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Lucy Gordon, jeune actrice anglaise résidant en France, s'est suicidée mercredi dans son appartement parisien par pendaison, ce qui
est habituellement un mode de suicide plutot masculin.
D'après certaines sources très officielles, elle se serait suicidée pour une seule raison somme toute banale : un chagrin d'amour.
Je n'en crois rien. Je ne nie pas que ça a pu avoir un impact sur sa décision mais tout médecin qui s'y connait un peu sur le sujet vous expliquerez qu'un suicide (ou du moins les pensées
suicidaires) n'intervient qu'au moment où un individu ressent plus de douleurs qu'il n'a de ressources pour y faire face. Le suicide ne résulte ainsi que très rarement d'une seule et unique
cause. C'est l'accumulation de douleurs qui font qu'à un moment donné, une goutte d'eau fait déborder le vase et conduit dans le pire des cas au suicide (et au mieux aux pensées
suicidaires qui ne s'accompagneront pas d'un passage à l'acte).
Avec ma perspicacité habituelle et grâce à un fin travail d'enquête digne du lieutenant Columbo et de l'inspecteur Clouseau réunis, il me semble avoir trouvé d'autres raisons à ce
suicide.
Outre que cette jeune femme a pu subir un traumatisme certain en jouant le role de l'agente anglo-atlantiste Jane Birkin au cinéma, c'est surtout l'étude de son agenda qui nous donne la clé de
l'énigme : Lucy Gordon devait participer en direct du festival de Cannes à l'émission du Grand Journal de Canal + jeudi soir, soit à peine un jour après son suicide.Je pense que c'est cet élément
qui a été le déclencheur, la goutte d'eau qui a fait déborder son vase.
L'idée de participer à ce qui est sans aucun doute la pire émission du PAF (paysage audiovisuel français) - bien qu'il y ait beaucoup de concurrence, la palme d'or revient incontestablement au
Grand Journal de Canal + - aux cotés de Michel Denisot, Guillaume Galienne, Pauline Lefèvre, Mouloud, Elise Chassaing, Marie Colmant et pire que tout Jean-Michel Apathie - c'est à dire une belle
brochette représentative de ce que notre pays fait de pire - aurait de quoi désespérer, déstabiliser et au final faire craquer tout être rationnel et raisonnable.
Au-dela, tout être bon qui fréquente le monde superficiel du show-biz où tout n'est qu'apparat, hypocrisie et bassesse à une puissance 100 par rapport à ce qu'il en est dans le reste de la
société ne peut que légitimement craquer. Aussi, nous respectons cette décision.
Nous la respectons d'autant plus que plus généralement, le suicide n'a pas toujours soulevé rejet et désapprobation en tous lieux et en tous temps.
En effet, le fait de considérer le suicide comme un acte lâche et immoral n'est que la conséquence de notre mode de pensée judéo-chrétien et de son moralisme de bonnes soeurs dégoulinant qui
l'accompagne.
Dans la Grèce et la Rome Antique, le suicide était considéré comme un acte noble et respectable, résultat du libre choix et du libre arbitre de l'individu.
A ce titre, le comportement de Socrate qui refusa de s'enfuir à l'étranger alors qu'il était injustement condamné à mort par la Cité d'Athènes est particulièrement révélateur de l'acceptation de
la mort par le philosophe qui considérait que les plus grands biens venaient après la vie.
Plus significativement encore, nous pouvons nous remémorer les dernières paroles du grand et génial empereur romain Néron avant son suicide au poignard :
"Quel artiste périt avec moi !"
Pour plus de précisions sur le sujet, lire "Le suicide, pour ou contre ?" : http://fn-populaire-et-social.over-blog.com/article-22682459.html
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