ou centaines de milliers) d'euros par mois alors que leur travail se révèle être très largement inutile à la bonne marche de la société.


Parmi ces individus, nous pouvons citer les sportifs professionnels et pour parler d'un domaine que je connais un peu mieux les footballeurs. Non pas que je sois footballeur - j'ai fait du foot quand j'étais plus jeune et n'étais pas très bon, je suis meilleur dans les sports individuels que j'ai commencé à un âge trop tardif pour pouvoir espérer faire carrière (je fais du tennis depuis 1 an et demi et le prof me dit que j'ai un très bon niveau pour quelqu'un qui pratique depuis si peu de temps, mais passons car c'est un autre débat) - mais j'ai toujours suivi ce sport de près comme en atteste quelques sujets de la rubrique "Sport-business".


L'arrêt Bosman de 1995 a conduit à soumettre ce sport aux seules lois du marché. C'est ainsi que depuis 1995, les salaires moyens des footballeurs du championnat de France de première division a été multiplié par 3. Peut-être plus grave encore, nous constatons que l'écart de niveau entre les différents clubs n'a jamais été aussi fort, ce qui contribue à tuer le spectacle et ce sans quoi le sport n'a guère d'intérêt : l'incertitude ou dit autrement le suspence. Pendant que les quelques gros clubs n'hésitent pas à se surendetter pour acquérir les meilleurs joueurs, l'immense majorité des autres clubs se retrouvent à devoir composer avec les seuls joueurs de second calibre et ne peuvent donc jamais rivaliser sur le terrain.


Pour faire face à ces difficultés nouvelles qui sont apparues avec l'arrêt Bosman, nous ne voyons qu'une seule solution valable : la collectivisation des clubs de foot. Elle pourrait consister à ce que la fédération nationale récupère toutes les recettes des différents clubs et les répartissent de façon juste entre les différents acteurs : footballeurs professionnels (en tenant compte des résultats obtenus sur le terrain, il est normal que les joueurs d'un club finissant premier du championnat gagnent davantage que ceux du club qui finit 20ème), encadrement, clubs amateurs,.............Un tel système aurait le mérite d'éviter que des footballeurs professionnels - qui sont qu'on le veuille ou non des personnes largement inutiles à la société qui parsèment leurs déclarations d'après-match d'erreurs de syntaxe - puissent percevoir des salaires trop importants et immérités, et permettra également de développer le sport pour tous (par le financement de nouvelles infrastructures) ou encore d'aider les petits clubs amateurs qui constituent l'immense majorité des clubs et qui ont souvent du mal à joindre les deux bouts.


On me rétorquera que la carrière d'un footballeur ne dure environ que 10 à 15 ans et qu'une fois celle-ci terminée, il ne gagne plus rien s'il n'a pas préparé sa reconversion. C'est vrai, c'est pourquoi on pourrait accorder une pension de retraite à un joueur arrivant au terme de sa carrière. Une retraite prématurée, un peu comme il en existe dans la presque aussi inutile armée.


Des esprits chagrins et éternels insatisfaits pourraient aussi nous dire qu'avec un tel système limitant le niveau des salaires, il est certain que le nombre de joueurs français qui vont aller jouer dans d'autres pays sera colossal et que le niveau du championnat français baissera. C'est vrai, mais si on établit des nouvelles règles qui interdisent à un joueur français qui évolue dans un club étranger de pouvoir porter le maillot de l'équipe nationale (ce qui se fait par exemple pour l'équipe de rugby de Nouvelle-Zélande) voir qui les menacent de les déchoir de leur nationalité, peut-être y réfléchiront-ils à deux fois avant de partir.


Et si ces règles désincitatives ne suffisent pas, tant pis. Nous ferons remarquer que d'or et deja, beaucoup de joueurs "français" évoluent dans des clubs étrangers et que le niveau du championnat de France de football est minable. La preuve : en plus de 50 ans de compétitions européennes (c'est à dire environ 150 trophées distribués), les clubs français n'ont gagné que deux fois......et encore de quelle façon. La première fois, la Coupe des Clubs Champions en 1993 avec le Marseille de Bernard Tapie (qui dit Tapie dit trucage, et juste avant l'affaire OM-VA) et la seconde fois, la Coupe des Vainqueurs de Coupes en 1996 avec le PSG c'est à dire une compétition qui a été depuis supprimée tant le niveau des participants était faible. Il sera donc très difficile d'obtenir de plus mauvais résultats sur les 50 prochaines années, même avec notre système collectiviste.


Evidemment, ce système collectiviste ingénieux ne devra pas être réservé au seul football mais devra s'étendre à tous les sports et à toutes les activités qui permettent à des individus de percevoir des revenus du travail sans commune mesure avec leurs compétences et utilité sociale (ex : cinéma, musique,......ce qui ravira les intermittents du spectacle).


C'est ainsi que grâce à nous, les privilèges seront véritablement et absolument abolis. Nous finirons le travail que la Glorieuse Révolution de 1789 a commencé.


Il faut tout collectiviser !
A bas le sport sauce capitaliste ! 

A bas la gauche écolo-bobo !

Vive la "gauche collectiviste" !

Par Julien B. - Publié dans : Sport business
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 01:58

Interviewé par le journal sportif "L'Equipe", le joueur de tennis français Jo-Wilfried Tsonga s'est plaint de la radio France Info qui l'a interrogé sur l'élection américaine en tant que "Noir" alors qu'il se considère comme métis et qu'il ne choisit pas les politiques en fonction de leur couleur de peau mais de leur programme.


Je ne me fais pas la moindre illusion sur les idées de ce joueur de tennis qui comme la quasi-totalité des sportifs professionnels doit logiquement soutenir le camp du capital. Il est tout de même stupéfiant de devoir attendre après un sportif pour avoir une analyse lucide sur les élections américaines, là où l'ensemble des journalistes et de la classe politique ne sont capables que de faire de la propagande sur la couleur d'un candidat élu dans un pays qui n'est pas le notre.


En ces temps d'américanophilie et d'obamania qui vident les cerveaux (qui n'étaient auparavant pas beaucoup remplis), ce genre d'interventions font plaisir. Déjà, après sa finale à l'Open d'Australie (un des 4 tournois du Grand Chelem, c'est à dire un des 4 tournois principaux avec Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open), Jo-Wilfried Tsonga avait fait remarquer qu'il en avait marre que les journalistes évoquent ses origines et qu'il se sentait pleinement français.


Tous les Français issus de l'immigration ou qui ont des origines étrangères par leurs parents ne sont pas des abrutis qui détestent notre modèle républicain assimilationniste et qui ne jurent que par le communautarisme américain (comme nombre de "Français" de souche) et ses grands principes inégalitaires tels que la discrimination positive sur des bases ethniques. La seule "discrimination positive" acceptable est celle qui se fait sur une base sociale et qui consiste à ce que l'Etat donne un coup de pouce à des personnes pauvres et méritantes indépendamment de leurs origines. Encore qu'il ne s'agisse pas là de discrimination positive à proprement parler mais de l'application du principe de méritocratrie républicaine.


La classe politique et les journalistes (c'est à dire la clique anti-française) ont reçu une leçon de bon sens et de défense du modèle français par un joueur de tennis, qu'on se le dise !

Par Julien B. - Publié dans : Sport business
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 01:52

Mardi soir lors du match France-Tunisie (que je n'ai pas regardé, les matchs amicaux c'est nul), la Marseillaise a été sifflée par des supporters "tunisiens" (de nationalité française). Le Président de la République Nicolas Sarkozy ainsi que tous les membres du gouvernement et les médias à leur botte se sont indignés toute la journée de mercredi.


Que les choses soient claires : je ne défend absolument pas le comportement de ces supporters "tunisiens" de nationalité française.


Au contraire, je considère que toutes les personnes étrangères qui s'installent en France et prennent la nationalité française ont le devoir de s'assimiler à la société française et donc de préférer leur pays d'accueil à leur pays d'origine. Tous ces supporters qui vont soutenir leur pays d'origine quand il joue contre l'équipe de France et surtout qui en profitent pour cracher sur notre hymne nationale n'ont à mon sens rien à faire dans l'Hexagone. Ils doivent retourner dans leur pays d'origine.


Il faut cependant faire attention à ne pas tout mélanger : ce qui est grave n'est pas de ne pas supporter l'équipe de France en tant que citoyen français mais de siffler l'hymne. Moi non plus je ne soutiens pas la France en football car c'est une équipe de millionnaires cosmopolites arrogants qui vont monnayer leur "talents" aux 4 coins de l'Europe. On peut aimer profondément la France (ce qui est mon cas) tout en détestant l'équipe de France de football. J'exècre d'ailleurs le "patriotisme sportif" qui est pour moi le patriotisme des imbéciles et qui ne sert absolument à rien.


Aimer la France, ce n'est pas supporter une équipe de foot (qui plus est une équipe de millionnaires qui roulent en lamborghinis et qui sont mariés à des pétasses écervelées et cocainées). Non, aimer la France, c'est être attaché à sa culture, à sa langue, à son peuple, c'est défendre bec et ongles son indépendance et sa souveraineté contre l'uniformisatrice mondialisation et l'inutile et inconstructive construction européenne.


Je souhaite me mettre pendant quelques instants dans la peau d'un adepte de la théorie du complot : j'ai du mal à voir une simple coincidence dans ces évènements et dans la récupération médiatique qui en a été faite par Sarkozy et son Gouvernement de l'Anti-France.


Avant ce match "amical" France-Tunisie, la France avait disputé dernièrement deux matchs tout aussi "amicaux" contre d'anciennes colonies et pays du Maghreb : France-Algérie et France-Maroc. Lors de ces deux matchs, la Marseillaise avait été copieusement sifflée. Il n'était donc pas difficile d'imaginer qu'il en serait de même pour ce France-Tunisie.


Jouons les complotistes jusqu'au bout et imaginons que Sarkozy puisse etre plus ou moins directement derrière l'organisation de ce match amical, sachant qu'il était quasiment certain que la Marseillaise serait sifflée et qu'il pourrait faire à peu de frais un beau coup médiatique en se faisant passer pour un vrai patriote qui aime son pays. Ce qui n'aura probablement pas manqué de convaincre les simplets.


Toujours est-il que théorie du complot ou pas, Mister Nick Sarko et son Gouvernement de l'Anti-France sont bien mal placés pour donner des leçons de patriotisme, à l'heure où ils désintègrent toujours plus la France dans la construction européenne et la mondialisation.


Les médias bourgeois, curieusement, ne trouvent rien à redire quand les plus hauts représentants de l'Etat Francais - par exemple Messieurs Fillon et Sarkozy - parlent en anglais lors de conférences de presse (ce qui venant de représentants de la France aurait été inimaginable il y a quelques années encore) . C'est pourtant une trahison bien plus grave qu'une Marseillaise sifflée au stade de France.


Au moins, ces "tunisiens" de nationalité française ne sont pas des faux-culs : contrairement à Sarkozy ou Fillon, ils ne prétendent pas aimer la France et la représenter tout en la détruisant dans les faits. J'ai toujours préféré la franchise à l'hypocrisie, aussi je préfère ces supporters tunisiens qui nous ont bien fait comprendre qu'ils détestent la France et ne se sentent pas français (*) à Sarkozy et à son Gouvernement de l'Anti-France qui se camouflent dans de faux habits patriotes.


(*) Je n'en veux pas du tout à ces tunisiens de nationalité française de ne pas se sentir français et de ne pas vouloir s'assimiler, je leur reproche simplement de manquer de cohérence en n'allant pas vivre dans le pays de leur coeur.

Pour la route, une petite Marseillaise sifflotée puis chantée !




Par Julien B. - Publié dans : Sport business
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 02:51

Michel Platini (*) - Platoche pour les intimes - a fait une très belle carrière en tant que joueur et prend quelques positions que j'estime justes, ou que je considère aller dans le bon sens, en tant que président de l'UEFA.


Contre l'arbitrage-vidéo


Il y a quelques jours, Michel Platini a rappelé son opposition farouche à l'arbitrage-vidéo, allant à contre-courant des souhaits de la majorité des moutons-collabos (qui s'expriment souvent sur ce sujet comme sur tous les autres sans réfléchir), des enculés de journalistes sportifs ou des capitalistes qui gravitent dans le milieu du football qui le plébiscitent largement.


Il en a profité pour régler ses comptes avec Arsène Wenger, le manager capitaliste cosmopolite de l'équipe "anglaise" (dans laquelle il n'y a pas un seul joueur anglais) d'Arsenal qui est aussi l'un des plus acharnés défenseur de l'arbitrage-vidéo, en déclarant que "moi, je parle de foot, Wenger de business. Il faut arrêter avec Wenger et tout ça. C'est tout pour ma gueule, c'est TPMG, Arsène !".


Il a en outre expliqué que "l'arbitrage-vidéo pose un problème de temps, de durée, de tout. Les matchs vont durer quatre heures. Je vais vous donner un exemple : il y a un mec qui va tirer un coup-franc, un autre va marquer de la main et l'arbitre ne le voit pas. D'accord, on prend la vidéo. Mais avant qu'il ait marqué de la main, un défenseur l'a poussé et il y a penalty. Et peut-être que le coup-franc n'était pas valable. Ça va..."


Pour apporter de l'eau à son moulin, je me permet d'ajouter quelques arguments supplémentaires:


-l'arbitrage-vidéo n'est pas infaillible : la Coupe du Monde 1998 en France a vu se disputer un grand nombre de matchs, dont un Brésil-Norvège. Au cours de ce match, la Norvège a obtenu un penalty. Ces mongoliens-ordures de journalistes sportifs, qui ne loupent jamais une occasion de hurler leur haine contre les arbitres alors qu'ils sont tranquillement installés le cul sur leur fauteuil, se servent des ralentis et de leurs chères caméras qui semblent démontrer que l'attaquant norvégien a fait une simulation pour obtenir le penalty et donc que l'arbitre s'est trompé. Deux jours plus tard, un autre ralenti d'une autre caméra placée dans les tribunes disculpe totalement l'attaquant norvégien et l'arbitre injustement insultés pendant 48 heures en démontrant qu'il y avait bien eu un tirage de maillot et donc une faute. L'attaquant norvégien n'avait pas simulé, il n'était pas italien. :)


-les ralentis provoquent souvent des interprétations totalement opposées, même parmi des personnes qui n'ont pas une préférence particulière pour l'une ou l'autre des équipes. Les fautes discutables, les mains volontaires ou involontaires, les hors-jeu à la limite ne seront pas mieux jugés avec ou sans la vidéo car il existe une grande part de subjectivité dans la décision qui est prise.


-comme le dit Platini, une caractéristique et qualité essentielle du football - qui n'existe à la base ni dans le rugby, ni dans les sports américains (genre football américain) qui utilisent dorénavant la vidéo - est la continuité du jeu. Les interruptions incessantes pour consulter les images conduiraient à hacher le jeu et à couper le rythme. Donc à priver le football d'une de ses qualités principales, à le tuer dans son essence.


La résistance de Michel Platini au lobby des grands clubs, de la télé et des journalistes sportifs, qui rêvent d'arbitrer les matchs depuis leurs tribunes, est donc tout à fait respectable. Mais Platoche ne s'arrête pas là.

 


Revenir en partie sur l'arrêt Bosman


Si vous avez parfois le courage de me lire, vous le savez déjà, je considère que l'arrêt Bosman de 1995 - qui a notamment permis de supprimer la limite de 3 joueurs étrangers dans les clubs ce qui fait qu'aujourd'hui une équipe anglaise peut avoir aucun joueur anglais sur le terrain - a signé la mort du football ou plus modestement la mort de l'intérêt que je portais à ce sport.


En effet, à partir de son adoption, plus rien ne pouvait s'opposer au pillage des meilleurs joueurs étrangers par les clubs les plus riches ce qui a eu pour conséquence d'augmenter les inégalités dans le football des clubs, avec d'un coté quelques riches clubs qui ont atteint un niveau extraordinaire et de l'autre des clubs formateurs au passé prestigieux mais n'ayant pas d'argent et /ou issus de championnats modestes qui ont totalement sombré et disparu de la circulation.


Michel Platini ne propose pas de supprimer l'arrêt Bosman, il n'en a hélas pas le pouvoir, mais il souhaite apporter une réforme qui impose aux clubs d'avoir sur le terrain au moins 6 joueurs formés par leurs propres soins. Ca va dans le bon sens, celui de la réduction des inégalités dans le football de clubs.


Platini voulait aller plus loin en imposant aux clubs d'aligner 6 joueurs nationaux sur le terrain c'est à dire (si je sais bien compter) un maximum de 5 joueurs étrangers. Mais cette proposition a été refusée, devinez par qui ? Par cette pas chère UE, bien entendue, qui au nom de la liberté (dans le cas présent la libre circulation des travailleurs) est toujours dans le camp des inégalités, des riches et des puissants, contre les petits et les sans-grades !


Réforme de la Ligue des Champions


Enfin, Michel Platini a proposé de réformer la Ligue des Champions et notamment ses tours préliminaires à partir de 2009. Je n'entre pas dans les détails techniques mais cette réforme permettra à davantage de champions nationaux, et notamment à ceux issus de championnats mineurs, de pouvoir participer à la plus prestigieuse des compétitions européennes de clubs.


Toutes ces réformes sont intéressantes, vont assurément dans le bons sens même si elles me semblent insuffisantes pour pouvoir espérer retrouver le football de clubs qui m'a fait vibrer et qui a bercé ma plus tendre enfance (j'ai presque envie de verser une larme).


Il n'y a nullement besoin d'inventer un nouveau système, il suffit de revenir au système d'antan (réactionnaire ! passéiste ! fasciste ! idées périmées ! au fou !) avec :


-uniquement des matchs aller-retour à élimination directe


-3 coupes d'Europes, une réservée aux seuls champions nationaux de chaque pays (la Coupe des Clubs Champions ou C1), une autre pour les vainqueurs des coupes nationales (la Coupe des vainqueurs de coupes ou C2, qui n'existe plus actuellement et que même le PSG a remporté......c'est dire si le niveau de la compétition était faible mais il est bien de laisser aux petites équipes la chance de pouvoir remporter un trophée international), une dernière pour les équipes qui ont terminé à une place d'honneur (2ème, 3ème, 4ème,....) dans leur championnat national (la Coupe de l'UEFA ou C3)


-l'abrogation de l'arrêt Bosman, et donc la limitation à 3 du nombre de joueurs étrangers par club


On pourrait certes améliorer ce système d'antan en supprimant les pubs, en collectivisant les clubs,.......


Ca me fait bizarre de le dire, moi qui n'écrit habituellement que des billets pour insulter tout le monde, mais j'aime bien Platoche. Je crois qu'il voudrait sincèrement faire mieux mais qu'il ne peut pas, vouloir changer radicalement le Système de l'intérieur est une entreprise impossible.


 (*) A propos de Platini, voici un extrait d'interview qu'il a donné à l'Humanité en mars 2007 :

L’Humanité: Pendant votre campagne, vous avez été affublé de nombreux adjectifs: romantique, angélique… et même communiste !


Michel Platini: Quand certains disent effectivement que je suis un romantique du football, je le prends comme un compliment. Quand on me traite de communiste, je le prends aussi comme un compliment parce que, même si je ne suis pas communiste, cette idéologie véhicule des valeurs. Il y a un fort sentiment identitaire chez les communistes. Il y a du respect, ça me plaît. En revanche, je ne suis pas angélique.


J'ai de la sympathie pour Platini, Platoche m'est sympatoche.

Par Julien B. - Publié dans : Sport business
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 10:57

En ces temps de raréfaction des ressources pétrolières, d'explosion du prix du baril de brut et de réchauffement climatique, il serait sain et logique d'éliminer toutes les activités de privilégiés polluantes, inutiles et néfastes tant pour les réserves de pétrole que pour l'environnement plutôt que de culpabiliser le prolo qui est bien obligé de prendre son auto pour aller travailler (car pour avoir un revenu pour vivre, il faut travailler sauf si on est un individu qui gagne de l'argent sur le travail d'autrui - actionnaires et autres rentiers - ou un assisté).


Parmi ces activités se trouvent par exemple l'ensemble des sports automobiles et en particulier la Formule 1.

 

D'abord un point de vue purement subjectif et personnel : la F1 c'est nul, c'est un spectacle affligeant. Comment prendre son pied en regardant des voitures tourner en rond pendant deux heures avec à la fin non pas le meilleur pilote qui gagne mais celui qui à la meilleure voiture, la plus puissante et la plus fiable ? Le seul suspence et intérêt de la F1, c'est les arrêts aux stands pour savoir quelle écurie a les meilleurs mécaniciens c'est à dire ceux qui changent les roues le plus rapidement.

 
Mais au-delà de ce subjectivisme qui confère à l'égoisme, il faut intedire la F1 en raison de la consommation gourmande de carburant et des émissions de polluants importantes qu'elle engendre.


Ce week-end (ou cette "fin de semaine", en bon français, pourquoi utiliser toujours ce vulgaire terme de "week-end" ?), la Formule 1 pousse le vice encore plus loin en matière de consommation d'énergie avec le Grand Prix de Singapour qui sera pour la première fois dans l'Histoire de ce sport organisé de nuit. Le long des 5 kilomètres du circuit, près de 1 500 projecteurs de forte puissance (pas des ampoules basse consommation) ont été installés au point que de l'avis des organisateurs et des pilotes, on se croira en plein jour tellement la lumière sera forte.


Ce sont les bourgeois capitalistes, ceux qui donnent des leçons hypocrites en matière d'écologie, qui polluent le plus ! Tant que l'hyper-classe capitaliste à l'individualisme exacerbé n'aura pas consenti à arrêter de polluer comme des porcs (ce qui nécessitera qu'elle abandonne son train de vie indécent et le bling-bling), le peuple ne devra pas accepter de faire le moindre effort pour lutter contre le réchauffement climatique et la destruction de la planète.


La Formule 1, en plus de polluer beaucoup, en plus de faire le culte du fric et de la frime, fait le culte de la vitesse et de l'inconscience donc de l'insécurité routière, de la mort et du terrorisme.


A BAS LA FORMULE 1 !

A BAS LES GROSSES BAGNOLES DE MONGOLIENS FRIMEURS (*) !

TOUS EN TRABANT ET EN LADA !


Le coup de la Trabant et de la Lada, c'est une blague (je précise pour ceux qui ont autant d'humour qu'un rétroviseur) mais par contre, je pense véritablement que toutes les voitures devraient être bridées à 100-120 km/heure. C'est deja une vitesse rapide, et on pourra ainsi prendre un peu plus le temps de vivre ! On pourra lutter efficacement contre l'insécurité routière et ces connards de chauffards-terroristes-individualistes (*) (*), et par la même occasion on se débarrassera des Porsches, Ferraris et autres Lamborghinis !


Surtout que ces voitures surpuissantes de mongoliens frimeurs sont encore beaucoup plus dangereuses que les autres car elles vont plus vite (la vitesse augmente le danger, sans blague) et sont plus difficiles à controler !


Pour l'illustrer, nous pouvons évoquer un fait divers parmi tant d'autres mais qui avait fait beaucoup de bruit à l'époque en raison de la diffusion des photos choquantes de l'accident sur internet : le 31 octobre 2006, en une belle journée ensoleillée d'automne qui marque la fête débile d'Halloween (certains pour se faire pardonner de la célébrer et pour masquer l'américanisation de la France invoquent les origines celtes de cette fête, vive l'hypocrisie), une californienne de 18 ans issue d'une famille bourgeoise et dénommée Nikki Catsouras décide unilatéralement d'emprunter la Porsche 911 Carrera de son père d'une valeur de 150 000 euros et qu'elle n'a jusqu'alors jamais conduit. Arrivée sur l'autoroute, elle roule à plus de 200 km/heure puis soudain perd le controle de son véhicule, traverse les voies, heurte une autre voiture (dont les passagers s'en sortiront sans trop de bobos) et poursuit sa course folle avant de foncer sur un poste de péage. Elle meurt sur le coup, la tête coupée en deux et écrasée.


Qu'on le veuille ou non, ces engins sont des armes qui sont non seulement dangereuses pour ceux qui les conduisent (là des libéraux-libertaires pourraient répondre que ça les regarde, à leurs risques et périls : admettons) mais aussi et surtout pour ceux qui peuvent se retrouver en face avec des risques de se faire percuter violemment alors qu'ils conduisent leur lada ou leur trabant à 80 km/heure en vitesse de pointe (et là c'est une mise en danger de la vie d'autrui, l'argument libéral-libertaire ne marche plus). Je ne souhaite pas mourir connement dans un accident de la route à cause de connards-chauffards-terroristes-individualistes qui roulent à fond et je ne le souhaite évidemment à personne, même à des ennemis de classe. Il existe des façons plus nobles, plus chevaleresques, plus justes, plus utiles et plus volontaires d'en finir avec la vie.


CONCLUSIONS :


1) Interdisons la Formule 1 et les voitures surpuissantes


2) Bridons toutes les bagnoles à 100 km/heure, et vite !


(*) Un bon indicateur pour juger de l'intelligence d'une personne : sa voiture. Vous pouvez être certain qu'un type ou une nana qui a une voiture "haut de gamme" et/ou "m'as-tu vu" est forcément stupide, superficiel et inintéressant, inutile donc d'adresser la parole à ce genre d'individus. En revanche, la réciproque n'est pas toujours vraie : avoir une voiture "normale" ou "bas de gamme" n'est pas un gage d'intelligence de la personne car ça ne relève pas obligatoirement d'un choix, ça peut simplement vouloir dire que l'individu est fauché et qu'il n'a en conséquence pas les moyens financiers de s'acheter une voiture "haut de gamme" ou "m'as-tu vu".


(*) (*) Il est à noter que ces "connards-chauffards-terroristes-individualistes" sont plus souvent des hommes que des femmes, ce qui explique que les hommes ont beaucoup plus d'accidents et paient en moyenne leur assurance plus cher que les femmes. Cependant, les choses sont en train de changer petit à petit : mécontentes de cette entorse à l'égalité des sexes, les femmes réclament en effet le droit de conduire de manière aussi imprudente que les hommes.



Par Julien B. - Publié dans : Sport business
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