Médias et Propagande

Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /2010 11:31

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L223xH250/arton10799-f1c6a.jpg


En lien, une relativement bonne analyse qui décrypte l'objectif central des médias : que perdure indéfiniment le système d'exploitation capitaliste et que surtout jamais rien ne change véritablement.


http://www.legrandsoir.info/La-fabrication-des-maitres.html

Par Socialisme&Souveraineté - Publié dans : Médias et Propagande
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /2010 13:38

http://a21.idata.over-blog.com/370x499/0/59/20/18/Pernaut-couleur.jpgAh, ce Jean-Pierre Pernaut et sa bonne tête de con (ou de veau plutôt), rien de tel pour se couper l'appétit et pour entamer un régime.


On connait parfaitement les tendances obscurantistes (1) du présentateur vedette du JT de 13 heures de TF1 (ou TV Bouygues, la Fox News française) ou encore sa façon inimitable de faire croire à la populasse que le gouvernement se démène pour lutter contre la délinquance (alors qu'elle ne cesse d'augmenter) et que les grévistes prennent les gens en otage, on parle moins de l'européisme béat qui transpire de chacun des reportages de sa machine de propagande et de sa fabrique de crétins.


Dans la dernière édition du journal de ce présentateur "proche des gens" (ou des veaux), on pouvait voir deux reportages à la suite (oui à la suite s'il vous plait) particulièrement orientés dans un sens ultra-européiste, que l'on qualifiera d'objectifs, neutres et à contenu informatif selon le code de déontologie de TV Bouygues.


Dans le premier reportage sur la Belgique, la Fox News française nous a proposé une magnifique histoire (ou un conte pour enfants) qui nous montrait la belle entente cordiale entre wallons et flamands dans un village de Belgique, avec en prime l'interview d'un Wallon, pas Belge pour rien et sélectionné évidemment au hasard, qui disait ne pas comprendre les divisions entre wallons et flamands dans un si petit pays alors que nous étions tous unis avec l'Union Européenne (ahah que c'est beau, j'en ai la larme à l'oeil).


Le but de la manoeuvre et du reportage : ne pas mettre en danger l'UE. Car il ne fait guère de doute qu'une division de la Belgique, et donc la disparition d'un des pays fondateurs de la CECA puis de la CEE qui abrite Bruxelles, ne serait pas sans conséquence sur la construction européenne et pourrait même la faire exploser. L'éclatement de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, avec un grand plaisir, mais l'éclatement de la Belgique surtout pas !


Au diable donc l'objectivité journalistique et le souci d'information, quand il s'agit de sauver l'UE et de ne surtout pas la mettre en danger, tous les moyens sont bons, même de passer sous silence la division entre wallons et flamands qui est grandissante, comme en atteste les nombreuses attaques contre la langue française qui se déroulent dans des communes flamandes.


Mais ce n'était là que le hors d'oeuvre ou les gâteaux apéros dans le bistrot mal fréquenté de Jean-Pierre Pernaut, restait à se coltiner le plat principal avec un reportage sur la Grèce et la crise. D'entrée les propos de comptoir, dignes des bars les plus mal fréquentés, fusent à vitesse grand V.


On nous explique que la Grèce est sauvée de la crise.......grâce aux aides de l'Union Européenne ! Je croyais que l'on avait touché le fond de la désinformation et du mensonge journalistique quand les médias eurobéats prétendent que l'UE verse des aides aux agriculteurs français (en omettant de signaler un léger détail, à savoir que ces aides versées par l'UE aux agriculteurs français ne compensent pas ce que la France donne au budget de l'UE dans la mesure où la France est contributeur net, c'est à dire qu'elle verse plus d'argent qu'elle n'en reçoit), je m'étais de toute évidence trompé.


Car pour avoir le toupet de prétendre que l'UE aide la Grèce alors que sa situation catastrophique est en partie due à son appartenance à la zone euro, il faut vraiment vouloir profiter de la crédulité et de l'ignorance crasse des gens ("mentez, mentez encore et toujours, il en restera toujours quelque chose" comme disait le tristement célèbre Joseph Goebells).


Oui, nous affirmons que la situation de la Grèce est en partie due à son appartenance à la zone euro, et nous allons l'expliquer avec des arguments (pas avec des propos de comptoir, comme sur TV Bouygues).


Beaucoup d'économistes particulièrement imbéciles, parmi lesquels l'illustre imbécile Milton Friedman,ont expliqué que l'adoption d'une monnaie unique signifie logiquement la disparition du taux de change, qui est une variable d'ajustement en cas de choc asymétrique tel que celui que connait la Grèce actuellement.


En effet, lorqu'un pays est confronté de manière isolée à une récession, il peut tenter d'amortir le choc en modifiant son taux de change : la dévaluation peut lui permettre de relancer ses exportations et de limiter ses importations. La Grèce, prise au piège de la monnaie unique, ne peut pas le faire et se retrouve ainsi dans l'obligation d'appliquer un plan d'austérité qui comme d'habitude fait trinquer en priorité les petites gens.


En fait, pour être tout à fait complet et pour dire toute la vérité (contrairement à la Fox News française), les mêmes économistes expliquent généralement qu'une zone monétaire comprenant plusieurs pays est en mesure de résorber rapidement un choc asymétrique si et seulement si il existe au niveau de cette zone une variable d'ajustement.


Trois variables d'ajustement sont ainsi envisagées : la mobilité du facteur travail, les transferts budgétaires, la fléxibilité des prix et des salaires.


Or, à l'heure actuelle, le facteur travail est peu mobile (notamment en raison de la barrière linguistique, d'où l'objectif des européistes d'imposer le tout-anglais), l'Europe ne dispose pas d'un système de fédéralisme fiscal (d'où la volonté des européistes de pousser plus en avant la construction européenne et d'effacer encore davantage la souveraineté ds Nations en mettant en place un système de fédéralisme fiscal comme aux Etats-Unis) et les prix et salaires sont rigides à la baisse dans la plupart des pays européens.

 

D'où l'obligation pour la Grèce, privée du taux de change comme variable d'ajustement, de mener un plan d'austérité aux conséquences sociales désastreuses.



Et dans la mesure où expliquer tout cela oralement à des neuneus est tout simplement impossible alors que dire "L'UE nous aide" ou "L'UE c'est la paix" est très simple (c'est d'ailleurs là un des gros problèmes des idées de Socialisme&Souveraineté : elles sont complexes par rapport aux "solutions" simplistes et inopérantes des adversaires et donc difficiles à expliquer, surtout en ces temps de simplisme triomphant), j'ai pris une bonne résolution : dans les apéros et soirées arrosées, je ferme dorénavant ma gueule et laisse les imbéciles étaler leur suffisance, tout en rigolant intérieurement à chacune de leurs énormités.



(1) Conclusion d'un reportage hier : "La tradition n'a pas été remplacée par le progrès", ce sur quoi Pernaut avec sa souriante tête de veau a embrayé avec un très satisfait "Eh non !". Les culs-terreux décroissants et khmers verts destructeurs ont trouvé là un bien beau compagnon de cuites, nous leur laissons volontiers.

 

 

 

Par Julien B. - Publié dans : Médias et Propagande
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 01:01
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L300xH344/Bigard_met_le_paquet_cinemotion-6b2fc.jpgContinuons dans notre tour d'horizon de ce qui se fait de mieux ailleurs, avec cet excellent texte d'une militante anarchiste (ou de gauche libertaire) sur un nouvel obscurantisme : la dinguerie conspirationniste.


« J’ai des doutes sur les attentats du 11 Septembre. » Qui n’a déjà entendu cela ? Les théories du complot n’ont cessé de se développer depuis dix ans, et cela n’a rien de réjouissant. Car, après les superstitions et les religions, elles constituent de nouvelles œillères, une nouvelle entrave à la révolte, en obscurcissant la compréhension du capitalisme et de l’impérialisme.


« La vérité est ailleurs ». Au début des années 1990, la célèbre série télévisée X-Files mettait aux prises deux agents du FBI affectés au « département des affaires paranormales »avec un monde inquiétant régi par des forces occultes. Fox Mulder et Dana Scully – c’est leur nom – affrontaient au fil des épisodes un double complot : l’un gouvernemental fomenté par des élites malfaisantes, l’autre par des extraterrestres conquérants dont les élites voulaient précisément cacher l’existence. Atmosphère paranormale, thèmes ufologiques (ufologie = étude des objets volants non identifiés), cynisme et dissimulation des puissants « qui savent », décryptage accessible aux seuls initiés : la série se taillait un vrai succès en jouant sur tous les ressorts de l’imaginaire conspirationniste. Depuis, la veine a été largement exploitée, le Da Vinci Code de Dan Brown n’étant que l’exemple le plus connu. Or, si avec le mystère et le complot on peut faire de la bonne télévision et un cinéma distrayant, on ne peut faire que de la mauvaise politique. Et c’est tout le problème que pose le « conspirationnisme », cette sorte d’aliénation de la pensée qui imagine qu’à l’origine de tout événement historique, il y a la conspiration d’un groupe occulte suffisamment puissant pour tirer d’innombrables ficelles, tout en restant bien entendu hors de la vue du commun des mortels.


À l’explication visible – soit officielle, soit communément admise – comme à l’inexpliqué temporaire, le conspirationnisme oppose une explication cachée, accessible uniquement à ceux et celles qui sauront en décrypter sans fin les indices alimentant une grille de lecture globale. Dans l’imaginaire conspirationniste, aucune place n’est laissée à l’imprévu, au non-intentionnel, au hasard, à l’erreur. Toute coïncidence est révélatrice. L’enchaînement des évènements relève obligatoirement d’une causalité parfaite et maîtrisée par ses protagonistes secrets.


Dénonçant des manipulations, la théorie du complot fonctionne elle-même en boucle, sur un mode manipulatoire, en ce sens que sa grille de lecture est préétablie. La conspiration et ses bénéficiaires préexistent aux indices qui sont censés leur donner corps.

Pensée policière de l’histoire


Pensée policière de l’histoire, elle n’est jamais très loin de la véritable critique sociale et politique, et la parasite plus qu’elle ne la concurrence. Ainsi, quand on s’interroge par exemple sur les conditions dans lesquelles les multinationales pharmaceutiques vont profiter de l’épidémie de grippe A, on est dans le politique. Quand on les désigne, sans preuve, comme étant à l’origine de l’épidémie « parce que cela leur rapporte », il y a glissement, on est passé dans le conspirationnisme.


Les attentats du 11 septembre 2001 ont dopé le conspirationnisme. À cette occasion, il a, de façon désolante, accédé au statut de « pensée » subversive, non conforme. Paradoxalement, c’est aux États-Unis que la version officielle du 11 Septembre est la plus mise en doute. Il faut dire que la méfiance instinctive à l’égard du gouvernement fédéral y est culturellement telle que toutes les théories du complot y prolifèrent. Dans ce cas précis, un réflexe patriotique et raciste semble avoir joué. Que des Arabes avec des cutters puissent avoir porté un tel coup à la superpuissance mondiale est du domaine de l’impensable pour beaucoup de citoyennes et de citoyens des États-Unis. Le scénario ne peut donc être qu’autre, la Maison-Blanche et la CIA sont nécessairement impliquées.

De Bigard à Rockin’Squat


On mesure l’expansion du conspirationnisme quand des personnalités prennent le risque de faire état publiquement de leur proximité avec ces thèses. C’est le cas de l’humoriste Bigard, de l’actrice Marion Cotillard, du cinéaste Mathieu Kassovitz, des rappeurs Rockin’Squat et Keny Arkana… ainsi que de Jean-Marie Le Pen et même de l’ex-ministre Christine Boutin.


Signe des temps, comme à chaque poussée de conspirationnite aiguë, les Illuminatis sont de retour. Ou plus exactement leur mythe. Le Mouvement des damnés de l’impérialisme (MDI), groupe d’extrême droite de Kemi Seba, les place au cœur de son combat contre les « puissances occultes ». Le Libre-Penseur, un dentiste marseillais qui, entre deux plombages, est devenu l’un des conférenciers vedette d’Égalité et Réconciliation, en fait une obsession.

Quête de sens


Pour Jean-Bruno Renard, sociologue à l’université Montpellier-III, la déstructuration sociale et culturelle des sociétés modernes constitue le terreau de développement des théories du complot. Les causes en sont pour lui le « relativisme cognitif », la « fragmentation en sous-cultures », la dévalorisation des « canaux officiels de communication » (politiques et médias), ou la confusion accrue entre l’image et le réel. Pierre-André Taguieff, dans La Foire aux illuminés (Fayard, 2005), évoque lui la fin des grandes religions politiques ou institutionnelles et la quête de sens qui en découle. « Tout se passe comme si le Complot était en passe de chasser le Progrès comme sens de l’histoire », écrit-il.


Le conspirationnisme, en inventant des causes fantaisistes à des événements bien réels, obscurcit en fait les véritables mécanismes du marché, du capitalisme et de la globalisation, qui, pour révoltants qu’ils soient, sont tout ce qu’il y a de plus logique. Comme si les conspirationnistes ne pouvaient pas admettre que le capitalisme est en soi un système pervers, et qu’ils avaient besoin d’en faire porter la responsabilité à des groupes occultes. Un exemple ? Le groupe Bilderberg. Celui-ci existe réellement. C’est un séminaire qui rassemble une fois par an la crème des classes dirigeantes occidentales pour des conférences et des pourparlers divers. C’est typiquement une institution qui, par sa seule existence, nous en apprend sur le caractère de classe et non démocratique du système capitaliste. Mais sa confidentialité suscite la curiosité. Les conspirationnistes lui attribuent du coup des pouvoirs démesurés et maléfiques. Le sommet de Davos est de même nature : c’est un lieu où un grand patron se doit d’être vu pour prouver qu’il compte ; idem pour un politicien. D’ailleurs, il n’est nullement besoin de Bilderberg ou de Davos pour que les milieux des affaires, politique et médiatique se fréquentent. Les réseaux de sociabilité et de reproduction de la bourgeoisie suffisent amplement. Tout cela ne relève pas du complot, mais d’une connivence de classe établie. Des sociologues l’étudient. Il suffit même de lire Point de vue pour le constater : capitaines d’industrie, politiciens, aristocrates et stars de la télévision se fréquentent et marient leurs enfants ensemble. Vous voulez un groupe plus influent en France que les francs-maçons et les illuminatis réunis, sans complot ni société secrète ? Ça s’appelle le Medef, l’UMP et le PS…

Un nouveau « socialisme des imbéciles »


Pour l’extrême gauche, le conspirationnisme pose problème, comme l’antisémitisme a posé problème au socialisme du XIXe siècle. L’aversion populaire pour l’image du « banquier juif » avait bénéficié d’une certaine complaisance chez les socialistes et les anarchistes, qui, bien que n’en étant pas dupes, pensaient que l’antisémitisme populaire pouvait alimenter l’anticapitalisme. L’Affaire Dreyfus leur montra qu’il alimentait en fait surtout l’extrême droite. Ils s’en mordirent les doigts et déclarèrent que l’antisémitisme était en fait « le socialisme des imbéciles ». Aujourd’hui, le conspirationnisme est le nouveau « socialisme des imbéciles », qui sous couvert de subversion, simplifie le monde, instille de l’irrationnel dans la pensée, discrédite la critique sociale radicale, et au bout du compte décourage toute action collective – à quoi bon agir en effet puisque « tout est joué d’avance » par les « maîtres occultes » ?


Comme les diverses religions et superstitions, le conspirationnisme est un ennemi, et il est temps de le dire.


Emma Klotz

 


Par sa pensée virile, cette femme détruit parfaitement la pensée efféminée des conspirationnistes, emprunte d'irrationnel, de psychologisme et complètement détachée des réalités objectives.

Par Julien B. - Publié dans : Médias et Propagande
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 15:21
http://img.over-blog.com/227x217/1/11/38/27/images2/jelavemoncerveauxe5.jpg66% des Français pensent que les journalistes sont "soumis aux pressions du pouvoir et des partis politiques", ils étaient 61% il y a un an.

60% pensent qu'ils sont sensibles aux pressions de l'argent (59% il y a un an)

Plus de 80% pensent que les médias ont trop parlé du décès de M. Jackson et des problèmes de santé de J. Hallyday.

Cette défiance vis-à-vis des médias n'empêchera pas les Français de voter toujours pour les mêmes lors des prochaines élections. Ceci dit, ne leur jetons pas la pierre, à leur place je ne voterai pas non plus massivement pour les partis d'extrême-droite ou d'extrême-gauche qui à l'évidence seraient incapables de gérer efficacement le pays.

A l'heure d'aujourd'hui, aucune alternative crédible n'est proposée aux suffrages des Français et il en sera ainsi tant que Socialisme&Souveraineté ou toute autre organisation suivant globalement la même ligne ne pourra avoir de candidats. Espérons que d'ici 10 ans voir avant, ils auront le choix qu'ils méritent.
Par Julien B. - Publié dans : Médias et Propagande
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 10:25
http://www.larevolucionvive.org.ve/IMG/jpg/jpg_les_medias_mentent-cc6af.jpgExtrait d'un article sur la victoire d'Evo Morales

Dans un article du JDD, je me retrouve avec trois autres “expatriés” comme l’un des “décus de Evo Morales”.

Après avoir pris soin de parler explicitement avec chacun, j’informe ici que ni Victor Roldán, ni Hervé do Alto, ni Louca Lerch, ni moi-même ne nous considérons comme des “décus d’Evo Morales”. C’est à dire qu’AUCUNE des quatre personnes qui sont interviewées, ne se sentent en quoi que reflétées dans le titre de l’article. 100%, la TOTALITÉ des personnes citées, considèrent leur propos trahis par le titre et par le contenu de cet article mensonger du JDD. Un “attentat idéologique”, me disait Víctor scandalisé, le seul des quatre que je ne connaissais pas jusqu’à ce matin, où je l’ai appelé pour lui demander son avis.


Qu’on le dise et qu’on le répète : AUCUN D’ENTRE NOUS N’EST UN DÉÇU D’EVO MORALES. Et plusieurs, au contraire, nous nous considérons comme de fervents défenseurs et supporters de cette révolution démocratique. Même si les citations sont exactes, elles sont à un tel point sorties de leur contexte et absolument contraires à l’essence de notre pensée, qu’elles constituent des mensonge éhontés et déloyaux.


Vous venez de me lire au sujet de la Bolivie. De plus de deux heures d’interview sur le même ton et avec un contenu similaire, Jean-Baptiste et Julie Mouttet, les deux pigistes en vacances (qui ne parlent pas un traître mot d’espagnol, moins encore d’Aymara ou de Quechua) ne retiennent que trois mots : “une bureaucratie crasse”.


Oui, j’ai probablement dit ces mots. Mais je parlais de la bureaucratie héritée de 500 ans d’état colonial, qui malheureusement sévit encore.


Les systèmes corrompus sont en fait les plus bureaucratiques. Il y a pléthore de règles inutiles et contradictoires. En fait, dans un système corrompu, la règle n’a pas de solution viable. La seule manière de résoudre les choses, c’est de sortir de la règle, par la corruption justement. Et une des immenses difficultés de la situation actuelle, c’est que des fonctionnaires intègres, révolutionnaires, et souvent peu formés, ont le souci et l’instruction d’appliquer cette même règle. Ce système n’ayant pas de solution, et face une lutte drastique contre la corruption, les choses ne se font pas, ou se font moins. Et c’est bien difficile de faire comprendre et faire valoir qu’aujourd’hui ce qu’il faut appliquer en premier lieu, c’est la nouvelle Constitution, approuvée par plus de 62% du vote populaire.


Sortir de leur contexte ces trois mots : “une bureaucratie crasse”, c’est de la malhonnêteté pure et simple.


Comment sommes nous tombés dans ce piège grossier ? Avant le rendez-vous, j’avais demandé : “si c’est pour faire un article qui casse du sucre sur Evo Morales, c’est pas la peine, je refuse l’interview”. “Oh ! Non, pas du tout ! D’ailleurs en général on travaille surtout pour Politis”. “On a fait l’école de journalisme”. Et tout un tas d’arguties du même genre pour gagner la confiance.


Même, une fois la pige publiée, ils essaient de passer pour les gentils naïfs : “Nous avons été aussi étonnés que vous en le lisant puisque notre titre était : "Bolivie : le bilan positif mais désillusionné des expatriés".” Leur texte initial est certes un peu moins grossier, mais à peine. Je ne me sens pas non plus “désillusionné”, je ne me reconnais aucunement dans ce terme "d’expatrié", et les quelques citations coupées sont tout aussi tendancieuses, décontextualisées et malhonnêtes.


In fine, la tactique derrière leurs questions insistantes est claire comme de l’eau de roche. Les deux pigistes apprentis de la presse de vendeur d’armes, Jean-Baptiste et Julie Mouttet, avaient en fait une commande de la rédaction du JDD : trouver les “expats” déçus (ou “desillusionnés”) de Evo Morales. De préférence quelques gauchos un peu ringard, histoire de continuer de conclure à “la fin de l’histoire”.


Ils les cherchent, mais ne les trouvent pas. Et l’article est pour ce dimanche. Alors tant pis pour la déontologie —faut bien bouffer—, on découpe quelques mots qui vont bien pour que la pige réponde à la commande. D’ailleurs, ils le disent eux-mêmes, en réponse à mes protestations : “Nous ne pensons avoir déformé tes propos, nous les avons seulement sélectionnés en fonction de nos besoins dans l’article.” Édifiant.... Maintenant, la “déontologie”, c’est comme jadis le droit d’auteur (lorsqu’on ne le confondait pas avec les oxymorons de la “propriété intellectuelle”) : ça porte sur la forme, pas sur le fond.


Dimanche, dans le “forum” de l’article, je tente de poster une réaction : “Je suis l’un des interviewés de cet article, qui est un tas de mensonges, et j’exige un droit de réponse, au moins aussi long. La Bolivie effectue actuellement un changement profond, avec une nouvelle constitution, laïque et plurinationale, plus de justice sociale, etc. Contre insultes, mensonges, tentatives coups d’état, racisme et violence, elle maintient paix, démocratie, et libertés.


Le JDD s’en fout. Même envoyé aux deux pigistes et dans l’espace “abus” du site du torchon, histoire qu’ils puissent vérifier que j’en suis la source, pas de réponse. Un seul commentaire via “3615 Claire” encense l’article : “Très bon article, bien renseigné et bien argumenté, merci”. Mardi suivant, alors l’article n’est plus en homepage, s’ajoute un deuxième commentaire, un peu contestataire histoire de faire polémique, mais toujours ignorant allègrement la malhonnêteté journalistique des procédés. Non content de pervertir la vérité, le JDD a la malhonnêteté de refuser un droit de réponse et le mépris de ne même pas y répondre.


Il y a quelques mois, un article dans le Diplo soulignait les ravages de l’absence d’investigation dans la presse d’aujourd’hui. Les journalistes sont évalués à l’abondance, à la régularité et surtout à “l’audience” de leur production – même s’il ne s’agit que de strip tease de blogeur – et non pas sur leur capacité et le sérieux de leur investigation, pilier du journalisme comme quatrième pouvoir s’il en est. Mais c’est peut être bien moins et bien pire que cela : quelle est la proportion du contenu de la presse qui n’est qu’un mensonge éhonté, construit selon un procédé où la conclusion conforme aux intérêts suprêmes des patrons du journal est posée d’avance, et dans laquelle il s’agit, coûte que coûte, contre tout critère d’étique et d’honnêteté, de trouver les justifications qui serviront ces intérêts ?


On peut même se demander quel besoin ils ont de payer des pigistes, quel besoin ils ont d’interviewer des vraies personnes, quelle différence il y a à tout simplement tout inventer ? Le risque d’un procès en diffamation ? Non, ne me faites pas rire...


Peut-être ces justifications sont-elles du même ordre que celles qui conduisaient l’inquisition – et qui conduit encore plus d’un pouvoir fasciste – à chercher coûte que coûte “des aveux”. Même obtenus sous la torture, même construits de toute pièce par des conjonctures de piège plutôt que d’investigation et d’intime conviction de juges impartiaux, des aveux et des preuves restent importants pour les aspirants maîtres du monde qui confondent la vérité et le théâtre de leurs mensonges. Étrange espèce humaine...

 

Source : http://abuelo.belvil.net/Evo-Morales-63-a-la-hausse-Pas

 


Evo Morales est réélu avec plus de 63% des voix, en ayant tous les médias boliviens contre lui, et il faut que les médias capitalistes français en rajoutent une couche.

Il s'agit là d'une manipulation ordinaire de nos médias "démocratiques", qui à toutes occasions dictent à leurs journalistes (purs collabos des temps modernes, mais il faut bien qu'ils mangent donc je pardonne) l'angle que doit prendre leurs articles, et ceci quel que soit leur constat véritable de la situation.


C'est ainsi que nous avions par exemple vu dans un vieil article que France 2 demandait à ses journalistes chargeaient de couvrir l'actualité chinoise : on veut du négatif !

Dans le cas d'Evo Morales et de la Bolivie, le JDD a du dire à ses journalistes : on veut du négatif ou du moins du pas trop positif (alors que pour un type réélu avec plus de 63% des voix avec tous les médias contre lui, on devrait logiquement avoir un article très globalement positif). D'où la falsification des témoignages, selon la technique éprouvée de la sortie de la citation de son contexte.

Le problème, c'est que c'est toujours la même chose et que les veaux croiront toujours que leur presse est libre et démocratique (alors qu'elle est entièrement sous contrôle des grands intérêts capitalistes).


Si un jour un véritable mouvement d'opposition devait devenir majoritaire en France, nous ne tarderions pas à découvrir la vérité sur le faux visage démocratique des capitalistes, qui consiste en gros à être démocrates quand ils gagnent et anti-démocrates quand ils perdent, mais nous ne sommes pas près de le voir car les veaux (de Gaulle) continueront encore longtemps à voter comme des veaux pour les candidats et idées mis en avant par les médias capitalistes.


Par Julien B. - Publié dans : Médias et Propagande
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 16:17
Alors que tous les regards se portent sur Obama qui a remporté le Prix Nobel de la Paix, mon attention va au Prix Nobel de littérature remporté par l'apatride germano-roumaine Herta Muller (oui Herta, comme les saucisses et le club de football de la ville de Berlin, prénom assez ridicule mais c'est excusable) pour le livre "La balançoire du souffle".

Cette sorcière (ici en photo) n'a pas été récompensée pour ses qualités littéraires, ce à quoi on pourrait s'attendre pour un tel prix (si jétais un écrivain intègre et consciencieux, je l'aurais mauvaise......), mais pour son combat contre le pays de Dracula, et plus précisément pour sa propagande anticommuniste, capitaliste et n'ayons pas peur des mots fasciste.

Herta Muller est en effet issue d'une famille de la minorité germanophone de Roumanie, qui n'a eu de cesse de combattre le régime communiste (d'abord dirigé par Gheorghui-Dej puis par l'illustre Nicolae Ceaucescu) et qui regrettait le régime pro-nazi des années 30-40 dirigé par Ion Antonescu.

Nous remarquons donc une nouvelle fois que le Prix Nobel sert objectivement les intérêts du capitalisme, surtout en cette fin d'année 2009 qui marque le début des célébrations des 20 ans de la chute du Mur de Berlin.

La bourgeoisie bande ses muscles et n'a pas fini de nous gaver avec cet anniversaire. Personnellement, je me souviens un peu de la chute du Mur de Berlin, j'avais à peine 7 ans et des sympathies communistes. Même si je ne comprenais évidemment pas tout, je sentais que c'était pas bon du tout.

Je ne veux pas défendre particulièrement Nicolae Ceaucescu et le régime communiste roumain, qui il est vrai n'était guère populaire à l'instar de tous les régimes communistes d'Europe de l'Est qui ne se sont pas installés suite à une élection ou une révolution - c'est à dire par la volonté de ces peuples d'appliquer une politique communiste - mais par la volonté légitime de l'URSS d'installer à ses frontières des régimes qui lui étaient favorables (légitime du fait du traumatisme subie suite à l'agression nazi et de la nécessité de créer un glacis protecteur pour parer à toute nouvelle agression capitaliste).

Il n'en demeure pas moins qu'il faut éviter d'avoir une vision simpliste de l'Histoire (à la manière des bourgeois et de leurs idiots utiles trotskistes), et qu'il faut toujours avoir la volonté d'étudier ces pays dans toute leur complexité et continuité. Car sans cela, sans cet esprit critique et ce recul, on en arrive (comme les débiles trotskistes) à faire de l'anticommunisme en permanence et à être applaudi par la bourgeoisie pour ses bons et loyaux services.

Les 20 ans de la chute du Mur de Berlin (et de la chute des "démocraties populaires", aussi peu démocrates que populaires) sont donc l'occasion rêvée pour les médias de verser dans la propagande simpliste, et donc comme deja dit pour la bourgeoisie de bander ses muscles.

Face à cette propagande, au lieu de tout gober béatement tels des êtres crédules, et tout en rappelant que notre but n'est pas d'appliquer la politique de Ceaucescu en France (car nous sommes pour un socialisme démocratique et intelligent appliqué dans un pays développé et pour lequel le peuple aura librement voté, c'est dire que c'est pas demain la veille que la France prendra la voie du socialisme vu le niveau politique du peuple français), il convient de consulter des sources encyclopédiques qui, si elles ne sont pas exemptes de tout reproche, évitent en général d'évacuer la complexité des problèmes comme le font les mass-médias bourgeois. Bien entendu, toutes les encyclopédies ne se valent pas, et il y en a de forts mauvaises (par exemple le Quid). Mais la plupart permettent tout de même de se faire une idée plus juste sur les évènements historiques.

Puisque nous parlons ici de la lauréate du Prix Nobel de littérature qui a combattu le régime communiste roumain, je propose de revenir brièvement sur les évènements de la "révolution roumaine" de la fin de l'année 1989, que les médias ne manqueront probablement pas de commémorer (contrairement à d'autres qui ne méritent pas une seconde de commémoration, notamment quand ils impliquent les crimes des puissances capitalistes).
 
La "révolution" roumaine de 1989 s'est terminée le 25 décembre avec l'éxécution du couple Ceausescu (oui le 25 décembre, même pas de respect pour la trêve des confiseurs) et a commencé avec le très fameux massacre de Timisoara, qui est un bon exemple de manipulation des médias bourgeois capitalistes.

Voyons ce qu'en dit l'encyclopédie Wikipédia, réputée pour son sérieux :


Affaire des charniers de Timisoara

Les charniers de Timişoara est une affaire médiatique, aboutissant à une massive désinformation du public sur la réalité des événements survenus en Roumanie lors de la révolution de 1989.

L'Affaire 

L'affaire eut lieu en décembre 1989, lors de la chute du régime Ceauşescu.

D'abord de quelques centaines de morts annoncés, les télévisions ont annoncé jusqu'à 70 000 morts quelques jours plus tard, trouvés dans des charniers[1]. Le journal L'Événement du jeudi du 28 décembre 1989 a même titré : « Dracula était communiste »[1].

Elle semble essentiellement due à une compétition des médias entre eux, chacun reprenant l'information du concurrent en l'amplifiant. Le sociologue Pierre Bourdieu a appelé ce phénomène « la circulation circulaire de l'information ».

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_charniers_de_Timi%C5%9Foara


 

Merci à Wikipédia de participer à la diffusion de la vérité historique contre les falsifications des médias bourgeois capitalistes.



Executé par des agents de l'Empire gorbatchevo-américain un 25 décembre, comme un certain Jésus (executé par des agents de l'Empire Romain)



Par Julien B. - Publié dans : Médias et Propagande
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