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Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé son intention de financer le RSA (Revenu de Solidarité Active, qui
permet de cumuler partiellement les revenus du travail et de solidarité et qui a pour but d'inciter au travail car des gens qui ne travaillent pas, c'est autant de sources de profit qui
disparaissent) par une taxation supplémentaire de 1.1% des revenus du capital. Il réalise ainsi le vieux rêve des bobos altermondialistes d'ATTAC, dont le leitmotiv a toujours été d'instaurer une
taxe Tobin c'est à dire une taxation supplémentaire du capital de 1% (de quoi effrayer les millionnaires et milliardaires.......). Leur seule raison d'exister étant morte et enterrée, ils peuvent
disparaitre. Bon débarras, bobos altermondialistes envolez-vous.
Cette mesure devrait permettre de récolter 1.5 milliards d'euros, et fera passer la taxation du capital de 11% à 12.1%.
Immédiatement après l'annonce, la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises) a protesté de même que la dirigeante du MEDEF, Madame Parisot. La pauvre, on aurait presque
envie de la câliner pour la réconforter et de lui offrir des tickets restaurants pour compenser cet immense manque à gagner.
Pourtant, il faudrait rappeler que 1.5 milliards d'euros récupérés, ce n'est rien du tout par rapport aux cadeaux reçus par la bourgeoisie depuis de nombreuses années. Quelques
exemples.
La quasi-suppression des droits de succession des 15% des ménages les plus fortunés leur a permis de gagner 2.2 milliards d'euros (on dépasse déjà les 1.5 milliards d'euros récupérés par cette
taxe de 1.1% sur le capital).
La quasi-suppression de l'ISF (impot sur la fortune) - grâce à l'extension du bouclier fiscal à 50% des revenus - leur a permis de gagner 4 milliards d'euros. Un ISF qui avait été créé à la base
essentiellement pour financer le RMI.
Nous pouvons donc constater - rien qu'avec ces deux exemples - que la bourgeoisie reste largement gagnante et n'est pas prête de finir à la rue.
Surtout si l'on considère l'évolution des revenus du capital au cours des 30 dernières années. En 1978, les revenus du travail représentaient 67% du revenu disponible des ménages pour n'être plus
aujourd'hui que d'environ 50% (et ceci alors que la proportion de salariés dans la population active a augmenté, passant de 83.6% à 91.4%). Ceci s'explique essentiellement par l'explosion des
revenus du capital, surtout perçus par les 10% des ménages les plus riches. D'où l'explosion des inégalités injustes en France au cours des 30 dernières années, dans une indifférence
quasi-générale. Ceci permet aussi de mieux comprendre pourquoi le revenu des 10% des ménages les plus riches a augmenté de 32% au cours des 7 dernières années (c'est à dire de 4.6% par an) alors
que celui ques 90% restants n'a augmenté que de 4.6% sur la même période (c'est à dire de 0.65% par an). Sachant que l'inflation fut en gros de 2% par an, on comprend que le pouvoir d'achat de
certains (les 10% les plus riches) a augmenté pendant que celui des autres (les 90% restants) a baissé.
Exemple : imaginons un parasite (comme il y en a des tas) qui touche 10 000 euros de revenus du capital dans l'année. Il paie 11% de taxe sur ces 10 000 euros c'est
à dire 1 100 euros. Il lui reste donc pour profiter 8 900 euros. Sachant qu'au cours des dernières années, les revenus du capital ont au moins augmenté de 10% par an, il perçoit l'année d'après
11 000 euros (10 000 + l'augmentation de 10%) avant impot sur le capital. La taxe n'est plus de 11% mais de 12.1% avec la réforme du dangereux bolchevik Sarkozy ce qui fait qu'il paie 1 331 euros
d'impot. Il lui reste donc pour profiter 9 669 euros. On remarque que malgrè l'augmentation du taux d'imposition, le parasite a toujours plus d'argent (9 669 euros, contre "seulement" 8 900 euros
l'année d'avant) dans sa poche grâce au fait qu'il vole toujours davantage le fruit du travail des salariés. C'est dire si cette taxe le fait rire, bien que les parasites sont des pourris
qui obéissent à l'adage "plus ils en ont, plus ils en veulent".
Mais vous devez vous dire que ça va quand même dans le bon sens ,que je dois être content de la mesure de Sarkozy ? Oui, mais non. Car contrairement à Monsieur
Nicolas Sarkozy ou à Monsieur Olivier Besancenot, je ne crois pas qu'on puisse en finir avec les inégalités injustes engendrées par le Système Capitaliste en réformant le Système
Capitaliste.
Si le social-démocrate Olivier Besancenot (et encore social-démocrate je suis gentil, les sociaux-démocrates des années 30 étaient économiquement bien plus à gauche que Nono, par contre il est
impossible d'être plus à gauche que Nono sur les questions sociétales) arrivait au pouvoir, il taxerait certes les capitaux, il voudrait peut-être défendre les acquis (encore pour cela
faudrait-il qu'il consente à sortir la France de l'UE, ce qui n'est pas à l'ordre du jour dans son programme),.......mais il ne toucherait pas au capitalisme car Olivier Besancenot et son parti
n'ont jamais eu pour but véritable de renverser (ou remplacer) le capitalisme (du reste leur programme en atteste, il y a tromperie sur la marchandise quand Monsieur Besancenot prétend que son
parti est anticapitaliste, son parti n'est pas contre le capitalisme mais contre les excès du capitalisme ce qui est bien différent).
Or je considère qu'on ne peut pas lutter efficacement contre les inégalités injustes (ou l'injustice sociale) engendrées par le capitalisme sans toucher à ses bases qui sont à l'origine de
l'injustice. Olivier Besancenot cible les conséquences (les profits, qu'il veut donc largement taxer) plutôt que de s'attaquer aux causes (la propriété privée des moyens des productions). Son
combat est donc voué à l'échec (par échec, j'entend pas échec électoral - au contraire c'est populaire les conneries qu'il raconte - mais échec pour atteindre l'objectif de lutter efficacement
contre l'injustice sociale).
Pour pouvoir lutter véritablement et efficacement contre l'injustice sociale, il faudra nécessairement instaurer un SOCIALISME (à la française, sauce cassoulet) basé sur la propriété collective
des moyens de production qui seul sera à même de batir une société juste, une société dans laquelle il n'y aura plus aucun millionnaire ni milliardaire (forcément car tout le monde sera pauvre :)
humour, humour), une société dans laquelle le seul travail et mérite seront recompensés à leur juste valeur, sans minoration ni excès.
C'est à dire l'inverse du capitalisme où sont avant tout recompensés les origines familiales par les héritages et déterminismes sociaux ( toute les enquêtes démontrent l'importance grandissante
du patrimoine hérité - que ce soit l'argent, la culture, les relations,...... - au dépens des efforts réalisés par l'individu - avec par exemple des études débouchant de plus en plus fréquemment
sur le chomage ou un emploi inférieur à la qualification acquise), l'exploitation avec les plus-values boursières, la chance et le hasard par les loteries et autres casinos, la célébrité
(star-système) avec les salaires indécents perçus par ces privilégiés de footballeurs, acteurs, chanteurs, présentateurs TV......, et parfois - mais c'est tellement marginal et rare que j'ai un
peu honte de le dire - la glande avec les aides sociales ("qui ne travaille pas ne mange pas" disait Trotski, mais ceci n'est valable que dans une société où le travail est abondant et où le
chomage n'est que frictionnel).
Il faudra du temps pour faire comprendre tout cela avec en face la propagande du Système et de l'Empire.
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