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C’est maintenant officiel, les candidat (e) s de notre parti sont présent (e) s dans les sept régions
électorales de la France métropolitaine.
Les candidatures de « Communistes » font du bruit dans le landerneau consensuel de l’UMP, du PS et de ses alliés du Front de gauche, du NPA et d’ailleurs, sans
oublier le Modem de Bayrou…
UMP, PS et consort s’échinent ( sans résultat) pour amener les Français à voter pour eux le 7 juin. Nombre de celles et ceux qui avaient soutenu ces partis
promettant la lune ont aujourd’hui pris leurs distances. C’est de plus en plus visible, tous ces partis quels qu’ils soient, ne sont bons qu’à échafauder des combinaisons politiciennes pour piper
des voix. Les beaux projets ne manquent pas mais qu’y a-t-il derrière ? Paroles, paroles…
Mais cette fois-ci, avec la présence de « COMMUNISTES », il y a enfin du neuf. Notre parti est là pour combattre ce jeu entre défenseurs du capitalisme, construit
pour durer… jusqu’à ce que le peuple s’en débarrasse.
Pour balayer tout ça, il fallait tout d’abord un parti politique qui soit l’émanation de celles et ceux qui veulent liquider ce système capitaliste. C’est fait, «
Communistes » est ce parti. Il faut maintenant que votre soutien à « Communistes » s’affirme encore plus. Prenez votre place dans ce combat qui nous est commun.
Notre parti vient de tenir de premières conférences de presse. Le mur de silence élevé contre nous commence à être percé. En témoignent les extraits de presse
ci-dessous :
Région Nord-Ouest. Paru dans Ouest France :
Sous le titre : « Communistes » contre « L’Europe capitaliste ».
La liste de la Région est prête précise Louis-Daniel Gourmelen « Une Europe sociale selon les candidats de « Communistes » est une
utopie et ils disent NON à l’Europe capitaliste, à la politique de Sarkozy et à la communauté européenne… Ils mettent en avant une véritable coopération dans tous les domaines, industriel,
scientifique, culturel, sur la base du développement de chaque nation… « Communistes », fondé en 2002, prône la lutte du peuple contre le capitalisme par le moyen d’une révolution et voit une
solution dans la mobilisation des entreprises… les militants feront campagne en affichant leur « NON », en distribuant des tracts, en faisant du porte-à-porte et en allant à la sortie des
entreprises là où sont les travailleurs.
Région Sud-Est. Dans Nice matin :
Sous le titre : Communistes : l’Europe de la faucille et du marteau.
« Les communistes aussi auront leurs listes aux élections européennes. Non, il ne s’agit pas du PCF. Ces Communistes là ont gardé la faucille et le marteau pour emblème. Ce parti qui revendique une soixantaine de militants dans les Alpes maritimes existe depuis 2002. Il se définit comme « un parti révolutionnaire de lutte de classe. Tous les partis politiques qui présentent des listes sont pour l’Europe et se situent dans une seule société, le capitalisme, alors que nous inscrivons dans une Europe où l’on doit abattre le capitalisme pour construire le socialisme explique Christophe Ricerchi, un enseignant niçois, tête de liste du Sud-Est ».
Ouest. Dans Ouest-France :
Sous le titre : Pas de compromis avec l’Europe pour le Parti qui porte le nom de « Communistes » : « le message est clair ». Il ne s’agit pas de réclamer une autre Europe mais de la combattre. Dès le début l’Europe a été construire par les capitalistes, pour les capitalistes, résume Chantal Girardin, qui conduit le liste dans l’Ouest. Celle-ci dénonce ainsi la libre circulation des biens, services, capitaux, personnes, qui permet de délocaliser les entreprises là où le taux de profit est le plus élevé et le coût du travail le plus faible. On le voit à Continental. Elle évoque la casse des services publics, le chômage et les profits record. Elle pointe l’Europe puissance militaire, prête à faire régner l’ordre capitaliste et la disparition des nations. Revendiquant le respect des nations, préférant la coopération sur la base du développement des nations, le parti veut « abattre l’Europe ».
Région Loire-Massif-Central. Dans la Marseillaise –L’Echo :
Sous le titre : Cette Europe ne peut pas être sociale.
« La liste sera conduite par une Indrienne Aline Dolidier-Pornet postière et syndicaliste…C’est mentir aux électeurs de parler de
l’Europe sociale. L’Europe ne peut pas être sociale dans l’état actuel des choses affirme-t-elle. Alors quelle Europe défend « Communistes » ? Nous sommes pour un maintien de la souveraineté des
nations, contre tout organisme supranational… Nous sommes pour une coopération pacifique, pour une politique de désarmement et pour la disparition de l’OTAN et de tout pacte militaire. Elle
dénonce le coût exorbitant de la campagne pour les candidats, environ deux millions d’euros sur le plan national. Dans les autres pays les frais sont bien moindres et le plus souvent remboursés à
1%. Nous estimons que c’est l’Etat qui devrait payer le matériel officiel. Du coup nous lançons un appel à la souscription précise Aline Pornet… Mais pour « Communistes, tout ne s’arrêtera pas le
7 juin au soir. Ce vote doit être prolongé par un mouvement d’ampleur afin d’exiger d’autres choix conclut la tête de liste ».
SOURCE : http://www.sitecommunistes.org/200509pavemare.htm
Mouais, on va quand même voter pour eux si leur candidature se confirme (les listes ne seront validées
que lundi et il faut qu'ils aient les fonds nécessaires) et si j'ai le temps et le courage de refaire une carte d'électeur (j'ai déchiré celle que j'avais un jour où j'étais bourré, comme je
l'avais signalé dans un autre sujet).
Cependant, comme toutes les organisations "anti-système", ça manque de matière grise et c'est quand même pas très sérieux. C'est riche en propagande et en affirmations non démontrées mais
pas trop en alternative crédible.
Sans compter que les candidats se contredisent entre eux dans leurs déclarations aux journaleux. Entre le type enseignant du Sud-Est qui est complètement à l'ouest en plaçant son combat sur le
terrain d'une Europe socialiste, et la nana postière du Massif Central beaucoup plus lucide qui se déclare pour le maintien de la souveraineté des Nations et contre TOUT organisme supranational
(et le TOUT est très important, d'où son inscription en caractère majuscule), il y a une évidente contradiction.
A croire qu'il est très difficile, pour ne pas dire impossible et interdit de répondre "Nous n'en voulons aucune !" à la question "Mais alors, quelle Europe vous voulez ?"
.
Il faut dire que ça ne fait pas vraiment parti de l'éventail des opinions acceptables défini et diffusé par les médias. Or si les médias n'en parlent pas, et vu que même les pseudo-souverainistes
(Villiers, Dupont-gnangnan) s'inscrivent dans le cadre de l'Europe, c'est que ça n'existe pas dans l'esprit de "Monsieur Moyen".
D'ailleurs, je suis prêt à parier que personne n'a jamais entendu dans sa vie un "Monsieur Moyen" dire sérieusement "La France doit sortir de l'UE". Car pour "Monsieur Moyen" qui ne raisonne
qu'avec l'offre médiatique qui lui est proposée, cette option n'existe pas. C'est pour cela que je suis très amusé quand je lis les rares valeureux opposants à la construction européenne écrire
parfois que l'opposition à l'UE (c'est à dire le souhait de voir la France en sortir) est une idée très présente dans l'opinion publique, je me demande sérieusement où ces personnes (par ailleurs
valeureuses) vivent (dans leur cocon sans doute).
La marginalisation pour ne pas dire l'inexistence de l'option véritablement anti-UE dans la population est une nouvelle fois révélatrice de la puissance hors du commun des médias (et de manière
moins importante de l'éducation nationale) pour ce qui est de façonner l'opinion publique selon leurs désideratas. C'est aussi révélateur du degré de conditionnement et d'aliénation qui règne
dans nos sociétés soi-disant "démocratiques".
Quoi qu'il en soit, je voterai tout de même pour les listes de "Communistes" (si elles sont bien présentes), même si elles ne sont pas toujours très claires sur l'UE (elles restent cependant les
plus claires par rapport aux autres) et même si cette organisation n'est pas une alternative très sérieuse non plus.
Comme je le disais dans un autre sujet, voter pour une liste clairement communiste aujourd'hui, qui met en avant le marteau et la faucille, 20 ans après la chute du Mur de Berlin, alors que les
médias se plaisent à ringardiser (et aussi à diaboliser, mais ils préfèrent ringardiser car c'est une arme autrement plus redoutable pour démolir un adversaire) cette idéologie qui nous est
présentée comme totalement "has-been" (sorry pour le vilain anglicisme), c'est vachement subversif.
Alors je pourrais m'abstenir mais très franchement, parmi les abstentionnistes, il y aura beaucoup plus d'individus méprisables citoyens-consommateurs qui ne pensent qu'à leur nombril et n'en ont
rien à foutre des affaires de la Cité (ou dit autrement de la politique) que d'individus respectables qui s'abstiennent pour signifier leur refus de la construction européenne.
Je vais donc voter pour les listes de "Communistes", beaucoup plus pour faire un "geste punk" et
pour faire un petit doigt d'honneur au Système que par profonde adhésion.
Sur ce, je vous informe chers camarades qu'il est très probable que je ne poste pas de nouveau sujet sur les deux-trois prochaines semaines à cause d'un manque de temps (oui ça m'arrive d'avoir
des choses à faire, rarement mais ça m'arrive). Ne vous étonnez donc pas si je garde un peu le silence, ne vous ennuyez pas trop sans moi. A la revoyure.
ce qui vous empechera de reconnaitre, genou à terre, la supériorité du jugement royaliste-mancunien sur votre jugement communisto-catalan.
Non, camarade et infidèle sujet, votre devoir est d'être là mercredi soir prochain, à Canossa!
1. Inutile de faire refaire une carte d'électeur (sinon pour s'offrir le plaisir un peu puéril de la déchirer à nouveau...) car on peut très bien voter sans cet accessoire : la carte nationale d'identité et une inscription valide sur une liste électorale suffisent. C'est d'ailleurs toujours un régal de mettre la panique dans un bureau en exigeant de faire valoir son droit de voter dans ces conditions, strictement conformes à la loi.
2. C'est d'autant plus inutile que, pour ces européennes du 7 juin, le boycott (abstention : ne pas émarger sur le registre du scrutin) reste l'attitude la plus cohérente pour les opposants à l'Europe supranationale.
3. Pour en venir à nos amis de "Communistes", compte tenu du caractère un peu virtuel de ce mouvement et du coût faramineux d'une telle campagne électorale, la question est simple : QUI PAIE ?
4. L'Europe n'est pas modifiable, il faut en sortir.
4 bis. L'Europe est le problème, pas la solution !
Vous pouvez voir l'Europe comme un structure politique en devenir, comme le fut l'Etat français au Moyen-Age, et je ne vois pas pourquoi les constructions politiques s'arrêteraient à la phase nationale ...Dans 1 000 ans, peut-être, en étudiant notre époque, les futurs étudiants évoluant dans une Europe fédérale, étudieront cette période dite nationale qui s'étendrait de la fin de la guerre de 100 ans à aujourd'hui.
Je ne vois pas pourquoi il faudrait percevoir la Nation Française comme figée dans une essence qui aurait toujours existé. D'ailleurs, certains mouvements anti-français comme l'Armée Révolutionnaire Bretonne, le FLNC, ETA ou les partisans d'une Savoie Libre, si on suit votre schéma de pensée, ont de légitimes revendications !
Pour ce qui est des mouvements régionalistes, libre à chacun de se sentir davantage breton, corse, savoyard ou basque que français. Cependant, la citoyenneté basque, savoyarde, bretonne ou corse n'existe pas, de même que la citoyenneté européenne d'ailleurs, alors que la citoyenneté française est un fait. Ceux qui veulent l'indépendance de leur région et en revenir à leur patois me semblent donc vouloir faire tourner à l'envers la roue de l'Histoire. Ceci dit, si une majorité de corses, savoyards, basques ou bretons voulaient l'indépendance de leur région et le retour de leur patois, je n'y verrai pas d'inconvénient. Mais c'est loin, très loin d'être le cas, les habitants de ces régions se sentant majoritairement français.
Notre but ne doit pas etre de priver les peuples de leurs droits politiques en créant des grandes structures supranationales qui, de fait, conduisent à des abandons de souveraineté.
Eh oui, "Serpov" c'est bien moi.
Mais ça doit aussi être contre le systrème que de pas le mettre en ligne.
A moins que ça ne soit juste de l'incompétence informatique.
groumpf!
:-((((
Hano Nimes
1) "C'est la logique interne du politique que d'agréger". Absolument pas. Le politique, selon les époques, agrège ou fragmente, il n'y a aucune loi dans ce domaine. L'empire romain, l'empire byzantin, l'empire de Charlemagne ou le Saint Empire se sont divisés. Il serait bien de réfléchir parfois avant d'asséner des contre-vérités.
2) Contrairement à ce que vous semblez penser, il est fort possible que la construction européenne s'accompagne d'une balkanisation de l'Europe occidentale. A tous les européistes, je voudrais rappeler qu'aux portes de Bruxelles, l'euro-capitale, Flamands et Wallons ne peuvent plus se sentir; Catalans et Basques se proclament volontiers Européens... pour ne plus être Espagnols! Certains Corses et Bretons sont tentés d'en faire autant. Et les Ecossais songent à une indépendance. Quelle belle fraternité européenne!
3) Si vraiment l'UE est une nation en gestation comme vous le laissez entendre et comme le fut la France au Moyen Âge, alors le résultat ne sera guère glorieux: une seule langue, une seule culture de l'Atlantique aux marges de la Russie, alors que chacun de nos Etats possède un passé souvent brillant. Pourquoi vouloir une telle homogénéisation? De plus, un tel scénario est en totale contradiction avec la réalité en 2). Ni l'un ni l'autre ne sont de toute façon souhaitable.
4) Je ne défends pas (et Julien non plus, je pense) une vision providentialiste de la "France éternelle". D'autres combinaisons étaient historiquement possibles. Mais nous considérons que la nation française telle qu'elle s'est constituée, avec son histoire, sa culture et sa souveraineté, est digne de perdurer. Le projet politique que la République française porte est émancipateur, alors que l'UE profite de sa distance d'avec les citoyens pour travailler dans l'opacité. Et je le répète, la constitution d'un "super empire continental" me laisse de marbre. Nous n'en avons pas besoin.