L'un des premiers "articles" que j'avais écrit sur ce blog concernait la question de la parité hommes-femmes (voir "La parité
hommes-femmes, une avancée ou une arnaque ?" : http://fn-populaire-et-social.over-blog.com/article-10736692.html).
En le relisant, je me suis aperçu que celui-ci pouvait ressembler à un discours anti-femmes et à vrai dire en relisant plusieurs
sujets consacrés à la place des femmes dans la société, je me suis effrayé à moi-meme tellement certaines prises de position d'hier me paraissent grotesques et insultantes pour les femmes
aujourd'hui. Tout en étant resté ferme et inflexible sur mes fondamentaux (socialisme, souverainisme, francophilie sans chauvinisme, anti-impérialisme, anticapitalisme,.....), je dois bien
admettre que mon opinion a évolué sur des sujets que j'estime subalternes (en gros sociétaux) et parmi ceux-là se trouve la place de la femme dans la société.
Je voudrais donc préciser le plus vite possible (car je n'ai guère le temps) mon opinion sur la parité dans deux grands domaines : la politique et le monde du travail.
1) En politique, le discours dominant nous dit que la parité homme-femme doit être imposée aux partis et les partis qui ne présentent pas autant de candidates que de candidats lors de grandes
élections nationales (par exemple les législatives) doivent payer des pénalités.
Je ne suis absolument pas d'accord avec l'idée d'une parité en politique. Pas parce que je suis anti-femme (au contraire, pour être honnête je préfère les femmes car je les trouve plus agréables
et plus humbles mais ce n'est qu'un point de vue subjectif ne s'appuyant sur aucune enquête sérieuse) mais parce que les chiffres nous disent que tous partis politiques confondus, il y a en
France 75% de militants hommes pour seulement 25% de militants femmes. Et ce n'est là qu'une moyenne car pour certains partis et organisations que je connais bien, le rapport est plutot de
l'ordre de 98 à 99% d'hommes pour 1 à 2% de femmes.
Pourquoi les 3/4 des militants des partis sont des hommes contre seulement 1/4 de femmes ? Rien n'empêche les femmes, au lieu de faire du lèche-vitrine, à s'inscrire dans un parti pour y être
militante ou adhérente de base et y parler de politique. Je ne pense pas que ce soit dans ce cas le patriarcat qui soit en cause mais bien le fait qu'en moyenne, les femmes s'intéressent moins à
la politique que les hommes.
On pourrait me rétorquer que si aucun parti ne nous convient, il est inutile de s'inscrire dans un parti. C'est exact, c'est d'ailleurs ma situation, mais bien d'autres indicateurs démontrent que
les hommes s'intéressent beaucoup plus à la politique que les femmes. Par exemple, vu que nous sommes sur internet, il n'y a qu'à voir que la grande majorité des blogs qui parlent de politique
sont rédigés par des hommes pour s'en persuader à nouveau.
Je suis donc contre la parité en politique car les hommes font beaucoup plus l'effort d'aller militer dans les partis que les femmes et il n'est donc pas choquant qu'ils représentent la majorité
des candidats et des élus. Je pense même qu'il serait au contraire injuste de réserver 50% des postes de candidats aux femmes alors qu'elles ne représentent que 25% des troupes.
2) Toujours animé par la seule soif de justice (et non par un quelconque sexisme à l'encontre de l'un ou l'autre des deux sexes), mon constat pour le monde du travail sera totalement
inverse.
Toutes les études sérieuses démontrent que les filles, depuis quelques années deja, obtiennent de bien meilleurs résultats scolaires que les garçons dans toutes les classes d'age, du CP aux
études supérieures en passant par le collège et le lycée. Et qu'en conséquence, elles sont désormais en moyenne plus diplomées que les garçons.
Ce fait clairement établi ne semble pourtant pour le moment ne pas avoir de répercussion forte dans le monde du travail : la grande majorité des "postes à responsabilité" reste occupée par les
hommes, et les femmes ne sont donc pas récompensées de leur assiduité scolaire.
L'héritage du patriarcat et de milliers d'années de domination totalitaire de l'homme sur la société est probablement directement responsable de ce manque de
reconnaissance, et il reste donc beaucoup de chemin à parcourir pour que le mérite des femmes soit reconnu à sa juste valeur dans le monde du travail.
Au regard de leurs résultats et diplomes (même si ce n'est probablement pas le seul critère à prendre en compte), il serait logique qu'elles occupent à terme davantage de postes de direction dans
les entreprises que les hommes, et ce n'est donc là encore certainement pas une quelconque idée de parité qu'il faut défendre.
Et ceci ne doit évidemment pas faire oublier le phénomène de "repoduction sociale" (inégalité des chances à la naissance) qui conduit à reproduire les inégalités de générations en
générations et qui a été si bien décrit par le grand sociologue Pierre Bourdieu. Mais je ne développe pas ici car ce n'est à l'évidence pas le sujet.
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Pour moi, il apparaitrait donc logique qu'à l'avenir - si les données devaient rester en l'état (toute chose égale par ailleurs.....mais les choses peuvent évoluer, rien n'interdit aux femmes de
s'investir massivement dans les partis politiques et rien n'interdit aux garçons d'améliorer leurs résultats scolaires) - les hommes controlent l'essentiel du pouvoir politique et les
femmes controlent l'essentiel du pouvoir économique (1) (bien qu'en régime capitaliste, le pouvoir économique appartient essentiellement aux actionnaires qui n'ont aucune forme de légitimité et
de mérite : voila pourquoi, entre autres raisons, il faut remplacer le capitalisme par le socialisme)
Les mots "parité" et "discrimination positive", contraires au mérite et à l'égalité des chances, doivent etre rayés de notre vocabulaire et mis à l'index. L'Inquisition est lancée (2).
(1) Sans compter que les femmes, que nous aimons tant, détiennent le pouvoir suprême : celui de nous donner la vie , ce pour quoi nous ne les remercierons jamais
assez.
(2) L'Index était dans l'Espagne de la fin de XVème siècle la liste des ouvrages interdits établie par l'Inquisition et le fameux Torquemada. D'où ma blague sur
l'index et l'Inquisition, j'ai avalé un clown ce matin.
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