Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 11:41
Nous nous souvenons (du moins je présume) que l'une des premières mesures adoptée par Sarkozy suite à son élection fut non seulement de porter le bouclier fiscal à 50% mais aussi de quasiment supprimer les droits de succession.

Nous nous souvenons aussi qu'une immense majorité de citoyens français, dont le niveau de conscience politique est juste aberrant, était d'accord avec cette quasi-suppression des droits de succession.

En effet, ne réfléchissant pas plus loin que le bout de leur nez, les citoyens français se disaient que c'était bien car ils pourraient ainsi transmettre leur héritage à leurs enfants sous avoir à payer d'impots.

Les citoyens français n'avaient pas compris que les dispositifs qui existaient avant cette réforme permettaient deja à la majorité d'entre eux (ceux qui appartiennent aux classes les moins favorisées) de transmettre leur héritage sans avoir rien à payer, et que la réforme Sarkozy sur les droits de succession n'avait en fait pour effet que de faciliter la transmission des patrimoines de générations en générations pour les ennemis du peuple, pour les privilégiés ou dit autrement pour les exploiteurs qui ont ammassé des fortunes de dizaines voir de centaines de millions d'euros, voir de milliards pour les plus riches d'entre eux.

Dans cette optique, le Parlement a voté la semaine dernière une nouvelle loi, qui de fait créé une nouvelle niche fiscale, visant à faciliter encore un peu plus la transmission d'héritages des grands-parents vers les petits-enfants, histoire de bien nous faire comprendre que nous devrons être dirigés par la même oligarchie du fric, sans âme et sans principes, durant au moins 50 générations encore.

Attention, je suis démocrate : j'admets parfaitement qu'on puisse être favorable à l'idée d'une détaxation totale des héritages (ce qui est quasiment le cas actuellement). Mais à ce moment-là, je demande, que dis-je j'exige, un minimum d'honnêteté intellectuelle aux partisans d'une telle politique.

Nous remarquons souvent que les partisans de la détaxation des héritages, honteusement hypocrites, sont aussi les premiers à hurler leur amour pour l'égalité des chances, pour le travail ou encore la "méritocratie républicaine".

Se foutent-ils de notre gueule ? Ils nous font croire que le système actuel repose sur le principe d'égalité des chances (et de travail, et de mérite, et autres blablas que seuls les gogos peuvent gober), ceci afin de bien culpabiliser ceux qui n'ont pas "réussi" (à devenir des pourris), et dans les faits, ils favorisent l'inverse en détaxant les héritages.

Un individu qui est né dans la famille de François Pinault, qui toucherait disons 100 millions d'euros d'héritage (il n'a pas de chance celui-là, comparé à son cousin qui a touché 150 millions), part avec un formidable avantage dans la vie (c'est peu de le dire) par rapport à un individu qui est né dans une famille lambda et qui toucherait zéro. L'égalité des chances à la naissance dans le système actuel n'existe donc pas (et ceci s'est renforcé avec la réforme Sarkozy), et l'hypocrisie qui consiste à faire croire qu'elle existe sert donc à faire mieux culpabiliser ceux qui n'ont pas "réussi".

Alors que faire ?

Plusieurs solutions sont envisageables, selon le cadre dans lequel nous raisonnons.

Si notre parti demeure une force d'opposition et doit proposer une réforme dans le cadre du système capitaliste, la moins mauvaise mesure à prendre, toujours dans le but de limiter l'inégalité des chances à la naissance, serait de fixer un montant maximal d'héritage qu'un individu a le droit de percevoir. En dessous de ce niveau, les héritages ne seraient pas taxés et au -dessus, on prend tout ! De cette façon, plus personne ne pourra percevoir des millions et l'immense majorité des citoyens français (car oui, l'immense majorité des citoyens français n'a pas des millions à transmettre) pourra transmettre son patrimoine honnêtement acquis à ses enfants (ou à d'autres, pourquoi devraient-on obligatoirement transmettre à ses enfants ?)sans avoir rien à payer à l'Etat.

Si notre parti devient majoritaire et arrive au pouvoir, nous serons sortis du capitalisme et nous aurons instauré le socialisme. Dans le cadre du socialisme, il devient acceptable de supprimer tout droit de succession, dans la mesure où la différence de patrimoines entre les individus devient mécaniquement moindre et dans la mesure où cette différence ne repose plus que sur le travail et le mérite de chacun.


En attendant la perspective heureuse du socialisme, il devient urgent de déloger la couche de planqués parasites arrogants pour laquelle le petit peuple bosse.


Julien B.


Par Julien B. - Publié dans : Actualités économiques et sociales
Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Commentaires

Il y a quand même quelques aberrations dans ce que tu dis. Pourquoi rien prendre en dessous d'un certain seuil, et "tout" au-dessus. C'est ridicule ! Je suis d'accord avec l'idée de détaxer les petits héritages, mais pour les plus gros je pense simplement qu'il faut qu'il y ait des droits d'héritage, mais progressifs, je trouve complètement extrême l'idée de tout prendre.

Ensuite je ne suis pas d'accord avec l'idée de pouvoir transmettre à qui l'on veut. Mais rassure toi car la volonté de pouvoir transmettre son héritage en toute liberté est aussi celle de nos élites actuelles. Car il est bien évident que ce serait qu'une entaille de plus dans le concept de "famille", la famille ce sont des individus qui se succèdent dans le temps, avec un patrimoine qui se transmet. D'où l'idée que cette transmission est quasi-obligatoire. Bref en libéralisant les règles de transmission d'héritage tu ne ferais que déstabiliser encore davantage l'institution familiale, base pourtant saine de l'organisation sociale.

C'est d'ailleurs la destruction de la famille qui explique une bonne part des dérèglements sociaux et sociétaux actuels, ainsi que la souffrance psychologique de gens, atomisés, et libres (oui libres d'être égoïstes, c'est à dire de jouir même au détriment des leurs).

La destruction de toute institution transcendante est la volonté du système actuel, je trouverais dommage que vous abondiez dans ce sens, même si c'est sans doute de façon très involontaire.
Commentaire n°1 posté par Jérôme le 01/12/2009 à 22h28
Non mais c'est normal que vous ne soyez pas d'accord, vous êtes d'extrême-droite (ce n'est pas une critique, c'est une classification politique) et S&S est socialement de gauche. Pour les partis d'extrême-droite, Sarkozy est un gauchiste au niveau de sa politique économique et les valeurs d'égalité des chances et de mérite ne font pas parties de leurs fondamentaux.

La mesure proposée dans le cadre du capitalisme n'est pas extrême, elle est au contraire très modérée par rapport à ceux qui proposent de supprimer tout héritage (parmi lesquels se trouvent d'ailleurs quelques libéraux véritablement libéraux, c'est à dire pas comme Sarkozy).

Quant à la famille, je suis de l'avis de Soral sur le sujet, à savoir que c'est un carcan dont il faut parfois savoir se défaire et dont il s'est très bien défait lui-même ! Laissons donc le libre choix aux individus, que ceux qui aiment leur famille vivent en famille, et que ceux qui ont plutot la "religion des potes" ou le gout de la solitude fassent autrement.
Commentaire n°2 posté par Julien le 02/12/2009 à 00h09
Le PSR est favorable à la suppression de toute taxte sur l'héritage (oui oui, meme pour les fils pinault et leurs 150 millions)

d'une part parce que une classe oisive permet de belles choses (comme construire ou entrentenir des chateaux, méceniser des artistes)

d'autre part parce qu'avec son programme politique, le PSR empecherait ces riches de gouverner, ce qui arrive fatalement avec le système démo-républicain-parlementaire.

La démocratie suisse en bas, le roi en haut.


Commentaire n°3 posté par Lingane le 02/12/2009 à 16h30
J'en prend bonne note, et sans évidemment la partager, je comprend tout à fait l'opinion de nos adversaires mais néanmoins compatriotes du PSR.

Libre à chacun de défendre les intérêts de Paris Hilton et de trouver normal qu'un individu puisse toucher 100 fois plus en foutant rien qu'un employé en travaillant toute une vie (après ça, il ne faut cependant pas insulter les feignasses de chomeurs). Mais au moins, vous ne prétendez pas défendre l'égalité des chances et autres principes républicains (contrairement au faux-jeton Sarkozy), vu que vous êtes royaliste (ce qui est tout à fait respectable).

Pour rebondir sur la question du bénéficiaire de l'héritage, en faire profiter obligatoirement les enfants en priorité est absurde, d'autant plus absurde quand on sait que Jean-Marie Le Pen a pu développer l'activité du FN en captant l'héritage d'un dégénéré qui a déshérité sa famille.
Commentaire n°4 posté par Julien le 02/12/2009 à 17h10
cela dit, je nuance : "nous" (sic!) sommes favorables à la détaxation totale de l'héritage et du patrimoine (je crois que l'ISF fait payer ceux qui ont une fortune, meme s'ils n'ont pas gagné 1 franc dans l'année, c'est absurde), MAIS nous sommes favorables à l'imposition (forte ou moyenne, ça dépend des circonstances) des REVENUS, et + ceux du capital que du travail.

Le PSR est hostile aux cotisations (qui ne touchent que les salaires), aux taxes régionalistes (qui ne se fondent pas sur la distinction du revenu de chacun).

Nous souhaitons un régime fiscal qui se base UNIQUEMENT sur le revenu annuel de chacun (avec un "bonus" à payer en plus pour les non-nationaux). Principe simple : plus tu es riche, plus, en pourcentage, tu paye d'impots.

Pour éviter la fraude, nous pensons qu'il faudra bien en passer par la monnaie électronique (mais ça entraine des complications, faudrait étudier si ce système est compatible avec la garantie-or que nous souhaitons aussi. Si c'est incompatible, on opte pour la garantie-or et on renforce les controles fiscaux et la listes des justificatifs de facure (tout un chacun serait dans l'obligation de conserver toutes ses factures des 3 dernières années même pour l'achat d'un stylo. Il faudra penser à faire construre les caisses enregistreuses par l'état, un truc dans le genre)



je termine par une remarque : il est vrai qu'aujourd'hui, la classe oisive donne des Paris Hilton, et pas des Voltaire. Mais ce n'est pas du au régime fiscal, mais à la civilisation libérale, rationaliste et matérialiste.
Commentaire n°5 posté par Lingane le 02/12/2009 à 17h24
"Pourquoi devrait-on laisser son héritage obligatoirement à ses enfants?". Parce qu'on sait ce qu'on fait quand on accepte d'appeler un enfant à la vie... On a des devoirs envors la nation, on en a aussi envers sa famille. Vous n'empêcherez pas les gens de souhaiter transmettre leur patrimoine à leurs descendants. D'ailleurs, ce patrimoine n'est pas nécessairement pécunier: il peut s'agir d'objets, de photos, de bijoux, de biens immobiliers ou mobiliers... qui ont une valeur au-delà de leur simple prix.

La famille est un carcan, dites-vous, et il est souhaitable de s'en libérer. Des gamins libérés du carcan familial, j'en ai plein mes classes: des mômes destructurés par les divorces, les ballotages entre la maison de papa et l'appart de maman, le défilé des belle-mères et des beau-pères, livrés à eux-mêmes... Comme par hasard, ce sont souvent ces gamins-là qui sont en échec scolaire, insolents, en rébellion... Une fois parvenu à l'âge adulte, à chacun de conquérir sa liberté, je suis d'accord. Mais en gardant en tête que la cellule familiale a son utilité pour la construction de l'individu. Et que, par conséquent, on a des devoirs envers ses parents (s'ils ont assumé leur rôle avec sérieux), de même que les parents conservent des devoirs envers leur progéniture. La liberté n'exclut pas la solidarité de sang.

Après, il me semble juste de taxer les héritages en fonction de leur importance. Et il est assez choquant que certains n'aient qu'à attendre un héritage, sans avoir à travailler.
Commentaire n°6 posté par nationalistejacobin le 02/12/2009 à 17h46
Oui enfin, il faudrait aussi veiller à ne pas trop idéaliser la famille et les petits intérêts égoistes de sa petite famille peuvent entrer en flagrante contradiction avec les intérêts supérieurs de la Patrie.

Bien entendu que la famille peut être un carcan dont il est souhaitable de se libérer, chacun connait des familles de merde dont on gagne à s'éloigner, et chacun sait que la famille a enfermé la femme dans un rôle qui lui a été imposé pendant bien longtrmps.

Après, qu'il y ait des problèmes avec les familles monoparentales et compagnie, je n'en doute pas, mais croire qu'il n'y avait pas de problèmes au temps où la valeur famille régnait en seule maitresse sur la société consiste à faire preuve d'aveuglement et à s'imaginer un passé fantasmé qui n'a jamais existé.

S'il y a dans ma famille un traitre à la Patrie qui collabore avec une puissance ennemie, je n'hésiterai pas une seule seconde à le dénoncer au nom des intérêts supérieurs de la Patrie.

Sans prendre un exemple si extrême, on se rend compte tous les jours que la défense des intérêts égoistes de sa petite famille peuvent entrer en contradiction avec l'intérêt général et l'intérêt supérieur de la Patrie : c'est par exemple au nom des intérêts égoistes de la petite famille qu'un illustre incompétent (Jean Sarkozy) a failli obtenir un poste administratif important, c'est aussi au nom des intérêts égoistes de la petite famille que Marine Le Pen va prendre la tête du FN à la place d'un Bruno Gollnish plus méritant.:)

Quand on fait des enfants, on a en effet le devoir de les éduquer et de faire en sorte qu'ils intègrent au mieux la société, évidemment. Mais ceci implique t-il que chacun doit se sentir obligé de leur verser son héritage ? A mon avis non, car une fois adulte, l'enfant prend sa vie en main, son indépendance, et le père (ou la mère) doit donc pouvoir transmettre son héritage à qui il veut sans avoir à se justifier auprès de je ne sais quelle police des moeurs.

Enfin, la majorité des gens veut en effet pouvoir transmettre un héritage (pas forcément à leurs enfants, d'ailleurs) plutot que de devoir donner à l'Etat, d'où le génie de la mesure que nous proposons dans le cadre du capitalisme par laquelle une majorité de ménages n'aura pas de droits de succession à payer et par laquelle on se met donc une majorité de citoyens français dans la poche.

Commentaire n°7 posté par Julien le 02/12/2009 à 18h37

Faire passer les intérêts de la Patrie avant ceux de la famille, je suis d'accord avec vous. Pour autant, les intérêts de beaucoup de familles françaises ne vont pas à l'encontre des intérêts de la nation.

Bien sûr, il y a des familles "de merde". C'est pourquoi j'ai précisé qu'on avait des devoirs envers sa famille, particulièrement ses parents, lorsque cette famille s'est montrée digne d'affection et capable de nous éduquer, pour faire de nous des adultes responsables et des citoyens. Ce fut le cas de ma famille. Je serais ingrat de le nier. Vous aimez les classes populaires, Julien? Que dire de ces ménages ouvriers, modestes, qui luttent pour financer des études à leurs enfants? N'est-ce pas là une belle solidarité familiale? Les mauvaises familles ne doivent pas faire oublier les bonnes.

Vous parlez de fraternité, de solidarité. Ces valeurs ont toute leur place dans la cellule familiale, c'est même là qu'on les apprend parfois. Commencer à les appliquer pour son entourage proche n'empêche pas de les étendre ensuite. Être attaché à sa famille n'empêche pas d'avoir des amis et d'aimer la Patrie, bien au contraire. Je me méfie des gens qui sacrifieraient père, mère, frères et amis à la Patrie: le fanatisme n'est peut-être pas très loin... Et prétendre aimer la Patrie (la "terre des pères") quand on hait sa famille paraît paradoxal.

Je n'idéalise pas la famille. Comme toute structure sociale, elle est imparfaite, divisée, déchirée. C'est le cas de la nation, c'est le cas de la classe ouvrière elle-même! La famille n'est pas mieux, ni pire. Mais je ferais remarquer que la famille a changé: nous ne sommes pas dans la Rome ou la Gaule antique, le mari n'a plus droit de vie et de mort sur sa femme et ses enfants! Et c'est heureux. La puissance paternelle prend fin avec la majorité. Il y a tout à fait possibilité de vivre aujourd'hui dans des familles qui allient solidarité et respect de la liberté de ses membres. La famille, ce n'est pas systématiquement le totalitarisme!

Mais enfin, ceux qui veulent rompre avec leur famille sont bien libres de le faire, je ne les juge ni ne les condamne.

Commentaire n°8 posté par nationalistejacobin le 02/12/2009 à 19h12
Entièrement d'accord avec les propos de nationaliste jacobin sur la famille. Julien tu parles de la nécessité de considérer l'intérêt général avant celui de sa famille. Je répondrais qu'à plus forte raison la famille est nécessaire, car c'est en son sein que l'individu naturellement égoïste, apprend à devoir composer avec les autres dans son quotidien : obéir à ses parents, participer aux tâches ménagères, partager avec ses frères et soeurs. La famille est donc la véritable école de la citoyenneté et de la Nation.

La famille peut être un carcan dis-tu, et il y a des familles de "merde", oui c'est vrai, mais il y a aussi des nations qui sont des carcans totalitaires et que l'on pourrait qualifier de nations de "merde" (par exemple : la Corée du Nord), est-ce que cela justifie de rejeter le concept de nation, et de dire à la manière de trotsko-gauchistes que la nation est un carcan dont il faut se libérer ?

Je veux bien être classé à l'extrême droite, à condition que ce soit argumenté, ce qui n'est pas le cas ici, donc c'est simplement une attaque gratuite. 

Pour ce qui est de la liberté de transmettre son héritage, je trouve l'idée en contradiction flagrante avec vos propres principes, puisque l'obligation de transmettre son héritage à ses enfants, et plus exactement à "tous" ses enfants est une manière de diviser et de procéder à un partage des patrimoines, c'est une des grandes avancées des sociétés démocratiques. Votre système "déréglementé" permettrait ni plus ni moins de rétablir le droit d'ainesse et de rendre possible la transmission d'un héritage en totalité entre les mains d'un seul individu, ce qui est loin d'être une idée de gauche. 
Commentaire n°9 posté par Jérôme le 03/12/2009 à 16h15
"Les plus grandes haines sont dans les familles" Alain Soral

"On ne fait rien de grand sans le fanatisme" Gustave Flaubert.....ce qui est vrai, sans un brin de fanatisme, on ne peut rien changer et on ne peut surtout pas abattre des privilèges.

Cher Jerôme,

Je ne comprend pas pourquoi vous prenez mal d'être classé à l'extrême-droite, ce n'est pas une insulte. Vous êtes proche du FN donc je ne vois pas le problème de cette classification.

Pour le reste, il faut répéter que personne ne pourra convaincre personne dans la mesure où tout ceci relève de divergences idéologiques fondamentales : l'argumentation d'une personne de droite s'appuit logiquement sur la nécessité de pouvoir transmettre son patrimoine à ses enfants, alors que celle d'une personne de gauche s'appuit tout aussi logiquement sur la nécessité d'éviter que le pouvoir économique (et donc le pouvoir tout court, car le pouvoir est essentiellement économique) puisse se transmettre de générations en générations.

A partir de là, tout est dit.

Quant à la possibilité de pouvoir transmettre son héritage à un tier qui n'est pas de sa famille (une fois que ses enfants ont été élevés, ont rompu le cordon ombilical, sont devenus adultes et ont pris leur indépendance), elle peut par exemple permettre de verser son héritage à son parti politique, plutot qu'à un enfant avec lequel on se serait malheureusement brouillé (ce qui n'est pas souhaitable mais ce qui peut arriver, ça fait parti des aléas de la vie).

Mais rassurez-vous, sous le socialisme, il n'y aura plus d'impots.

Commentaire n°10 posté par Julien le 03/12/2009 à 17h35
Démocratie et fanatisme ne vont point ensemble, cher Julien. Fanatique ou démocrate, il faut choisir.

Je ne me sens pas "de droite" et je trouve normal malgré tout qu'une personne puisse transmettre son patrimoine à ses descendants.

Mais il y a peut-être une distinction à effectuer précisément entre patrimoine (une maison, quelques milliers d'euros, des bijoux, des meubles...) et pouvoir économique (millions d'euros d'action, parts d'une entreprise...). Si la transmission du premier ne pose pas problème, j'admets que c'est plus contestable pour le second. Il y a toutefois un monde entre les deux...
Commentaire n°11 posté par nationalistejacobin le 03/12/2009 à 22h03
Je ne prends pas le fait d'être classé à l'extrême droite comme une insulte, mais je ne peux m'empêcher de vous soupconner, de le faire avec une intention péjorative.

Mais quoiqu'il en soit je trouve ce qualificatif, inadapté me concernant. Je suis clairement de droite au niveau de la vision du monde et de la vie, du moins au sens traditionnel du terme, mais je ne suis en rien extrême. Certes par rapport à l'UMP je suis extrêmement à droite, mais l'UMP est-elle de droite ?

Sur les questions socio-économique je ne sais pas si on peut qualifier mes positions d'extrême droite, dans le sens où je suis pour un meilleur partage des richesses et plus d'équité. Certes je ne suis pas un égalitariste, donc je ne suis pas de gauche, mais suis-je pour autant d'extrême droite ?

Sur les questions identitaires je ne tiens pas de positions racistes ou racialistes, là encore je vois mal comment on peut me qualifier d'extrême. De droite traditionnelle si on veut, mais je ne suis pas un extrêmiste (je ne collectionne pas des armes chez moi dans le secret espoir de pouvoir un jour aligner des allogènes).

Bref je trouve votre qualification infondée. D'ailleurs moi-même je ne vous qualifierait pas d'extrême-gauche, ce qui serait une manière absurde de décrire votre positionnement politique.

Commentaire n°12 posté par Jérôme le 03/12/2009 à 22h42
l'axe droite-gauche ne sert les intérets que de deux familles politiques :


1-le libéralisme économique (qui peut se placer ainsi dans le role central du "raisonnable" face "aux extrêmes")

(on reconnait un libéral économiste au fait qu'il dise "les extrêmes" là ou le mec de gauche dira "l'extrémisme" -i.e. de droite.)
(toutefois dans les faits, la posture du libéral économiste est fausse, puisque quand les enjeux sont graves, il soutient toujours besancenot contre le pen, in fine)

2-les gauches (qui se placent ainsi, parallèlement aux libéraux, sur un axe "gentils vs méchants)

alors doit on ne jamais parler de gauche ou de droite ? Je ne le pense pas. Car la gauche est une réalité qui doit être analysée (la droite, par contre, clairement, ça n'existe pas)

-il y a les idéologues (les fous, psychologiquement fous, parce exemple les mecs de bellacia pour qui sarko est un dangereux nationaliste, lol, comme on dit)

-et il y a l'internationale du pognon et des élites irresponsables, les mammonnistes.

Dans l'idéal, il faudrait tous les buter, mais ces idées ont contaminé tellement de gens que c'est impossible, il reste donc à attendre que les idées fausses (la gauche) et l'injustice croissante (le libéralisme économiste) aillent jusqu'au bout de leur logique, en luttant point par point contre les 5 piliers fondamentaux du PSR , et, en attendant la chute finale, préparer la suite à l'aide d'un corpus cohérent (d'ou les 5 piliers linkés ici)



Jérôme, c'est quand que vous adhérez au PSR? Z'allez pas cotiser à un parti libre-échangiste, pro-vidéosurveillance et antifamille, tout de même? 
Commentaire n°13 posté par Lingane le 04/12/2009 à 15h14
Tiens en parlant de famille, la petite-fille de votre cher Jean-Marie se lance en politique. Elle a obtenu une place de choix aux régionales grace au travail et au mérite : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/dans-la-famille-le-pen-voici-la-petite-fille_833707.html#xtor=AL-447
Commentaire n°14 posté par Julien le 04/12/2009 à 17h06
 

@ lingane : Vous inquiétez pas je ne risque pas d'adhérer à S&S. Déjà ce nom rappel les heures les plus sombres de notre histoire (mdr). Et de toute façon je ne serais jamais de gauche, comme la bien formulé Gollnisch : je suis un pessimiste joyeux et non un optimiste triste.

 

Concernant le PSR, j'adhère à une bonne partie de la ligne, mais il y a franchement des points que je trouve un peu puérils et utopiques. Mais bon disons que je suis un sympathisant !

 

@ Julien : Il y a sans doute un peu de favoritisme dans cette affaire, ce que je déplore biensûr, cela dit je ne suis pas membre du FN et ce serait gonflé de ma part de critiquer. Ensuite c'est pas non plus une super promotion dont elle bénéficie, le département dans lequel elle va se présenter est difficile pour le front, et malgré le fait qu'elle soit en seconde position sur la liste, elle n'a à peu près aucune chance d'être élue. De plus j'ai un ami au front qui était en place éligible sur une liste pour les élections régionales, alors qu'il était âgé de 23 ans, et il n'est pas spécialement proche des Le Pen. A priori la petite fille milite depuis un moment déjà, et a pris sa carte dès sa majorité, je ne vois rien de très choquant là-dedans.

Commentaire n°15 posté par Jérôme le 04/12/2009 à 23h14
Egalitarisme, optimiste triste,.....notre ami Jerome n'en finit plus d'aligner les clichés (désolé mais moi je suis pessimiste triste).

Je ne suis pas du tout choqué par la désignation de la petite-fille Le Pen qui est sans doute fort sympathique, c'était juste pour information, pour que vous sachiez qui dirigera votre parti dans le futur. En tout cas elle a pour le moment 19 ans, certainement encore célibataire, assurément un bon parti.

@Lingane, pour le moment je n'ai pas vu de second tour d'élection présidentielle en Olivier Besancenot et JM Le Pen, donc comment s'avoir pour qui le grand capital appelerait à voter ? En tout cas, en Suisse avec l'UDC ou en Flandre avec le Vlaams Belang, l'extrême-droite est bien loin de n'avoir aucun lien avec le grand capital (peut-être devriez-vous vous renseigner).

Commentaire n°16 posté par Julien le 05/12/2009 à 02h01
"entre Olivier Besancenot et Jean-Marie Le Pen"
Commentaire n°17 posté par Julien le 05/12/2009 à 02h05
je n'ai strictement aucun doute qu'entre besancenot et le pen, il appellerait à voter besancenot

par ailleurs il y a plusieurs extreme-droites (suffit d'aller sur desouche pour s'en apercevoir)


jerome : "puéril", il faudra le démontrer. D'une part qualifier le PSR de "puéril" alors que nous vivons dans la société la plus puérile de l'histoire (je peux donner des exemples), c'est cocasse
et d'autre part, de toute façon, toute prise de pouvoir de quelque mouvement nationaliste quel qu'il soit parait utopique en ce moment, alors utopie pour utopie, autant essayer de fignoler le machin.
Commentaire n°18 posté par Lingane le 05/12/2009 à 03h33
Le mot puéril ne se voulait pas méchant, utopie conviendrait mieux, mais c'est toujours une bonne chose, ça montre qu'on a encore des idéaux.

@ Julien : Vous êtes pessimiste et triste, ce n'est pas très étonnant, mais si vous ne croyez pas l'homme capable de progrès (au sens humain) vous n'êtes alors pas de gauche. En même temps c'est cette incompatibilité entre l'idéal formulé par le communisme, et la réalité de la nature humaine, qui a toujours conduit au totalitarisme, pour essayer de faire des cercles carrés.

Pour Marion Le Pen, s'est sans doute un bon parti oui, elle est assez jolie en plus. Mais bon si elle a le même caractère que son grand-père ou sa tante, elle doit être difficile à vivre, affaire à suivre donc ...

Commentaire n°19 posté par Jérôme le 05/12/2009 à 13h41
Et nous voila maintenant accusés de totalitarisme ! Décidemment, Jerome n'arrête plus dans les clichés dégoulinants de bien-pensance (moi qui le croyais subversif.....).

En fait, je suis pessimiste sur le court terme (au moins un siècle) et optimiste sur le long terme (plusieurs siècles), il faudra à mon avis beaucoup de temps pour que les gens aient le niveau de comprendre le bien-fondé de nos idées et nous n'aurons probablement pas le pouvoir de notre vivant. Nous devons semer les graines que récolteront nos héritiers politiques.
Commentaire n°20 posté par Julien le 06/12/2009 à 03h00
Ah donc vous croyez en l'homme à long terme, vous êtes donc bien de gauche, voilà qui me rassure. Pour moi c'est un des points fondamentaux qui distingue la droite de la gauche. Moi je ne crois pas en l'homme, c'est pour ça que je crois en Dieu. L'homme sera toujours aussi pervers et corrompu dans 500 ans qu'aujourd'hui.

Mon accusation de totalitarisme ne vous vise pas vous, ni S&S, mais les régimes communistes du passé. En effet l'idéal communiste ne peut aboutir qu'avec une humanité idéalisée (qui n'existe pas, sauf pour les gens de gauche), donc une fois confronté à la réalité, on en vient à la répression et aux envies de contrôle total.
Commentaire n°21 posté par Jérôme le 06/12/2009 à 21h04

Présentation

  • : Pour le Socialisme et l'Indépendance Nationale
  • Pour le Socialisme et l'Indépendance Nationale
  • : France communisme socialisme nation indépendance Politique
  • : Vous voulez adhérer à notre organisation, nous poser des questions, nous donner des conseils pour l'amélioration du blog, faire connaissance autour d'un pot virtuel, nous insulter,...... Vous voulez nous aider à la rédaction d'articles (sachant que vu le niveau du blog, il n'y a pas besoin d'avoir une plume phénoménale pour cela) ou vous avez des idées de sujets que nous pourrions aborder ? Alors n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : socialismesouverainete@yahoo.fr
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Liens

Recherche

Commentaires Récents

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés