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Cela fait maintenant environ un mois que le débat sur l’identité nationale à été lancé par le ministère consacré à cette question.
Loin d’être resté lettre morte, ce débat entraîne de vives réactions et semble s’amplifier avec le temps. Car si les Français se préoccupent légitimement de la crise et des questions sociales,
ils portent également de l’intérêt pour l’avenir de la France, et la question de sa nature identitaire.
Ces questions cruciales sont sensibles, « polémiques » dirions-nous aujourd’hui, et le mince périmètre que la pensée unique tentait d’imposer au débat semble se fissurer de manière salutaire sous les coups des événements récents. Le réel triomphe toujours face à la dissimulation et à l’idéologie.
Ce périmètre, on le sent lorsque l’on poste des contributions sur le site officiel du ministère. Combien de personnes se plaignent de la censure ? J’en sais quelque chose, mon message n’étant jamais apparu sur le site, malgré mes efforts pour ne pas qu’il apparaisse agressif.
Il s’agit donc de donner sa vision de l’identité Française, mais seulement à condition que celle-ci soit à peu près en accord avec celle de la pensée dominante.
Quelle est-elle cette vision de la pensée dominante ? Est-elle celle de la tradition Française ?
La vision bien-pensante des partis du système
Passons sur les partis « d’extrême gauche » qui refusent de s’intégrer au débat, considérant que le seul fait pour un pays de s’interroger sur son identité constitue une marque de fascisme.
On peut lire ainsi sur un tract, le P « CF » « suggérer » à Eric Besson « d’organiser une exposition où l’on expliquerait
comment distinguer un individu porteur de l’identité française et celui qu’on doit dénoncer pour le prochain charter ». Enchaînant avec le désormais traditionnel et ridicule
avertissement au retour des-heures-sombres-de-l’
Passons aussi sur ceux qui le prennent à la légère, sous prétexte qu’il est lancé à quelques mois des élections législatives. Personne n’est dupe de cela, pourtant la soif de ce débat existe bel et bien. Je pense ici à Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du Parti de Gauche, qui déclare de manière décevante « qu’être Français c’est avoir des papiers d’identité Français, point barre ». On l’a connu plus mordant et plus politiquement incorrect.
Pour ceux qui ont décidé de véritablement s’exprimer, on peut résumer la position de la bien-pensance, du PS au MODEM, en cette phrase : l’identité nationale Française c’est la République Française, et rien d’autre. Etre Français, c’est défendre « les valeurs de la république », inscrites aux frontons de nos mairies. (2)
Il n’est donc pas question ici de culture commune, de langue, de mode de vie, et encore moins de religion et de race.
Remarquons d’ailleurs que cette vision se traduit de manière sémantique. On ne parle plus désormais de « peuple Français », mais de « peuple de France ». C’est un changement de mots très révélateur, qui, poussé à l’extrême, implique qu’est Français celui qui se trouve sur le territoire Français, et rien d’autre.
Cela fait penser, à première vue, à l’identité nationale Américaine. Les gens là-bas sont très différents les uns des autres. Ils n’ont bien souvent rien en commun, si ce n’est un sentiment de confiance vis-à-vis d’un système économique et de ses fondements juridiques incarnés dans la bannière étoilée.
Le capitalisme, dans le cas de la vision prônée par le PS, est remplacé en France par la République, d’une certaine manière. Nous sommes tous très différents, mais nous nous reconnaissons dans la République et ses valeurs, comme les Américains se retrouvent dans le capital et ses valeurs.
Avant de critiquer cette vision, précisons tout de même qu’aux Etats-Unis, il existe des gens qui ont une autre idée de leur pays. Une vision de l’identité qui prendrait ses sources dans l’Amérique du XIX siècle, libre et sauvage, plus homogène culturellement, disposant d’un fond moral particulier entraînant une certaine idée de la justice et de la nature. Une vision éminemment respectable.
Mais revenons à la France.
La première critique qui vient spontanément est que Martine Aubry, par cette conception de l’identité Française, nous donne l’impression de croire que la France est
née en 1789.
Comme si celle des rois n’était pas aussi la France. Louis XIV et Louis XVI étaient-ils Français ?
D’autre part, on voit très bien où veut en venir la gauche avec cette vision de l’identité nationale. Elle essaie, d’une certaine manière, de prendre au piège le
gouvernement. Car en effet, si être Français c’est défendre les valeurs de la république : Egalité, Liberté, Fraternité, alors ceux qui ne défendent pas les évolution sociétales qui en
seraient les prolongements ne sont pas de vrais Français.
Par exemple, pour le PS, l’égalité implique aussi l’égalité de mariage pour les couples homosexuels. Ainsi, la droite s’y opposant, elle serait de cette manière en contradiction avec les valeurs de la république.
On pourrait multiplier les exemples de cette logique douteuse, comme le droit de vote aux étrangers, sous couvert de l’égalité. Concernant l’immigration, le raisonnement d’un militant socialiste est celui-ci : Nicolas Sarkozy expulse des clandestins sous prétexte qu’ils ne sont pas Français, hors c’est lui qui n’est pas Français, parce qu’il viole les valeurs de la République en les expulsant. Entendu que les valeurs de la République sont acceptées sous le prisme du PS, soit une certaine idéalisation de l’immigré.
On peut penser, par conséquent, que cette vision de l’identité nationale puisse être éventuellement plus tactique que philosophique. Elle est également grotesque, ou inquiétante au choix. Car on se demande si finalement, être Français pour Martine Aubry, ce ne serait pas voter PS…
Pour ma part, je pense que même les opposants politiques doivent être considérés comme Français. Est autant Français que moi Nicolas Sarkozy ou Olivier
Besancenot.
En effet, être Français n’exclut pas pour autant la trahison envers sa patrie. Sarkozy nous réintégrant au commandement intégré de l’OTAN, par exemple. Besancenot
réclamant la suppression des frontières et l’Europe sociale.
Dans une toute autre mesure, le Maréchal Pétain établissant un gouvernement vassal de l’Allemagne nazi, n’en était pas moins un dirigeant Français. Un opposant politique certes, qui, au mieux, s’est trompé quant à savoir quel était l’intérêt de la France, mais un Français quand même.
Le retour du réel
Le retour du réel face à cette idéologie, c’est l’entrée inévitable de la question de l’immigration dans le débat sur l’identité nationale.
Cette entrée se traduit par ce véritable coup de tonnerre que constitue « le vote de la honte » (titre de Libération…) des Suisses pour l’interdiction des minarets. Alors qu’en France la bien-pensance nous interdit tout lien entre immigration et identité nationale, les Suisses, grâce à leur système atypique de démocratie directe, font un choix. Ils décident que ces éléments architecturaux, chargés symboliquement et politiquement, n’ont pas leur place chez eux.
A ce sujet, il est amusant de remarquer que les mêmes qui réclament l’interdiction du voile intégral en France poussent des cris d’orfraie… Car si la liberté religieuse doit être violée en Suisse, ce qui n’est pas le cas, pourquoi ne pas dire qu’elle sera violée en France avec l’interdiction de la burqa ? Les minarets et le voile intégral ne sont-il pas la même question ?
Quelques jours plus tard, un journaliste de Canal + arrive malicieusement à tirer d’un petit maire, UMP bien sûr, d’une commune rurale d’une vingtaine d’habitantd, ces quelques propos de café du commerce : « On va s’faire bouffer, y’en a déjà dix millions. Dix millions que l’on paye à rien foutre ». (3)
Le journaliste savait ce qu’il voulait entendre, et la vidéo du gros plouc au nez rougi par l’alcool, symbolisant la caricature du Français réactionnaire que les journaleux de Libération aiment à détester, fait un tabac sur internet.
Et voilà, il y avait bien de quoi s’inquiéter ! Le débat dégénère, il laisse la porte ouverte aux instincts racistes ! Le fascisme instinctif inhérent au peuple Français trouve un moyen de s’exprimer ! Parler d’identité nationale, c’est faire le lit du fascisme !...
Et bien non, nous ne nous ferons pas avoir. Cette propagande grotesque ne nous empêchera pas de constater que la question centrale de l’identité nationale, dans la France de 2009, est celle de l’immigration.
Car, bien que relativement passé sous silence, nous avons noté ce qu’il s’est passé à Marseille lors de la victoire de l’équipe de foot d’Algérie. Le réel est là : voilà des Français qui fêtent la victoire de « leur » équipe nationale, et sèment le désordre par la même occasion, en signe d’opposition à leur pays d’accueil.
Il parait donc évident que de s’interroger sur l’identité nationale sans s’interroger sur l’immigration relève au mieux d’une grande hypocrisie, au pire d’une fumisterie. Dans le champ médiatique, on trouve dans cette optique Eric Zemmour : « Je n’accepte pas que l’on me dise que l’identité nationale n’est pas liée à l’immigration. Tous les Français se bidonnent quand ils entendent ça ! » (4)
La réalité est que la France se trouve face à une immigration très forte, et qui plus est d’une religion différente, entraînant une grave communautarisation. Communautarisation, car corrélativement à ce phénomène, au pire moment, la formidable machine assimilationniste à la Française fut volontairement mise en panne par les élites, enterrée par l’antiracisme. Idéologie mise sur pied par la gauche au pouvoir pour des raisons électoralistes visant à diviser la droite, et aussi afin de masquer ses renoncements au véritable changement social.
Trente ans plus tard, pour des raisons électoralistes également, le gouvernement UMP décide de lancer ce débat sur l’identité nationale. Et oui, accordons-le, il joue un peu avec le feu. Car la coupe est pleine face au politiquement correct, et dès que la parole se délie un tant soit peu, les élites se rendent compte du fossé entre elles et le peuple. Ainsi, « on libère la parole et, à un moment donné, quand la parole vous dépasse, quand on n'arrive pas à la gérer, à l'encadrer, on remet immédiatement le couvert", remarque à raison Marine Le Pen à ce sujet. (5)
Il faut donc briser le politiquement correct, voir le réel en face, et pour affronter les défis qui se posent à nous, clamer de nouveau que si l’identité nationale Française est certes constituée de l’Egalité, de la Liberté et de la Fraternité, elle est aussi formée d’une culture et d’un mode de vie.
Une culture, avec une langue et une histoire commune. En premier lieu notre langue, qui est plus que jamais menacée : d’une part par les élites, qui la troquent de plus en plus au profit du « globish ». D’autre part, mais dans une moindre mesure, par les désorientés identitaires des « classes populaires », qui ajoutent parfois des éléments linguistiques étrangers à la langue Française afin de se différencier de la France.
L’histoire commune en second lieu, dont les assauts de la bien-pensance en ce domaine sont graves. Quand on entend parler, par exemple, de l’instauration de la parité homme-femme dans l’histoire de France (!), les féministes considérant qu’il n’y a pas assez de grandes femmes Françaises, on peut légitimement s’inquiéter, s’affoler même pour l’avenir de ce socle identitaire commun. La communautarisation de l’histoire ne risquant pas d’améliorer le sentiment d’appartenance à la communauté nationale.
Un mode de vie, enfin. Déterminé par la culture, c'est-à-dire par le fond culturel catholique, faisant que nous fêtons noël et que nous buvons du vin, aussi non-croyants que soient la majorité des Français. C’est aussi ce qui fait qu’en France, on ne travaille pas le dimanche.
Il s’agit bien évidement ici d’établir une moyenne, une norme, libre à chacun de ne pas boire de vin (ce qui est mon cas). L’idée est, selon moi, toute entière contenue dans cette maxime anglaise citée récemment par Zemmour :
« A Rome, fais comme les Romains »
Concluons que la contradiction majeure de la gauche bien-pensante vient en vérité de là.
C'est-à-dire que d’une main, celle-ci ne cesse de dire qu’il faut que les Français issus de l’immigration se sentent pleinement Français, à juste titre.
Or, d’une autre main, elle ne cesse de prôner l’exaltation des différences culturelles et des modes de vie, ainsi que celle des racines (si celles-ci ne sont pas Françaises). La seule assimilation qu’elle s’autorise à pratiquer, est celle du drapeau tricolore au fascisme.
Elle ne cesse de considérer toute tradition propre à la France comme signe de repli et d’aigreur. Et elle ne cesse de ne voir dans son histoire qu’une succession de crimes dont il faudrait se repentir.
Comment, dans ces conditions, ces personnes peuvent-elles se sentir Françaises ?
Lorsque l’appartenance à la communauté nationale disparaît, et que l’on exalte les différences et le multiculturalisme, comment ne pas s’étonner que chacun s’invente une nouvelle identité, Algérienne, Italienne, Espagnole ? Et que celle-ci puisse finir par se muter, par le biais d’un enseignement très idéologique de l’histoire, en une triste et préoccupante hostilité envers la France ?
Florent
(1) http://www.pcf.fr/spip.php?
(3) http://www.dailymotion.com/
(4) http://www.dailymotion.com/
"l'identité française, c'est la république" (PS, MODEM)
ces deux affirmations procèdent de la même matrice : la république idéologique française
il ne peut y avoir de nation vivante sous la République.
Nationalisme, royalisme sont les deux mamelles du bonheur populaire.
PSR pour l'éternité!
Je trouve que cette question, au moment même où le fasciste traité de Lisbonne vit ses premiers jours, est assez esquivée.
Céline76, je suis tout à fait d’accord avec la nuance que vous faites sur le fait de ne pas s’en prendre aux immigrés mais au système ;
Je souscris également avec votre remarque sur l’UE. Effectivement je n’évoque pas la question dans mon article, me concentrant sur le problème de l’immigration de masse, de l’abandon de l’assimilation et de la communautarisation, points essentiels du débat.
Mais la construction Européenne, et notamment ses directives qui violent effectivement notre souveraineté en imposant des règles qui n’ont pas d’origine populaire, porte fortement atteinte à notre identité nationale !
C’est à tort que je ne n’ai pas évoqué ce point essentiel…
"Car, bien que relativement passé sous silence, nous avons noté ce qu’il s’est passé à Marseille lors de la victoire de l’équipe de foot d’Algérie. Le réel est là : voilà des Français qui fêtent la victoire de « leur » équipe nationale, et sèment le désordre par la même occasion, en signe d’opposition à leur pays d’accueil."
Je ne comprends pas trop. Je connais des tas de gens français d'origine italienne, espagnole ou portugaise vivant donc en France depuis un bout de temps qui ont eu la même réaction que ces français d'origine algérienne lors de compétitions sportives. Ils soutenaient leur pays de "coeur". Quoi de plus normal ???? (Je ne suis evidemment pas en train de parler des petits cons casseurs). Pourquoi refuser aux uns ce qui est permis aux autres ??
Pour ma part, je suis catholique et française. française, ça vient en 2ieme position, ça viendra tjs en 2ieme position. Et je rajouterai que je me sens plus proche d'un grec ou d'un russe orthodoxe que d'un français athé.
Ce que je perçois dans ce débat, c'est que les musulmans en sont automatiquement exclus. (ben ouais, zont pas le même mode de vie). C'est tjs l'Islam qui est visé jamais l'immigration (référendum sur les minarets etc...). On nous travaille au corps pour nous faire détester cette religion. Pour ma part, je préférerai plus d'Islam dans les banlieues et moins de nike, de macdo et de star academy (parce que c'est ça qui est en train de nous tuer).
Eléonore : "Je ne comprends pas trop. Je connais des tas de gens français d'origine italienne, espagnole ou portugaise vivant donc en France depuis un bout de temps qui ont eu la même réaction que ces français d'origine algérienne lors de compétitions sportives. Ils soutenaient leur pays de "coeur". Quoi de plus normal ???? (Je ne suis evidemment pas en train de parler des petits cons casseurs). Pourquoi refuser aux uns ce qui est permis aux autres ??"
Mais je ne permet pas aux uns ce que je refuse aux autres : j’ai d’ailleurs mentionné dans cette optique les origines dont vous parlez dans ma conclusion, justement pour montrer que je ne me focalise pas sur l'Algérie.
J’ai donné cet exemple des supporters Algériens, parce que c’est un événement récent révélateur et bruyant.
Mais je ne fais pas de différence entre une personne d’origine Italienne cultivant de manière idéalisée les racines de ses grands-parents, et une personne en faisant de même pour l’Algérie ; Car c’est toute une génération, peu importe sa couleur et sa religion, qui est désorienté par la crise identitaire et l’abandon de l’identité Française.
J’ai conscience que l’idéalisation des racines touche les Français d’origine nord-africaine comme bien souvent les Français d’une autre origine, et je le déplore.
"Pour ma part, je suis catholique et française. française, ça vient en 2ieme position, ça viendra tjs en 2ieme position. Et je rajouterai que je me sens plus proche d'un grec ou d'un russe orthodoxe que d'un français athé."
Je ne suis pas à votre place et je ne peux pas savoir ce vous ressentez quant à votre appartenance à la religion chrétienne, mais je me demande si vous n’êtes pas excessive :
Etes-vous vraiment sûr d’avoir plus en commun avec un Russe orthodoxe, dont vous ne partager pas la langue, ni l’histoire ni le mode de vie, qu’avec un compatriote athée ?
Et si la religion passe toujours avant l’appartenance nationale, alors cela signifierait que les Français musulmans en feraient de même ?
Un Français de confession musulmane se sentirait donc obligatoirement plus proche d’un autre musulman de n’importe quel autre pays du monde que d’un Français non croyant ?...
Je suis sur que non ! En tout cas je ne suis pas d’accord avec cette idée.
On voit bien d’ailleurs que le « monde musulman » et autant divisé que le monde chrétien ; Les nations ont autant d’importance là-bas !
Pour ma part, je préférerai plus d'Islam dans les banlieues et moins de nike, de macdo et de star academy (parce que c'est ça qui est en train de nous tuer).
Vous avez raison de parler cela aussi, mais moi je ne préfère aucun des deux. On a un exemple parfait avec la rappeuse Diam’s, qui est passé de l’un à l’autre, finalement. Mais ici aussi, nous avons un exemple des dégâts provoquées par l’abandon de notre identité...
@Eléonore: que des Français d'origine portugaise ou italienne soutiennent l'équipe du pays "des parents", cela se voit en effet. Mais jamais à ma connaissance ils ne sont allés jusqu'à escalader la mairie de Toulouse pour substituer symboliquement aux drapeaux présents (français, toulousain et occitan) le drapeau algérien! Je n'ose imaginer ce qui serait advenu si dans un des pays du Maghreb, des supporters avaient fait de même...
Vous vous dites catholiques: eh bien, lisez le livre sous la direction d'Antoine Sfeir qui évoque la sombre destinée des chrétiens vivant en terre d'islam, et laissez-moi vous dire ceci: la tolérance que vous accordez aux musulmans, rares sont les Etats musulmans qui l'accordent aux catholiques (et autres chrétiens...).
Quant à l'orthodoxie, tâchez de vous renseigner: des Eglises orthodoxes comme celles de Grèce ou de Russie entretiennent des rapports tendus avec l'Eglise catholique, pour des raisons historiques (1204 ou les uniates d'Ukraine, ça vous dit quelque chose?).
Pour en revenir au fond de cet article, il me semble que l'époque est propice au développement d'un nouveau nationalisme, non point impérialiste, arrogant et xénophobe (encore qu'il soit nécessaire de prendre en compte le fait que chaque pays défend ses intérêts et que les intérêts de certains pays sont contradictoires avec ceux de la France), mais qui s'emploie avant tout à défendre la nation au sens strict: son unité, et surtout sa souveraineté politique. Voilà ce que doivent être les fondamentaux du nationalisme contemporain, nationalisme ayant pour objectif de restaurer (voire instaurer) la République sociale à laquelle le peuple français peut légitimement aspirer.
Ce nationalisme sera nécessairement un nationalisme de synthèse. Les monarchistes qui pensent que l'histoire de France s'est "arrêtée" en 1789 sont dans l'erreur. D'ailleurs, un régime monarchique même absolu, n'échappe pas aux questions d'immigration, de corruption, de bling-bling. Il suffit de regarder les monarchies "traditionnelles" du Golfe (encore que la Saoudienne soit récente). De la même façon, les Républicains bornés qui pensent que l'histoire de France commence en 1789 sont dans l'erreur. Il y a une France monarchique et une France républicaine. Mais au-delà de la monarchie et de la république, il y a la France que Louis XIV a servi au même titre que Saint-Just et Carnot. L'unité de la nation passe par une histoire qui assume toutes les dimensions de l'identité française, aussi bien monarchique et catholique que républicaine et laïque. Cette unité est possible: elle s'est manifestée (hélas dans des conditions tragiques) dans les tranchées de la Grande Guerre...
Pour ma part, ça me dérange tout autant quand des Français d'origine portugaise, italienne ou autre défilent dans la rue pour fêter la victoire de "leur" équipe nationale, même si quand c'est les Français d'origine algérienne qui manifestent pour célébrer "leur" équipe nationale, il y a plus de casse car ils ont un plus grand ressentiment contre la France.
Ca me dérange non parce que je pense qu'on est obligé de soutenir l'équipe de son pays dans une compétition sportive (le chauvinisme sportif, c'est assez imbécile), on peut en effet très bien préférer le style de jeu d'une autre équipe. Ca me dérange parce que c'est un simple prétexte, tant pour ceux qui défilent avec des drapeaux algériens, portugais ou italiens, pour montrer qu'ils ne se sentent pas français.
Vous vous sentez catholique avant de vous sentir française, c'est un peu le problème qui peut toucher toutes les idéologies sans exception, quand elles considèrent que les idées priment sur les frontières (comme le disait Napoléon). Ceci concerne autant le catholicisme que l'islam, le communisme marxiste, le capitalisme mondialiste, le nationalisme expansionniste,.....
Pourquoi une telle stigmatisation sur l'Islam plutot que sur la Star Academy ou sur le MacDo qui posent effectivement autant problème ?
D'abord parce que la Star Academy et le MacDo sont le reflet d'une autodestruction volontaire du peuple français, qui semble se complaire dans la médiocrité et la décadence, alors que l'islam a davantage tendance à s'imposer en France sans que personne n'ait rien demandé.
Ensuite, découlant directement de la première raison, parce que c'est beaucoup plus porteur électoralement. On remarque partout en Europe que les extrêmes-droites qui cartonnent, notamment chez les jeunes, ne sont pas les extrêmes-droites "poussiéreuses" (passez-moi l'expression) mais les extrêmes-droites modernes qui ont abandonné certaines idées traditionnelles de l'extrème-droite pour se concentrer sur la lutte contre l'islam (par exemple Strache en Autriche).
C'est porteur électoralement parce que les gens assimilent l'Islam aux petits cons d'origine arabe qui cassent tout en banlieue, et ils n'ont pas nécessairement tort sur toute la ligne car bien que bruler des voitures n'est pas un précepte du Coran, ces petits cons se réclament bien de l'Islam et ce n'est pas pour rien si l'Islam est qualifié de première religion des prisons. Le rejet de l'Islam est donc, à tort ou à raison, le symbole et la manifestation d'un ras-le-bol face à l'insécurité et pour certains d'une crainte de substitution de population par l'immigration massive.
Pourtant, sur le fond, il est vrai qu'en certains points, l'Islam n'est pas nécessairement si éloigné que ça de notre fond culturel catholique.
Notre fond culturel catholique ne nous conduit pas simplement à ne pas travailler le dimanche (enfin avant que le gouvernement UMP ne nous y oblige), à fêter Noel ou à boire du vin, mais aussi sur le plan des valeurs à considérer le sacrifice comme une voie d'accomplissement (le sacrifice du Christ, érigé comme modèle). Et c'est pour cela que dans notre pays, et dans une interprétation laique du sacrifice du Christ, il est (ou était) par exemple considéré (à raison) que "l'argent facile est de l'argent mal gagné" car il ne résulte pas du mérite, de l'effort et du sacrifice.
Et c'est pour cela aussi que les "élites" jet-setteuses illégitimes et pourries qui dirigent la France (appuyées par les idiots utiles de la "gauche") veulent en finir avec notre héritage culturel catholique, pour adopter une conception protestante qui leur permet de s'enrichir sans honte et de pouvoir jouir de cette richesse imméritée (et bien souvent acquise sur le travail des autres) sans honte. Cette conception protestante est d'ailleurs très proche de la conception bouddhiste tibétaine, et ce n'est donc pas pour rien si beaucoup de bobos friqués se tournent vers cette religion grotesque qui entre en flagrante contradiction avec nos principes de solidarité, d'égalité et de fraternité, transcription laique de notre fond culturel catholique ( reconnaitre notre fond culturel catholique et vouloir le préserver ne signifie par faire allégance au Vatican, et à Benoit XVI, non merci). Il faudra donc bien songer un jour à mener une campagne de propagande anti-bouddhisme tibétain.
@Florent
C'est une excellente synthèse, je suis en accord avec l'essentiel et dans les grandes lignes, voici quelques observations qui me viennent à l'esprit, en vrac :
-pour ma part je ne suis pas déçu par Mélanchon car pour être déçu, il aurait fallu que j'en attende quelque chose un jour (ça c'est mon coté naturellement pessimiste et noir)
-l'identité de l'Amérique du XIXème siècle ? Pourrait-on en savoir plus ? Par qui elle était portée ?
-je pense en effet qu'il y a des contradictions énormes dans la vision de l'identité nationale de la "gauche" (enfin la fausse gauche, pas nous) et c'est normal de se focaliser dessus car c'est plutot dans ce champ (celui de la gauche) que nous nous situons (enfin il me semble, bien que la classification gauche-droite soit un peu trop arbitraire, simpliste et ne permette pas de prendre en compte la complexité des idées). Ceci ne doit cependant pas faire oublier les contradictions tout aussi énormes de la droite (nous en avons deja parlé, voici un exemple parmi tant d'autres avec ce dessin trouvé sur un site du P$ : http://psnoisylesec.unblog.fr/files/2009/03/articleimmigration.bmp) ou de l'extrême-droite (il est par exemple contradictoire de prétendre vouloir que les populations d'origine immigrée doivent s'assimiler tout en ne reconnaissant pas dans le même temps qu'il puisse parfois subsister des discriminations contre les populations d'origine immigrée qui alimentent le repli communautaire)
-je ne pense pas que les féministes dans leur ensemble demandent une révision de l'Histoire de France, seulement la composante la plus conne d'entre-elles
-l'enseignement de l'Histoire me semble obligatoirement idéologique, l'Histoire est une science humaine et peut donc très difficilement prétendre à une objectivité complète dans les interprétations des évènements (après il est certain qu'il y a des faits clairement avérés)
-je n'ai pas vu beaucoup de Français d'origine espagnole revendiquer haut et fort leur identité espagnole, je dirai même que ce sont les personnes d'origine étrangère les mieux assimilées, peut-être aussi parce que l'immigration espagnole est chronologiquement ancienne.
@Celine76, en fait en y réfléchissant je ne sais pas trop si la question de la construction européenne et de l'indépendance de la France, en effet primordiale, entre directement dans le champ de la défense de l'identité nationale. A mon avis ça concerne davantage la défense de la démocratie, des institutions politiques françaises (qui aussi imparfaites soient-elles valent mieux que le pouvoir supranational), pour préserver la possibilité pour le peuple français de choisir librement (et souverainement) sa politique. Après il est certain que c'est lié, mais je ne sais pas si ça entre directement dans ce champ.
Je me souviens avoir entendu Soral, qui se réclame du nationalisme, dire une fois à la radio que si il était Américain, il serait dans le camp néo-conservateur, parce que ce serait les intérêts nationaux des Etats-Unis.
Ce n'est pas bien de dire cela. Défendre les intérêts de sa nation ne doit jamais se faire au prix de violer la souveraineté des autres. Le nationalisme exacerbé, c'est à dire l'impérialisme, à montré à quel point il pouvait provoquer des horreurs et des boucheries lors de la première guerre mondiale, et il le montre encore aujourd'hui en Irak !
C'est la même chose quand Zemmour, récement, ressort le fameux dicton: "right or wrong, my country" des Anglais. Cette vision de l'intérêt national me révulse.
@ Julien : Tout à fait d'accord avec l'idée qu'il faut sauvegarder notre fond culturel catholique, et sa conception du sacrifice face au protestantisme. Le fait que le communisme occidental ait été le plus fort dans les pays latins et de culture catholique, comme l'Italie ou le France, n'est certainement pas un hasard.
Et le culture de la pudeur vis à vis de l'argent, le fait qu'il est gênant et impoli en France de demander à quelqu'un combien il gagne par exemple, alors que dans le monde anglo-saxon c'est monnaie courante si j'ose dire, me parait être un élement positif de notre idéntité à sauvegarder.
-pour ma part je ne suis pas déçu par Mélanchon car pour être déçu, il aurait fallu que j'en attende quelque chose un jour (ça c'est mon coté naturellement pessimiste et noir)
J'ai dis que j'étais un peu déçu de Mélenchon, parce que parfois celui-ci a des positions plutot courageuses vis à vis de la sphère politique dans laquelle il évolue. Je pense au Tibet, justement, ou il était un peu le seul à gauche à avoir une position un peu réfléchie sur le sujet.
-l'identité de l'Amérique du XIXème siècle ? Pourrait-on en savoir plus ? Par qui elle était portée ?
Je pensais à l'image et à la philosophie que véhiculent les westerns, en fait. L'amérique de cette époque n'était pas du tout ce melting polt ultra-capitaliste et dominateur d'aujourd'hui. Beaucoup de westerns dénnoncent l'avancée du capitalisme de l'Est des Etats-Unis vers l'ouest, l'installation de barbelés dans les plaines, la déstruction de la nature au profit des hommes d'affaires de New-York et de Chicago.
La figure du cowboy (sorte d'incarnation historique de l'Amérique), homme libre, armé pour avoir les moyens de se défendre face à l'oppression (et non pas pour se protéger nerveusement des noirs, comme le suggère Michael Moore dans Bownling for Colombine), vivant en adéquation avec la nature, avec ses codes et ses traditions propres, cette figure identitaire du cow-boy est tout de même éloignée de l'Amérique actuelle.
Cela n'a bien évidement rien à voir avec la France, mais moi je trouve personnellement que c'est une vision plus respectable de l'identité Américaine, plutôt que le capitalisme intégral et le communautarisme total.
Mais sinon en dehors des réalisateurs de ces films, je ne sais pas exactement qui, politiquement au Etats-Unis défend cela. Mais ils ne sont pas majoritaire, ça c'est sur.
-je pense en effet qu'il y a des contradictions énormes dans la vision de l'identité nationale de la "gauche"
Ceci ne doit cependant pas faire oublier les contradictions tout aussi énormes de la droite ou de l'extrême-droite
Oui je suis d'accord. Je ne l'ai pas évoqué dans le texte mais c'est à noter effectivement
Pour l'enseignement de l'histoire, si effectivement l'objectivité totale n'est pas possible, il faut à tout prix en tout cas éviter qu'elle subisse les pressions communautaristes. Considérant que l'histoire est un socle majeur de notre identité... d'ailleurs ce n'est pas pour rien que Sarko veut rendre cette matière optionnelle pour les classes scientifiques (et renforcer l'enseignement de l'Anglais ! bref, tout le contraire d'une politique visant à restaurer l'identité nationale)
L'exemple des féministes (les plus connes effectivement ! mais je sais, sans m'être trop interressé à cette idéologie, qu'elle est parcouru de différents courants assez hétéroclytes) voulant que l'on parle autant de l'histoire des femmes Françaises que celle des hommes m'a paru le plus dingue.
Oui, très juste constat.
Votre vision du protestantisme est une caricature ridicule, je croirais entendre Soral en vous lisant, et en matière de religion c'est pas un champion. Pour parler du sujet, à savoir : protestantisme = fric et capitalisme, commencez d'abord par lire l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme de Max Weber (c'est quand même lui qui a lancé l'idée), ça vous évitera de dire des conneries.
Particulièrement Julien votre idée de "pouvoir jouir de son argent sans complexe" est justement contraire au protestantisme puritain (et donc ascétique) que l'on dit traditionnellement être à l'origine du capitalisme (ou en tout cas d'avoir favoriser son émergence).
Weber explique précisément en quoi le "protestantisme", en fait sa branche calviniste et ascétique a favorisé, selon lui, le développement du capitalisme. On peut résumer cela en deux points principaux :
- L'éthique du travail des puritains (travailler plutôt que s'amuser, parce que le plaisir ce sera au ciel),
- Une morale très élevée concernant la gestion de ses biens (et donc de son argent), qui consiste à refuser toute dépense futile ou non nécessaire. On retrouve encore l'idée que l'on est pas dans le monde pour prendre du plaisir mais pour travailler, et être utile, l'amusement, le loisir étant pour l'autre monde, et le jour du dimanche (devenu un nouveau sabbat pour les puritains anglo-saxons, et dont le respect était bien plus important à leurs yeux, qu'aux yeux des catholiques romains), le dimanche donc suffisait à l'homme pour avoir du repos.
- L'exigence d'honnêteté dans le commerce , ce qui se traduisait notamment par la fixité des prix. On cherchait à donner un juste prix à une marchandise, et ce prix était le même pour tous, et n'était pas déterminé à la tête du client (vous pouvez toujours courir si vous comptez demander une ristourne à un puritain). Cette moralité dans les affaires a permis de créer la confiance indispensable à la naissance du capitalisme (confiance qui une fois le système lancé n'a plus était nécessaire).
On peut citer pleins d'illustrations des conséquences de cette morale, notamment la tristesse des architectures des pays protestants, des édifices plus simples, moins flamboyants, moins "bling bling" qu'en Italie ou en France. On le retrouve aussi dans les tenues vestimentairestrès austères des divers calvinistes rigoristes, souvent noires, sans coupes savantes.
Avoir élevé au niveau du devoir religieux, la nécessité de s'appliquer au travail, de ne pas laisser reposer ses mains, et de refuser les dépenses superflues a eu logiquement deux conséquences : les protestants calvinistes ont beaucoup travaillés (donc beaucoup gagnés d'argent), ils ont très peu dépensé (donc accumulé beaucoup de capital). Or c'est ce que révèle Weber, cette importante accumulation de capital, qui permettait ensuite de lancer des projets industriels ou commerciaux d'envergure, est ce qui a permis le développement du capitalisme moderne (car celui-ci exigeait la possibilité de mobiliser d'importants capitaux).
C'est donc la morale calviniste et plus particulièrement puritaine, l'éthique qu'elle a introduit dans le travail et l'économie en général qui a permis l'émergence et le développement du capitalisme.
Alors comment en est on passé, de l'austérité de départ, à la débauche actuelle, qui bien évidemment est plus avancée dans les pays historiquement protestants. C'est justement que cette accumulation de richesse permise par l'ascétisme et le rigorisme de leurs ancêtres, a fait grandir de nouvelles générations au milieu de richesses faramineuse. La rigidité religieuse s'est relachée, on a perdu de vu le ciel, pour se consacrer à jouir dès à présent de ses richesses. En clair quand on est riche c'est beaucoup plus difficile de rester humble et simple (cf : la parabole sur le jeune homme riche dans les évangiles).
Le monde d'aujourd'hui, la capitalisme d'aujourd'hui, basé sur la consommation à outrance de toutes les futilités concevables est donc en contradiction complète avec les valeurs du protestantisme, et c'est au contraire le fruit de l'abandon de ces valeurs qui a conduit à cela. Il convient donc pas de parler de valeurs protestantes, mais plutôt post-protestantes.
Bien évidemment ce que relèvent les auteurs intelligents et qui savent de quoi ils parlent (au contraire de ce qu'on peut voir ici), c'est que le capitalisme consumériste d'aujourd'hui est la conséquence (la suite prévisible en quelque sorte) de la morale calviniste, mais en aucun cas ce lien est direct, c'est une conséquence "involontaire" en quelque sorte, qui tient en fait à la corruption de la nature humaine qui a fait d'une saine morale (travailler et être utile à la société plutôt que de rien faire et de jouir du travail d'autrui), une perversion (ne laissons pas reposer toutes ces richesses, jouissons-en maintenant, quant à Dieu et au paradis on s'en fiche complètement).
Bref le comportement abjecte de nos élites d'aujourd'hui n'a rien de protestant, mais est le fruit d'une société qui a rejetée tout transcendance pour se concentrer sur l'immédiat et sur la nécessité de jouir rapidement, car il n'y a pas d'au-delà. Et si au passage pour vivre cela on doit écraser et faire souffrir des gens plus faibles et moins bien lotis et bien tant pis.
Pour vous cultiver encore davantage sur le sujet vous pouvez aussi lire "de la démocratie en Amérique" de Tocqueville.
à part ça, "assumer la monarchie et la république", ça fait joli sur les estrades mais ça ne veut rien dire, concretement. En tout cas, les républicains des années 1790, eux, ne pensaient pas ainsi, et je partage leur point de vue. Ils ont voulu et presque réussi à tout éradiquer de monarchique (plaques de rues, emblemes, etc...)
l'erreur des royalistes est de tomber dans le marcblochisme niais, le crime des républicains est de nous mentir en nous faisant croire qu'ils sont marcblochistes (ça ne se vérifie jamais)
donc non, on ne peut vibrer à la fois à jeanne d'arc et à la fête de la fédération, l'un est l'antithèse de l'autre
et oui, les royalistes ont des leçons à recevoir des républicains. Il nous faut apprendre (moi c'est fait, mais c'est facile, je viens du robespierrisme, mais pour un royaliste de naissance...) à utiliser les admirables méthodes jacobines et donc, si jamais révolution antirépublicaine il y a, guillotiner autant, érdiquer tout nom de rue républicain, envoyer tous les bustes de la pute à bonnet de schtroumpf à la broyeuse, etc.
Nous devons aussi prendre exemple sur Maximilien Robespierre sur un autre point, tout aussi important, l'intégrité, le refus de la corruption (ce qui fait que in fine, robespierre et saint-just me seront toujours plus sympathique que danton, desmoulins ou l'infect barras)
on gardera donc le nom de la station de métro robespierre.
Marc Bloch, c'est la sagesse même. Ceux qui refusent un des deux aspects du passé national, monarchique ou républicain, sont condamnés à être des ferments de division, des faiseurs de guerre civile qu'ils ne pourront gagner. A l'heure actuelle, l'unité est plus que jamais nécessaire pour défendre l'héritage de la monarchie et de la République; la nation.
Quant à la monarchie, il suffit d'ouvrir Gala pour s'apercevoir que c'est bien souvent le règne du bling-bling, du superficiel et de l'hypocrisie, autant si ce n'est plus qu'en République. Echanger la jet-set bourgeoise contre la jet-set à particule, quel intérêt?
et pour ce qui est de la guerre civile, c'est culotté de la craindre QUAND ON EST AU POUVOIR (nous sommes en république), alors que le parti républicain l'a faite, la guerre civile, en 1792, 1793, 1830, 1848, 1870, 1871
la guerre civile si guerre civile il devait y avoir, ne serait que la conséquence des fautes du régime en place, régime qui montre chaque jour sa totale incapacité, sa corruption, sa médiocrité.
Ce ne serait pas un souhait, mais une conséquence.
alors pour être plus clair : on ne peut pas s'émouvoir de la fête de la fédération et de jeanne d'arc à moins de n'être pas cohérent politiquement.
Nous, nous sommes cohérents. Et n'avons que faire de vos hommages rétrospectifs, confortables et hypocrites sur la dynastie de la IIIe race.
Au délà du fait que notre souveraineté nationale, notre style de démocratie, fait bien parti de notre identité nationale (1789, la Commune, 5ème république semi monarchique...) et que les directives et réglements communautaires nous imposent de changer nos modes de vie, notre qualité de vie (il y a bien sur la spoliation économique, la BCE, les frontières passoires de l'Europe et je pense aussi aux règles d'hygiène rocambolesques qui frappent de plus en plus les produits français tel le fromages par exemple) je voulais dire qu'en otant à un peuple la possibilité de continuer à écrire librement son histoire, à définir son identité c'est en cela aussi qu'un pouvoir supranational porte atteinte à l'identité d'une nation.
La guerre civile? Oui, les républicains l'ont faite. Parce que, pour des raisons variées, le pouvoir monarchique s'est rendu odieux en 1793, 1830 et 1848. Mais le débat est sans fin: la guerre civile, c'est toujours la faute des autres... Pour autant, combattre ses propres compatriotes n'est nullement réjouissant. Apparemment, certains s'accommoderaient du retour de ces conflits d'antan. Mais s'il faut se battre, assurément nous le ferons. La mort dans l'âme mais avec ardeur.
Notre ligne est on ne peut plus cohérente: nous assumons tout le passé de la France, républicain et monarchiste. Parce que nous aimons profondément ce pays, cette terre et cette culture. Tout simplement parce qu'avant d'être républicain nous sommes Français. Nous vibrons au succès de la patrie et du peuple de France, quel qu'ait été son régime et son drapeau. Peut-être est-ce inconcevable pour quelques uns mais c'est ainsi.
Notre hommage aux rois de France n'est ni feint, ni hypocrite. Les grands rois du passé ont leur place dans le panthéon national. Nous récusons cette accusation et rappelons cette maxime: l'injure est le recours habituel de ceux qui n'ont plus d'arguments.