Dimanche 27 janvier 2008
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On connaissait le "fléau de Dieu" Attila et ses hordes de barbares destructeurs d'Occident qui au moins ne manquaient pas de style ni de panache, nous découvrons
maintenant Attali le destructeur de France !
Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand (passer de la gauche mondialiste à la droite mondialiste ne pose guère de problèmes), condamné pour plagiat, qui a baigné dans le trafic
d'armes, qui a écrit une biographie sur Marx dans laquelle il explique que ce dernier était un petit-bourgeois idéaliste (ben voyons.....pour une meilleure compréhension de la doctrine de Marx lire
"Karl Marx" de Vladimir Lénine),.......propose avec sa commission une liste de 316 mesures pour "libérer la croissance" et "moderniser l'économie".
Parmi ces 316 mesures, nous trouvons l'ouverture des magasins le dimanche qui ne permettra pas de croissance supplémentaire et qui sera particulièrement destructrice pour la cohésion de notre
société (comme l'explique parfaitement Gérard Filoche dans le texte suivant : http://fn-populaire-et-social.over-blog.com/article-11535832.html).
Sans compter que l'ouverture des magasins le dimanche est contraire à la religion catholique. Si Saint-Paul fait l'éloge du travail ("si on ne travaille pas, on ne doit pas manger, on doit manger
le pain que l'on a gagné et ne pas vivre aux crochets des autres"), il n'en reste pas moins que le dimanche est un jour de repos et de prière en pays chrétien. Je vous laisse vérifier les textes
sacrés par vous-même.
Autre mesure proposée, la suppression des départements. Même si on se place dans la logique d'Attali pour "libérer la croissance" (une défense de la "liberté" et de la "croissance" exécrable
défendue par tous les politicards de l'extrème-gauche à l'extrème-droite), nous remarquons une nouvelle fois comme pour l'ouverture des magasins le dimanche qu'Attali se sert de ses prétendus
objectifs pour imposer des choix de société qui ne sont pas neutres et indiscutables. C'est ainsi que l'ouverture des magasins le dimanche n'a pas pour but de "libérer la croissance" mais de
s'ancrer toujours davantage dans la société de consommation, c'est ainsi que la suppression des départements obéit à une cynique stratégie de renforcement des régions et d'affaiblissement de la
Nation en vue de constituer l'Europe des Régions.
Attali contre nos traditions (non-respect des principes catholiques), Attali contre la Révolution française (suppression des départements hérités de cette époque), et Attali contre......l'identité
française !
En effet, dernière mesure que j'évoque et qui n'est pas la moins importante : l'augmentation de l'immigration pour relancer la croissance.
La première question que nous pouvons nous poser - si on est un égoiste capitaliste qui ne pense qu'en terme de pognon - c'est l'immigration permet-elle la croissance ?
Difficile de répondre de manière catégorique mais a prori, divers travaux d'économistes disent que non. Les études d'Yves-Marie Laulan, de Jacques Bichot et de Maurice Allais (prix Nobel d'économie
en 1988) indiquent que l’immigration profite surtout aux immigrés eux-mêmes, ainsi qu’aux employeurs qui bénéficient de la présence d’immigrés non qualifiés mais qu'elle est en revanche néfaste
pour les autochtones non qualifiés qui entrent en concurrence avec les immigrés. Par ailleurs, Yves-Marie Laulan estime le coût annuel de l’immigration en France à 36 milliards d’euros (soit
l’équivalent de 80% du déficit public annuel) : son étude prend en compte le différentiel entre les recettes et les dépenses apportées par les immigrés avec comme données principales les dépenses
en maintien de l’ordre, de la justice, frais de scolarité, de santé, formation professionnelle, logement, coûts supplémentaires dans les quartiers dits sensibles, les aides sociales diverses ou le
regroupement familial.
La deuxième question que nous pouvons nous poser - si on n'a pas un portefeuille à la place du coeur - c'est quelles seront les conséquences de ce pillage des compétences pour les pays du
tiers-monde ? Sans aucun doute néfastes, comme l'a bien compris le président sénégalais Wade ("il n’est pas honnête de vouloir prendre nos meilleurs fils").
En plus de vouloir renforcer l'immigration pour "relancer la croissance", Attali veut l'utiliser pour financer les retraites. Il émet l'hypothèse suivante dans son rapport :
"Pour sauver les retraites, le troisième choix conduirait à organiser la venue de deux millions d'étrangers par an entre 2020 et 2040, ce qui se traduirait, sur l'ensemble de la période
considérée, du fait de l'élargissement des familles, par l'entrée sur notre sol de 93 millions d'immigrés; la France compterait alors 187 millions d'habitants, dont 68% d'immigrés de première ou de
deuxième génération".
Attali prévoit purement et simplement de remplacer la population française !
Je vois d'ici arriver les libéraux et gauchistes avec leurs gros sabots qui pourraient déclarer qu'on s'en fiche, c'est pas un problème et ceux qui sont contre sont racistes et xénophobes. Au
moins, ils ne pourront être accusés de malhonnêteté ou d'incohérence......Il en va tout autrement pour Attali, une citation vous suffira pour vous en persuader :
"... le cauchemar de la disparition du peuple juif ... Les "core jews" (= juifs purs, père + mère) stagnent ... les probabilités que la communauté juive représente une part décroissante de
l'espèce humaine est une évidence accélérée par le phénomène de l'assimilation par les mariages mixtes ... à l'échelle de la diaspora les enfants juifs ne sont que les enfants de la moitié des
juifs ... Il y a donc un processus d'assimilation et de disparition considérable ... à l'échelle de 60-70 ans les populations non-juives sur le territoire israélien seront plus nombreuses que les
populations juives ... Etre un juif ce n'est pas d'abord avoir un père et une mère juive, mais d'avoir des enfants juifs ..."
D'abord, on peut se demander si Attali est citoyen israélien ou citoyen français.
Ensuite, je dis que je n'ai aucun problème avec cette citation d'Attali : l'Etat d'Israel est légitime, le peuple juif est un peuple respectable, autant respectable que tous les autres peuples de
la planète. Je comprend donc qu'Attali s'inquiète d'une possible disparition de ce peuple, comme je m'inquiète de manière globale de la disparition de la diversité des peuples et des cultures vers
laquelle nous mène l'inhumaine mondialisation capitaliste.
Mais par contre, ce que je ne comprend absolument pas, c'est pourquoi dans le cas des français et de la France, Monsieur Attali ne jure qu'en terme de "croissance" et de "financement des retraites"
(préoccupations abjectes purement matérialistes) alors que dans le cas des juifs et d'Israel, il s'intéresse à la défense de la culture et de l'identité ? Pourquoi Monsieur Attali refuse au peuple
français une légitime défense de sa culture et de son identité qu'il accorde au peuple juif ? Pourquoi la défense de la culture et de l'identité est assimilée à du racisme et à du fascisme en
France (ce qui est pourtant impossible car je suis anti-fasciste et que je vomis les racistes) mais considérée comme normale et respectable ailleurs ?
Lors de la remise de son rapport, Attali a encore déclaré que ses travaux étaient "justes et non partisans". Cette rapide analyse de trois des mesures phares du rapport démontre le contraire et
donne raison au sociologue marxiste Henri Lefebvre quand il écrivait que
"Les hommes qualifiés de technocrates passent pour détenir des compétences éminentes ainsi que le don de l'efficacité, ils en auraient le quasi-monopole. Or, ils n'existent pas. Les prétendus
technocrates aménagent selon les normes fixées ailleurs et pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la technique, les villes, les territoires, la circulation, les communications et la
consommation." (1967, "Position : contre les technocrates")
Attali n'est pas juste et non partisan, c'est un petit télégraphiste de l'Union Européenne.
Par Julien B.
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Vendredi 25 janvier 2008
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03:42
Dans une émission consacrée à la tragédie de Mai 68 diffusée sur France 3, Cohn-Bendit - un homme qui au passage est allé
jusqu'à légitimer la pédophilie (constater que ce genre de pourritures peuvent encore parader à la télévision est révélateur de l'état de notre démocrasouille) - n'a pas hésité à insulter
copieusement le camarade Georges Marchais en le traitant d'ordure.
Outre qu'il est facile d'insulter un mort qui ne peut pas répondre, il faut rétablir la vérité : les ordures, les pourritures à tous les sens du terme ont toujours été ces gauchistes issus de
bonnes familles qui se la jouaient "ultra-révolutionnaires" dans le seul but de draguer les gonzesses.
Une fois la mode passée, une fois que Mai 68 a permis d'enclencher le processus de destruction de la France (Mai 68 constitue sans aucun doute le début de la mort de notre pays),
ces enflures ont tôt fait de se vautrer dans cette idéologie libérale-libertaire qui domine totalitairement notre société actuelle.
En plus de la légitimation de la pédophilie, les idées politiques vomitives de Cohn-Bendit se sont toujours articulées autour de 3 grands axe :
-haine du communisme, des vrais communistes du PCF, pas les bobos trotskistes évidemment
-haine de la classe ouvrière qui défend (ou défendait mais il y a tout de même quelques beaux restes encore.....) des valeurs "réactionnaires" c'est à dire des valeurs saines à
l'opposé des valeurs "progressistes" de Cohn-Bendit débouchant tout droit sur la pédophilie
-amour profond pour son Allemagne (d'où sa défense inconditionnelle de la construction européenne qui objectivement sert les intérêts allemands) et haine de la France ("Pour faire
l'Europe, il faut défaire la France" dixit Cohn-Bendit)
Que j'aimerai croiser ce connard, ce vaurien de Cohn-Bendit pour lui foutre mon poing dans sa sale gueule et lui faire avaler ses éructations d'anarchiste allemand ! Vive
Georges Marchais ! Un vrai français qui aimait son pays, lui !
Par Julien B.
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Jeudi 17 janvier 2008
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18:36
Le projet est pour le moins original. Le président d'agglomération de
Montpellier, Georges Frêche, qui sera candidat sur la liste PS de Hélène Mandroux, veut ériger une statue de Lénine dans la ville. De sept tonnes, elle devrait être importée de Seattle, aux
Etats-Unis, où elle se trouve actuellement devant un restaurant de tacos.
Adepte des formules choc, l’exclu du PS s’est souvenu de son passé d’ancien maoïste pétri de marxisme-léninisme et a voulu dénoncer la "dépolitisation des Français ainsi que la pipolisation de la
vie politique".
Suite à cette annonce, Georges Frêche a essuyé nombre de critiques venant de la "gauche" notamment celles de Noel Mamère qui a déclaré que "Georges Frêche relève du psychiatrique". Renvoyer à
l'accusation de folie ses adversaires politiques est grave, Mamère ne serait-il pas un peu brejnevien ?
Monsieur Noel Mamère, il est vrai que Lénine ne militait pas pour le mariage homosexuel et la régularisation des sans-papiers, des "grands" combats qui vous sont si chers.
Georges Frêche démontre une nouvelle fois son courage et son anticonformisme. Il avait deja démontré son courage en disant l'évidence c'est à dire que l'équipe de France de football n'est guère
représentative du pays. Tout le monde avait été choqué à cette occasion, pourtant il n'y avait pas de quoi : quand Besancenot ou Sarkozy disent que l'assemblée nationale n'est pas représentative de
la France car elle n'est pas composée d'assez de "noirs ou "d'arabes", le raisonnement est en tous points similaire et nous n'assistons pourtant pas à une levée de boucliers ou à une campagne de
diabolisation contre ces deux ennemis de la France.
Il avait été ensuite maladroit (et il s'était d'ailleurs excusé) en insultant les harkis. Je pense surtout qu'il s'est mal exprimé et qu'il voulait dire en fait que les harkis étaient des traitres
à la Nation algérienne. Ce qui est vrai : quand on collabore avec une puissance occupante, on est un traitre. Il n'existe pas d'autres mots pour qualifier un tel comportement.
.Pour dénoncer "la dépolitisation des Français et la pipolisation de la vie politique", on ne pouvait imaginer meilleur symbole qu'une statue du plus grand théoricien politique du XXème siècle (de
l'avis d'Hélène Carrère d'Encausse, historienne de droite). N'en déplaise au nain Noel Mamère et à tous les autres nains de la classe politico-médiatique qui resteront toujours dans l'ombre des
Géants malgré le strass, le fric et les paillettes. Qu'ils arrêtent donc d'aboyer dans leurs mollets et qu'ils retournent à leurs soirées mondaines.
Bravo, Monsieur Frêche !
Par Julien B.
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Samedi 12 janvier 2008
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/2008
17:01
Anthony Blair (homme de gauche anglais) assiste
aujourd'hui au Conseil National de l'UMP (Union Maastrichtienne Patronale) pour apporter son soutien à Nicolas Sarkozy (homme de droite français) pour la modernisation du pays et la marche vers une
gouvernance mondiale. Tout ceci n'a a priori aucun intérêt, sinon celui de confirmer ce que nous savions deja c'est à dire que gauche et droite c'est du pareil au même car ils acceptent tous les
règles imposées par la mondialisation capitaliste.
Mais ce qui est très grave, c'est qu'un criminel de guerre comme Blair qui a les mains couvertes de sang jusqu'aux coudes puisse assister tranquillement dans une indifférence générale au Conseil
National du plus grand parti de France sans susciter la moindre émotion dans les médias et chez l'ensemble des partis de l'échiquier politique. A croire qu'à partir du moment où on est considéré
comme un "démocrate", on a le droit d'être à l'origine des plus grandes atrocités tout en étant pardonné.
Blair plus qu'aucun autre dirigeant mériterait pourtant d'être jugé par un Tribunal Pénal International et d'être pendu pour toutes les horreurs dont il est responsable.
Quatre année avant le déclenchement de l'opération "Chock and Awe" c'est à dire de la campagne de bombardements anglo-américain contre l’Irak en 2003, Blair avait deja joué un role crucial dans un
autre acte d'agression internationale qui comme la guerre en Irak était également basé sur de faux prétextes.
L'agression de 1999 contre la Yougoslavie violait de façon flagrante le droit international. Seul le Conseil de sécurité de l'ONU a en effet le droit d'autoriser une action militaire contre un pays
souverain et dans ce cas le Conseil de sécurité de l'ONU n'avait pas été consulté. L'attaque violait également la Charte de l'OTAN qui ne permettait l'utilisation de la force que si un État membre
était attaqué.
Selon les allégations du criminel Blair, la Yougoslavie avait "perpétré un génocide de type hitlérien équivalent à l'extermination des juifs au cours de la Seconde guerre mondiale'' contre la
population d'origine albanaise dans la province de Kosovo.
En fait, la soi-disant "crise du Kosovo" avait été inventée de toutes pièces, tout comme la "crise des armes de destruction massive" contre l'Irak quatre années plus tard.
L'Occident avait encouragé un groupe terroriste, l'UCK, à se livrer à des actes de provocation contre les autorités yougoslaves, et quand Belgrade avait riposté par des actions anti-terroristes,
les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étaient prêts à soumettre un document à la prétendue "conférence de paix" de Rambouillet qui comme l'avait admis le ministre de la Défense Lord Gilbert avait
été conçu de façon à être rejeté par les yougoslaves.
Les raisons de cette guerre nous sont données par George Kenney, du Département d'État des États-Unis : "Dans l'Europe d'après-guerre, il n'y avait plus de place pour un État socialiste de
grande taille, ayant des points de vue indépendants et résistant à la mondialisation."
En souvenir des victimes du "boucher d'Edimbourg", l'UMP doit donc être fermement condamnée. Idem pour les journalistes égaux à eux-mêmes : lâches, soumis au pouvoir, chantres de l'idéologie
dominante et complices des criminels.
Par Julien B.
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Lundi 7 janvier 2008
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/2008
00:39
Arnaud Montebourg, ce notable "socialiste" bien connu dans
sa région pour être peu modeste et très fier de sa personne, n'a pas hésité à fustiger les vacances de riche de Tsarkozy (et s'il finissait comme Nicolas II ?) en Egypte avec sa "pute de luxe"
Carla Bruni Tedeschi (ou téléski, Montebourg comprendra ma blague) qui est une prostituée volontaire donc évidemment largement plus méprisable que les prostituées forçées qui sont des victimes de
trafiquants d'êtres humains.
Ce cher Arnaud a fait sa déclaration depuis Méribel, station de ski réservée a une clientèle fortunée (nouveaux riches russes, gros actionnaires du CAC40,.....bref des pillards en tout genre) qui
attire sur ses pistes tout ce que la Terre compte en cloportes et parasites. Le jour où il a fait sa déclaration, Monsieur Montebourg était invité dans un restaurant (pas un routier) par Serge
Weinberg, un milliardaire (enrichi grace au travail......des autres) qui dirige un fond d'investissement et ancien bras droit de François Pinault (lui aussi un homme du peuple).
La gogoche me fera décidemment toujours marrer. Les plus forts à ce jeu de la posture médiatique, c'est encore les leaders de la "gauche antilibérale" qui se présentent comme des facteurs (le faux
révolutionnaire bobo Besancenot) ou des paysans (l'alter-moyen-ageux José Bové, idiot utile stipendié par le capital pour la désindustrialisation et le démantèlement de l'agriculture en France)
alors qu'ils sont des agents organiques de la grande bourgeoisie comme le démontre la tendresse toute particulière que cette dernière porte aux mouvements trotskistes, altermondialistes et autres
youyous gauchistes.
Je ne sais pas vous mais moi je commence à en avoir sérieusement marre de toute cette classe politico-médiatique qui ripaille sur le dos du peuple en le méprisant tout en faisant semblant de le
flatter. Alors vivement que tout ça soit balayé et remplacé par des hommes et des femmes courageux et modestes, des hommes et des femmes qui vivent dans les quartiers populaires, des hommes et des
femmes qui montrent l'exemple par leur comportement, leur dignité, leur honnêteté et leur attachement sans faille à la souveraineté nationale et populaire.
Par Julien B.
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Vendredi 7 décembre 2007
5
07
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/2007
19:53
J'en ai deja parlé mais cet article complet du journal le Monde ne me semble pas superflu. Il revient sur les circonstances de ce crime abject, sur la personnalité de la victime aux belles
valeurs - Anne-Lorraine Schmitt - mais également sur celle du bourreau détraqué - Thierry Dève-Oglou - n'ayant d'autre idéal que le visionnage de films pornos (il en a regardé un avant de prendre
le RER ce qui peut poser la question de la responsabilité de cette industrie malfaisante qu'est la pornographie).
C'est une longue cicatrice qui traverse l'Ile-de-France, de la Picardie, au nord, jusqu'au Loiret, au sud. Quelque 160 km de rails, 520 000 voyageurs par jour, un train toutes les sept minutes aux
heures de pointe, soixante stations et presque autant de mondes différents. Des souvenirs de campagne, à Chantilly, des cités HLM en Seine-Saint-Denis, des zones pavillonnaires en Seine-et-Marne,
et, au coeur du parcours, les trois plus gros centres névralgiques de la capitale : la gare du Nord, Châtelet-Les Halles et la gare de Lyon.
Matin et soir, se presse sur la ligne D du RER la foule lasse des employés, des serveurs de bistrots, des ouvriers d'entrepôts de la banlieue parisienne. Les conducteurs se plaignent souvent d'être
totalement seuls à la tête de rames longues d'une vingtaine de voitures. La SNCF a placé la ligne en tête de liste de ses parcours à fort taux de délinquance. Le samedi, on y monte pourtant en
famille ou en bande de copains pour rallier le coeur de la capitale. Mais le dimanche, lorsqu'on a passé les pavillons de Goussainville, à quelques kilomètres de Paris, le train presque vide prend
des allures d'express de campagne.
Anne-Lorraine Schmitt, 23 ans, allure sage et chevelure claire, ne prend le RER D que le week-end, pour aller rejoindre ses parents et la maison de son enfance, à Orry-la-Ville, près de Senlis,
dans l'Oise. Vingt-cinq minutes de trajet depuis Saint-Denis, et voilà la clôture blanche, à quelques mètres d'un petit bois. Ce dimanche 25 novembre, cela fait trois semaines qu'elle n'y est pas
revenue. Les cérémonies du 11-Novembre ont tenu son père, le colonel Philippe Schmitt, occupé, et les grèves des transports l'ont dissuadée de faire le parcours le week-end suivant.
La jeune fille a quitté vers 10 heures la Maison d'éducation de la Légion d'honneur, au coeur de Saint-Denis. C'est une école aux allures de collège anglais, avec ses jeunes filles en uniforme. Une
enclave somptueuse au pied de la basilique qui sert depuis des siècles de nécropole royale, à l'écart des cités. En 2002, Anne-Lorraine y a étudié en hypokhâgne, avant de rejoindre Sciences Po, à
Lille. Maintenant qu'elle poursuit ses études de journalisme au Celsa, à Neuilly, elle est revenue vers la Légion d'honneur. Elle y dispose d'une chambre en échange d'une quinzaine d'heures de
surveillance auprès d'une classe de terminale. Suivi des études du soir, du dîner au réfectoire et du coucher. Mais Anne-Lorraine préfère l'atmosphère intime de l'internat aux chambres des cités
universitaires.
A la gare de Saint-Denis, elle est donc montée dans la deuxième voiture, au premier étage. De là, la lumière est plus claire et le regard peut s'étendre par-dessus les pavillons et les HLM. Sur les
remblais de béton, les tags colorés défilent le long de la voie jusqu'à Sarcelles. A ses amies, Clotilde, Marie et Claire, Anne-Lorraine Schmitt a parfois confié qu'elle n'aime pas beaucoup cette
ligne que les voyageurs appellent entre eux "le RER poubelle". Mais c'est une fille de militaire, ancienne cheftaine des Scouts d'Europe. Elle n'a pas peur de grand-chose, si
ce n'est du matérialisme des sociétés modernes, qu'elle rejette farouchement.
Ce matin, elle doit rejoindre son père pour suivre la messe avant le déjeuner. C'est une fille solide, chaleureuse et très croyante. Pour tout dire, assez différente des jeunes gens de sa
génération. "Un peu tradi et très catho", souriait-elle parfois. L'été précédent, elle est allée avec ses amies à Lourdes. Régulièrement, on la voit aux retraites de la communauté de Saint-Martin,
à Candé, dans le Loir-et-Cher, dont elle a connu les prêtres lors des Journées mondiales de la jeunesse.
A l'école de journalisme, elle a d'abord fait figure de rareté avec ses convictions chrétiennes assumées. Devant ses camarades, Anne-Lorraine a pris l'habitude de défendre sa foi, "combative comme
le sont les minoritaires", sourit le Père Pascal-André Dumont, qui encadre les séances de prière lorsqu'elle se rend à Candé. Quand les étudiants se disputent les stages dans les grands journaux,
elle a choisi de s'exercer sur les ondes de la très catholique Radio Notre-Dame, puis d'écrire dans Valeurs actuelles, un hebdomadaire très marqué à droite.
Le RER glisse vers Villiers-le-Bel, là où les barres HLM cèdent doucement la place aux premières petites maisons d'ouvriers. Dans quelques heures, deux jeunes garçons en minimoto seront tués par
une voiture de police, déclenchant une nuit d'émeute. Mais, pour l'heure, rien ne vient déranger l'atmosphère un peu morne des zones pavillonnaires.
A la gare de Goussainville, Thierry Dève-Oglou, 44 ans, est monté dans la rame qui s'arrêtait devant lui, comme il le racontera plus tard aux gendarmes et à son avocat, Me Bendaoud.
Manutentionnaire dans une PME, il rentre à Louvres, deux stations plus loin sur la ligne. Né à Montreuil, où il a passé son enfance, il est revenu habiter, dans le Val-d'Oise, le pavillon ouvrier
de ses parents, retraités de la RATP. De là, on aperçoit le RER et l'on entend passer les avions de Roissy, tout proche. C'est un homme un peu massif, discret et renfermé. Un habitué de la ligne.
Il la prend chaque jour parce qu'il n'a pas son permis de conduire. Peu d'amis, des revenus modestes, un frère, et une soeur commerçante. Une histoire en apparence banale, mais une "tache" dans son
parcours. En 1995, dans le même RER, il a violé une jeune femme. Arrêté, condamné par la cour d'assises de l'Oise à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, il est ressorti en 1998 après avoir
purgé deux ans de détention, selon la règle normale des remises de peine. L'homme n'a jamais été suivi par la justice, mais il a retrouvé du travail et repris une vie sans histoires. Dans sa poche,
il garde un couteau, un laguiole, qui lui sert le plus souvent à ouvrir les caisses qu'il déplace dans son travail.
Sur cette ligne, la plupart des voyageurs descendent avant les premières zones pavillonnaires. Anne-Lorraine Schmitt et Thierry Dève-Oglou sont seuls dans leur wagon. A Louvres, il devrait sortir.
Il se ravise, pourtant. La rame est repartie pour les six minutes de parcours qui séparent Louvres de Survilliers, et le voici qui vient vers la jeune fille. Aux gendarmes, qui l'interrogeront plus
tard, il avouera qu'il a eu "un flash". Il réclame brutalement une fellation. Anne-Lorraine tente de se lever. Il lui assène plusieurs coups de couteau, dont au moins un, au coeur, est mortel.
L'agression n'a duré que le temps qui sépare les deux stations. Dans la bagarre qui l'a opposé à la jeune fille, l'homme s'est blessé profondément à la cuisse. Il descend, titubant. Dans la rue, à
quelques centaines de mètres de la gare, il sera retrouvé, évanoui, par des passants.
A la gare de La Borne-Blanche, le colonel Philippe Schmitt attend sa fille. C'est une petite station presque toujours vide. Pour sa part, le colonel préfère habituellement rejoindre les Invalides,
où il est affecté au service de presse du gouverneur militaire, par le train qui relie Senlis à la gare du Nord. Mais les Schmitt, originaires de Nancy, ont choisi ce coin de l'Oise, il y a
quelques années, justement pour la ligne traversant ces petites villes aux faux airs de campagne. Leurs cinq enfants y ont été élevés dans le goût de la chose militaire et dans la fréquentation des
réseaux associatifs. Anne-Lorraine est l'aînée. Les deux garçons sont à Saint-Cyr et dans une école de sous-officiers, les jumelles dans un collège privé. Une éducation traditionnelle dans un
univers protégé.
Sur le quai, Anne-Lorraine ne se trouve pas parmi les trois passagers qui descendent. Le colonel va être en retard pour la messe, il part en pensant qu'elle finira bien par arriver. Mme Schmitt,
soucieuse, a tout de même téléphoné à la maison de la Légion d'honneur. La directrice, Huguette Pierce, monte jusqu'à la chambre de la jeune fille. Il y a sur les murs des dizaines de photos et une
tasse de thé encore à moitié pleine. Par acquis de conscience, elle visionne la vidéo de surveillance au-dessus de la porte d'entrée de l'école. On y distingue la silhouette de l'étudiante, dans
son manteau sombre.
Philippe Schmitt, inquiet maintenant, est reparti avant la fin de l'office à la gare d'Orry-la-Ville. On l'y accueille gentiment. Le chef de gare n'a rien à signaler, hormis un "problème" deux
stations plus loin, au terminus, à Creil. Il ne connaît pas encore la nature du "problème" : deux voyageurs ont découvert une jeune fille agonisante.
La nouvelle du meurtre tombe en fin d'après-midi, presque en même temps que l'annonce des émeutes de Villiers-le-Bel. Alors qu'une partie de la jeunesse se déchaîne dans ces quartiers, la politique
s'empare de l'affaire du RER. Nicolas Sarkozy, quatre jours plus tard, évoque à la télévision "un prédateur", rappelant son projet de loi visant à imposer une peine de sûreté aux récidivistes. Sur
Internet, le visage de la jeune fille catholique résistant à son violeur devient un symbole. Des sites d'extrême droite font d'Anne-Lorraine la victime d'un "délinquant immigré". Dans son bureau
des Invalides, le colonel Schmitt en est accablé : "Ma fille aurait détesté ce genre d'amalgame. Cet homme est d'abord un détraqué."
Le 1er décembre, à la cathédrale de Senlis, près de 1 500 personnes participent à une messe en mémoire de l'étudiante. Dans l'assistance, deux ministres, des officiers, des scouts, des étudiants en
journalisme et les jeunes filles en uniforme de la Légion d'honneur. A quelques centaines de mètres de là, sur la ligne D, le RER poursuit son va-et-vient ouaté.
Raphaëlle Bacqué
Combattre sans relache le "matérialisme des sociétés modernes" (et défendre le spirituel ou le religieux), c'est non seulement primordial mais c'est aussi la meilleure façon de rendre hommage à
Anne-Lorraine.
Par Julien B.
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Publié dans : National
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