Economie/Social

Jeudi 29 octobre 2009
Nous entendons souvent dire que "le capitalisme est le plus mauvais des systèmes, à l'exception de tous les autres", c'est à dire que le capitalisme est le moins mauvais des systèmes.

Est-ce vraiment certain ? Tous les systèmes économiques possibles et imaginables ont-ils été testés pour en arriver à une telle conclusion, si définitive et sans appel ?

Ceux qui croient en l'horizon indépassable du système capitaliste, censé durer jusqu'à la fin des temps alors qu'il n'existe que depuis environ 500 ans (c'est à dire une seconde à l'échelle de la vie terrestre), répondront sans doute que oui.

En revanche, bien que le système capitaliste soit loin d'être le plus mauvais système que nous ayons connu (sans quoi il n'aurait tenu aussi longtemps et ne serait si solide) et qu'il ne faut pas le diaboliser en se lançant dans des critiques infondées de type populistes, ceux qui se rendent bien compte de l'immoralisme et des profondes injustices économiques qu'engendre ce système (avec ses échelles de salaires qui vont de 1 à 1 000 voir plus, avec ses juteux placements boursiers et financiers qui sont autant de revenus volés à la sueur du front des salariés,......) cherchent désespérément une alternative crédible pour le remplacer, et voient bien que les hommes politiques de tous les bords n'ont aujourd'hui plus rien à leur proposer.

Vous aurez sans doute remarqué qu'une des grandes spécialité française, chez les hommes et femmes politiques mais aussi dans le peuple, est d'être très fort pour contester le gouvernement en place mais dès qu'il s'agit de proposer une alternative crédible, il n'y a plus personne !

C'est ainsi que Monsieur Nicolas Sarkozy est souvent victime de ce qu'on pourrait appeler des attaques en dessous de la ceinture, par exemple de la part de Monsieur François Bayrou qui ne rate jamais une occasion de manifester sa haine contre Monsieur Nicolas Sarkozy mais qui n'est objectivement porteur d'aucun projet de société alternatif. Il en est réduit à dénoncer des faits divers qui ont toujours existé, tel que le piston en faveur du fils Sarkozy, comme d'autres attaquent Monsieur Nicolas Sarkozy sur sa taille ou sur ses notes de frais.

Pour notre part, nous dénonçons ce genre d'attaques car Monsieur Nicolas Sarkozy est un être humain, qui mérite le respect comme tous les êtres humains de la planète. Nous combattons sa politique car nous ne partageons pas ses valeurs, mais nous le respectons en tant que personne car chacun est libre d'avoir les opinions politiques de son choix dans une démocratie, et nous ne considérons pas que nos valeurs doivent nécessairement être partagées par tous.

Cependant, si nous ne tombons pas dans le piège des "attaques en dessous de la ceinture" et autres haines de personnes, je dois avouer que je suis aussi en partie atteint par ce "mal français" de la contestation stérile et inconstructive.

C'est à dire que je suis révolté, je suis contre le système capitaliste, je sais certes ce que je voudrais changer dans les grandes lignes mais je ne suis pas personnellement porteur d'un projet de société solide dont je pourrais certifier qu'il surpasserait le capitalisme actuel et permettrait d'améliorer le bien-être du peuple.

Ce "mal français" (qui n'est d'ailleurs pas que français, mais je ne parle que de ce que je connais c'est à dire la France) ne touche pas que les partis dits institutionnels, et par exemple Monsieur François Bayrou dont nous avons parlé. Ce mal touche plus globalement l'ensemble des forces dites "anticapitalistes" et/ou "antisystème".

Prenons deux exemples : l'un à l'extrême-gauche, l'autre à l'extrême-droite.

D'abord à l'extrême-gauche, avec Monsieur Olivier Besancenot du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste).

Monsieur Besancenot est sans doute sincèrement révolté, il gueule et gesticule énormément mais toute personne qui a un minimum de culture économique (ce qui est mon cas, car je suis titulaire d'une maitrise en économie) se rend compte en lisant son programme que ça ne tient guère la route (comme nous l'avons deja démontré dans un autre sujet), et que nous pourrions aller droit dans le mur (de Berlin, je suis assez rigolo) s'il venait à accéder au pouvoir.

Par exemple, lors des élections présidentielles de 2007, la mesure phare de Monsieur Olivier Besancenot, mais aussi de toute la gauche antilibérale et de Madame Ségolène Royal, était de porter le SMIC à 1 500 euros.

Belle mesure en apparence, révélatrice de bons sentiments, mais qui démontre le peu de sérieux politique (ou du moins le faible niveau de culture économique) de ces gens-là. En effet, nul besoin d'avoir fait des hautes études en économie pour comprendre que si une force politique arrive au pouvoir et adopte comme première mesure de porter le SMIC à 1 500 euros dans le système actuel (c'est à dire sans envisager au préalable aucun autre changement), de nombreuses petites entreprises (PME) se verraient obligées de mettre la clé sous la porte, d'où une explosion du chômage et un appauvrissement général de la société française.

Ensuite à l'extrême-droite, avec par exemple Madame (ou Mademoiselle, je ne sais si elle est mariée, en tout cas si elle est mariée elle a gardé son nom de jeune fille ce qui est possible, mais ceci ne nous regarde pas et appartient au cadre de la vie privée) Marine Le Pen.

Si nous écoutons Marine Le Pen, et l'extrême-droite en général, tous les problèmes viendraient de la mondialisation qui aurait pour conséquence de détruire l'emploi en France et de faire exploser le chomage. En conséquence, ils proposent comme solution de lutter contre le libre-échange, en adoptant des mesures protectionnistes (type droits de douane).

Leur souhait de vouloir défendre l'industrie en France est certes louable mais il ne faut pas oublier que l'instauration de droits de douane conduirait à enchérir le coût des importations, et donc à baisser le pouvoir d'achat des consommateurs français (donc moins d'argent dans le porte-monnaie à la fin du mois).

De plus, est-il bien certain que la mondialisation conduise à une destruction nette d'emplois, c'est à dire que le nombre d'emplois détruits soit supérieur au nombre d'emplois créés ?

La réponse est non, en fait nous ne connaissons pas bien les effets nets de la mondialisation sur l'emploi mais ce qui est certain, c'est que la mondialisation ne conduit pas qu'à des destructions d'emplois mais aussi à des créations d'emplois (trop souvent oubliées).

Nous pouvons le voir comme un phénomène de "destruction créatrice", qui est le résultat de la continuelle transformation des sociétés humaines, avec des emplois qui disparaissent et d'autres qui apparaissent. Un simple exemple pour le comprendre, c'est ce phénomène de "destruction créatrice" qui explique que nous ne soyons pas aujourd'hui tous à la ferme et dans les champs pour cultiver les terres, alors que l'immense majorité de la population française était paysanne au Moyen-Age.

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Nous avons donc vu qu'aucune force politique ne semble être en mesure de proposer un système alternatif au capitalisme.

Pour ma part, j'avoue clairement que je n'ai pas le niveau pour construire une alternative crédible au système capitaliste, et je ne vaux donc pas mieux que la classe politique française.

Ceci dit, de par ma formation universitaire, j'ai tout de même quelques bases en économie (certes très, très fragiles, mais ça compte tout de même) qui me permettent de savoir faire la différence entre une alternative économique farfelue (ou du moins bancale) et une alternative économique potentiellement crédible (je dis potentiellement, car nous ne pouvons savoir qu'une alternative est crédible qu'une fois qu'elle a été testée).

Les alternatives économiques non crédibles, ce sont donc celles que nous avons deja évoquées, soit parce qu'elles n'existent pas (François Bayrou, Ségolène Royal,......), soit parce qu'elles sont farfelues ou bancales (Olivier Besancenot, Marine Le Pen,.....)

Tous les êtres révoltés comme nous cherchent depuis longtemps une alternative crédible au capitalisme, car ils veulent en finir avec ce système profondément injuste et immoral.

Cette alternative, nous l'avons peut-être trouvée à force de chercher. Elle est l'oeuvre d'un (très) brillant militant du PCF (*) (misère de voir que le PCF qui n'a que des truffes qui n'ont rien à dire à sa direction ait dans le même temps des militants brillants) qui, pour faire simple (mais c'est en réalité beaucoup plus complexe), propose


Un Système économique à  la fois plus efficace (augmentation de la liberté d'entreprendre) et plus équitable (beaucoup moins inégalitaire) que le Système capitaliste


Objectif a priori très ambitieux, pour ne pas dire contradictoire, car nous avons souvent dans l'idée que l'augmentation de la liberté d'entreprendre et de l'efficacité économique ne peuvent que s'accompagner d'inégalités croissantes, et que toute tentative de réduire les inégalités est porteuse d'inefficacité économique.

Pourtant, en regardant les vidéos de présentation de ce nouveau système économique (8 épisodes d'environ 10 minutes), qui peut être considéré comme un socialisme de type nouveau (n'ayant rien à voir avec le socialisme soviétique, entre autres raisons parce qu'il est démocratique et ne repose pas sur la planification de la production), nous devons dire que nous n'avons pas vu de faille et que nous pensons que ce système économique mériterait d'être expérimenté.

Nous serions reconnaissants à des brillants économistes capitalistes, pour lesquels il n'y a point de salut en dehors du système capitaliste, de visionner ces vidéos et de nous dire où se trouve la faille qui permettrait d'affirmer que ce système ne fonctionnerait pas. Ca nous permettra d'améliorer notre culture économique et de nous remettre dans le droit chemin de la raison capitaliste. Sont par exemple conviés Jean-Marc Sylvestre, Jean-Michel Apathie, Jacques Marseille et Jacques le Cacheux (une vieille connaissance, un prof que j'ai terrorisé).

Au-dela, nous invitons tous les honnêtes citoyens, qui ont conscience du fait qu'il faut dépasser le système capitaliste mais qui ne savent pas trop par quoi il devrait être remplacé, à regarder ces vidéos pour se faire leur avis eux-mêmes.

Certes, certains passages sont difficiles à comprendre mais c'est normal, la description d'un nouveau système ne peut être que complexe. Imaginons que nous soyons un paysan du Moyen-Age et qu'on nous explique le fonctionnement du système capitaliste actuel, nous n'aurions probablement rien compris et jugé cela surréaliste......bah là c'est un peu pareil.

8 épisodes de 10 minutes, vous vous dites peut-être que c'est super long. Pas plus long qu'un film de Roman Polanski et que mon article qui n'en finit plus (au départ j'étais parti pour faire 5 lignes), et beaucoup plus utile.

Plusieurs possibilités s'offrent à vous selon votre catégorie :

1) Vous en avez rien à branler de tout cela, dans ce cas vous ne regardez aucun épisode

2) Vous êtes hyper intéressé et vous avez grave le temps, dans ce cas vous pouvez regarder tous les épisodes (même si les 3 premiers ne sont pas les plus utiles)

3) Vous êtes hyper intéressé mais vous n'avez guère le temps, ou vous êtes un peu intéressé. Dans ce cas, vous pouvez ne pas regarder les épisodes 1, 2 et 3 et vous contenter de regarder les épisodes 4, 5, 6, 7 et 8, voir même seulement les épisodes 5, 6, 7 et 8 (l'épisode numéro 4 jouant en quelques sortes un role de pivot et pouvant donc être zappé)

4) Vous êtes très peu intéressé ou vous avez un train à prendre. Dans ce cas, vous pouvez vous contenter de regarder les épisodes 7 et 8 mais après ne venez pas chialer si vous n'avez rien compris

Dernier détail : le son des vidéos est parfois moyen, n'oubliez pas de régler le son de votre périphérique d'ordinateur à fond si vous voulez mieux entendre.

Voila, tout est sans doute dit.

Voici donc ces 8 épisodes, avec pour chacun leur titre et un petit résumé des idées essentielles que nous avons compris (mais si ça se trouve, on est à coté de la plaque et on a rien compris).

Nous vous souhaitons une agréable séance.

Nota bene : Nous précisons, afin de lever toute éventuelle ambiguité, que c'est entièrement de notre propre initiative que nous avons décidé de vous présenter ces vidéos.


Episode 1 : Un système en crise



Tentative de résumé :

Le capitalisme a deja traversé de nombreuses crises au cours de son existence, avant celle que nous avons connu en 2008, et a toujours su les surmonter. Parler de "mort du capitalisme", comme l'ont fait les ténors de la "gauche antilibérale", s'apparente donc à une bouffonnerie.

Les explications de la crise divergent selon les courants politiques : pour la gauche, elle est due à la faiblesse de la progression des salaires donc au recours massif au crédit pour se procurer un patrimoine immobilier. Pour les libéraux, la crise est due au gouvernement américain qui a contraint les banques à accorder des crédits aux américains à faibles revenus afin que chacun devienne propriétaire de son logement. Tous s'entendent sur la responsabilité de la FED (Banque Centrale Américaine) et de sa politique monétaire.

Face à la crise, le discours commun consiste à demander une régulation du capitalisme. Il ne faudrait toutefois pas oublier que nous vivons deja dans un système où les Etats interviennent beaucoup, et que ces interventions peuvent amplifier les crises. Il serait donc peut-être plus sage et rationnel de réclamer un changement de système, un dépassement du capitalisme.


Episode 2 : Des raisons de sortir du capitalisme


Tentative de résumé :

Le problème du système capitaliste ne vient pas de sa nature supposée ultra-libérale mais du fait que c'est un système basé sur l'exploitation (celui qui possède le capital empoche une partie de ce que génère le travail du salarié), qui bride les compétences humaines, qui engendre des blocages à la production, des gaspillages de ressources et des inégalités sans fondements.



Episode 3 : L'économie planifiée, une alternative ?



Tentative de résumé :

Les expériences d'économies planifiées, et en particulier l'expérience soviétique, se sont soldées par des échecs non seulement en raison de l'absence de démocratie (empêchant toute contestation des erreurs du plan, des gaspillages,......) mais aussi à cause de l'infériorité intrinsèque de l'économie planifiée par rapport à l'économie de marché, qui s'explique par le fait qu'aucune équipe d'experts ne peut réunir autant d'informations sur l'état de l'économie que plusieurs centaines de milliers de chefs d'entreprises ou des millions de cadres comme l'a très bien expliqué l'économiste libéral autrichien Hayek.

Une économie planifiée même démocratique ne semble donc pas pouvoir constituer une alternative valable à l'économie de marché capitaliste. Mais ceci ne veut pas dire que l'économie de marché capitaliste constitue un horizon indépassable et ne peut être surpassée, car rien ne dit que seuls deux systèmes sont possibles (sauf dans les cervelles des dogmatiques psycho-rigides).


Episode 4 :Quel système nous faut-il ?


Tentative de résumé :

Tout au long du XXème siècle, les mouvements de gauche ont vainement essayé d'abattre le mur de la propriété privée des moyens de production.

Pour ce faire, ils ont toujours procédé de la même manière en rachetant les entreprises capitalistes c'est à dire en les nationalisant. Les résultats obtenus n'ont guère été florissants (surtout pour les nationalisations de 1981 de François Mitterrand), ce qui laisse à penser qu'il faudrait procéder autrement.

Pourquoi ne pas envisager un système où le revenu de chacun serait une part du revenu collectif que l'on partagerait ? Le salaire ne serait ainsi plus l'arme du capitaliste, et le travail cesserait d'être une marchandise......


Episode 5 : Comment produirons-nous ?

Tentative de résumé :

Nous nous plaçons ici dans la peau d'un entrepreneur dans le nouveau système économique.

Comme dans le système capitaliste, il y aura dans le nouveau système des entreprises avec des dirigeants et des employés. Le nouveau système n'a en effet rien à voir avec la grotesque utopie anarchiste, il est rationnel et réaliste.

Vous êtes un entrepreneur et vous voulez créer votre entreprise. Après avoir solidement monté votre dossier, vous prenez un rendez-vous avec une banque de la collectivité (ou de l'Etat) qui accepte ou non la création de votre entreprise en se basant uniquement sur la qualité du projet.

Si votre projet est accepté, vous disposez d'un crédit illimité pour acheter des biens à d'autres entreprises, dans une monnaie différente de celle utilisée par les particuliers.

Mais attention, pas de fausse joie : ce n'est pas parce que vous disposez d'un capital illimité que vous pouvez faire n'importe quoi. En effet, la collectivité (ou l'Etat) supprime chaque année les entreprises qui affichent un solde (ventes - achats) beaucoup plus faible que la moyenne. Les achats de l'entrepreneur devront donc être compensés par ses ventes aux entreprises et aux particuliers.

A noter que les entreprises supprimées par la collectivité ne sont pas détruites : le personnel, les stocks et les machines sont conservés. L'Etat impose simplement au responsable de l'entreprise de démissionner, et lance un appel à candidature pour le remplacer.


Episode 6 : Comment consommerons  -nous ?


Tentative de résumé :

Nous nous plaçons ici dans la peau d'un particulier (c'est à dire vous et moi) dans le nouveau système économique.

Le revenu des particuliers est versé dans une monnaie différente de celle dont disposent les entreprises pour effectuer leurs achats.

Tous les revenus individuels sont versés par la collectivité (c'est à dire l'Etat) et constituent donc une fraction du revenu national.

Tout le monde perçoit-il le même revenu ? Non, les revenus sont fonction de 3 grands critères :

-le secteur d'activité (actif ou inactif, salarié ou étudiant, secteur informatique ou agroalimentaire,......)

-le métier (un dirigeant d'une entreprise touche davantage qu'un employé de la même entreprise)

-les résultats de l'entreprise (pas besoin de faire un dessin, plus les résultats d'une entreprise sont importants, plus ses membres auront un revenu important)

Au total, le revenu de chacun des 60 000 000 de citoyens français s'obtient à partir de cette équation :

(Revenu national X 1/60 000 000) X facteur secteur d'activité X facteur métier X facteur résultats de l'entreprise


Episode 7 : Pourquoi ce système-là ?


Tentative de résumé :

Ce système présenterait plusieurs avantages par rapport au système actuel :

-simplification de la création d'entreprises, répondant aux seuls critères des compétences professionnelles et de la qualité de l'idée

-fin du chomage (ou plutot réduction à un chomage frictionnel) grâce à un plus grand nombre de création d'entreprises et du fait que les entreprises ne payent pas elles-mêmes leurs salariés

-tout le monde est mis en lien avec les performances globales de l'économie, grace au facteur "résultats de l'entreprises". La motivation dans le système n'est donc pas basée sur l'altruisme, l'amour du prochain et autres niaises rêveries gauchistes utopiques mais simplement sur l'espérance de gain individuel.  Il n'y aura ainsi plus de planqués et de partisans du moindre effort.

-la collectivité controle directement le niveau des inégalités sociales car c'est elle qui verse les revenus. Les inégalités démesurées observées dans le système capitaliste n'existent plus, pas de milliardaires et autres riches parasites privilégiés dans notre nouveau système.

-la fin des revenus du capital, tous les revenus distribués dans le nouveau système résultent de l'activité professionnelle de chacun. Ce nouveau système permet donc de réaliser le rêve de Monsieur Nicolas Sarkozy : récompenser seulement et intégralement le travail et le mérite.


Episode 8  Comment réaliser ce système ?


Tentative de résumé :

Les économies des pays du Monde étant de plus en plus interdépendantes entre elles, nous pourrions croire que le nouveau système ne pourrait être expérimenté qu'à la condition qu'un grand nombre de pays (voir leur totalité) l'adopte, sous peine de ne pouvoir commercer avec le reste du Monde et de se transformer en Corée du Nord.

En fait pas du tout. Le système peut être expérimenté dans un seul pays (socialisme dans un seul pays, comme dirait l'autre), avec un commerce extérieur qui existera toujours, de même que les investissements étrangers en France qui seront compensés par les investissements français à l'étranger.

Dans le nouveau système, le champ de l'activité financière est fortement réduit mais l'activité financière existe toujours. La finance se recentrera sur son activité d'origine, à savoir la couverture des risques.

Mais vient la question la plus épineuse : comment mettre en place ce nouveau système ?

A l'heure d'aujourd'hui, aucun parti de gauche ne propose un tel système dans son programme. Pourtant ils auraient intérêt à le faire. En effet, ce système suppose des changements autrement plus radicaux que les mesures que proposent ces partis aujourd'hui, et surtout il répond clairement à l'ensemble des critiques adressées à une gauche qui serait figée dans une société d'assistanat, économiquement inefficace et cadenassée par des lois et des réglementations à n'en plus finir (comme cet article).

Il serait même possible, avant de songer à conquérir la France, d'appliquer ce système à l'échelle d'une région de plusieurs millions d'habitants.

Mais cela suppose une prise de conscience de nombreux citoyens, en premier lieu ceux qui ont le plus intérêt à un changement de système.



(*) L'auteur des vidéos rédige les blog et site suivants :

http://pourlecommunisme.over-blog.com/

http://www.pourlecommunisme.com/
Par Julien B.
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Mardi 6 octobre 2009
Depuis maintenant plusieurs mois, les médias nous rebattent les oreilles avec une soi-disant vague de suicides chez France Télécom.

Or, comme le fait remarquer l'article suivant d'un blog nationaliste



http://revolution-nation-liberation.over-blog.com/article-36832409.html



le taux de suicide chez France Télécom ne semble guère plus important que le taux de suicide national.

On pourrait certes objecter qu'il ne faut pas comparer le taux de suicide chez les cadres de France Télécom avec le taux de suicide national mais plutot avec le taux de suicide dans la population des cadres, probablement plus faible que le taux de suicide national. Ce n'est pas faux.

Mais expliquer ces suicides simplement par les conditions de travail est très réducteur. En effet, le suicide résulte souvent (pour ne pas dire toujours) de multiples causes.

Je me souviens du début de cette "affaire France Télécom" (il y a bien un an maintenant) avec un reportage dans lequel une collègue d'un suicidé expliquait qu'elle ne pouvait expliquer ce geste, que la victime de 50 ans était épanouie, même si elle n'était pas mariée et n'avait pas d'enfants.

Cette précision est d'importance : n'est-il pas un peu facile de mettre sur le dos des conditions de travail le suicide d'un célibataire sans enfants de 50 ans ? Tout à fait personnellement, si je me rend compte à 50 ans que je suis célibataire et sans enfants et donc que je n'ai rien construit dans ma vie même sur ce plan-là (ce qui est d'ailleurs fort probable, à condition que je tienne jusqu'à 50 ans), ça pourrait constituer un bon motif de désespoir, de sentiment d'immense gachis et in fine de suicide.

Par ailleurs, cette affaire me fait penser à un propos de comptoir assez pertinent d'un individu que je ne porte pas dans mon coeur (c'est peu de le dire) à propos de cette affaire et de France Télécom en particulier.

Cet individu, dont je ne dévoilerai pas l'identité et qui est un inculte politique (il a les idées de Philippe de Villiers mais vote à gauche, c'est dire), a travaillé durant plus de 20 ans dans une entreprise privée de téléphonie, la SAGEM, et était en conséquence souvent en contact avec des salariés et en particulier des cadres de France Télécom, à l'époque où l'entreprise était encore totalement dans le giron de l'Etat.

Cet individu m'a expliqué que les cadres de France Télécom, à cette époque, passaient la plus grande partie de leur temps à se contenter de faire acte de présence et à jouer aux cartes et sur leur ordinateur, et que ça devait leur faire bizarre de devoir travailler toute la journée depuis que l'entreprise a été ouverte aux capitaux privés......d'où peut-être la vague de suicides (si vague il y a). A vrai dire ce n'est pas impossible.

Je sais bien que la gauche bien-pensante interdit systématiquement toute critique des fonctionnaires, qui est forcément de droite, libérale et patronale. Et ceci tout simplement par corporatisme, les fonctionnaires constituant le gros de leur bataillon électoral.

Il faut cependant bien avouer que la tendance globale est aux partisans du moindre effort, c'est à dire que dans un système où le salaire est le même quelle que soit la quantité de travail fournie (typiquement : le socialisme des imbéciles), l'individu aura toujours tendance à en faire le moins possible.

Pas besoin d'ailleurs d'aller dans la fonction publique pour constater cela. Par exemple, alors que je travaillais en intérim dans une usine qui n'était pas trop surveillée par les chefs (qui restaient dans leur bureau tout le temps), je me souviens que je m'étais fait "engueuler" par les ouvriers pour avoir dépassé le quota de production......ce qu'il ne fallait surtout pas faire pour éviter que les chefs n'augmentent les quotas par la suite. Ceci dit, ils avaient raison, car à quoi bon travailler à fond dans une entreprise privée si ce n'est pour enrichir des planqués parasites ?

Il n'y a pas à choisir entre d'un coté le socialisme des imbéciles, qui conduit à la démotivation, à la stagnation et enfin à la régression, et de l'autre le capitalisme dans lequel une partie du fruit de son travail est volée par les propriétaires du capital.

L'alternative à tout cela est un socialisme intelligent avec un système de salaires au mérite, permettant de travailler à la fois pour soi et pour la collectivité, d'éviter de sombrer dans la démotivation (cas du socialisme des imbéciles) et de se faire dépouiller par des rentiers (cas du capitalisme)

Dans le système du socialisme intelligent, le seul système véritablement juste, ça ne me dérangerait pas de travailler 50 heures par semaine. Mais dans un système de socialisme des imbéciles et plus encore dans le système capitaliste actuel, travailler 35 heures par semaine s'apparente à un véritable supplice.

Un dernier mot pour la fin, afin de rester subversifs jusqu'au bout : laissez les gens se suicider en paix s'ils le désirent, et arrêtez avec les leçons de morale. En ces temps où on n'a que le mot "liberté" à la bouche, soyons cohérents en respectant le libre-arbitre de chacun.


Par Julien B.
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Lundi 2 mars 2009

 

Quelques réflexions (désordonnées comme d'hab) sur les retraites

Si j'ai deja démontré magistralement que toute la propagande de culpabilisation des médias (mais aussi de partis dit "anti-système") sur la "dette publique que devront payer nos enfants" est une gigantesque blague qu'aucune personne qui a ne serai-ce qu'un minimum de culture économique ne peut gober (pour la simple raison que la dette publique est un outil de politique économique qui est utilisé depuis bien longtemps, c'est ainsi qu'elle était équivalente à plus de 100% du PIB durant l'entre deux-guerres et qu'il parait aujourd'hui raisonnable de la maintenir aux alentours d'un niveau de 60% du PIB), il est en revanche vrai (pour aborder un autre thème cher aux médias) que se posera un problème au niveau du système de retraite pour des raisons évidentes de démographie.


Le système de retraite français repose sur la répartition : les cotisations des actifs financent les pensions des retraités. Nous comptons aujourd'hui un peu plus de 4 retraités pour 10 actifs. D'après l'INSEE, nous devrions avoir d'ici 2040 8 à 9 retraités pour 10 actifs à cause de l'augmentation de l'espérance de vie et de la baisse de la natalité. Il n'est ainsi pas bien compliqué de comprendre qu'un problème de financement se posera à nous (ou à moi) quand j'aurais pris le pouvoir (je pense que le "Parti Communiste Souverainiste" sera au pouvoir d'ici 2030-2040).


Ce n'est pas être capitaliste que de dire qu'il y aura des problèmes de financement des retraites, c'est à cause des évolutions démographiques. La démographie n'est pas particulièrement pro-capitaliste, c'est une discipline sérieuse ( - d'ailleurs à propos de démographie, je vous invite à lire "Naitre, vivre et mourir en URSS" du démographe Alain Blum qui permet de démolir les mensonges les plus grotesques sur l'URSS par exemple ceux du tsaristo-vlassovien-villieriste Alexandre Soljenitsyne qui déclarait sans rire que le communisme avait fait 110 millions de morts en URSS; - les démographes démontent ses falsifications et pas qu'un peu; - mais c'est un autre sujet quoique non, ça permet d'illustrer la neutralité idéologique de la démographie).


Donc imaginons que nous arrivons au pouvoir demain. Nous collectivisons les entreprises, ce qui permet de récupérer l'argent qui servait auparavant à rémunérer les détenteurs du capital (voleurs exploiteurs). Mais même avec cela, et en considérant que les entreprises collectivisées seront économiquement au moins autant efficaces que les anciennes entreprises privées (- il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas même si certaines entreprises nationalisées par le passé ont obtenu des résultats assez médiocres; - notamment celles nationalisées par les nullards socialistes du rose-brun Mitterrand en 1981 alors que les nationalisations gaullo-communistes de la Libération ont débouché sur des résultats autement plus remarquables; - pour assurer l'efficacité économique des entreprises collectivisées il faudra certainement introduire une part de rémunération au résultat; - évidemment tous les secteurs ne sont pas concernés par la recherche de la rentabilité, ça ne s'applique pas à la santé, à l'éducation, à la culture,......), il n'est pas certain que nous ayons assez d'argent pour maintenir équilibré le régime de retraite.


Alors quand j'entend le clown Olivier Besancenot - qui croit sans doute qu'être communiste signifie être un contestataire populo-poujadiste qui raconte n'importe quoi et promet monts et merveilles - déclarer qu'il veut :


-mettre la semaine de travail à 30 heures (ou 32 heures)


-mettre le SMIC à 1 500 euros


-abaisser la durée de cotisations pour la retraite à 37.5 annuités pour tous


le tout juste en taxant un peu le capital à la marge (le NPA ne propose pas de plan massif de collectivisation), je me dis qu'il prend vraiment les gens pour des cons (et ça marche ! tu m'étonnes Simone) !

Il est évident qu'il n'aura jamais le budget suffisant pour financer l'ensemble de ces mesures. Moi aussi pour avoir l'air "révolutionnaire" et "radical", je peux dire que je vais abaisser la semaine de travail à 10 heures, mettre le SMIC à 4 000 euros (facile, en faisant exploser l'inflation comme au Zimbabwe je peux même le mettre à 100 000 euros) et donner la retraite après 5 ans de travail. Mais où est le réalisme ?


En vérité, Besancenot est un sinistre bouffon qui est là pour amuser la galerie, il ne veut en aucun cas du pouvoir. Ce qui explique que comme tous les "anti-systèmes", il préfère se placer dans une optique purement contestataire populo-poujadiste (il joue le role qu'on lui a assigné) plutot que d'avoir à proposer une démarche constructive et préparer une alternative crédible au capitalisme.


Besancenot (comme beaucoup d'autres, mais c'est ma tête de turc) se permet donc de ne pas tenir compte des réalités démographiques. Qu'on me permette d'être un peu plus sérieux que lui.


Quand le "Parti Communiste Souverainiste" arrivera au pouvoir (avec moi à sa tête) - ce qui est pour bientot - le problème des retraites se posera à lui avec acuité, de la même façon qu'il se pose actuellement aux divers gouvernements capitalistes qui se succèdent aux affaires car il nous sera impossible de changer la réalité démographique d'un coup de baguette magique comme le pense Besancenot qui a du passer trop de temps à lire les aventures d'Harry Potter.


Ceci veut-il dire que nous serons obligés d'augmenter la durée de cotisation ? N'étant pas un spécialiste, je n'ai pas de réponse toute faite donc je dirai : pas forcément (les économistes du "Parti Communiste Souverainiste" devront se pencher sur la question). Même s'il ne serait pas forcément scandaleux que l'augmentation de l'espérance de vie se traduise logiquement par une augmentation dans les mêmes proportions des durées d'activités.


Ceci dit, il est probablement possible d'agir sur bien d'autres variables pour régler le problème des retraites et éviter d'en arriver à une telle extrémité. Je vous propose quelques pistes :


-euthanasier les vieux. Solution radicale et criminelle mais très efficace économiquement car un vieux c'est usé et fatigué donc ça ne sert à rien. Nous y réfléchirons


-relancer la natalité. Pour compenser les nombreux départs à la retraite que nous aurons jusqu'en 2030-2040, il faudrait que de nombreux jeunes entrent sur le marché du travail d'ici 20 ans. Il faudrait donc que nous fassions de nombreux enfants dans un délai rapide, tout en empêchant au maximum les congés maternité afin de ne pas réduire la population active (d'où le "droit de garde opposable" et l'augmentation du nombre de places de crèche deja prévu par le gouvernement actuel ce qui sera ça de moins à faire pour nous)


-diviser par deux le niveau des retraites (par exemple donner 3 000 francs par mois - car on sera revenus au franc, j'ai oublié de dire que ma première mesure sera de sortir la France de l'UE - au lieu de 6 000)


-inciter le peuple à boire et à fumer. L'alcoolique et le fumeur sont une vraie chance pour les systèmes de retraite. Ils cotisent pendant 40 ans et à peine arrivés à la retraite, ils meurent d'un infarctus ou d'un cancer des poumons et ne profitent donc pas de leur retraite. Tout bénéf pour le système de retraite.


-assurer le plein emploi (afin d'augmenter le nombre de cotisants)


-espérer des gains de productivité. Je fais parti de ceux qui pensent que les gains de productivité générés par les progrès techniques (qui font si peur à l'obscurantiste José Bové) nous permettront d'ici quelques siècles de réduire les semaines de travail à peau de chagrin (quelques heures) et qu'on en arrivera quasiment à la fin du travail. J'imagine très bien les citoyens du XXVème siècle qui travaillant 6 heures par semaine et parlant de nous se diront : "Tu te rends compte, au début du XXIème siècle, il fallait travailler 35 heures par semaine. C'était horrible, je n'aurais pas aimé vivre à cette époque". C'est en fait le même discours que nous tenons quand nous nous comparons avec les travailleurs du XIXème siècle avec leurs semaines qui avoisinaient les 100 heures.


Toujours est-il qu'avant d'en arriver là, il y a la réalité d'aujourd'hui et que si on veut espérer des gains de productivité assez rapides, il faudrait commencer par investir massivement dans la recherche-développement ce qui est loin d'être le cas actuellement.


Bien entendu, le problème des retraites n'est que provisoire car d'une part, on n'aura pas toujours à faire face à un nombre si important de départs à la retraite (à cause des générations du baby-boom) et d'autre part, l'espérance de vie n'augmentera pas dans le futur à un rythme aussi rapide qu'au cours des 50 dernières années (les dernières enquêtes révélaient même une légère baisse de l'espérance de vie des femmes, si ma mémoire ne me fait pas défaut). Mais il n'en reste pas moins qu'il y a une mauvaise période difficile à passer en teme de financement des retraites et qu'on ne peut pas faire comme si elle n'existait pas (à part si on veut jouer aux contestataires stériles, idiots utiles du Système qu'ils prétendent combattre).


Dernier mot, je pense également qu'il faudrait moduler les durées de cotisation en fonction des catégories de profession afin que chacun puisse profiter en moyenne aussi longtemps de sa retraite. Nous savons par exemple que les cadres vivent en moyenne plus longtemps que les ouvriers donc qu'ils profitent plus longtemps de leur retraite en n'ayant pas cotisé plus longtemps. A mon avis, c'est anormal. Notre idéal de justice et d'équité doit nous pousser à apporter quelques changements pour supprimer cette anomalie.

Par Julien B.
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Dimanche 21 décembre 2008

Par quel miracle la lutte contre les privilèges a-t-elle été détournée au profit des vrais privilégiés ?



Dans le vocabulaire médiatique – qui ressemble curieusement à celui de l’UMP – les privilégiés sont aujourd’hui les fonctionnaires et les agents des services publics. Alors que le gouvernement a fait 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, ce sont les instituteurs et les conducteurs de métro qu’on cloue au pilori. Mais quels sont donc ces privilèges qui méritent la vindicte médiatique : ce ne sont la plupart du temps que des droits que chacun devrait détenir, celui d’avoir un emploi ou une retraite décents. Quel renversement des valeurs que cette invocation de la « justice » et de « l’égalité » (Sarkozy, encore lui) pour supprimer les régimes spéciaux de ceux qui les ont souvent chèrement acquis quand on verse des tombereaux d’eau bénite sur la loi du profit ! Car, comme le souligne l’écrivain Jacques Gaillard,



« un privilégié, si l’on cherche une définition, c’est justement celui dont les revenus et le rang social sont sans commune mesure avec son travail, ses compétences ou son utilité sociale. C’est quelqu’un qui a le bonheur de gagner dix mille euros en déplaçant une épingle, alors que d’autres, pour déplacer une tonne, en gagneraient cinquante (*). » (Marianne2)

 


La dénonciation salonnarde des « privilèges » des agents publics – dont certains, notamment les enseignants, gagnent des salaires mirobolants frisant les 1500 euros par mois – s’en prend aussi très souvent aux élus. S’il est vrai que les parlementaires ne répugnent pas à se voter démocratiquement quelques avantages, on ne peut que s’étonner de l’esprit sélectif des nouveaux Savonaroles. Car le phénomène social de notre époque est la reconstitution d’une caste d’ultra-riches, telle qu’on n’en avait pas connu depuis 1945. Le néolibéralisme et ses porte-serviettes de droite et de gauche, ont – réformes fiscales après réformes fiscales – délesté les nantis d’une grande part de leurs obligations sociales, remisant la redistribution des ressources au magasin des antiquités. Aux Etats-Unis, le taux d’imposition appliqué à la tranche supérieure des revenus s’établit à 91 % jusqu’en 1964 ; au Royaume-Uni, il s’élève à 83 % quand Margaret Thatcher devient premier ministre en 1979 ; en France, le gouvernement de Raymond Barre le porte à 80 % en 1980. Dans ces trois pays, il oscille désormais entre 35 % et 40 %. Comme le note le journaliste Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique),



« Si, dans l’Hexagone, l’éventail des salaires s’élargit sous l’action des rémunérations faramineuses d’une poignée de dirigeants, ce sont d’abord les revenus du capital qui dilatent les plus grandes fortunes. En effet, les milliardaires des XIXe, XXe et XXIe siècles présentent ce point commun : ils possèdent les moyens de production, sous forme d’actions ou de placements. Les très riches n’ont pas seulement restauré leur surface financière. Ils ont aussi diversifié les formes de leur puissance en s’imbriquant plus étroitement aux autres milieux du pouvoir : médiatique, politique, intellectuel. »



La fortune de ces nouveaux privilégiés est telle qu’ils ne savent comment la dépenser. Heureusement, Le Monde leur propose son supplément « argent », transposition de « How to spend it ». Ils y apprendront sans doute comment créer une association caritative. Le nouveau philantro-capitalisme s’étale avec bonne conscience à la « une » des journaux entre deux petits Africains qui meurent de faim. La violence des rapports Nord-Sud, qui ne sont peut-être pas étrangers à ce que des enfants meurent de faim, ne mérite pas qu’on s’y arrête. La lecture besogneuse des pamphlets simplistes de François de Closet ou des « enquêtes » du journaliste Yvan Stefanovitch (Les Privilégiés de la République) entre deux émissions de Jean-Pierre Pernaut ne laissent sans doute pas le temps à nos nouveaux imprécateurs de faire des analyses politiques.



Anne-Cécile Robert



L'article de Madame Anne-Cécile Robert rétablit certaines vérités, par exemple le fait que ce sont avant tout les revenus du capital (et donc la propriété privée des grands moyens de production) - bien davantage que les revenus du travail - qui créent les énormes inégalités injustes entre les individus.



Même s'il n'est évidement pas parfait, notamment quand il dénonce la violence des rapports Nord-Sud (ce qui a un fond de vérité mais ça ressemble à un n-ième remake de culpabilisation du genre "si des gens meurent de faim, c'est de notre faute") et semble regretter un état antérieur idéalisé du développement du capital où certes les inégalités injustes entre individus étaient probablement moins importantes (ce qui n'est pas dur) mais existaient tout de même. Il ne faut pas regretter le passé mais regarder vers l'avenir c'est à dire vers le Socialisme.



Messieurs les cretino-droitards ! Non, les fonctionnaires ne sont pas tous des fainéants privilégiés ! Même si je ne vois pas non plus en eux la "classe révolutionnaire" par excellence, et que parmi les fonctionnaires, les profs qui ont très souvent des idées particulièrement bien-pensantes (pro-UE, pour le capitalisme qu'il soit libéral ou keynésien,....) me semblent être loin d'être les plus susceptibles de s'ouvrir à notre alternative socialiste et souverainiste, je suis persuadé que nos idées seraient bien plus porteuses par exemple dans le corps des gendarmes.



Messieurs les stupido-gauchistes ! Non, les patrons de PME ne sont pas tous des exploiteurs privilégiés ! Et il ne faut pas les pendre ! (ça c'est le "communisme" des imbéciles version Arlette Laguiller ou anarcho-crados !)



Qui sont les VRAIS PRIVILEGIES ? Les VRAIS PRIVILEGIES, ce sont les parasites actionnaires (nouveaux koulaks). Il faut liquider les actionnaires en tant que classe......c'est à dire pas physiquement évidemment. :)



Aujourd'hui, pour être un vrai "subversif", il ne faut pas particulièrement dénoncer sur un plateau télé la politique d'un petit pays comme Israel qui défend sa souveraineté contre l'hostilité ambiante (ça tout le monde est capable de le faire, même Michel Collon, Arlette Laguiller, Olivier Besancenot,...... rien donc de bien "subversif" là-dedans).



La vraie "subversion" consiste à défendre l'indépendance française (je n'ai jamais, ou quasiment jamais, entendu quelqu'un dire sur un plateau télé "La France doit sortir de l'UE") et à faire le choix du Socialisme contre le Capitalisme (je n'ai jamais entendu quelqu'un dire sur un plateau télé "la France doit abandonner le capitalisme et aller au socialisme", tout en expliquant clairement le pourquoi et le comment.....ce qu'un débile comme Besancenot est incapable de faire).



(*) Cet exemple sur celui qui déplace une épingle pour gagner 10 000 euros pendant qu'un autre gagne 50 euros pour déplacer une tonne me fait penser à Madame Carla Bruni-Sarkozy qui vient de gagner 40 000 euros dans un procès - c'est à dire l'équivalent d'environ 3 ans de salaire au SMIC ! - pour utilisation abusive de son image. Evidemment les capitalistes nous diront que ces 40 000 euros sont mérités (d'ailleurs j'ai lu pas mal de réactions positives venant de bobos lobotomisés), tant il est évident que déposer une plainte pour atteinte à l'image d'une "pute de luxe" refaite au bistouri de la tête aux pieds, qui s'est faite tirer dans tous les sens et qui montre son cul partout est normal, fatiguant et utile à la collectivité. Tout ceci ne donne en tout cas guère envie de se lever le matin pour aller bosser.....Mais rassurez-vous, elle va faire don des 40 000 euros à une association caritative (mais les dons sont largement déductibles des impots, ce qui est inadmissible, donc elle y gagnera tout de même), elle a dû lire le "supplément argent" du jounal Le Monde !

Par Julien B.
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Vendredi 21 novembre 2008

Bien le bonjour à toutes celles et à tous ceux qui me font l'honneur et la gentillesse de me lire,

 

 

Pour aujourd'hui, je vous propose un petit cours d'économie. Nous en resterons à du basique car c'est un domaine dans lequel mes connaissances sont très limitées (je suis meilleur pour parler de foot par exemple).

 

 

Lors du vote sur la constitution européenne en 2005, nous avons pu remarquer que le débat entre les partisans et les opposants au traité s'est parfois focalisé sur le fait de savoir si le traité permettait de nous protéger du libre-échange ou non. Par exemple et pour faire simple, Daniel Cohn-Bendit expliquait qu'il fallait adopter la constitution européenne car elle permettait à l'Europe de se doter d'instruments nouveaux pour se protéger du libre-échange et par exemple de la concurrence de la Chine, et les ténors de la gauche antilibérale (Besancenot, Buffet, Mélenchon,....) prétendaient l'inverse.

 

 

Je vous avoue que comme d'habitude pourrait-on dire, je ne me reconnaissais pas du tout dans ce genre de débats pour savoir si la constitution était libérale ou pas. Car si vous me lisez depuis longtemps, vous savez sans doute que je suis un démocrate et un souverainiste et qu'en conséquence je suis opposé à toute forme de supranationalisme car le supranationalisme représente un grave danger pour la démocratie (pour des raisons que j'ai développé en long, en large et en travers dans d'autres épisodes).

 

 

Mais au-dela de ce débat sur la constitution européenne, nous pouvons constater que ce sont tous les partis, même parfois les "partis du Système" mais plus souvent les "partis d'opposition au Système" qui se disent "subversifs", qui fustigent de manière continuelle le libre-échange comme s'il était la cause de tous nos maux et problèmes.

 

 

Parmi ces partis ou ces gens, nous pouvons citer le FN (le programme économique du FN manifeste clairement son opposition au libre-échange), Madame (ou Mademoiselle ?) Marine Le Pen, Monsieur Alain Soral, Monsieur Emmanuel Todd, Monsieur Jean-Claude Martinez, nombre d'altermondialistes, nombre de défenseurs de la "décroissance",....et beaucoup d'autres. Il serait inutile de faire la liste complète (ça irait d'ailleurs plus vite de dire les noms de ceux qui défendent le libre-échange) mais ce sont les premiers noms qui me viennent en tête car ce sont des personnages marquants de la scène politique française. :)

 

 

A travers ce sujet, mon but est de répondre le plus simplement possible à cette question :

 

 

Le libre-échange est-il nécessairement un mal ?

 

 

A mon avis, non . Les économistes classiques Adam Smith et Ricardo ont démontré à travers le théorème de l'avantage comparatif que le libre-échange accroit l'efficacité de la production car grace à lui, chaque pays développe les activités pour lesquelles il est relativement plus productif et délaisse celles pour lesquelles il est comparativement moins performant. Pour prendre un exemple simple, la France et les autres pays occidentaux ont abandonné leur industrie textile à la Chine et à d'autres pays asiatiques car ceux-ci bénéficient d'un avantage comparatif dans cette production. Ceci permet aujourd'hui au consommateur français d'acheter moins cher ses habits que si la France les  avait fabriqués elle-même.

 

 

Mais il y a un mais : le théorème de l'avantage comparatif, qui semble démontrer la supériorité absolue du libre-échange, n'est pas toujours vérifié.

 

 

Le théorème de l'avantage comparatif suppose pour être valide une stabilité des conditions de production, des coûts constants dans le temps. Or cette condition n'est pas remplie dans la réalité, l'avantage à court terme ne coincide pas avec l'avantage à long terme et le libre-échange n'est donc pas nécessairement optimal.

 

 

Il a aussi été démontré dans la pratique que dans les secteurs soumis à une concurrence oligopolistique (marché avec un petit nombre d'offreurs), le libre-échange n'est pas obligatoirement préférable : par exemple, l'aide publique (qui est une forme de protectionnisme) reçue par Airbus lui a permis de renforcer sa position stratégique au détriment de Boeing.

 

 

On pourrait aussi ajouter que la nécessité de l'efficacité économique ne concerne pas tous les secteurs. Par exemple, dans le domaine de la culture, le protectionnisme est nécessaire afin de défendre notre exception culturelle face à la sous-culture hégémonique américaine.

 

 

Enfin, il ne faut pas oublier la dimension écologique : si nous voulons bien croire la théorie du "réchauffement climatique" (qui est très contestable et non démontrée scientifiquement), le libre-échange prend du plomb dans l'aile. L'expansion des échanges internationaux qui accompagne le libre-échange accroit en effet la consommation énergétique ce qui a un impact négatif sur l'environnement.

 

 

Toujours est-il que malgré ses limites certaines, il semblerait que le libre-échange n'est pas le mal absolu décrit par des soi-disant ennemis du Système, qu'ils soient classés à gauche (altermondialistes, décroissants,.....) ou à droite (E&R, FN,.....), qui semblent se tromper de cible.

 

 

Ceci signifie-t-il qu'il n'existe aucun problème ? Ceci signifie-t-il que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et que je vais m'encarter au PS ou à l'UMP ?

 

 

Non !

 

 

Car en critiquant le libre-échange (ou dit autrement "l'ultra-libéralisme"), les soi-disants mouvements "anti-systèmes" sont complètement à coté de la plaque et ne se rendent pas compte que le problème réside dans le système capitaliste lui-même.

 

 

Ce nest en effet pas le libre-échange ou l'ultra-libéralisme qui permet à des individus de s'enrichir grace au travail d'autrui, qui permet l'existence d'inégalités de revenu et de patrimoine intolérables entre les hommes. Vous pouvez fermer les frontières et faire du protectionnisme, les mêmes problèmes persisteront et les choses iront même peut-être en s'aggravant car vous priverez votre pays de l'efficacité économique engendrée par le libre-échange.

 

 

Alors que faire ?

 

 

Il faut changer de système économique.

 

 

Pour avoir une société où les inégalités de revenu et de patrimoine entre les hommes soient ramenées à des proportions minimales et justes (c'est à dire pas de 1 à 10 000 ou 100 000 comme aujourd'hui), pour avoir une société où les inégalités ne reposent que sur le mérite et le travail et pas comme aujourd'hui sur l'injustice ou la propriété des entreprises et du capital (qui permet aux propriétaires de voler le fruit du travail des autres), il faudra abandonner le capitalisme et instaurer un socialisme du XXIème siècle qu'il reste à inventer.

 

 

Qui va l'inventer ? Pas moi, je n'ai pas le bagage intellectuel pour cela. Je ne suis qu'un humble citoyen qui donne son opinion sur l'actualité et sur notre société. C'est à des spécialistes des questions économiques d'y réfléchir. Certains ont commencé à le faire. Par exemple à l'adresse suivante (un lien que j'ai par ailleurs deja donné), l'auteur propose un "projet de socialisme allocatif" bien élaboré et qui m'a l'air de tenir débout (pas facile à lire mais bon.....) : http://www.pourlecommunisme.com/index_fichiers/Page2582.htm

 

 

 

Reste plus qu'à l'appliquer pour voir ce que ça pourrait donner.....Evidemment, les con-servateurs nous expliqueraient que c'est impossible mais avec les con-servateurs, tout est impossible. Si on les avait toujours écouté, nous vivrions encore à l'Age de pierre.

 


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Enfin, pour lever une fausse idée-reçue, je signale que défendre la souveraineté nationale ne signifie pas être en faveur du protectionnisme ou vouloir transformer la France en Corée du Nord. Les notions de "protectionnisme" et de "souveraineté nationale" n'ont aucun rapport entre elles : le but de la souveraineté nationale est en effet seulement de permettre à une nation de choisir sa politique par elle-même, et cette nation peut très bien si elle le souhaite choisir une politique de libre-échange !

 

 

Moi par exemple je suis pour une France souveraine (c'est à dire pour la sortie de la France de l'UE) car je ne veux pas qu'une autorité supranationale nous impose le capitalisme alors que je suis pour le socialisme ou un protectionnisme intégral alors que je suis plutot favorable aux échanges économiques entre les pays du Monde (avec certaines limites dans certains secteurs). Mais même si l'autorité supranationale proposait le programme de mes rêves, j' y serais de toute façon opposé car je considère que c'est au seul peuple français de décider librement de sa politique. Je suis souverainiste par attachement à la démocratie : je place la démocratie au-dessus de tout, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux.......

 

 

En conclusion : L'ennemi n'est pas fondamentalement le libéralisme (et le libre-échange) mais le capitalisme.............En plus, il vaut mieux se dire contre le capitalisme que contre le libéralisme car des études ont démontré que les français étaient plus hostiles au terme "capitalisme" qu'à celui de "libéralisme". Le petit malin Besancenot l'a bien compris en nommant son organisation "Parti anti-capitaliste". Mais c'est évidemment du vent (autrement pensez bien que j'aurais rejoint son combat), du pur marketing car non seulement il ne propose aucun programme cohérent et sérieux pour abandonner le capitalisme et aller au socialisme mais en plus il ne réclame même pas la sortie de la France de l'UE qui est nécessaire si on veut pouvoir appliquer une politique socialiste dans notre pays (mais il est vrai que pour les trotskistes, le "socialisme dans un seul pays" est impossible car Papa Marx a dit "la révolution sera mondiale ou ne sera pas" et Papa Trotski a dit "Vive les Etats-Unis Socialistes d'Europe").

Par Julien B.
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Lundi 27 octobre 2008

Considérant que l'enseignement de l'économie au lycée contribue trop fortement à donner aux jeunes élèves français des sentiments mitigés à l'égard du capitalisme et de la mondialisation (ah bon ?), les milieux patronaux mais aussi le ministère de l'Economie ont demandé une vaste modification des programmes dans un sens plus favorable à la mondialisation et au capitalisme.


Ils ont bien évidemment été entendus par le ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui a réuni au printemps dernier une commission d'audit pour préparer la mise en oeuvre des changements tant désirés par les milieux d'affaires.


Les "années lycée" sont pour moi relativement éloignées (on se fait vieux, ma bonne dame) mais je crois me souvenir que les programmes d'économie étaient déjà très pro-capitalistes et pro-mondialistes de mon temps.


Je suis donc inquiet, je me demande comment ils vont pouvoir faire pire......Aux thuriféraires de la mondialisation et du capitalisme, rien d'impossible.

Par Julien B.
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