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A plusieurs occasions, nous (enfin "je", mais ça fait mieux de dire "nous") avons pu dire que ce sont avant tout les revenus du
capital (qui reposent essentiellement sur la propriété privée des moyens de production) - bien davantage que les revenus du travail - qui créent les énormes inégalités injustes entre les
individus dans une société, et en ce qui nous concerne dans la société française.
Cependant, cette généralité ne doit pas nous empêcher de voir qu'il existe des cas particuliers pour lesquels les revenus du travail apparaissent immérités, c'est à dire sans commune mesure avec
les compétences déployées et l'utilité sociale avérée.
On pourrait nous répondre que les cas particuliers ne sont pas importants, mais nous considérons qu'il faut faire preuve de rigueur et que notre programme politique ne doit rien laisser au
hasard. Dans notre France socialiste, souveraine et fraternelle de demain, il ne devra plus y avoir le moindre privilégié (dans la véritable acceptation du terme).
Si nous pouvons par exemple comprendre, au regard de son utilité sociale, qu'un chirurgien perçoive un salaire de 10 000 euros par mois et si nous comprenons bien à quoi sert un maçon (construire
des maisons et batiments, pour faire simple), nous avons du mal à accepter que des individus puissent toucher des millions (ou centaines de milliers) d'euros par mois alors que leur travail se
révèle être très largement inutile à la bonne marche de la société.
Parmi ces individus, nous pouvons citer les sportifs professionnels et pour parler d'un domaine que je connais un peu mieux les footballeurs. Non pas que je sois footballeur - j'ai fait du foot
quand j'étais plus jeune et n'étais pas très bon, je suis meilleur dans les sports individuels que j'ai commencé à un âge trop tardif pour pouvoir espérer faire carrière (je fais du tennis depuis
1 an et demi et le prof me dit que j'ai un très bon niveau pour quelqu'un qui pratique depuis si peu de temps, mais passons car c'est un autre débat) - mais j'ai toujours suivi ce
sport de près comme en atteste quelques sujets de la rubrique "Sport-business".
L'arrêt Bosman de 1995 a conduit à soumettre ce sport aux seules lois du marché. C'est ainsi que depuis 1995, les salaires moyens des footballeurs du championnat de France de première division a
été multiplié par 3. Peut-être plus grave encore, nous constatons que l'écart de niveau entre les différents clubs n'a jamais été aussi fort, ce qui contribue à tuer le spectacle et ce sans quoi
le sport n'a guère d'intérêt : l'incertitude ou dit autrement le suspence. Pendant que les quelques gros clubs n'hésitent pas à se surendetter pour acquérir les meilleurs joueurs, l'immense
majorité des autres clubs se retrouvent à devoir composer avec les seuls joueurs de second calibre et ne peuvent donc jamais rivaliser sur le terrain.
Pour faire face à ces difficultés nouvelles qui sont apparues avec l'arrêt Bosman, nous ne voyons qu'une seule solution valable : la collectivisation des clubs de foot. Elle pourrait consister à
ce que la fédération nationale récupère toutes les recettes des différents clubs et les répartissent de façon juste entre les différents acteurs : footballeurs professionnels (en tenant compte
des résultats obtenus sur le terrain, il est normal que les joueurs d'un club finissant premier du championnat gagnent davantage que ceux du club qui finit 20ème), encadrement, clubs
amateurs,.............Un tel système aurait le mérite d'éviter que des footballeurs professionnels - qui sont qu'on le veuille ou non des personnes largement inutiles à la société qui parsèment
leurs déclarations d'après-match d'erreurs de syntaxe - puissent percevoir des salaires trop importants et immérités, et permettra également de développer le sport pour tous (par le financement
de nouvelles infrastructures) ou encore d'aider les petits clubs amateurs qui constituent l'immense majorité des clubs et qui ont souvent du mal à joindre les deux bouts.
On me rétorquera que la carrière d'un footballeur ne dure environ que 10 à 15 ans et qu'une fois celle-ci terminée, il ne gagne plus rien s'il n'a pas préparé sa reconversion. C'est vrai, c'est
pourquoi on pourrait accorder une pension de retraite à un joueur arrivant au terme de sa carrière. Une retraite prématurée, un peu comme il en existe dans la presque aussi inutile
armée.
Des esprits chagrins et éternels insatisfaits pourraient aussi nous dire qu'avec un tel système limitant le niveau des salaires, il est certain que le nombre de joueurs français qui vont aller
jouer dans d'autres pays sera colossal et que le niveau du championnat français baissera. C'est vrai, mais si on établit des nouvelles règles qui interdisent à un joueur français qui évolue dans
un club étranger de pouvoir porter le maillot de l'équipe nationale (ce qui se fait par exemple pour l'équipe de rugby de Nouvelle-Zélande) voir qui les menacent de les déchoir de leur
nationalité, peut-être y réfléchiront-ils à deux fois avant de partir.
Et si ces règles désincitatives ne suffisent pas, tant pis. Nous ferons remarquer que d'or et deja, beaucoup de joueurs "français" évoluent dans des clubs étrangers et que le niveau du
championnat de France de football est minable. La preuve : en plus de 50 ans de compétitions européennes (c'est à dire environ 150 trophées distribués), les clubs français n'ont gagné que deux
fois......et encore de quelle façon. La première fois, la Coupe des Clubs Champions en 1993 avec le Marseille de Bernard Tapie (qui dit Tapie dit trucage, et juste avant l'affaire OM-VA) et la
seconde fois, la Coupe des Vainqueurs de Coupes en 1996 avec le PSG c'est à dire une compétition qui a été depuis supprimée tant le niveau des participants était faible. Il sera donc très
difficile d'obtenir de plus mauvais résultats sur les 50 prochaines années, même avec notre système collectiviste.
Evidemment, ce système collectiviste ingénieux ne devra pas être réservé au seul football mais devra s'étendre à tous les sports et à toutes les activités qui permettent à des individus de
percevoir des revenus du travail sans commune mesure avec leurs compétences et utilité sociale (ex : cinéma, musique,......ce qui ravira les intermittents du spectacle).
C'est ainsi que grâce à nous, les privilèges seront véritablement et absolument abolis. Nous finirons le travail que la Glorieuse Révolution de 1789 a commencé.
Il faut tout collectiviser !
A bas le sport sauce capitaliste !
A bas la gauche écolo-bobo !
Vive la "gauche collectiviste" !
En plus des salaires exorbitants (on se plaint de ceux du CAC 40 mais jamais de ceux-çi) qui sont jetés en pleine face par les médias à la classe moyenne qui en bave, il faut dire que le football a tendance aussi à se communautariser, voir à faire du racisme anti-blanc, anti-catholique. Conséquence directe à mon avis de l'immigration sauvage non assimilée des ces dernières dizaines d'années. Ici encore le programme en 3 points, sortie de l'UE, immigration zéro, changement de système économique, arrangerait certaines choses en la matière.
Bien que la notion française de citoyenneté ne soit pas racialiste, il faut admettre le nombre beaucoup trop important de joueurs noirs ou de confession musulmane dans l'équipe de France et qui ne correspond en rien à la population française composée en grande majorité de personnes blanches de tradition catholique.
Bien qu'il faudrait admettre un certains nombre de citoyens français d'origine immigrée dans les clubs français (comme un certain nombre au Parlement même si dans ce cas c'est plus un manque de fils et filles d'origine modeste qui fasse défaut. D'ailleurs ceux dénoncent ce manque de "couleur" à l'Assemblée on ne les voit jamais dénoncer le manque de blanc dans l'équipe de France...) ce nombre devra rester minoritaire.
Enfin rien à voir avec le football : le président d'E&R rompt avec le Front (voir sa lettre sur son blog), c'est regretable, j'ai peur que cela rique de mener le FN de Marine Le Pen droit dans le mur, une fois de plus, de réservoir à idées de l'UMP ou bien dans le mur de la collaboration idéologique implicite ou même non voulue...
Une solution serait que l'état comme pour les salaires, donne une somme d'argent aux clubs liés à leur performance dans les 4 compétitions, les 3 nationales et l'européenne.
Double avantage : l'aspect sportif prime, et ceux qui bachent une compétition sont pénalisés.
Second point : le club qui reçoit l'argent du transfert doit-il le garder ou le rendre à l'état?
Je pense qu'il devrait en garder une majeure partie, car c'est sa juste récompense pour la qualité de sa formation. Ainsi primeraient l'aspect sportif et les clubs qui prévoient l'avenir.
Enfin,j'ajouterais une dernière mesure quiserait de fixer une durée minimale de contrat aux joueurs, disons 5 ans, car c'est bien que les supporters puissent s'identifier à des joueurs qui ne fassent pas que passer.
Les crétins libéraux diront : "mais on ne sera plus compétitif en europe"? Et alors? Mieux vaut du suspense chez nous que des exploits ponctuels en europe (exploits de plus en plus rares de toute façon, et pus notre modèle serait tellement exemplaire qu'il finirait par être diffusé à l'ensemble du continent)