Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 20:09
Nous entendons souvent dire que "le capitalisme est le plus mauvais des systèmes, à l'exception de tous les autres", c'est à dire que le capitalisme est le moins mauvais des systèmes.

Est-ce vraiment certain ? Tous les systèmes économiques possibles et imaginables ont-ils été testés pour en arriver à une telle conclusion, si définitive et sans appel ?

Ceux qui croient en l'horizon indépassable du système capitaliste, censé durer jusqu'à la fin des temps alors qu'il n'existe que depuis environ 500 ans (c'est à dire une seconde à l'échelle de la vie terrestre), répondront sans doute que oui.

En revanche, bien que le système capitaliste soit loin d'être le plus mauvais système que nous ayons connu (sans quoi il n'aurait tenu aussi longtemps et ne serait si solide) et qu'il ne faut pas le diaboliser en se lançant dans des critiques infondées de type populistes, ceux qui se rendent bien compte de l'immoralisme et des profondes injustices économiques qu'engendre ce système (avec ses échelles de salaires qui vont de 1 à 1 000 voir plus, avec ses juteux placements boursiers et financiers qui sont autant de revenus volés à la sueur du front des salariés,......) cherchent désespérément une alternative crédible pour le remplacer, et voient bien que les hommes politiques de tous les bords n'ont aujourd'hui plus rien à leur proposer.

Vous aurez sans doute remarqué qu'une des grandes spécialité française, chez les hommes et femmes politiques mais aussi dans le peuple, est d'être très fort pour contester le gouvernement en place mais dès qu'il s'agit de proposer une alternative crédible, il n'y a plus personne !

C'est ainsi que Monsieur Nicolas Sarkozy est souvent victime de ce qu'on pourrait appeler des attaques en dessous de la ceinture, par exemple de la part de Monsieur François Bayrou qui ne rate jamais une occasion de manifester sa haine contre Monsieur Nicolas Sarkozy mais qui n'est objectivement porteur d'aucun projet de société alternatif. Il en est réduit à dénoncer des faits divers qui ont toujours existé, tel que le piston en faveur du fils Sarkozy, comme d'autres attaquent Monsieur Nicolas Sarkozy sur sa taille ou sur ses notes de frais.

Pour notre part, nous dénonçons ce genre d'attaques car Monsieur Nicolas Sarkozy est un être humain, qui mérite le respect comme tous les êtres humains de la planète. Nous combattons sa politique car nous ne partageons pas ses valeurs, mais nous le respectons en tant que personne car chacun est libre d'avoir les opinions politiques de son choix dans une démocratie, et nous ne considérons pas que nos valeurs doivent nécessairement être partagées par tous.

Cependant, si nous ne tombons pas dans le piège des "attaques en dessous de la ceinture" et autres haines de personnes, je dois avouer que je suis aussi en partie atteint par ce "mal français" de la contestation stérile et inconstructive.

C'est à dire que je suis révolté, je suis contre le système capitaliste, je sais certes ce que je voudrais changer dans les grandes lignes mais je ne suis pas personnellement porteur d'un projet de société solide dont je pourrais certifier qu'il surpasserait le capitalisme actuel et permettrait d'améliorer le bien-être du peuple.

Ce "mal français" (qui n'est d'ailleurs pas que français, mais je ne parle que de ce que je connais c'est à dire la France) ne touche pas que les partis dits institutionnels, et par exemple Monsieur François Bayrou dont nous avons parlé. Ce mal touche plus globalement l'ensemble des forces dites "anticapitalistes" et/ou "antisystème".

Prenons deux exemples : l'un à l'extrême-gauche, l'autre à l'extrême-droite.

D'abord à l'extrême-gauche, avec Monsieur Olivier Besancenot du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste).

Monsieur Besancenot est sans doute sincèrement révolté, il gueule et gesticule énormément mais toute personne qui a un minimum de culture économique (ce qui est mon cas, car je suis titulaire d'une maitrise en économie) se rend compte en lisant son programme que ça ne tient guère la route (comme nous l'avons deja démontré dans un autre sujet), et que nous pourrions aller droit dans le mur (de Berlin, je suis assez rigolo) s'il venait à accéder au pouvoir.

Par exemple, lors des élections présidentielles de 2007, la mesure phare de Monsieur Olivier Besancenot, mais aussi de toute la gauche antilibérale et de Madame Ségolène Royal, était de porter le SMIC à 1 500 euros.

Belle mesure en apparence, révélatrice de bons sentiments, mais qui démontre le peu de sérieux politique (ou du moins le faible niveau de culture économique) de ces gens-là. En effet, nul besoin d'avoir fait des hautes études en économie pour comprendre que si une force politique arrive au pouvoir et adopte comme première mesure de porter le SMIC à 1 500 euros dans le système actuel (c'est à dire sans envisager au préalable aucun autre changement), de nombreuses petites entreprises (PME) se verraient obligées de mettre la clé sous la porte, d'où une explosion du chômage et un appauvrissement général de la société française.

Ensuite à l'extrême-droite, avec par exemple Madame (ou Mademoiselle, je ne sais si elle est mariée, en tout cas si elle est mariée elle a gardé son nom de jeune fille ce qui est possible, mais ceci ne nous regarde pas et appartient au cadre de la vie privée) Marine Le Pen.

Si nous écoutons Marine Le Pen, et l'extrême-droite en général, tous les problèmes viendraient de la mondialisation qui aurait pour conséquence de détruire l'emploi en France et de faire exploser le chomage. En conséquence, ils proposent comme solution de lutter contre le libre-échange, en adoptant des mesures protectionnistes (type droits de douane).

Leur souhait de vouloir défendre l'industrie en France est certes louable mais il ne faut pas oublier que l'instauration de droits de douane conduirait à enchérir le coût des importations, et donc à baisser le pouvoir d'achat des consommateurs français (donc moins d'argent dans le porte-monnaie à la fin du mois).

De plus, est-il bien certain que la mondialisation conduise à une destruction nette d'emplois, c'est à dire que le nombre d'emplois détruits soit supérieur au nombre d'emplois créés ?

La réponse est non, en fait nous ne connaissons pas bien les effets nets de la mondialisation sur l'emploi mais ce qui est certain, c'est que la mondialisation ne conduit pas qu'à des destructions d'emplois mais aussi à des créations d'emplois (trop souvent oubliées).

Nous pouvons le voir comme un phénomène de "destruction créatrice", qui est le résultat de la continuelle transformation des sociétés humaines, avec des emplois qui disparaissent et d'autres qui apparaissent. Un simple exemple pour le comprendre, c'est ce phénomène de "destruction créatrice" qui explique que nous ne soyons pas aujourd'hui tous à la ferme et dans les champs pour cultiver les terres, alors que l'immense majorité de la population française était paysanne au Moyen-Age.

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Nous avons donc vu qu'aucune force politique ne semble être en mesure de proposer un système alternatif au capitalisme.

Pour ma part, j'avoue clairement que je n'ai pas le niveau pour construire une alternative crédible au système capitaliste, et je ne vaux donc pas mieux que la classe politique française.

Ceci dit, de par ma formation universitaire, j'ai tout de même quelques bases en économie (certes très, très fragiles, mais ça compte tout de même) qui me permettent de savoir faire la différence entre une alternative économique farfelue (ou du moins bancale) et une alternative économique potentiellement crédible (je dis potentiellement, car nous ne pouvons savoir qu'une alternative est crédible qu'une fois qu'elle a été testée).

Les alternatives économiques non crédibles, ce sont donc celles que nous avons deja évoquées, soit parce qu'elles n'existent pas (François Bayrou, Ségolène Royal,......), soit parce qu'elles sont farfelues ou bancales (Olivier Besancenot, Marine Le Pen,.....)

Tous les êtres révoltés comme nous cherchent depuis longtemps une alternative crédible au capitalisme, car ils veulent en finir avec ce système profondément injuste et immoral.

Cette alternative, nous l'avons peut-être trouvée à force de chercher. Elle est l'oeuvre d'un (très) brillant militant du PCF (*) (misère de voir que le PCF qui n'a que des truffes qui n'ont rien à dire à sa direction ait dans le même temps des militants brillants) qui, pour faire simple (mais c'est en réalité beaucoup plus complexe), propose


Un Système économique à  la fois plus efficace (augmentation de la liberté d'entreprendre) et plus équitable (beaucoup moins inégalitaire) que le Système capitaliste


Objectif a priori très ambitieux, pour ne pas dire contradictoire, car nous avons souvent dans l'idée que l'augmentation de la liberté d'entreprendre et de l'efficacité économique ne peuvent que s'accompagner d'inégalités croissantes, et que toute tentative de réduire les inégalités est porteuse d'inefficacité économique.

Pourtant, en regardant les vidéos de présentation de ce nouveau système économique (8 épisodes d'environ 10 minutes), qui peut être considéré comme un socialisme de type nouveau (n'ayant rien à voir avec le socialisme soviétique, entre autres raisons parce qu'il est démocratique et ne repose pas sur la planification de la production), nous devons dire que nous n'avons pas vu de faille et que nous pensons que ce système économique mériterait d'être expérimenté.

Nous serions reconnaissants à des brillants économistes capitalistes, pour lesquels il n'y a point de salut en dehors du système capitaliste, de visionner ces vidéos et de nous dire où se trouve la faille qui permettrait d'affirmer que ce système ne fonctionnerait pas. Ca nous permettra d'améliorer notre culture économique et de nous remettre dans le droit chemin de la raison capitaliste. Sont par exemple conviés Jean-Marc Sylvestre, Jean-Michel Apathie, Jacques Marseille et Jacques le Cacheux (une vieille connaissance, un prof que j'ai terrorisé).

Au-dela, nous invitons tous les honnêtes citoyens, qui ont conscience du fait qu'il faut dépasser le système capitaliste mais qui ne savent pas trop par quoi il devrait être remplacé, à regarder ces vidéos pour se faire leur avis eux-mêmes.

Certes, certains passages sont difficiles à comprendre mais c'est normal, la description d'un nouveau système ne peut être que complexe. Imaginons que nous soyons un paysan du Moyen-Age et qu'on nous explique le fonctionnement du système capitaliste actuel, nous n'aurions probablement rien compris et jugé cela surréaliste......bah là c'est un peu pareil.

8 épisodes de 10 minutes, vous vous dites peut-être que c'est super long. Pas plus long qu'un film de Roman Polanski et que mon article qui n'en finit plus (au départ j'étais parti pour faire 5 lignes), et beaucoup plus utile.

Plusieurs possibilités s'offrent à vous selon votre catégorie :

1) Vous en avez rien à branler de tout cela, dans ce cas vous ne regardez aucun épisode

2) Vous êtes hyper intéressé et vous avez grave le temps, dans ce cas vous pouvez regarder tous les épisodes (même si les 3 premiers ne sont pas les plus utiles)

3) Vous êtes hyper intéressé mais vous n'avez guère le temps, ou vous êtes un peu intéressé. Dans ce cas, vous pouvez ne pas regarder les épisodes 1, 2 et 3 et vous contenter de regarder les épisodes 4, 5, 6, 7 et 8, voir même seulement les épisodes 5, 6, 7 et 8 (l'épisode numéro 4 jouant en quelques sortes un role de pivot et pouvant donc être zappé)

4) Vous êtes très peu intéressé ou vous avez un train à prendre. Dans ce cas, vous pouvez vous contenter de regarder les épisodes 7 et 8 mais après ne venez pas chialer si vous n'avez rien compris

Dernier détail : le son des vidéos est parfois moyen, n'oubliez pas de régler le son de votre périphérique d'ordinateur à fond si vous voulez mieux entendre.

Voila, tout est sans doute dit.

Voici donc ces 8 épisodes, avec pour chacun leur titre et un petit résumé des idées essentielles que nous avons compris (mais si ça se trouve, on est à coté de la plaque et on a rien compris).

Nous vous souhaitons une agréable séance.

Nota bene : Nous précisons, afin de lever toute éventuelle ambiguité, que c'est entièrement de notre propre initiative que nous avons décidé de vous présenter ces vidéos.


Episode 1 : Un système en crise



Tentative de résumé :

Le capitalisme a deja traversé de nombreuses crises au cours de son existence, avant celle que nous avons connu en 2008, et a toujours su les surmonter. Parler de "mort du capitalisme", comme l'ont fait les ténors de la "gauche antilibérale", s'apparente donc à une bouffonnerie.

Les explications de la crise divergent selon les courants politiques : pour la gauche, elle est due à la faiblesse de la progression des salaires donc au recours massif au crédit pour se procurer un patrimoine immobilier. Pour les libéraux, la crise est due au gouvernement américain qui a contraint les banques à accorder des crédits aux américains à faibles revenus afin que chacun devienne propriétaire de son logement. Tous s'entendent sur la responsabilité de la FED (Banque Centrale Américaine) et de sa politique monétaire.

Face à la crise, le discours commun consiste à demander une régulation du capitalisme. Il ne faudrait toutefois pas oublier que nous vivons deja dans un système où les Etats interviennent beaucoup, et que ces interventions peuvent amplifier les crises. Il serait donc peut-être plus sage et rationnel de réclamer un changement de système, un dépassement du capitalisme.


Episode 2 : Des raisons de sortir du capitalisme


Tentative de résumé :

Le problème du système capitaliste ne vient pas de sa nature supposée ultra-libérale mais du fait que c'est un système basé sur l'exploitation (celui qui possède le capital empoche une partie de ce que génère le travail du salarié), qui bride les compétences humaines, qui engendre des blocages à la production, des gaspillages de ressources et des inégalités sans fondements.



Episode 3 : L'économie planifiée, une alternative ?



Tentative de résumé :

Les expériences d'économies planifiées, et en particulier l'expérience soviétique, se sont soldées par des échecs non seulement en raison de l'absence de démocratie (empêchant toute contestation des erreurs du plan, des gaspillages,......) mais aussi à cause de l'infériorité intrinsèque de l'économie planifiée par rapport à l'économie de marché, qui s'explique par le fait qu'aucune équipe d'experts ne peut réunir autant d'informations sur l'état de l'économie que plusieurs centaines de milliers de chefs d'entreprises ou des millions de cadres comme l'a très bien expliqué l'économiste libéral autrichien Hayek.

Une économie planifiée même démocratique ne semble donc pas pouvoir constituer une alternative valable à l'économie de marché capitaliste. Mais ceci ne veut pas dire que l'économie de marché capitaliste constitue un horizon indépassable et ne peut être surpassée, car rien ne dit que seuls deux systèmes sont possibles (sauf dans les cervelles des dogmatiques psycho-rigides).


Episode 4 :Quel système nous faut-il ?


Tentative de résumé :

Tout au long du XXème siècle, les mouvements de gauche ont vainement essayé d'abattre le mur de la propriété privée des moyens de production.

Pour ce faire, ils ont toujours procédé de la même manière en rachetant les entreprises capitalistes c'est à dire en les nationalisant. Les résultats obtenus n'ont guère été florissants (surtout pour les nationalisations de 1981 de François Mitterrand), ce qui laisse à penser qu'il faudrait procéder autrement.

Pourquoi ne pas envisager un système où le revenu de chacun serait une part du revenu collectif que l'on partagerait ? Le salaire ne serait ainsi plus l'arme du capitaliste, et le travail cesserait d'être une marchandise......


Episode 5 : Comment produirons-nous ?

Tentative de résumé :

Nous nous plaçons ici dans la peau d'un entrepreneur dans le nouveau système économique.

Comme dans le système capitaliste, il y aura dans le nouveau système des entreprises avec des dirigeants et des employés. Le nouveau système n'a en effet rien à voir avec la grotesque utopie anarchiste, il est rationnel et réaliste.

Vous êtes un entrepreneur et vous voulez créer votre entreprise. Après avoir solidement monté votre dossier, vous prenez un rendez-vous avec une banque de la collectivité (ou de l'Etat) qui accepte ou non la création de votre entreprise en se basant uniquement sur la qualité du projet.

Si votre projet est accepté, vous disposez d'un crédit illimité pour acheter des biens à d'autres entreprises, dans une monnaie différente de celle utilisée par les particuliers.

Mais attention, pas de fausse joie : ce n'est pas parce que vous disposez d'un capital illimité que vous pouvez faire n'importe quoi. En effet, la collectivité (ou l'Etat) supprime chaque année les entreprises qui affichent un solde (ventes - achats) beaucoup plus faible que la moyenne. Les achats de l'entrepreneur devront donc être compensés par ses ventes aux entreprises et aux particuliers.

A noter que les entreprises supprimées par la collectivité ne sont pas détruites : le personnel, les stocks et les machines sont conservés. L'Etat impose simplement au responsable de l'entreprise de démissionner, et lance un appel à candidature pour le remplacer.


Episode 6 : Comment consommerons  -nous ?


Tentative de résumé :

Nous nous plaçons ici dans la peau d'un particulier (c'est à dire vous et moi) dans le nouveau système économique.

Le revenu des particuliers est versé dans une monnaie différente de celle dont disposent les entreprises pour effectuer leurs achats.

Tous les revenus individuels sont versés par la collectivité (c'est à dire l'Etat) et constituent donc une fraction du revenu national.

Tout le monde perçoit-il le même revenu ? Non, les revenus sont fonction de 3 grands critères :

-le secteur d'activité (actif ou inactif, salarié ou étudiant, secteur informatique ou agroalimentaire,......)

-le métier (un dirigeant d'une entreprise touche davantage qu'un employé de la même entreprise)

-les résultats de l'entreprise (pas besoin de faire un dessin, plus les résultats d'une entreprise sont importants, plus ses membres auront un revenu important)

Au total, le revenu de chacun des 60 000 000 de citoyens français s'obtient à partir de cette équation :

(Revenu national X 1/60 000 000) X facteur secteur d'activité X facteur métier X facteur résultats de l'entreprise


Episode 7 : Pourquoi ce système-là ?


Tentative de résumé :

Ce système présenterait plusieurs avantages par rapport au système actuel :

-simplification de la création d'entreprises, répondant aux seuls critères des compétences professionnelles et de la qualité de l'idée

-fin du chomage (ou plutot réduction à un chomage frictionnel) grâce à un plus grand nombre de création d'entreprises et du fait que les entreprises ne payent pas elles-mêmes leurs salariés

-tout le monde est mis en lien avec les performances globales de l'économie, grace au facteur "résultats de l'entreprises". La motivation dans le système n'est donc pas basée sur l'altruisme, l'amour du prochain et autres niaises rêveries gauchistes utopiques mais simplement sur l'espérance de gain individuel.  Il n'y aura ainsi plus de planqués et de partisans du moindre effort.

-la collectivité controle directement le niveau des inégalités sociales car c'est elle qui verse les revenus. Les inégalités démesurées observées dans le système capitaliste n'existent plus, pas de milliardaires et autres riches parasites privilégiés dans notre nouveau système.

-la fin des revenus du capital, tous les revenus distribués dans le nouveau système résultent de l'activité professionnelle de chacun. Ce nouveau système permet donc de réaliser le rêve de Monsieur Nicolas Sarkozy : récompenser seulement et intégralement le travail et le mérite.


Episode 8  Comment réaliser ce système ?


Tentative de résumé :

Les économies des pays du Monde étant de plus en plus interdépendantes entre elles, nous pourrions croire que le nouveau système ne pourrait être expérimenté qu'à la condition qu'un grand nombre de pays (voir leur totalité) l'adopte, sous peine de ne pouvoir commercer avec le reste du Monde et de se transformer en Corée du Nord.

En fait pas du tout. Le système peut être expérimenté dans un seul pays (socialisme dans un seul pays, comme dirait l'autre), avec un commerce extérieur qui existera toujours, de même que les investissements étrangers en France qui seront compensés par les investissements français à l'étranger.

Dans le nouveau système, le champ de l'activité financière est fortement réduit mais l'activité financière existe toujours. La finance se recentrera sur son activité d'origine, à savoir la couverture des risques.

Mais vient la question la plus épineuse : comment mettre en place ce nouveau système ?

A l'heure d'aujourd'hui, aucun parti de gauche ne propose un tel système dans son programme. Pourtant ils auraient intérêt à le faire. En effet, ce système suppose des changements autrement plus radicaux que les mesures que proposent ces partis aujourd'hui, et surtout il répond clairement à l'ensemble des critiques adressées à une gauche qui serait figée dans une société d'assistanat, économiquement inefficace et cadenassée par des lois et des réglementations à n'en plus finir (comme cet article).

Il serait même possible, avant de songer à conquérir la France, d'appliquer ce système à l'échelle d'une région de plusieurs millions d'habitants.

Mais cela suppose une prise de conscience de nombreux citoyens, en premier lieu ceux qui ont le plus intérêt à un changement de système.



(*) L'auteur des vidéos rédige les blog et site suivants :

http://pourlecommunisme.over-blog.com/

http://www.pourlecommunisme.com/
Par Julien B. - Publié dans : Sortir du capitalisme
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Commentaires

Je pense que l'UE et le mondialisme souhaitent faire de la France un pays d'emplois tertiaires et à terme un pays vivant principalement du tourisme. Peut-on se passer de l'industrie, de l'agriculture, de l'ingénierie par exemple? Quant au fait que les droits de douane diminueraient le pouvoir d'achat là encore je suis assez perplexe : en imposant des droits de douane ça incite soit les pays importateurs à baisser leurs prix ou alors s'ils ne le font pas c'est les producteurs français qui le feront, qui en plus, n'étant plus concurencés déloyalement par des pays à bas coûts de production, auront plus de débouchés ce qui permettera plus de croissance et  plus de création d'emploi.

Cela mise à part le programme socialiste décrit me parait satisfaisant. Des questions tout de même: qui vous dit que les investisseurs, les innovateurs, les créateurs d'entreprises et autres petits génies ne se casserons par à l'étranger pour plus de profit? Les délocalisations seront-elles un vieux souvenir ou dit autrement les PME pourront-elles faire face à des produits venant des pays tels la Chine et l'Inde (étant donné qu'il y aura les mêmes droits de douane qu'ajd bien que nous serons sortir je suppose de la perfide UE)? Par qui seront payés les chefs d'entreprises? Enfin en combien de temps cette solution alternative pourra-t-elle être appliquée dans un pays comme la France? Merçi
Commentaire n°1 posté par Céline76 le 30/10/2009 à 16h33
Bonnes questions.

"qui vous dit que les investisseurs, les innovateurs, les créateurs d'entreprises et autres petits génies ne se casserons par à l'étranger pour plus de profit?"

Ca fait plusieurs questions en une.

Pour ce qui est des créateurs d'entreprises et innovateurs, ils n'auront pas nécessairement intérêt à partir, dans la mesure où la création d'entreprises sera plus aisée en France que dans les autres pays restés sous un système d'économie de marché capitaliste. S'ils partent à l'étranger, ils auront moins de chances de pouvoir obtenir un financement pour créer leur entreprise qu'en restant en France. Cependant, il est en effet possible que certains qui seraient assurés d'obtenir un financement à l'étranger partent, pour pouvoir espérer obtenir une meilleure rémunération que celle qui leur serait versée par l'Etat en France (ce qui permet de répondre à une autre question : c'est l'Etat qui verse tous les salaires, y compris ceux des chefs d'entreprises, qui perçoivent bien entendu davantage que leurs employés sans quoi personne ne prendrait la peine de créer des entreprises).

Pour ce qui est des investisseurs (je suppose que tu parles des investisseurs étrangers), la réponse est donnée dans l'épisode numéro 8. Les investissements étrangers en France existeront toujours, ils feront donc du profit sur le dos des salariés français ce qui constituera une entorse aux principes de ce système (mais pas moyen de faire autrement à partir du moment où le Monde entier n'adopte pas ce système). Mais ceci sera compensé par les investissements français à l'étranger, par lesquels la France fera du profit sur le dos des salariés érangers.

Pour ce qui est des petits génies (j'imagine que tu parles peut-être des chercheurs et autres scientifiques), je pense que la situation ne diffèrera pas beaucoup de ce qu'elle est aujourd'hui. Beaucoup de chercheurs français s'installent deja aux USA, et il n'est pas dit que les chercheurs et scientifiques perçoivent moins dans le nouveau système que dans le système actuel (tout dépendra de la façon dont les critères de rémunération seront fixés).

"Les délocalisations seront-elles un vieux souvenir ou dit autrement les PME pourront-elles faire face à des produits venant des pays tels la Chine et l'Inde (étant donné qu'il y aura les mêmes droits de douane qu'ajd bien que nous serons sortir je suppose de la perfide UE)?"

Je pense sincèrement que le plus gros des délocalisations est deja derrière nous, car les salaires ne resteront pas toujours aussi bas qu'ils ne le sont aujourd'hui en Chine et en Inde (leurs couts de production finiront bien par augmenter tot ou tard), et car les couts de transport ont tendance à augmenter avec la raréfaction du pétrole (d'où un moins grand intérét à aller produire à l'autre bout du monde).

Je ne répond pas vraiment à la question mais j'avais rien d'autre à dire.

"Par qui seront payés les chefs d'entreprises? "

Deja répondu.

"Enfin en combien de temps cette solution alternative pourra-t-elle être appliquée dans un pays comme la France?"

Je n'en ai aucune idée, à mon avis ça peut etre installé en 1 an mais le créateur de ce système sera sans doute plus habilité à répondre à cette question ainsi qu'aux autres.

En tout cas les questions sont toujours utiles, car elles permettent de perfectionner la chose et de découvrir d'éventuelles failles auxquelles personne n'aurait pensé.


Commentaire n°2 posté par Julien le 30/10/2009 à 17h39
Bonsoir à tous, déjà, merci à Julien pour cette promotion détaillée de mes vidéos. Je sais que tu aimes écrire des messages longs, mais je ne m'attendais pas à un tel intérêt. J'approuve tous les résumés que tu as fait. Pour (finir de) répondre aux questions de Céline76, je dirais que : 1) il se peut que certains inventeurs, ingénieurs et cadres décident de partir à l'étranger, mais à leur place de nombreux autres candidats surgiront. Il ne faut pas oublier qu'un grand nombre de chefs d'entreprise de petite taille continuent leur activité alors que leurs revenus n'ont rien de mirobolant, surtout en le rapportant au nombre d'heures effectuées. Ensuite, ce n'est pas forcément celui qui fait une découverte qui s'enrichit le plus, mais celui qui sait en acquérir les droits et les exploiter. Par exemple, le physicien Albert Fert, nobélisé pour sa découverte de la magnétorésistance dans les années 70, est sans doute moins riche que ceux qui ont utilisé sa découverte pour commercialiser le CD. 2) Pour ce qui est du commerce extérieur, et des délocalisations: il faut bien avoir en tête que le système que je propose fait disparaître la question des coûts salariaux dans les échanges, ou du moins la question de la différence de niveau de vie entre un pays comme la France et la Chine n'intervient plus de la même manière. Pour se faire une idée, dans ce système, c'est un peu comme si les entreprises françaises, aujourd'hui, toutes ensemble, se voyaient accordé par l"Etat et l'OMC de vendre à des prix qui ne correspondraient pas à leurs coûts, mais de fixer un prix qui maximiserait leur recette. Chaque entreprise française fixerait ses prix à des niveaux qui seraient compétitifs sur le marché où elle opère, sans tenir compte de ses coûts de production, mais pas trop bas, pour obtenir le plus de parts de marché et la recette maximale. Le but serait, avec cette recette mise en commun pour toute la France, de payer toutes les importations du pays. Bien sûr, c'est irréalisable dans le système actuel, car il faut quand même que les entreprises paient leurs salariés, et réalisent une marge. Mais dans le système que je propose, leur revenu n'est pas exprimé dans les devises internationales qui servent à l'échange, mais dans une monnaie purement interne (qui s'appelle l'euro dans mes vidéos). Donc si les entreprises nationales font leurs exportations en dollars, elles fixeront leurs prix de sorte à avoir la plus haute recette possible, sachant que cela équivaudra à plus d'euros. Elles n'auront pas intérêts à stocker en fraude des dollars, puisque leurs réserves en euros sont illimitées (c'est le solde vente-achat qui est déterminant, pas le stock). Et les importations se feront avec leurs dollars. La principale contrainte qui pèsera sur les prix des exportations sera le niveau des importations, et au niveau de la balance commerciale extérieure que le pays cherche à avoir (c'est un choix collectif). Par exemple, si le pays cherche un solde nul, s'il y a de faibles importations, il faudra que les exportateurs limitent leurs recettes, sans quoi ils recevront moins de monnaie interne pour chaque dollar gagné sur un marché extérieur. Et inversement, si les importations sont élevées, les entreprises nationales sont intéressées à faire la recette la plus haute. C'est un peu compliqué, le système de commerce extérieur est expliqué plus en détail dans la présentation de ce système que je vais publier sur mon site www.pourlecommunisme.com (cf. le PDF "programme communiste - programme alloc" mais il n'est pas encore remis à jour). Au final, la différence de niveau de vie Chine France jouera sans doute dans le fait que la France, par habitant , fait plus d'importations que la Chine (et donc devra faire plus d'exportations que ce à quoi seront tenu les entreprises chinoises), mais le désavantage dû à nos coûts salariaux n'aura plus du tout la même ampleur. D'ailleurs les coûts salariaux ne sont eux-mêmes qu'une partie de la question des délocalisations, cf. par exemple les travaux d'un de mes anciens professeurs, olivier bouba-olga, de l'université de Poitiers.
Commentaire n°3 posté par DiadoreCronos le 31/10/2009 à 00h17
De rien, c'est un plaisir.
Commentaire n°4 posté par Julien le 31/10/2009 à 21h00
Entendu. Merci pour ces réponses.
Commentaire n°5 posté par Céline76 le 02/11/2009 à 22h02

Bien fichue cette affaire. Merci pour ces vidéos.

Du beau travail, on a trouvé notre ministre de l’économie !

Reste à plancher sur le même type de changement concernant le système éducatif, juridique, la politique familiale, l’identité, l’Etat, les loisirs, la culture, le système de santé, de retraites etc. C’est-à-dire penser surtout à comment faire pour éviter qu’une si belle mécanique économique, que cette nouvelle mise en équation de la production n’empêche finalement nullement la réémergence des travers et des comportements déplorables du système actuel (système qui « sur le papier » promettait lui aussi « paix et prospérité » - mais il est fort  possible que j’ai pas tout compris dans les vidéos et que le nouveau système intègre ses propres processus de contrôle et de régulation et soit prémuni contre toute dérive, il m’a semblé qu’il était question de cela à un moment donné mais c’est aussi un des moments où j’ai décroché je crois). Bref peut-être encore du boulot. Mais avant tout ceci,  le premier boulot, et pas le moindre, c’est de savoir aussi comment on fait pour provoquer la « prise de conscience de ceux qui y ont le plus d’intérêt » à ce nouveau système et donc comment on fait pour désabrutir les millions d’abrutis à qui il faut vendre la chose. (faire le boulot d'information et attendre patiemment qu'ils perdent du poids ?)

 

Il y a aussi quelques trucs que j’ai pas pigé dans ce nouveau système, faut dire que je suis une brêle totale en économie et que j’ai aussi peut-être par manque d’attention loupé des explications dans les vidéos. Donc pardonnez l’éventuelle naïveté des remarques.

 

Quand il est dit que la « Banque » ou l’ « Institution » juge de la qualité du projet d’entreprise afin de délivrer une autorisation, on aimerait en savoir plus sur les critères de jugement et la nature des juges. C’est tout de même une articulation essentielle du système. (peut-être l’auteur pour ne pas surcharger ses explications traite-t-il cette question séparément)

 

Pareil pour le remplacement d’un dirigeant « déficient », c’est l’ « Institution » qui recrute son remplaçant.

Est-il dit que le dirigeant est d’ailleurs uniquement jugé sur le  solde qu’il fait ou est-il question d’intégrer également dans l’appréciation les conditions de travail qu’il impose (j’ai l’impression que c’était pas le cas).

Les employés ont directement leur mot à dire dans l’affaire ou cela passe par leurs éventuels « représentants » dans l’ « Institution » ?

 

N’ayant pas d’avis sur la question car étant dépourvu de tout esprit d’entreprise, je demande si tout de même c’est vraiment motivant de  créer une entreprise si celle-ci ne vous appartient pas ? La différence de rémunération (moindre dans le nouveau système et c’est heureux) par rapport au travailleur de base est-elle une source de motivation suffisante ? Le sentiment d’œuvrer pour la collectivité ? pour la patrie ? La satisfaction d’être un chef (plus plausible mais à double tranchant) ?

 

 

Enfin j’ai pas saisi l’argument, qui était bref, concernant le fait que l’Etat choisit de favoriser tel ou tel secteur d’activité (c.f le coefficient multiplicateur du revenu)  mais que de toute façon ce n’est pas un problème, il ne peut pas y avoir d’erreur. L’argument avancé je crois  est que les employés vont de toute façon vers les entreprises des secteurs qui ont le meilleur solde et que donc ça réequilibrera les éventuelles erreurs. Mais est-ce vrai que les employés ne vont que là où ça paye le mieux ? enfin là c’est le principal morceau où j’ai pas pigé.

 

bref, après ce qui me semble être un très bon modèle économique, c’est surtout la question de l’Etat qui je crois doit être approfondie (sa nature, sa structure, son fonctionnement) car c’est tout de même l’élément central de ce système. Ceci étant dit c’est pas moi que le ferai.

Commentaire n°6 posté par Stéphane Frankovich le 22/11/2009 à 15h52
J'aurais une autre question : qu'en serait-il de la dette actuelle de notre pays? On efface l'ardoise des intérêts de la dette?
Puis des entreprises actuellement en route (pas que celles du CAC40)? S'agira-t-il de les nationaliser ou autre?
Quelle sera la politique fiscale?
Commentaire n°7 posté par Céline76 le 02/12/2009 à 13h53
Je ne peux répondre qu'à une question, la politique fiscale. A ce que j'ai compris, il n'y aura pas d'impots, du moins en apparence, car c'est l'Etat qui distribuera les revenus et qui gardera une partie du produit national pour financer son fonctionnement et tous les services (éducation, santé, justice, sécurité,...) qu'il rend aux citoyens. Un tel système a donc pour avantage de donner l'impression de ne pas payer d'impots, de rendre l'impot indolore et inodore, car les ressources nécessaires à l'Etat pour fonctionner sont en quelques sortes retenues à la source.

Pour le reste, ce sont des questions relatives à la complexité de la mise en place du système en partant de la situation d'aujourd'hui, questions qu'il est en effet primordial de se poser et auxquelles il faudra bien répondre.
Commentaire n°8 posté par Julien le 02/12/2009 à 15h04
Bonne réponse pour ce qui est de la politique fiscale, Julien. L'Etat et ses administrations, qui est un consommateur final, prend une partie du revenu national qu'il distribue. La mesure du poids de l'Etat est plus facilement mesurable par les citoyens.

Les réponses à vos questions se trouvent dans le document PDF de mon site sur le système alternatif, http://www.pourlecommunisme.com/VII%20Un%20programme%20Communiste%20-%20Programme%20alloc.pdf . Mais pour vous évitez une fastidieuse lecture, je réponds en direct.

"J'aurais une autre question : qu'en serait-il de la dette actuelle de notre pays? On efface l'ardoise des intérêts de la dette?"

Si vous parlez de la dette extérieure: non, elle est maintenue, et est toujours à payer en devises étrangères. Cependant, comment se procurer les devises étrangères? 1ère source: le commerce extérieur. Les entreprises du pays doivent en effet, pour importer, faire la demande de devises à une institution qui stocke les devises étrangères détenues par le pays. Lorsqu'une entreprise exporte, elle récupère directement des devises étrangères qu'elle laisse à l'institution (puisque ce qui compte pour l'entreprise nationale, c'est la conversion de sa vente en monnaie illimitée, les euros dont je parle dans mes vidéos, pour améliorer son solde).
Pour payer sa dette extérieure, le gouvernement peut tout bêtement piocher dans les devises de l'institution. Seulement, vu qu'il a l'obligation de permettre à ladite institution de pourvoir aux demandes des entreprises nationales qui voudront des devises étrangères pour importer, le gouvernement ne peut se permettre d'abuser de ce moyen. Si le pays a un solde commercial très positif, il a une bonne marge. Sinon, le gouvernement risque de devoir émettre de toutes pièces de la monnaie nationale échangeable avec le reste du monde. Mais alors la valeur de cette monnaie baissera par rapport aux autres devises, avec les effets habituels (importations plus chères, exportations moins chères). C'est ce qui se passe actuellement quand un pays a trop de dettes extérieures et un solde commercial insuffisemment positif (voir négatif) -  sauf bien sûr s'il s'agit des USA, vu que le dollar était perpétuellement demandé, du moins jusqu'à son affaissement des dernières années face à l'euro.

"Puis des entreprises actuellement en route (pas que celles du CAC40)? S'agira-t-il de les nationaliser ou autre?"

Et bien c'est simple: elles continuent d'exister, mais deviennent des entreprises fonctionnant sur le modèle décrit dans les vidéos. Et leurs actionnaires et créanciers, me direz-vous? Et bien c'est simple :  au début du nouveau système, les entreprises ex-capitalistes négocient avec eux. Soit elles leur offrent des services et biens gratuits, soit les créanciers s'improvisent en entreprise et l'entreprise ex-capitaliste leur fait des achats pour compenser la perte des dividendes. L'Etat peut les obliger à le faire, par respect des contrats passés.
Ou alors, si l'on est plus bolchevik, l'Etat décide de faire annuler nombre des anciennes créances. A manier en douceur, vu qu'il faudra distinguer propriétaires nationaux et étrangers (représailles extérieures possibles) et ne pas se mettre à dos la totalité des 7 millions d'actionnaires français.
Mais il y a un gros avantage à ce système: les entreprises ex-capitalistes auront un boulet au pied avec ces anciennes créances. Les entreprises qui apparaîtront dans le nouveau système n'auront pas d'actionnaires, et saufs besoins exceptionnels, pas de créanciers. Donc elles auront un avantage décisif qui les aidera à pousser vers la sortie les entreprises de l'ancien système.
Commentaire n°9 posté par DiadoreCronos le 02/12/2009 à 22h05
Merçi pour ces réponses argumentées. Toutefois n'étant pas très au clair en économie je n'ai pas tout compris de ce paragraphe :
"Sinon, le gouvernement risque de devoir émettre de toutes pièces de la monnaie nationale échangeable avec le reste du monde. Mais alors la valeur de cette monnaie baissera par rapport aux autres devises, avec les effets habituels (importations plus chères, exportations moins chères). C'est ce qui se passe actuellement quand un pays a trop de dettes extérieures et un solde commercial insuffisemment positif (voir négatif) -  sauf bien sûr s'il s'agit des USA, vu que le dollar était perpétuellement demandé, du moins jusqu'à son affaissement des dernières années face à l'euro."
Commentaire n°10 posté par céline76 le 03/12/2009 à 16h57
@Celine76

Lorsqu'un gouvernement émet de la monnaie, cela mène à ce que la monnaie perde de sa valeur. Simplement parce que le déficit commercial et l'endettement extérieur continuent, l'émission de monnaie fera juste que les entreprises et l'Etat écouleront plus de monnaie à l'extérieur, et la valeur unitaire de la monnaie baisse.

Les USA ont à la fois un déficit commercial important, et des dettes extérieures croissantes. Mais la monnaie américaine est soutenue par une demande continuelle des nations asiatiques ou moyen-orientales, notamment la Chine.
Commentaire n°11 posté par DiadoreCronos le 03/12/2009 à 23h42

Bonjour Stephane,

en effet, je ne peux pas tout décrire dans mes vidéos.

La 'banque' qui décide d'accorder ou non l'autorisation fait simplement le même boulot qu'une banque actuelle: déterminer quel projet est pertinent, ou plutôt lesquels sont trop fantaisistes pour être lancés.
Il ne s'agit pas de fixer des règles étatiques pour déterminer cela. Seulement, les 'banquiers'touchent collectivement une fraction fixe du revenu national et aucun autre revenu. Donc, il leur faut que la production nationale soit la plus élevée possible en qualité et quantité).

Lorsqu'un dirigeant d'entreprise est démis de ses fonctions, un autre candidat se présente, ce sont les travailleurs de l'entreprise qui l'acceptent ou non. Mais l'ancien se voit dans l'interdiction d'être dirigeant d'une entreprise pendant une période plus ou moins longue.

Les travailleurs de l'entreprise négocient eux-mêmes leurs conditions de travail. Vu que le chômage n'existe plus et que les salaires ne sont plus délivrés par l'entreprise, la force est de leur côté face au patron.

Actuellement, il y a beaucoup d'entrepreneurs qui travaillent dur alors qu'ils ne sont que partiellement propriétaire de leur boîte, qui appartient de fait largement à leurs créanciers. Et les chefs d'entreprise de moins de dix salariés, en France, ont des revenus moyens qui ne sont guère supérieurs à la moyenne des actifs.

Au final, oui, s'il y a des entreprises qui réalisent de meilleures performances que d'autres, qui sont favorisées par les coefficients, et donc qui permettront au salarié d'avoir un plus haut revenu, oui, on s'attendra à ce que les travailleurs migrent vers ces entreprises. On ne se base pas sur un idéal de citoyens altruistes et désintéressés.

En espérant avoir été clair.

Commentaire n°12 posté par DiadoreCronos le 04/12/2009 à 00h06

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