Comme chaque année, le retour des beaux jours - enfin pas encore par chez moi, il n'a jamais fait aussi froid et moche au mois de mai (c'est sans doute le réchauffement climatique) - est
l'occasion d'une vaste offensive des milieux de la mode et de la cosmétique qui érige totalitairement les standarts de la beauté, notamment à l'attention de la gente féminine (et même si les
hommes sont de plus en plus victimes de ce phénomène).
C'est ainsi que la dictature de la minceur s'impose aux femmes, qui sont invitées à faire des régimes à l'approche de l'été pour ressembler aux mannequins que les créateurs de mode, proportionnellement souvent homosexuels (ceci dit sans aucune homophobie), façonnent à leur guise car ils les considèrent un peu comme leur oeuvre d'art, ce qui ne va pas sans un certain mépris pour la femme ravalée au rang d'objet. Cette dictature de la minceur n'a pas toujours régné, autrefois il était bien vu que les femmes aient des formes et soient girondes (car ça voulait dire qu'elles pouvaient bouffer beaucoup de patates).
Au-dela, la mode et plus encore la cosmétique ont une forte tendance malsaine à cultiver chez la femme la haine de sa nature, l'autoflagellation, et ceci quelle que soit son origine.
Pour les femmes blanches, ou de type européen, il est de bon ton de moquer le teint pâle de celles qui ne se seront pas exposées au soleil, n'auront pas mis d'autobronzants ou ne se seront pas fait bruler la peau lors de scéances UV, en suggérant qu'elles n'ont pas bonne mine et qu'elles seraient peut-être malades. En effet, dans notre société, qui dit bronzage dit bonne santé (et non vieillissement de la peau, risques de cancers,....) et dans une certaine mesure richesse, car c'est la preuve que l'on a les moyens de partir en vacances dans des pays lointains et ensoleillés. C'est un renversement par rapport au Moyen-Age, où le teint clair était synonyme de noblesse et le bronzage de pauvreté(car les paysans bossaient au soleil, pendant que ces fainéants parasites de nobles glandaient à l'ombre).
Alors que l'industrie cosmétique joue la carte du bronzage auprès des femmes blanches, elle suit la stratégie inverse auprès des femmes asiatiques (Japon, Chine, Inde,.....) ou africaines, en leur proposant des éclaircisseurs de teint (genre "white perfect", rien que le nom fait froid dans le dos), parfois hautement toxiques (notamment ceux utilisés en Afrique). En effet, dans ces pays-là, la blancheur est un symbole de réussite, ce qui est peut-être un funeste héritage de la période coloniale.
Au lieu de lutter contre ce funeste héritage de la période coloniale et de vanter leur beauté naturelle, l'industrie cosmétique et de la mode cultive la haine de soi chez les femmes. Comme vous le voyez sur la photo qui illustre l'article, une publicité de l'Oreal adressée à la gente féminine asiatique proclame ouvertement "Less yellowish complexion, more rosy glow" c'est à dire en gros "Moins de teint jaunâtre, plus d'éclat rosé". Par ailleurs, il est aisé de constater que les modèles de beauté auxquels sont sommées de s'identifier les femmes d'origine africaine sont en général métissés et n'ont pas les traits africains.
Face à tout cela, nous ne pouvons que nous insurger et réaffirmer que tout homme digne et équilibré respecte toutes les femmes, ne serai-ce que parce qu'elles nous donnent la vie après nous avoir porté pendant 9 mois, et les aime pour leur beauté naturelle et non artificielle.
Nous luttons contre le fascisme de la mode et de la cosmétique qui méprise les femmes et qui, chose nouvelle, commence à s'attaquer aux hommes. Nous attendons ces fascistes de pied ferme.
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Quelques jours
avant le détail du vote sur le minaret qui a tant fait écrire nos médiocres journaleux (toujours à la recherche du scoop qui fait vendre plutot que de l'information sérieuse), la Suisse - pays qui
basculerait dangereusement vers le fascisme - a élu 3 femmes aux 3 plus hautes fonctions de l'Etat : la chrétienne-démocrate Doris Leuthard à la présidence tournante du pays, la libérale-radicale
Erika Forster-Vannini à la direction de la chambre haute du Parlement (Conseil des Etats) et enfin la délicieuse "socialiste" Pascale Bruderer (ici en photo), bien représentative de la beauté de la
femme suisse, qui aurait pu être élue Miss Suisse (1) mais qui a en fait remporté la présidence du Conseil national (chambre basse du Parlement).
Par le collectif "Ouvrons les portes !"


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