Jeudi 29 octobre 2009
4
29
/10
/2009
20:09
Nous entendons souvent dire que "le capitalisme est le
plus mauvais des systèmes, à l'exception de tous les autres", c'est à dire que le capitalisme est le moins mauvais des systèmes.
Est-ce vraiment certain ? Tous les systèmes économiques possibles et imaginables ont-ils été testés pour en arriver à une telle conclusion, si définitive et sans appel ?
Ceux qui croient en l'horizon indépassable du système capitaliste, censé durer jusqu'à la fin des temps alors qu'il n'existe que depuis environ 500 ans (c'est à dire une seconde à l'échelle de la
vie terrestre), répondront sans doute que oui.
En revanche, bien que le système capitaliste soit loin d'être le plus mauvais système que nous ayons connu (sans quoi il n'aurait tenu aussi longtemps et ne serait si solide) et qu'il ne faut pas
le diaboliser en se lançant dans des critiques infondées de type populistes, ceux qui se rendent bien compte de l'immoralisme et des profondes injustices économiques qu'engendre ce système (avec
ses échelles de salaires qui vont de 1 à 1 000 voir plus, avec ses juteux placements boursiers et financiers qui sont autant de revenus volés à la sueur du front des salariés,......) cherchent
désespérément une alternative crédible pour le remplacer, et voient bien que les hommes politiques de tous les bords n'ont aujourd'hui plus rien à leur proposer.
Vous aurez sans doute remarqué qu'une des grandes spécialité française, chez les hommes et femmes politiques mais aussi dans le peuple, est d'être très fort pour contester le gouvernement en place
mais dès qu'il s'agit de proposer une alternative crédible, il n'y a plus personne !
C'est ainsi que Monsieur Nicolas Sarkozy est souvent victime de ce qu'on pourrait appeler des attaques en dessous de la ceinture, par exemple de la part de Monsieur François Bayrou qui ne rate
jamais une occasion de manifester sa haine contre Monsieur Nicolas Sarkozy mais qui n'est objectivement porteur d'aucun projet de société alternatif. Il en est réduit à dénoncer des faits divers
qui ont toujours existé, tel que le piston en faveur du fils Sarkozy, comme d'autres attaquent Monsieur Nicolas Sarkozy sur sa taille ou sur ses notes de frais.
Pour notre part, nous dénonçons ce genre d'attaques car Monsieur Nicolas Sarkozy est un être humain, qui mérite le respect comme tous les êtres humains de la planète. Nous combattons sa politique
car nous ne partageons pas ses valeurs, mais nous le respectons en tant que personne car chacun est libre d'avoir les opinions politiques de son choix dans une démocratie, et nous ne considérons
pas que nos valeurs doivent nécessairement être partagées par tous.
Cependant, si nous ne tombons pas dans le piège des "attaques en dessous de la ceinture" et autres haines de personnes, je dois avouer que je suis aussi en partie atteint par ce "mal français" de
la contestation stérile et inconstructive.
C'est à dire que je suis révolté, je suis contre le système capitaliste, je sais certes ce que je voudrais changer dans les grandes lignes mais je ne suis pas personnellement porteur d'un projet de
société solide dont je pourrais certifier qu'il surpasserait le capitalisme actuel et permettrait d'améliorer le bien-être du peuple.
Ce "mal français" (qui n'est d'ailleurs pas que français, mais je ne parle que de ce que je connais c'est à dire la France) ne touche pas que les partis dits institutionnels, et par exemple
Monsieur François Bayrou dont nous avons parlé. Ce mal touche plus globalement l'ensemble des forces dites "anticapitalistes" et/ou "antisystème".
Prenons deux exemples : l'un à l'extrême-gauche, l'autre à l'extrême-droite.
D'abord à l'extrême-gauche, avec Monsieur Olivier Besancenot du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste).
Monsieur Besancenot est sans doute sincèrement révolté, il gueule et gesticule énormément mais toute personne qui a un minimum de culture économique (ce qui est mon cas, car je suis titulaire d'une
maitrise en économie) se rend compte en lisant son programme que ça ne tient guère la route (comme nous l'avons deja démontré dans un autre sujet), et que nous pourrions aller droit dans le mur (de
Berlin, je suis assez rigolo) s'il venait à accéder au pouvoir.
Par exemple, lors des élections présidentielles de 2007, la mesure phare de Monsieur Olivier Besancenot, mais aussi de toute la gauche antilibérale et de Madame Ségolène Royal, était de porter le
SMIC à 1 500 euros.
Belle mesure en apparence, révélatrice de bons sentiments, mais qui démontre le peu de sérieux politique (ou du moins le faible niveau de culture économique) de ces gens-là. En effet, nul besoin
d'avoir fait des hautes études en économie pour comprendre que si une force politique arrive au pouvoir et adopte comme première mesure de porter le SMIC à 1 500 euros dans le système actuel (c'est
à dire sans envisager au préalable aucun autre changement), de nombreuses petites entreprises (PME) se verraient obligées de mettre la clé sous la porte, d'où une explosion du chômage et un
appauvrissement général de la société française.
Ensuite à l'extrême-droite, avec par exemple Madame (ou Mademoiselle, je ne sais si elle est mariée, en tout cas si elle est mariée elle a gardé son nom de jeune fille ce qui est possible, mais
ceci ne nous regarde pas et appartient au cadre de la vie privée) Marine Le Pen.
Si nous écoutons Marine Le Pen, et l'extrême-droite en général, tous les problèmes viendraient de la mondialisation qui aurait pour conséquence de détruire l'emploi en France et de faire exploser
le chomage. En conséquence, ils proposent comme solution de lutter contre le libre-échange, en adoptant des mesures protectionnistes (type droits de douane).
Leur souhait de vouloir défendre l'industrie en France est certes louable mais il ne faut pas oublier que l'instauration de droits de douane conduirait à enchérir le coût des importations, et donc
à baisser le pouvoir d'achat des consommateurs français (donc moins d'argent dans le porte-monnaie à la fin du mois).
De plus, est-il bien certain que la mondialisation conduise à une destruction nette d'emplois, c'est à dire que le nombre d'emplois détruits soit supérieur au nombre d'emplois créés ?
La réponse est non, en fait nous ne connaissons pas bien les effets nets de la mondialisation sur l'emploi mais ce qui est certain, c'est que la mondialisation ne conduit pas qu'à des destructions
d'emplois mais aussi à des créations d'emplois (trop souvent oubliées).
Nous pouvons le voir comme un phénomène de "destruction créatrice", qui est le résultat de la continuelle transformation des sociétés humaines, avec des emplois qui disparaissent et d'autres qui
apparaissent. Un simple exemple pour le comprendre, c'est ce phénomène de "destruction créatrice" qui explique que nous ne soyons pas aujourd'hui tous à la ferme et dans les champs pour cultiver
les terres, alors que l'immense majorité de la population française était paysanne au Moyen-Age.
-----------------------------------------------------------------------------------
Nous avons donc vu qu'aucune force politique ne semble être en mesure de proposer un système alternatif au capitalisme.
Pour ma part, j'avoue clairement que je n'ai pas le niveau pour construire une alternative crédible au système capitaliste, et je ne vaux donc pas mieux que la classe politique française.
Ceci dit, de par ma formation universitaire, j'ai tout de même quelques bases en économie (certes très, très fragiles, mais ça compte tout de même) qui me permettent de savoir faire la différence
entre une alternative économique farfelue (ou du moins bancale) et une alternative économique potentiellement crédible (je dis potentiellement, car nous ne pouvons savoir qu'une alternative est
crédible qu'une fois qu'elle a été testée).
Les alternatives économiques non crédibles, ce sont donc celles que nous avons deja évoquées, soit parce qu'elles n'existent pas (François Bayrou, Ségolène Royal,......), soit parce qu'elles sont
farfelues ou bancales (Olivier Besancenot, Marine Le Pen,.....)
Tous les êtres révoltés comme nous cherchent depuis longtemps une alternative crédible au capitalisme, car ils veulent en finir avec ce système profondément injuste et immoral.
Cette alternative, nous l'avons peut-être trouvée à force de chercher. Elle est l'oeuvre d'un (très) brillant militant du PCF (*) (misère de voir que le PCF qui n'a que des truffes qui n'ont rien à
dire à sa direction ait dans le même temps des militants brillants) qui, pour faire simple (mais c'est en réalité beaucoup plus complexe), propose
Un Système économique à la fois plus efficace (augmentation de la liberté d'entreprendre) et
plus équitable (beaucoup moins inégalitaire) que le Système capitaliste
Objectif a priori très ambitieux, pour ne pas dire contradictoire, car nous avons souvent dans l'idée que
l'augmentation de la liberté d'entreprendre et de l'efficacité économique ne peuvent que s'accompagner d'inégalités croissantes, et que toute tentative de réduire les inégalités est porteuse
d'inefficacité économique.
Pourtant, en regardant les vidéos de présentation de ce nouveau système économique (8 épisodes d'environ 10 minutes), qui peut être considéré comme un socialisme de type nouveau (n'ayant rien à
voir avec le socialisme soviétique, entre autres raisons parce qu'il est démocratique et ne repose pas sur la planification de la production), nous devons dire que nous n'avons pas vu de faille et
que nous pensons que ce système économique mériterait d'être expérimenté.
Nous serions reconnaissants à des brillants économistes capitalistes, pour lesquels il n'y a point de salut en dehors du système capitaliste, de visionner ces
vidéos et de nous dire où se trouve la faille qui permettrait d'affirmer que ce système ne fonctionnerait pas. Ca nous permettra d'améliorer notre culture économique et de nous remettre dans le
droit chemin de la raison capitaliste. Sont par exemple conviés Jean-Marc Sylvestre, Jean-Michel Apathie, Jacques Marseille et Jacques le Cacheux (une vieille connaissance, un prof que j'ai
terrorisé).
Au-dela, nous invitons tous les honnêtes citoyens, qui ont conscience du fait qu'il faut dépasser le système capitaliste mais qui ne savent pas trop par quoi il devrait être remplacé, à regarder
ces vidéos pour se faire leur avis eux-mêmes.
Certes, certains passages sont difficiles à comprendre mais c'est normal, la description d'un nouveau système ne peut être que complexe. Imaginons que nous soyons un paysan du Moyen-Age et qu'on
nous explique le fonctionnement du système capitaliste actuel, nous n'aurions probablement rien compris et jugé cela surréaliste......bah là c'est un peu pareil.
8 épisodes de 10 minutes, vous vous dites peut-être que c'est super long. Pas plus long qu'un film de Roman Polanski et que mon article qui n'en finit plus (au départ j'étais parti pour faire 5
lignes), et beaucoup plus utile.
Plusieurs possibilités s'offrent à vous selon votre catégorie :
1) Vous en avez rien à branler de tout cela, dans ce cas vous ne regardez aucun épisode
2) Vous êtes hyper intéressé et vous avez grave le temps, dans ce cas vous pouvez regarder tous les épisodes (même si les 3 premiers ne sont pas les plus utiles)
3) Vous êtes hyper intéressé mais vous n'avez guère le temps, ou vous êtes un peu intéressé. Dans ce cas, vous pouvez ne pas regarder les épisodes 1, 2 et 3 et vous contenter de regarder les
épisodes 4, 5, 6, 7 et 8, voir même seulement les épisodes 5, 6, 7 et 8 (l'épisode numéro 4 jouant en quelques sortes un role de pivot et pouvant donc être zappé)
4) Vous êtes très peu intéressé ou vous avez un train à prendre. Dans ce cas, vous pouvez vous contenter de regarder les épisodes 7 et 8 mais après ne venez pas chialer si vous n'avez rien
compris
Dernier détail : le son des vidéos est parfois moyen, n'oubliez pas de régler le son de votre périphérique d'ordinateur à fond si vous voulez mieux entendre.
Voila, tout est sans doute dit.
Voici donc ces 8 épisodes, avec pour chacun leur titre et un petit résumé des idées essentielles que nous avons compris (mais si ça se trouve, on est à coté de la plaque et on a rien compris).
Nous vous souhaitons une agréable séance.
Nota bene : Nous précisons, afin de lever toute éventuelle ambiguité, que c'est entièrement de notre propre initiative que nous avons décidé de vous présenter ces vidéos.
Episode 1 : Un système en
crise
Tentative de résumé :
Le capitalisme a deja traversé de nombreuses crises au cours de son existence, avant celle que nous avons connu en 2008, et a toujours su les surmonter. Parler de "mort du capitalisme", comme l'ont
fait les ténors de la "gauche antilibérale", s'apparente donc à une bouffonnerie.
Les explications de la crise divergent selon les courants politiques : pour la gauche, elle est due à la faiblesse de la progression des salaires donc au recours massif au crédit pour se procurer
un patrimoine immobilier. Pour les libéraux, la crise est due au gouvernement américain qui a contraint les banques à accorder des crédits aux américains à faibles revenus afin que chacun devienne
propriétaire de son logement. Tous s'entendent sur la responsabilité de la FED (Banque Centrale Américaine) et de sa politique monétaire.
Face à la crise, le discours commun consiste à demander une régulation du capitalisme. Il ne faudrait toutefois pas oublier que nous vivons deja dans un système où les Etats interviennent beaucoup,
et que ces interventions peuvent amplifier les crises. Il serait donc peut-être plus sage et rationnel de réclamer un changement de système, un dépassement du capitalisme.
Episode 2 : Des raisons de sortir du capitalisme
Tentative de résumé :
Le problème du système capitaliste ne vient pas de sa nature supposée ultra-libérale mais du fait que c'est un système basé sur l'exploitation (celui qui possède le capital empoche une partie de ce
que génère le travail du salarié), qui bride les compétences humaines, qui engendre des blocages à la production, des gaspillages de ressources et des inégalités sans fondements.
Episode 3 : L'économie planifiée, une alternative ?
Tentative de résumé :
Les expériences d'économies planifiées, et en particulier l'expérience soviétique, se sont soldées par des échecs non seulement en raison de l'absence de démocratie (empêchant toute contestation
des erreurs du plan, des gaspillages,......) mais aussi à cause de l'infériorité intrinsèque de l'économie planifiée par rapport à l'économie de marché, qui s'explique par le fait qu'aucune équipe
d'experts ne peut réunir autant d'informations sur l'état de l'économie que plusieurs centaines de milliers de chefs d'entreprises ou des millions de cadres comme l'a très bien expliqué
l'économiste libéral autrichien Hayek.
Une économie planifiée même démocratique ne semble donc pas pouvoir constituer une alternative valable à l'économie de marché capitaliste. Mais ceci ne veut pas dire que l'économie de marché
capitaliste constitue un horizon indépassable et ne peut être surpassée, car rien ne dit que seuls deux systèmes sont possibles (sauf dans les cervelles des dogmatiques
psycho-rigides).
Episode 4 :Quel système nous faut-il ?
Tentative de résumé :
Tout au long du XXème siècle, les mouvements de gauche ont vainement essayé d'abattre le mur de la propriété privée des moyens de production.
Pour ce faire, ils ont toujours procédé de la même manière en rachetant les entreprises capitalistes c'est à dire en les nationalisant. Les résultats obtenus n'ont guère été florissants (surtout
pour les nationalisations de 1981 de François Mitterrand), ce qui laisse à penser qu'il faudrait procéder autrement.
Pourquoi ne pas envisager un système où le revenu de chacun serait une part du revenu collectif que l'on partagerait ? Le salaire ne serait ainsi plus l'arme du capitaliste, et le travail cesserait
d'être une marchandise......
Episode 5 : Comment produirons-nous ?
Tentative de résumé :
Nous nous plaçons ici dans la peau d'un entrepreneur dans le nouveau système économique.
Comme dans le système capitaliste, il y aura dans le nouveau système des entreprises avec des dirigeants et des employés. Le nouveau système n'a en effet rien à voir avec la grotesque utopie
anarchiste, il est rationnel et réaliste.
Vous êtes un entrepreneur et vous voulez créer votre entreprise. Après avoir solidement monté votre dossier, vous prenez un rendez-vous avec une banque de la collectivité (ou de l'Etat) qui
accepte ou non la création de votre entreprise en se basant uniquement sur la qualité du projet.
Si votre projet est accepté, vous disposez d'un crédit illimité pour acheter des biens à d'autres entreprises, dans une monnaie différente de celle utilisée par les particuliers.
Mais attention, pas de fausse joie : ce n'est pas parce que vous disposez d'un capital illimité que vous pouvez faire n'importe quoi. En effet, la collectivité (ou l'Etat) supprime chaque année
les entreprises qui affichent un solde (ventes - achats) beaucoup plus faible que la moyenne. Les achats de l'entrepreneur devront donc être compensés par ses ventes aux entreprises et aux
particuliers.
A noter que les entreprises supprimées par la collectivité ne sont pas détruites : le personnel, les stocks et les machines sont conservés. L'Etat impose simplement au responsable de l'entreprise
de démissionner, et lance un appel à candidature pour le remplacer.
Episode 6 : Comment consommerons -nous ?
Tentative de résumé :
Nous nous plaçons ici dans la peau d'un particulier (c'est à dire vous et moi) dans le nouveau système économique.
Le revenu des particuliers est versé dans une monnaie différente de celle dont disposent les entreprises pour effectuer leurs achats.
Tous les revenus individuels sont versés par la collectivité (c'est à dire l'Etat) et constituent donc une fraction du revenu national.
Tout le monde perçoit-il le même revenu ? Non, les revenus sont fonction de 3 grands critères :
-le secteur d'activité (actif ou inactif, salarié ou étudiant, secteur informatique ou agroalimentaire,......)
-le métier (un dirigeant d'une entreprise touche davantage qu'un employé de la même entreprise)
-les résultats de l'entreprise (pas besoin de faire un dessin, plus les résultats d'une entreprise sont importants, plus ses membres auront un revenu important)
Au total, le revenu de chacun des 60 000 000 de citoyens français s'obtient à partir de cette équation :
(Revenu national X 1/60 000 000) X facteur secteur d'activité X facteur métier X facteur résultats de l'entreprise
Episode 7 : Pourquoi ce système-là ?
Tentative de résumé :
Ce système présenterait plusieurs avantages par rapport au système actuel :
-simplification de la création d'entreprises, répondant aux seuls critères des compétences professionnelles et de la qualité de l'idée
-fin du chomage (ou plutot réduction à un chomage frictionnel) grâce à un plus grand nombre de création d'entreprises et du fait que les entreprises ne payent pas elles-mêmes leurs salariés
-tout le monde est mis en lien avec les performances globales de l'économie, grace au facteur "résultats de l'entreprises". La motivation dans le système n'est donc pas basée sur l'altruisme,
l'amour du prochain et autres niaises rêveries gauchistes utopiques mais simplement sur l'espérance de gain individuel. Il n'y aura ainsi plus de planqués et de partisans du moindre
effort.
-la collectivité controle directement le niveau des inégalités sociales car c'est elle qui verse les revenus. Les inégalités démesurées observées dans le système capitaliste n'existent plus, pas
de milliardaires et autres riches parasites privilégiés dans notre nouveau système.
-la fin des revenus du capital, tous les revenus distribués dans le nouveau système résultent de l'activité professionnelle de chacun. Ce nouveau système permet donc de réaliser le rêve de
Monsieur Nicolas Sarkozy : récompenser seulement et intégralement le travail et le mérite.
Episode 8 Comment réaliser ce système ?
Tentative de résumé :
Les économies des pays du Monde étant de plus en plus interdépendantes entre elles, nous pourrions croire que le nouveau système ne pourrait être expérimenté qu'à la condition qu'un grand nombre
de pays (voir leur totalité) l'adopte, sous peine de ne pouvoir commercer avec le reste du Monde et de se transformer en Corée du Nord.
En fait pas du tout. Le système peut être expérimenté dans un seul pays (socialisme dans un seul pays, comme dirait l'autre), avec un commerce extérieur qui existera toujours, de même que les
investissements étrangers en France qui seront compensés par les investissements français à l'étranger.
Dans le nouveau système, le champ de l'activité financière est fortement réduit mais l'activité financière existe toujours. La finance se recentrera sur son activité d'origine, à savoir la
couverture des risques.
Mais vient la question la plus épineuse : comment mettre en place ce nouveau système ?
A l'heure d'aujourd'hui, aucun parti de gauche ne propose un tel système dans son programme. Pourtant ils auraient intérêt à le faire. En effet, ce système suppose des changements autrement plus
radicaux que les mesures que proposent ces partis aujourd'hui, et surtout il répond clairement à l'ensemble des critiques adressées à une gauche qui serait figée dans une société d'assistanat,
économiquement inefficace et cadenassée par des lois et des réglementations à n'en plus finir (comme cet article).
Il serait même possible, avant de songer à conquérir la France, d'appliquer ce système à l'échelle d'une région de plusieurs millions d'habitants.
Mais cela suppose une prise de conscience de nombreux citoyens, en premier lieu ceux qui ont le plus intérêt à un changement de système.
(*) L'auteur des vidéos rédige les blog et site suivants :
http://pourlecommunisme.over-blog.com/
http://www.pourlecommunisme.com/
Par Julien B.
-
Publié dans : Sortir du capitalisme
12
-
Partager
Commentaires Récents