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En France, l'idéologie dominante nous rabat les oreilles depuis plusieurs années pour nous inviter à abandonner notre système de
retraite par répartition et adopter celui par capitalisation (ou du moins introduire une dose de capitalisation), en général d'ailleurs en avançant des arguments fallacieux.
Par exemple, j'ai souvent entendu les partisans de la retraite par capitalisation prétendre que l'abandon du système par répartition est inévitable (comme la mondialisation, en général quand on
veut imposer une idée, on prétend toujours qu'elle est inévitable ou obligatoire : voila le nouveau credo des anti-démocrates capitalistes et mondialistes de tous poils qui ont confisqué le débat
démocratique sur tous les sujets de société fondamentaux) du fait de la faillite de la retraite par répartition provoquée par le vieillissement de la population.
Mais dire cela revient à ignorer que l'évolution démographique a aussi un impact sur la retraite par capitalisation : chacun comprendra qu'à partir du moment où l'espérance de vie augmente, le
coût de la capitalisation augmente aussi car il faut épargner plus pour pouvoir bénéficier d'un même revenu plus longtemps. Sans compter que l'évolution démographique à un impact sur l'évolution
du cours des actions et autres titres financiers : lorsqu'une génération d'actifs nombreuse (comme c'est le cas de celle qui va partir en retraite aujourd'hui) qui a effectué des achats
importants (du fait de son nombre) arrive à la retraite, la vente de ses titres n'est pas compensée par les achats moins importants de la nouvelle génération d'actifs moins nombreuse. En toute
logique, quand le nombre de vendeurs est plus important que le nombre d'acheteurs, le cours baisse.
Toujours est-il que c'est dans ce climat délétère que la présidente argentine a adopté une décision qui va à contre-courant de la "modernité" en annonçant la nationalisation prochaine du système
privé de retraites c'est à dire le transfert du système par capitalisation à un système par répartition.
Cette décision, qui méritait d'être signalée dans la mesure où elle va à contre-courant de toutes les recommandations des analystes économiques médiatiques (genre Jean-Marc Sylvestre, qui est
autant neutre et objectif quand il parle d'économie que l'est Stéphane Courtois quand il parle de l'histoire du communisme), ne fait pas de Cristina une anticapitaliste et antimondialiste qui
veut édifier le socialisme en Argentine. C'est bien évidemment une bourgeoise capitaliste.
Sans compter que Cristina, qui est bella et guapa (ce qui, au mieux, ne peut constituer qu'une bien maigre consolation), doit essentiellement sa place de présidente au fait qu'elle est la femme
de son mari : si mes souvenirs sont exacts, elle s'est présentée car son mari qui n'était autre que le précédent président ne pouvait le faire en raison de la législation argentine qui n'autorise
pas le renouvellement des mandats. Ce qui est révélateur du niveau de déconfiture de la démocratie bourgeoise. Nous aurons peut-être droit un jour à une candidature présidentielle de Carla
Bruni........Pourquoi pas après tout, on peut bien mettre n'importe qui à ce poste qui ne sert à rien.
En fait, le sujet n'avait que pour but de mettre une photo de la Cristina pour embellir le blog. Je m'adapte aux critères politiques édictés par le Nouvel Ordre Mondial afin de montrer mon souci
d'intégration au Système.
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