Amérique Latine

Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 06:01
http://monkeysmashesheaven.files.wordpress.com/2008/08/raul-castro.jpgDernièrement, la mort d'un dissident à Cuba a été l'occasion pour les médias de satisfaire leur soif de diabolisation et de simplification des faits. Alors que je regardais les JO et que je zappais durant la pause publicitaire, je suis tombé sur le journal du soir de France 3 au cours duquel la journaliste, bien sélectionnée pour son obéissance à l'idéologie dominante (capitaliste), avait invité une trotsko-gauchiste altermondialiste qui ne se priva pas de cracher sur Cuba et de ne pas réagir quand la journaliste capitaliste mis plein d'espoirs sur la pression des USA pour sauver Cuba de la tyrannie.

C'est ainsi : un évènement qui passerait inaperçu et ne donnerait lieu à aucun traitement médiatique s'il s'était déroulé dans la plupart des pays du Monde prend des proportions gigantesques dès qu'il s'agit de Cuba.

Pourquoi un tel acharnement médiatique ? C'est ce à quoi répond Salim Lamrani dans son dernier livre, "Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais", préfacé par Nelson Mandela.

Même si nous n'avons pas d'accointance particulière avec le régime cubain né de la révolution et du renversement de Batista, nous vous proposons cette interview de l'auteur, car nous pensons qu'il énonce bien des vérités sur les dangers du simplisme médiatique (il voit particulièrement bien les choses quand il explique que le média télévisé, par son format même, rend impossible tout débat d'idées).


Salim Lamrani vient de publier Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais, dans lequel il aborde tous les thèmes utilisés par la propagande étasunienne pour justifier les sanctions économiques unilatérales contre Cuba, indépendamment de l’alternance entre démocrates et républicains. Avec un prologue de Nelson Mandela, ce livre à l’analyse exhaustive et aux arguments précis en font un ouvrage de référence.
 
Guillermo Nova
 
Vous venez de publier un nouveau livre sur le traitement médiatique sur cuba. Que cachent les médias à propos de la réalité cubaine ?
 
Les médias manipulent complètement la réalité de ce petit pays et le présentent comme étant l’antichambre de l’enfer en se basant surtout sur des préjugés et sur la rhétorique. Ils n’effectuent jamais d’études comparatives ni ne donnent la parole à ceux qui disposent d’une opinion différente sur ce thème. Prenons l’exemple par excellence : les droits de l’homme. Les médias dénoncent très souvent la situation des droits de l’homme à Cuba. En revanche, ils n’effectuent jamais d’analyses comparatives, alors qu’il suffit de prendre les rapports annuels d’Amnesty International et de les comparer. C’est ce que je fais dans le livre et le résultat est édifiant : De tout le continent américain, du Canada jusqu’à l’Argentine, le pays qui viole le moins les droits de l’homme est Cuba selon Amnesty International. Cela ne veut pas dire que Cuba est le paradis. Il existe certaines violations des droits de l’homme sur l’île.
 
Par ailleurs, les médias occultent minutieusement le contexte géopolitique dans lequel se trouve Cuba et ne disent pas un mot sur la constante agression politique, économique, diplomatique et médiatique de Washington contre Cuba. C’est la raison pour laquelle les médias commettent une grave violation de la déontologie journalistique lorsqu’ils traitent de la réalité cubaine.
 
Il faut sortir de la vision manichéenne : Cuba n’est ni « Alice au pays des merveilles » ni « l’enfer de Dante » et c’est ce que j’essaye de faire dans le livre.
 
Pourquoi Cuba est-elle tant stigmatisée dans les médias ?
 
Pour la seule et unique raison que Cuba a rejeté le capitalisme d’entreprise privée et a décidé de placer l’être humain au centre de son projet de société et non le profit. C’est un pêché impardonnable pour les grands groupes économiques et financiers qui contrôlent l’immense majorité des médias privés. Comme vous pouvez le constater, cela n’a rien à voir avec la démocratie et les droits de l’homme.
 
Les Etats-Unis ont-ils besoin de cette couverture médiatique pour maintenir les sanctions économiques ?
 
Pendant 30 ans, la rhétorique diplomatique des Etats-Unis, pour justifier l’état de siège économique contre Cuba a présenté l’alliance avec le monstre soviétique comme étant le principal obstacle à la normalisation des relations avec La Havane. Bien évidemment, cette affirmation est dénuée de fondement historique car l’hostilité à l’égard du gouvernement révolutionnaire a débuté avant le renouement des liens avec l’URSS en mai 1960. Par ailleurs, après l’effondrement du bloc soviétique et la disparition de la menace rouge en 1991, au lieu de normaliser les relations, les Etats-Unis ont augmenté les sanctions avec la loi Torricelli en 1992, la Helms-Burton en 1996, le Premier Plan de Bush en 2004 et le Second Plan en 2006. Seule la rhétorique a changé. Désormais ce n’est plus la menace soviétique qui empêche un modus vivendi mais « l’inacceptable situation des droits de l’homme ».
 
Comme si les Etats-Unis et l’Union européenne disposaient d’autorité morale pour donner des leçons sur les droits de l’homme aux Cubains.
 
L’ouvrage contient un prologue de Nelson Mandela
 
Nelson Mandela, grand ami de Fidel Castro, même si les médias ne veulent pas que cela se sache, m’a fait l’immense honneur d’intégrer dans mon livre une réflexion sur le rôle fondamental de Cuba dans la libération des peuples d’Afrique. Il explique également pourquoi le premier pays qu’il a visité après sa libération a été Cuba et non un voisin africain, les Etats-Unis ou l’Europe. Je lui fais part d’ici de mon immense dette de gratitude.
 
Vous avez l’habitude de publier des articles, des livres, de participer à des Débats publics, mais vous n’apparaissez quasiment jamais à la télévision. Pourquoi ?
 
Tout d’abord, parce que l’on m’invite très rarement et quand c’est le cas, on m’impose des conditions inacceptables, comme par exemple débattre contre plusieurs contradicteurs à la fois. Ensuite, parce que la télévision est un moyen de communication particulier et peu propice au débat profond pour une raison simple : le temps de télévision est un temps très court, très bref, uniquement adapté aux pensées conventionnelles. Par exemple, si je dis à la télévision que Cuba est une dictature, c’est un message qui passe sans aucun problème, aucune explication n’est nécessaire. C’est comme si je disais que la terre était ronde. En revanche, si j’affirme que le fait de considérer Cuba comme une dictature est caricatural, il est indispensable que j’explique mon point de vue et il faut du temps pour cela. Mais la télévision ne dispose pas de ce temps.
 
Comment voyez-vous le phénomène des bloggeurs opposants ?
 
Tout d’abord, de mon point de vue personnel, rien ni personne ne devrait empêcher les bloggeurs cubains d’exprimer leurs idées et leurs opinions sans crainte de représailles, car ils ont le droit de critiquer sévèrement les autorités de La Havane. Maintenant, il est évident que de puissants intérêts opposés au processus révolutionnaire cubain se cachentderrière ce rideau de fumée que l’on nomme la « cyberdissidence cubaine », symbolisée par Yoani Sánchez.
En un mot, si l’on me demandait de signer une pétition défendant le droit de Yoani à critiquer le gouvernement cubain, je la signerais sans aucun problème. En revanche, si l’on me sollicitait pour signer un document affirmant que Yoani est une simple bloggeuse dont l’objectif est de dénoncer les aberrations et les contradictions d’un système, je ne le ferais pas car ce n’est pas le cas.
 
La contradiction qui existe entre les médias et le pouvoir est de plus en plus grande mais en revanche, il est indéniable qu’il existe une absence de critique à leur égard dans les pays occidentaux.
 
Le problème fondamental des médias et qu’ils ne disposent pas d’un contre-pouvoir puissant, même si la presse alternative sur Internet joue un rôle extraordinaire pour dénoncer les dérives des transnationales de l’information.
Par Julien B. - Publié dans : Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 00:53
http://www.grizzlyrun.com/Files/Images/Image_Gallery/chinchilla_picture.jpgLaura Chinchilla est devenue la première femme présidente du Costa Rica, et le premier animal de compagnie au Monde a atteindre le fauteuil présidentiel.

La candidate de centre-droite a été élue largement dès le premier tour avec 49% des suffrages (il suffit de faire 40% pour gagner dans ce pays, curieuse règle mais nous la respectons), en devançant un candidat de droite et de centre-gauche. Cette élection ne fait donc que confirmer la domination du centre-droite, qui détenait deja les rênes du pays.

Le Costa Rica est un pays d'Amérique centrale, le plus riche, le plus prospère et le plus stable de cette région du Monde bien instable, parfois qualifié de "Suisse d'Amérique centrale".

Le Costa Rica est notamment connu pour être le seul pays au Monde à ne pas avoir d'armée, ce qui en fait un pays d'avant-garde dans ce domaine.

Car il ne fait pour moi guère de doutes que d'ici disons 1 000 ans, de nombreux pays auront rejoint le Costa Rica dans cette sage voie.......Je sais que je risque de me faire traiter de doux rêveur par ceux qui ne voient les relations internationales qu'en terme de rapports de force et par d'autres (moins nombreux) qui aiment la guerre (surtout quand c'est les autres qui la font, pas eux), mais je crois profondément sur le long terme en une amélioration de l'Homme, qui lui permettra d'abandonner toutes ses viles aspirations impérialistes, et d'enfin respecter les valeurs et les décisions souveraines de chaque peuple, sans chercher à les intimider, les menacer, les envahir ou les convertir........mais je dis bien sur le long terme, le très long terme, on en est loin vu le niveau actuel.
Par Julien B. - Publié dans : Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 14:52
http://www.ad.nl/static/FOTO/pe/9/0/11/media_xl_97631.jpg
Disons-le clairement, je ne suis absolument pas fan d'Hugo Chavez.

Je considère que ses déclarations sont bien souvent simplistes, erronées et remplies de propagande, et je ne crois absolument pas en son "socialisme du XXIème siècle" qui ne présente rien de nouveau et rien d'original par rapport à ce que nous avons connu jusqu'alors (il n'invente rien, à mon avis il n'en a pas le niveau) et qui donc ne débouchera pas sur une alternative à long terme au capitalisme, que ce soit au Vénézuela ou a fortiori chez nous.

Plus globalement, je ne pense pas qu'une alternative au capitalisme viendra d'un pays "attardé" (ceci dit sans aucune connotation péjorative). Nous avons pu le constater dans l'Histoire, toutes les tentatives de remise en cause du capitalisme sont venues de pays "attardés (Chine, Russie, Cuba, Vénézuela,......) et on ne peut pas dire qu'elles ont conduit jusqu'alors à un affaiblissement durable du capitalisme, ni à un renforcement de l'anti-capitalisme dans nos pays.....au contraire, ces expériences dites socialistes, expérimentées dans des pays "attardés", ont sans doute davantage contribué à détourner beaucoup de gens de l'anticapitalisme dans nos pays "avancés", du fait de la présentation et du bilan simplistes qui en sont tirés.

Ainsi, sans être le moins du monde marxiste ou trotskiste (formes de socialisme dogmatiques et inefficaces), je suis assez d'accord avec la thèse de Marx et Trotski selon laquelle la voie du socialisme devra obligatoirement être montrée par un pays "avancé" pour avoir une chance de triompher du capitalisme.

Parmi les pays avancés, il me semble que c'est la France qui a la plus forte probabilité de pouvoir montrer un jour la voie du "socialisme du XXIème siècle" (car parmi les peuples de pays "avancés", ce sont les Français qui ont le moins une mentalité de capitalistes......car oui, les peuples ont des prédispositions idéologiques différentes selon leur culture, leur Histoire - Révolution française -  n'en déplaise aux tenants du relativisme culturel et du "on est tous pareils"), ou du XXIIème, XXIIIème, XXIVème, XXVème siècle.

On ne peut nier, au risque de froisser les "tier-mondistes" toujours en quête d'exotisme, que l'impact d'une "révolution" socialiste serait beaucoup plus fort si elle avait lieu dans un pays "avancé", que ce pays aurait moins de difficultés à développer un socialisme "efficace" et "intelligent" et donc qu'il aurait une plus grande facilité à mettre en danger la domination capitaliste mondiale, surtout lorsque ce pays a comme la France une forte influence sur certaines régions du Monde, par exemple l'Afrique.

Même si je ne crois pas en Chavez et que je ne vois pas en lui un sauveur, un messie ou le chef de file d'un "socialisme du XXIème siècle", il n'empêche donc qu'il a été démocratiquement élu à de multiples reprises par le peuple vénézuelien, et qu'il ne mérite donc absolument pas l'acharnement médiatique dont il est victime dans notre pays.

Il faut dire que la déontologie journalistique et le souci de l'objectivité qui sont censés guider cette profession ne pèse pas bien lourd face aux intérêts des propriétaires des grands médias, qui sont pour l'essentiel des grands capitaines d'industrie qui ont pour impératif premier non pas d'informer le plus objectivement possible les citoyens mais de protéger systématiquement les intérêts du capitalisme. Face à cela, les journalistes, qui ne sont que des salariés (certes collabos, mais des salariés quand même), ne peuvent pas faire grand chose d'autre qu'obéir à leur patron, comme tous les salariés en somme.....Qui paie les musiciens choisit la musique.

Nous nous souvenons tous que Chavez fut attaqué par ces médias qui le qualifièrent à tort d'antisémite (notons au passage que le fait que certains ont pu être accusés à tort d'antisémitisme ne veut pas dire que les antisémites n'existent pas), en sortant une phrase de son contexte et en en faisant une interprétation très tendancieuse, ou encore que le gros plein de soupe (ou gras double) raciste Alexandre Adler, journaliste au Figaro, avait comparé Chavez à un singe ou un gorille qui fait claquer sa machoire.

Plus proche de nous, les médias, notamment le JDD (Journal du Dimanche) qui s'est fendu d'un article au ton particulièrement ordurier (nous sommes loin de la déontologie journalistique et de la recherche de l'objectivité), ont fait croire que Chavez aurait déclaré que les Etats-Unis ont provoqué et organisé le tremblement de terre à Haiti.

Je ne sais si Chavez a proféré une telle enormité mais la moindre des choses, quand on prétend qu'untel a déclaré ceci ou cela, est de présenter la preuve irréfutable de ce propos, si possible en le réintégrant dans le paragraphe ou le texte d'origine (afin d'éviter les contre-sens et erreurs d'interprétations, que permettent les bouts de phrases sortis de leur contexte). Et le fait que sa critique hystérique des USA soit sans fondement dans le cas de l'aide apportée à Haiti n'y change rien.

On ne sera du reste pas étonnés de savoir que tous les tarés (doux dingues) complotistes et conspirationnistes de chez nous (genre Réseau Voltaire et Thierry Meyssan) ont repris cette "hypothèse" délirante d'un tremblement de terre organisé par les Etats-Unis.

Plus généralement, les moindres propos de Chavez sont décortiqués et moqués par nos médias, même quand il s'agit de mesures ayant trait à la politique intérieure du Vénézuela.

C'est ainsi que "notre" presse de caniveau s'est gargarisée de Chavez quand celui-ci aurait conseillé aux citoyens de ne pas chanter sous la douche afin de ne pas gaspiller l'eau, ce qui n'est pas nécessairement un conseil très judicieux mais c'est aussi complètement con de chanter sous la douche et d'ailleurs de chanter tout court.

Les médias n'ont pas apprécié non plus que Chavez s'attaque aux jeux vidéos et défende des jeux plus sains tels que le yo-yo ou la toupie. Difficile pourtant de lui donner tort concernant l'effet néfaste des jeux vidéos sur la santé mentale des jeunes, on pourrait d'ailleurs dire la même chose pour internet : à titre tout à fait personnel, les jours où je me sens le mieux dans mon corps et dans mon esprit sont ceux durant lesquels je passe le moins de temps sur internet. Je me dépêche donc de finir mon "article" afin d'éteindre l'ordinateur au plus vite.

Enfin, son attaque frontale contre la poupée Barbie blonde aux yeux bleus a aussi été l'occasion d'attaques en dessous de la ceinture de "notre" presse de caniveau (par exemple le torchon Gala), alors que l'argument de Chavez selon lequel cette poupée de type anglo-saxonne ou germanique n'est pas représentative de la beauté de la femme vénézuelienne est tout à fait exact, pas hyper représentative non plus de la beauté de la femme française d'ailleurs.......Nous devrons donc non seulement créer une alternative au capitalisme mais aussi une alternative à la poupée Barbie.

Julien B.


Par Julien B. - Publié dans : Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Partager    
Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 02:28

http://www.infocomhaiti.com/decouvrirhaiti/drapeauHaiti1.gifPuisque tout le monde se met, à juste titre, au chevet d’Haïti après cette catastrophe dont les habitant n’avaient surtout pas besoin. Profitons-en pour remettre dans les têtes quelques informations qui en dehors de cette période malheureuse auraient tôt fait de passer à la trappe. Elles font parties des explications sur le "pourquoi cette île où tout poussait est devenu une sorte d’enfer sur Terre".


Etant Dupain : La dette extérieure d’Haïti, une hypocrisie française


dimanche 10 janvier 2010


En 1803, après 300 ans d’esclavage, un grand mouvement souleva Haïti et mit en déroute l’armée française. Vint ensuite la déclaration d’indépendance abolissant l’esclavage en janvier 1804. Les Français menacèrent de revenir pour coloniser le pays, en refusant de reconnaitre l’indépendance et en appelant à la guerre.


En 1825, le gouvernement français exigea que le gouvernement haïtien paye une quantité équivalente à 21 milliards de dollars actuels, condition pour reconnaitre l’indépendance du pays.


Le gouvernement d’alors craignant une nouvelle invasion fut obligé de payer et la France reconnut ainsi l’indépendance.


La relation actuelle de la France avec Haïti et l’influence de ces faits sur la vie politique haïtienne, démontre hypocrisie de la France. Si celle-ci tient un discours en faveur du développement du pays, jamais elle n’a fait un geste pour mettre en pratique son discours.

L’obligation d’Haïti de payer d’énormes sommes au FMI provient de l’injustice faite par la France qui dispose d’un poids important dans cette organisation. La position est claire et n’a rien à voir avec une quelconque volonté d’aider et de participer à la reconstruction du pays, appauvri par toutes ces politiques.


Cette attitude de la France de refuser de payer sa dette se répète aujourd’hui. La France a en effet accueilli l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, avec sa fortune personnelle de 900 millions de dollars, somme volée dans les caisses de l’Etat haïtien, soit une somme supérieure à la dette externe du pays d’alors, où il s’exila après 29 ans de dictature de père en fils.


Ainsi, si la France souhaite changer son attitude vis-à-vis de l’Histoire, son premier devoir est de payer à Haïti ce qu’elle lui doit et de rendre possible l’extradition de l’ex-dictateur Duvalier pour qu’il soit jugé devant la justice haïtienne et ainsi permettre au pays de récupérer l’argent volé par le gouvernement du dictateur.


Etant Dupain

SOURCE :
http://www.primitivi.org/spip.php?article180


En parlant d'Haiti et de politique française, y parait que Nicolas Sarkozy va se rendre sur place (surement pour se faire de la pub) et qu'il sera ainsi le premier président français à se rendre à Haiti et à atterrir sur l'aéroport Toussaint Louverture......"amusant" pour un admirateur (et laudateur) du dictateur impérialiste Napoléon.

Autre chose "amusante", il semblerait que les secouristes généreusement envoyés par les puissances capitalistes occidentales fouillent en priorité et au peigne fin les décombres de l'hotel Montana, c'est à dire l'hotel le plus luxueux du pays qui accueille les voyageurs occidentaux. Nous ne serons pas surpris des priorités des bonnes âmes désintéressées.
Par Julien B. - Publié dans : Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 11:53
http://www.thesiteoueb.net/uploads/palais_haiti_port_au_prince.jpgCuba a annoncé mercredi l'envoi d'une aide médicale d'urgence à Haïti où se trouvent déjà sur place quelque 400 coopérants cubains, dont deux ont été "très légèrement blessés" pendant le séisme de mardi.

"Nous allons envoyer une aide médicale d'urgence à la république soeur d'Haïti. Nous enverrons une certaine quantité de médicaments, de matériel médical, tandis que des médecins supplémentaires se rendront sur place", a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures Bruno Rodriguez en recevant son homologue du Surinam, Lygia Louise Irene Kraag-Keteldijk.

Une brigade médicale d'une trentaine de personnes devait être dépêchée ce mercredi en Haïti, ont précisé les médias cubains.

Parmi les 400 coopérants de cette île communiste des Caraïbes se trouvant déjà en Haïti, 344 sont des médecins et des infirmiers.

"Parmi ceux qui se trouvent à Port-au-Prince, seulement deux ont été très légèrement blessés, les autres se portent bien", a assuré M. Rodriguez.

La capitale d'Haïti, pays le plus pauvre du continent américain, a été dévastée mardi par un fort séisme de magnitude 7 dont l'épicentre se trouvait à proximité de Port-au-Prince.

Le président cubain Raul Castro a exprimé sa "profonde douleur et consternation" et a assuré son homologue haïtien René Préval de l'"aide solidaire" de Cuba, dans un message diffusé par les médias cubains.

 

Source : Romandie.com


  Le bilan effroyable (des dizaines de milliers de morts, voir plus de 100 000 pour les estimations les plus alarmistes) s'explique par plusieurs raisons : la puissance du séisme (7 sur l'échelle de Richter), le pays (Haiti, le plus pauvre pays du continent américain, où aucune construction ne répond évidemment aux normes anti-sismiques) et la zone touchée (l'épicentre du séisme situé à peine à une dizaine de kilomètres de la capitale Port-au-Prince, par définition une zone fortement peuplée).

Par Julien B. - Publié dans : Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 20:50
http://www.aveccelineetsarah.com/images/celine_et_sarah_plein_air.jpgLes médias bourgeois capitalistes sont aux anges, les pauvres petites trafiquantes de drogue de 19 ans Sarah Zaknoun et Céline Faye (un lien de parenté avec le médiocre Guillaume Faye ?), qui avaient été condamnées à 8 ans de prison en République Dominicaine pour trafic de drogue (plusieurs kilos retrouvés dans leurs bagages), viennent d'obtenir la grâce de Leonel Fernandez, sinistre président de la République Dominicaine, et vont pouvoir passer le jour de l'an en famille ! Elles ont même eu droit au "prime time" !

Pourquoi ce sinistre président, ce salopard qui fait vivre son peuple dans la misère et la souffrance (la République Dominicaine est le plus pauvre pays des Antilles, juste derrière Haiti), a t-il accordé la grâce à ces deux petites bourgeoises, qui  soit dit en passant avaient les moyens de se payer un voyage de rêve en République Dominicaine à seulement 19 ans (ce qui n'est pas à la portée de la majorité des bourses des jeunes de cet age ou même plus agés) ?

Les médias nous le disent clairement : c'est l'intervention de Carla Bruni-Sarkozy (la même qui nomme ses amis aux postes de haut fonctionnaire, une belle caution morale en somme) qui a été décisive, le pourri président de République Dominicaine ayant voulu lui faire plaisir !

La justice d'un pays bafouée, des trafiquantes de drogue qui empoisonnent le sang de nos enfants libérées (sans avoir purgées leur peine) par un dirigeant capitaliste qui laisse crever son peuple, voila dans quel monde injuste et corrompu nous vivons !

Nous pouvons comprendre que Carla Bruni-Sarkozy défende des trafiquantes de drogue, elle a souvent fait la promotion de cette substance criminelle et illicite, et c'est pas ce qui manque dans son milieu d'enculés mondains ! Il est donc compréhensible qu'elle cherche à protéger ses fournisseurs.

Mais ce qui est intolérable (mais on n'a plus fini de s'indigner, de toute façon ça sert à rien car la majorité des "citoyens" français sont des crétins lobotomisés qui continueront toujours à voter pour des abrutis de leur acabit !), c'est que la première "pute" de France Carla Bruni-Sarkozy, qui n'a aucun mandat, se serve de son influence sur son faible mari pour faire libérer des trafiquantes de drogue ou encore pour placer ses amis à des postes de haut fonctionnaire.

Ce qui est intolérable aussi, c'est que nous demandons à juste titre aux étrangers qui sont sur le sol français de respecter les lois de leur pays d'accueil mais que dans le même temps, nous voyons les dirigeants et les médias capitalistes de notre pays défendre systématiquement les criminels "français" qui sillonnent le Monde, alors que leur culpabilité ne fait pourtant aucun doute (les deux trafiquantes de drogue, la kidnappeuse Florence Cassez, les zozos de l'Arche de Zoé, un plongeur en Indonésie ou dans le coin,.....)

Honte à eux.

Julien B.
Par Julien B. - Publié dans : Amérique Latine
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    

Présentation

  • : Pour le Socialisme et l'Indépendance Nationale
  • Pour le Socialisme et l'Indépendance Nationale
  • : France communisme socialisme nation indépendance Politique
  • : Vous voulez adhérer à notre organisation, nous poser des questions, nous donner des conseils pour l'amélioration du blog, faire connaissance autour d'un pot virtuel, nous insulter,...... Vous voulez nous aider à la rédaction d'articles (sachant que vu le niveau du blog, il n'y a pas besoin d'avoir une plume phénoménale pour cela) ou vous avez des idées de sujets que nous pourrions aborder ? Alors n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : socialismesouverainete@yahoo.fr
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Liens

Recherche

Commentaires Récents

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés