Médias et Propagande

Mardi 15 septembre 2009
Parenthèse  pour dire que j'espère que vous n'avez pas raté le documentaire "Apocalypse" diffusé sur France 2 et commenté par Mathieu Kassovitz (c'est dire le niveau). Si oui, ne vous en faites pas, il reste encore deux épisodes la semaine prochaine.

Personnellement, j'ai regardé les 4 premiers épisodes bien que sachant exactement (presque au mot près) ce qui allait être dit (la propagande anglo-américaine est toujours très prévisible, ils ressortent toujours les mêmes faits transformés voir parfois les mêmes petites phrases). En fait j'ai surtout regardé pour voir des images de Staline, je suis toujours en état de transe quand je le vois. Faut dire qu'il a trop le style avec son air bonhomme (il est super bon acteur, notamment à un moment quand on lui explique que des officiers polonais ont disparu à Katyn et qu'il prend un air étonné hyper convaincant).

Je n'entre pas trop dans le fond car ce sont toujours les mêmes poncifs que nous avons deja eu l'occasion de démolir en d'autres opportunités.

Une large couverture est faite du pacte de non-agression germano-soviétique, qui est le plus sérieusement du monde présenté comme une ALLIANCE entre l'Allemagne et l'URSS, entre Hitler et Staline. Les tristes propagandistes qui ont réalisé le documentaire ne doivent pas bien connaitre la définition du terme ALLIANCE, et on ne peut pas grand chose pour eux s'ils confondent un pacte de non-agression, par lequel deux pays s'engagent à ne pas se faire la guerre (ce qui est louable, bizarre que nos bobos pacifistes s'offusquent tant), avec une ALLIANCE économique, politique, militaire,......

Bien entendu, on nous exliquera que Staline et Hitler se sont partagés la Pologne, ce à quoi nous répondrons que Staline n'a fait que reprendre légitimement un territoire que les pollaks avaient lachement volé à la Russie/URSS en 18 (à cause de l'incompétence et de l'indiscipline de la médiocrité Léon Trotski qui ne s'était pas soumis aux décisions du comité central du Parti Bolchevik).

Bien entendu, on nous expliquera que Staline a fourni du pétrole et du charbon à l'Allemagne nazie et que c'est mal, mais ça ne fait pas une alliance. Simplement du commerce international entre deux pays (bizarre que les partisans du libre-échange s'en offusquent, à croire qu'ils veulent retourner à l'autarcie).

Bien entendu, on ne nous expliquera pas que Staline a fait des offres répétées à la France et à l'Angleterre durant les années 30 pour former un front anti-nazi, et que celles-ci ont toujours été repoussées avec dedain par les deux Empires (Anglais et Français préférant signer des accords à Munich)

Un truc qu'on remarque bien, c'est qu'à chaque fois que le documentaire parle de l'Union Soviétique, il faut qu'il nous sorte une petite phrase pour jeter le discrédit. C'est parfois juste une anecdote mais souvent, il nous ressort des crimes même quand ceux-ci n'ont à l'évidence rien à voir avec le sujet du documentaire : goulag, famine en Ukraine (qui d'après le documentaire est organisée par Staline, là où les historiens travaillent encore sur le sujet sans avoir établi de conclusions définitives........le mec qui a fait le documentaire doit probablement être un petit génie pour tout savoir avant tout le monde et pour trancher avec tant de sureté un tel débat), crimes de Kouchtchev dans les années 30,......

En revanche, évidemment, aucun crime anglo-américain n'ayant rien à voir avec le sujet nous est rappelé. Et quand on évoque un crime américain (les 12 000 américains d'origine japonaise virés de leur domicile), le bobo atlantiste Mathieu Kassovitz s'empresse de nous rassurer en disant je cite que "c'est indigne des Etats-Unis", ce qui en traduction de "langage faux-cul petit-bourgeois" en "langage franc populaire" signifie que les Etats-Unis ne sont pas coutumiers du fait et que c'est par ailleurs un pays irréprochable qui n'a pas à rougir de son Histoire !

Les Noirs esclavagisés, les Peaux-Rouges détruits, les Latino-Américains victimes de coups d'Etat de la CIA, les dizaines et dizaines de pays qui ont eu à subir une agression armée des Etats-Unis,......apprécieront certainement ce commentaire pas du tout partial du bobo atlantiste Mathieu Kassovitz. Les Anglais et leur terrible Empire colonial criminel sont également épargnés gracieusement (sans doute par sa Majesté).

Pour le reste, les Anglais et les Américains ont toujours une attitude héroique, font preuve de courage et d'abnégation, ou encore ont des dirigeants politiques dotés d'une grande clairvoyance (pendant que les autres, notamment l'URSS, ont un guide aveugle qui sombre dans la dépression et la bouteille).

Malgré toute cette propagande, une scène parvient presque à sauver ce documentaire et me conduit à altérer ma critique.

C'est celle où on voit Adolf Hitler faire un gros calin à son chien, un beau berger allemand, avec des caresses et des bisous affectueux. Hitler aimait beaucoup les chiens, contrairement au barbare satrape oriental Staline qui comme le montre le documentaire commandait à ses troupes d'utiliser des chiens de race bourrés d'explosifs pour les faire sauter sur les soldats allemands !

On comprend ainsi mieux la filiation idéologique de Brigitte Bardot, Allain Bougrain-Dubourg et de tous les gogols intolérants anti-corridas (qui en bon fascistes sont logiquement intolérants).

On ne le dira jamais assez : l'écologie et la défense des animaux sont des idéologies de droite. Une vraie gauche virile et sérieuse doit rejeter ces idioties politiques.


Par Julien B.
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Vendredi 26 décembre 2008

Nous savions deja que l'anarcho-gauchiste Siné était un vieux débris antisémite (1) et anticommuniste (les deux vont souvent ensemble), voila maintenant que dans le dernier numéro de son torche-cul (voir la couverture ci-contre), il en appelle carrément au meurtre des patrons.


Dans la même veine, vient de sortir un film ayant pour titre "Louise-Michel" et qui se présente comme une comédie qui décrit la délocalisation d'une usine et le choix des salariés d'engager un tueur à gage pout buter leur patron.


Les réalisateurs du film expliquent que leur but est de dénoncer l'évolution du partage des richesses entre le monde du travail et le monde du capital au cours des 20-30 dernières années. Ils considèrent que cette évolution n'est pas acceptable et veulent revenir au "bon vieux temps".


Bref, derrière la radicalité criminelle du message (tuer des patrons), nous constatons que les idées défendues par les réalisateurs du film appartiennent au champ de la "gauche de la social-démocratie" comme celles défendues par Siné ou par Besancenot dont on ne sera pas étonné de savoir qu'il est soutenu par Jean-Marc Rouillan, criminel de l'organisation Action Directe qui s'était notamment distinguée en tuant le patron de Renault.


Que dire face à cela ?


D'abord, que les idées de ces gens-là, qui appartiennent donc à la "gauche de la social-démocratie", n'ont absolument rien à voir avec le communisme car là où ils dénoncent les excès du capitalisme (partage des richesses produites défavorable au travail depuis 20-30 ans), les communistes dénoncent le capitalisme dans son ensemble car c'est un système basé sur le vol d’une partie de la valeur produite par les salariés.


Ensuite, que les patrons dans les grandes entreprises du CAC40 (qui sont la cible prioritaire de l'abruti gauchiste Siné) ne sont en règle générale que des salariés qui ne sont pas propriétaires de l'entreprise dans laquelle ils travaillent. Ce qui fait que s'attaquer à eux en priorité est débile car ce ne sont pas eux qui sont les véritables détenteurs du pouvoir de décision dans les entreprises mais leurs propriétaires que sont les actionnaires. La solution pour régler le problème est donc de liquider les actionnaires en tant que classe (sans tuer personne !) et pas de buter des patrons. Dans une société socialiste, il y aura toujours une hiérarchie et des patrons dans les entreprises qui seront mieux payés que les employés de base, la différence sera cependant que le différentiel de rémunération sera sans doute bien moindre et que ceux-ci ne percevront plus de stocks-options et autres revenus de propriété.


On ne s'étonnera pas de constater que le Système met toujours particulièrement en avant les oppositions débiles (genre Siné ou Besancenot, ou Laguiller) et fait preuve de bienveillance envers leurs idées criminelles. Et ça marche car vu que dans le même temps le niveau culturel du peuple ne cesse de plonger, il ne s'intéresse plus qu'aux oppositions débiles et les oppositions intelligentes peuvent crever dans leur coin.


Pour vous parler franchement, je dois dire que ça me choque.


Car qui nous dit qu'avec son appel au meurtre contre les patrons (certes sous couvert d'humour et de caricature, c'est un peu facile.....), l'abruti Siné ne va pas créer parmi les tout aussi abrutis gauchistes lecteurs de son torche-cul des vocations qui font que des nouveaux "Action Directe" tueront des nouveaux "patrons de Renault" ?


Je dis que le risque existe, et qu'il n'est pas acceptable que dans une démocratie moderne comme l'est la France du début du XXIème siècle, des individus puissent en appeler au meurtre (même sous couvert d'humour et de caricature) contre une catégorie de la population, et ceci est aussi valable pour des patrons d'entreprises du CAC40 qui sont des êtes humains. On peut rire de tout sauf des appels au meurtre.


Je demande donc que le vieux débris anarcho-gauchiste Siné soit condamné fermement pour appel à la haine et au meurtre.


Et, pour les incultes qui trouveront bizarre que quelqu'un qui affiche le portrait de Robespierre sur sa page d'accueil ou qui n'est pas un anti-soviétique acharné puisse s'offusquer ainsi, je dirai simplement que je n'y peux rien s'ils sont incapables de comprendre que la dictature de Robespierre (2) était préférable à la dictature de Louis XVI (ou que la dictature soviétique était préférable à la dictature tsariste....car toutes les dictatures ne se valent évidemment pas (3) ) et que je n'y peux rien non plus s'ils sont incapables d'étudier l'Histoire avec recul et sans décontextualisation. Qu'ils commencent par se muscler un peu le cerveau et ils pourront après, pourquoi pas, envisager de dialoguer avec moi un jour ou l'autre........quand ils auront le niveau.

 

 
(1) Disons plus exactement qu'il est suspecté d'antisémitisme mais à mon avis, il l'est bel et bien !

(2) Et encore, parler de dictature dans le cas de Maximilien Robespierre est pour le moins exagéré quand on sait qu'il représenta la période populaire et démocratique de la Révolution française. C'est ainsi qu'il pris toute une série de mesures économiques et sociales en faveur des petites gens, par exemple qu'il lutta contre la spéculation, qu'il bloqua les prix, qu'il combatta le marché noir et qu'il s'appretait au moment de son renversement par la bourgeoisie à distribuer gratuitement aux plus démunis les biens confisqués aux ennemis de la République !

(3) Toutes les dictatures ne se valent pas (par exemple pendant la seconde guerre mondiale, il fallait soutenir la dictature soviétique contre la dictature allemande car la victoire de la première était préférable), n'en déplaise à l'abruti gauchiste Siné qui avait notamment écrit dans son journal :


"J’estime qu’on ne devrait pas laisser s’exprimer un certain nombre de fieffés enculés. Si on avait cloué la gueule quand il le fallait à Franco, Hitler, Mussolini, Salazar, Staline, Pol Pot (liste non exhaustive) notre monde actuel pourri aurait, peut-être, une moins sale gueule !"


Une liste de personnages historiques amalgamés stupidement, voila le genre d'analyses intelligentes que vous pourrez lire dans le torche-cul Siné-Hebdo. C'est pire qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine.......Rassurez-moi, seuls des ados attardés peuvent être convaincus par ce genre de "démonstrations" ? Ceci dit, il a raison sur un point :


 

Les fieffés enculés comme Siné ne devraient pas avoir le droit de s'exprimer !

Par Julien B.
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Mercredi 3 décembre 2008

Outre les "avec l'âge, ça te passera" (quand j'entends ça, j'ai envie de cogner), connaissez-vous l'expression favorite des bobos anticommunistes et plus spécifiquement des anciens "communistes" ? Non ? Alors j'vous la donne !


 

"Ne pas être communiste à 20 ans, c'est ne pas avoir de coeur; être communiste à 40 ans, c'est ne pas avoir de tête"



Une première remarque s'impose face à cette sentence : on ne fait pas de la politique avec son coeur mais avec sa tête. Un type ou une nana qui prétend qu'il était communiste à 20 ans par coeur n'a donc rien compris aux grandes théories politiques et rien compris à ce qu'était le communisme. Quand on confond charité chrétienne et communisme, on la ferme ! L'affiche du PCF dégénéré de Madame Buffet (il y a cependant des gens politiquement valables au PCF, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier) qui sert à illustrer ce sujet est bien représentative de la philosophie qui était celle de ces anciens "communistes" quand ils avaient 20 ans !



Il ne s'agit donc pas d'anciens communistes mais d'anciens "communistes". Première chose à balancer à la gueule de ces connards de "Monsieur et Madame je sais tout, j'ai tout vu, j'ai tout fait".



A 20 ans, ces petits-bourgeois qui faisaient leur crise d'adolescence réfléchissaient avec leur coeur et se disaient communistes parce que pour eux "le communisme, c'est l'égalité" puis une fois la crise d'adolescence passée, ces bobos sont entrés bien sagement dans la vie active, ont mis leur coeur de coté pour pouvoir mieux s'intégrer au Système capitaliste (car le coeur est un obstacle à la progression professionnelle) et sont restés ce qu'ils ont toujours été : des incultes politiques complets qui n'ont jamais compris ce qu'était le communisme c'est à dire ce qu'était l'idéologie dont ils se réclamaient (ce qui est bien révélateur de la pitrerie de ces tristes individus).



Pour ces bobos qui avaient alors 20 ans, le communisme c'était (en gros, mais je ne pense pas me tromper de beaucoup) :



"Un monde de bisounours où tout le monde sera égal, un monde où tout le monde sera beau et gentil, où tout le monde sera heureux, où tout le monde sera riche, où le SMIC sera à 4 000 euros, où tout le monde fera un boulot super-intéressant qui lui plait, où il n'y aura plus de chagrins d'amour,......."



Ca, c'est le portrait typique des idées de ces anciens "communistes" des années 60-70 qui réfléchissaient avec leur coeur (comme quoi, ça fait des ravages !) et c'est aussi le portrait typique d'une espèce que l'on croise beaucoup aujourd'hui (j'en croise des tas, que ce soit dans la réalité ou sur le net) : les jeunes trotsko-gauchistes de 20 ans fans de Besancenot et qui au passage d'ailleurs n'hésitent pas à me traiter de "facho".



Pourtant, une chose est claire : c'est que les 3/4 de ces "communistes" ne seront pas communistes à l'age de 40 ans alors que le "facho" que je suis sera avec certitude toujours communiste à l'age de 40 ans (s'il est toujours en vie d'ici là) comme il l'est depuis l'age de 5 ans et même depuis son premier biberon (à 5 ans, je réfléchissais avec mon coeur mais depuis j'ai évolué contrairement aux jeunes trotsko-gauchiste de 20 ans qui en sont restés à ce stade).



C'est d'autant plus grotesque qu'il est très facile de savoir ce qu'est le communisme : pour cela, inutile de lire du Karl Marx ou tout autre barbu, il suffit de prendre un dictionnaire !


J'ouvre donc un vieux dictionnaire "Micro Robert" édition 1980 (il date un peu mais un dictionnaire ça ne se périme pas, contrairement aux anciens "communistes" des années 60-70), je vais à la lettre C et je lis à communisme :



"Système économique fondé sur la propriété collective des moyens de production et d'échange"



Voila, tout simplement ! Le communisme est d'abord et avant tout un système économique.

Une fois que l'on sait cela, il ne reste plus qu'à comprendre l'utilité d'un tel système économique (ça c'est facile, je l'ai souvent expliqué dans plusieurs sujets de la rubrique "Economie/Social" que je vous invite à lire et je n'y reviens donc pas) puis surtout à démontrer (en proposant un programme clair) qu'il peut être appliqué sans mener à la dictature et sans porter atteinte à l'efficacité économique. Quand ces conditions seront atteintes, le communisme pourra devenir potentiellement majoritaire dans la population d'ici X années. Pas avant.



Mais surtout, nous voyons par cette définition (donnée par un dictionnaire donc une source fiable et objective) que le communisme n'a rien à voir avec le fait de savoir si on est pour ou contre la gay-pride, pour ou contre le mariage homo, pour ou contre la régularisation des sans-papiers, pour ou contre la corrida, pour ou contre le féminisme, pour ou contre l'UE, pour ou contre la cadre national,.....


 

Il peut très bien y avoir d'un coté des communistes chasseurs amateurs de corridas et de l'autre des communistes végétariens défenseurs du droit des animaux.



Il peut très bien y avoir d'un coté des communistes qui pensent que le role de la femme est de rester à la maison pour élever les enfants, faire la cuisine et le ménage (à noter que ce n'est pas ou plus ce que je pense, ce n'est qu'un exemple donc inutile de vous énerver Mesdames) et de l'autre des communistes qui pensent que le travail permet la libération et l'émancipation de la femme.



Il peut très bien y avoir d'un coté des communistes qui se reconnaissent dans la Nation et de l'autre des communistes qui sont favorables au supranationalisme.



Il peut très bien y avoir d'un coté des communistes antimilitaristes et anti-impérialistes et de l'autre des communistes militaristes qui rêvent de guerres et de conquêtes.



Les exemples sont multipliables à l'infini mais la chose essentielle à retenir, c'est que la famille communiste est ou plutot devrait être très large.



Moi par exemple, je pourrais être qualifié de "communiste de droite" car j'ai des idées classées à droite sur un certain nombre de questions non-économiques (et encore pas sur toutes).



Les petits flics trotsko-gauchistes (du genre des fans à Besancenot) qui font croire que pour être communiste, il faut être pour le mariage homo, pour une immigration illimitée, pour la légalisation du cannabis,.....jouent donc objectivement un role d'affaiblissement du communisme et de renforcement des partis pro-capitalistes. En donnant une définition restrictive du communisme, qui est la leur et qui est respectable (et que je respecte) mais qui n'est pas (loin s'en faut) exclusive, ils détournent du communisme beaucoup de personnes qui objectivement pourraient et devraient s'y intéresser.



Pour qui se prennent ces petits arrogants trotsko-gauchistes en me traitant de "fasciste" (tout ça parce que je ne partage pas leurs opinions sur des questions non-économiques) alors que je suis tout autant qu'eux pour le communisme (en suivant la définition de mon dictionnaire Micro Robert) et qu'ils devraient donc me considérer comme un allié plutot que comme un adversaire ?



Je n'en sais rien. Mais, pour en revenir au sujet de départ, une formule résume très bien le parcours des anciens "communistes" des années 60-70 devenus anticommunistes et des futurs nombreux jeunes trotsko-gauchistes fans de Besancenot d'aujourd'hui qui prendront leur relève dans 20 ans :



Etre "communiste" à 20 ans, c'est avoir du coeur. Etre anticommuniste à 40 ans, c'est n'avoir ni de coeur ni de tête.

Par Julien B.
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Jeudi 13 novembre 2008

Et la propagande continue encore et toujours !


Surfant sur la victoire d'Obama dans le pays des exterminateurs de Peaux-Rouges, tous les apotres du communautarisme victimaire en profitent pour venir défendre leurs petits intérêts égoistes et corporatistes.


Le CSA se met dans la partie en déclarant en toute tranquilité qu'il n'y a pas assez de "non-blancs" à la télévision française car les "non-blancs" ne représentent que 15% des personnes s'exprimant à la télévision dont 8% de "noirs".


Outre qu'il est difficile d'établir en toutes circonstances une claire distinction entre "blancs" et "non-blancs" (car il y a des cas limites et ça dépend aussi des saisons, sans compter qu'on est moins blanc après une scéance UV qu'avant), on peut dire que si les chiffres du CSA sont vrais, nous ne voyons pas très bien en quoi il existe une discrimination contre les non-blancs !


En effet, les "non-blancs" représentent-ils beaucoup plus de 15% de la population française ? Je ne le pense pas, ils ne sont donc victimes d'aucune discrimination. Et pour ce qui est des "noirs" à proprement parler, ils représentent moins de 8% de la population française : en suivant les critères du CSA, nous pourrions donc dire qu'il y a trop de noirs à la télévision française.....mais rassurez-vous, je ne suis pas aussi stupide que ceux qui dirigent le CSA et qui sont grassement rémunérés pour mener ce genre d'études.


Une chose qui intéresse beaucoup moins nos bons médias et les cons de moutons, c'est la représentation des ouvriers à la télévision : les ouvriers représentent 24% de la population française pour seulement 2% de temps d'antenne à leur actif. A l'inverse, les cadres ont 60% de temps de petit écran pour leur pomme alors qu'ils représentent 15% de la population française. Tant que la parité dans ce domaine ne sera pas respectée, je n'en défendrais aucune autre. Chacun voit midi à sa porte.


Bizarre que ça n'émeuve personne car la division en classes sociales est pourtant beaucoup plus pertinente que celle qui se fonde sur la couleur de peau : un ouvrier noir français a en effet davantage d'intérêts en commun avec un ouvrier blanc français qu'avec un bourgeois noir français.


Alors, rien à foutre de savoir s'il y aura plus ou moins de Noirs à la télé : ce seront toujours des bourgeois, noirs ou blancs, qui feront de la propagande pour le capitalisme, l'argent, l'individualisme, la bêtise, la vulgarité, la décadence, les pétasses à poil, les tafioles décérébrées,.........


Voir un capitaliste noir faire de la propagande à la place d'un capitaliste blanc me donnera tout autant envie de démolir ma télé. Même si je préfère qu'ils mettent des Audrey Pulvar que des Harry Roselmack.


Ah au fait, un peu lié au sujet, j'ai trouvé cet article (apparemment écrit par un petit-bourgeois noir français pas très futé) sur le site bobo de l'association "Egalité et Réconciliation" dirigée par Monsieur Alain Soral et qui défend la "gauche du travail" et la "droite des valeurs" :


http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2722&Itemid=116


Un extrait croustillant :

"En clair, plus il y aura des immigrés sans emplois, rmistes, donc assistés, plus il y aura des discriminations. "


Vous avez bien lu : il est écrit que "les Rmistes sont des assistés". On le voit, pour l'association "Egalité et Réconciliation", la Gauche du Travail consiste à cracher et à combattre en priorité ces feignasses et privilégiés de Rmistes qui touchent 300 euros par mois (en plein dans l'idéologie dominante, en plein dans le mille !) tout en ne remettant pas en cause l'exploitation capitaliste que les actionnaires font subir aux travailleurs (par l’extraction de la plus-value). Qu'on se le dise.

 



Par Julien B.
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Jeudi 30 octobre 2008

Monsieur Philippe Val, directeur bien connu de la publication de Charlie Hebdo, a dernièrement donné une interview au journal l'Express dans laquelle il expose les principaux thèmes évoqués dans son ouvrage "Reviens Voltaire, ils sont devenus fous"


Première chose à constater, il n'est pas étonnant que cet homme de "gauche" prenne pour référence l'enculé mondain Voltaire plutot qu'un Rousseau qui est le choix vers lequel tout véritable homme de gauche se serait spontanément porté.


Mais, plutôt que de polémiquer de manière stérile sur le titre de son bouquin, venons-en si vous le voulez bien aux propos qu'il a tenu lors de cette interview.


Tout d'abord, Monsieur Val déclare :


"Israël est une démocratie et le sionisme est l’expression partagée par la droite et la gauche, du patriotisme israélien. ‘Sioniste’, c’est le mot pour dire patriote. Il n’y a qu’aux juifs qu’on refuse le droit au patriotisme. On peut légitimement se dire opposé à la politique du gouvernement israélien, mais se dire antisioniste, c’est se dire antijuif."


Je suis à la fois d'accord et pas d'accord : d'accord pour dire que l'anti-sionisme revient souvent à être anti-juif car il refuse par définition au peuple juif le droit d'avoir un Etat indépendant qui lui appartient.


Pas d'accord en revanche pour dire que seuls les juifs n'ont pas le droit au patriotisme : je dirai plutot que seuls les français n'ont pas le droit au patriotisme, sous peine d'être sans cesse renvoyés au fascisme, à l'extrème-droite ou au fantasmagorique courant "rouge-brun".


Plus intéressant, il dénonce ensuite ce qu'il nomme la branche des "rouges-bruns" :


"Elle est disparate. Je ne pense pas qu'aujourd'hui elle puisse faire bloc autour d'un leader, mais elle empoisonne notre démocratie. C'est un toxique qu'on refuse d'attaquer, car on craint qu'elle ait, comme un iceberg, une importance cachée. Les politiques sont timides, prison- niers de l'idéologie de l'AOC, l'appellation d'origine contrôlée : comme s'il y avait aussi, derrière le « rouge-brun », une tradition à préserver ! Cela donne aujourd'hui, en France, une paranoïa antiaméricaine de type chaveziste, ou cette ahurissante mode de Cuba. Cuba est une horrible dictature, mais elle est AOC ; le juif, lui, est nomade, pas AOC."


J'avoue ne pas bien voir ce que veut dire Philippe Val en parlant de "rouges-bruns". Depuis 26 ans que je suis né, je n'en ai jamais croisé un seul.


Je ne comprend pas pourquoi Monsieur Val oppose ainsi Israel et Cuba, il joue la stratégie de la tension et de la division ce qui me semble particulièrement malsain.


Car n'en déplaise à Monsieur Val, on peut à la fois défendre l'indépendance et la souveraineté de Cuba (le peuple cubain aurait d'ailleurs bien des leçons de sagesse, de gentillesse, de modestie et de solidarité à lui donner) contre l'impérialisme et le terrorisme des Etats-Unis (matérialisé par un blocus total de 50 ans mais aussi des actes de terrorisme) et l'indépendance et la souveraineté d'Israel contre certains dirigeants de pays arabes qui déclarent vouloir "rayer Israel de la carte".


Entre la défense de la souveraineté de Cuba et d'Israel, je ne choisis pas. Je prend les deux et je prend même la défense de la souveraineté et de l'indépendance de tous les pays du Monde. Contrairement à Monsieur Val.


Ne partez pas, le meilleur arrive :


"C'est au coeur de la gauche que se joue l'affrontement décisif, parce qu'il y a une gauche antieuropéenne, antidémocrate et surtout antiaméricaine qui prône les mauvais choix. Etre de gauche, c'est approuver la mutation, accepter de se fondre dans un idéal collectif plus grand que la nation, de perdre une dose de souveraineté, d'accroître le partage démocratique. Je me demande donc ce que Jean-Pierre Chevènement ou Jean-Luc Mélenchon font à gauche, alors qu'ils défendent ces thèses de droite. Tout à fait honorables, mais de droite."


D'abord, en quoi est-il scandaleux d'être anti-américain c'est à dire contre le pays qui a exterminé les merveilleux Amérindiens qui sont pour moi un modèle de sagesse et de vertu ? Monsieur Val ne reconnait-il pas le droit au patriotisme des quelques derniers Amérindiens qui ont échappé par miracle au génocide et qui vivent parqués dans des réserves, noyant leur chagrin dans l'alcool et voyant leurs femmes victimes de viols commis en toute impunité par des "Visages Pâles" ?


Ensuite, loin de moi l'idée de vouloir défendre Messieurs Mélenchon et Chevènement que je ne porte pas dans mon coeur ( à vrai dire je trouve ces personnages assez ridicules) et qui ne sont d'ailleurs ni anti-européens (ils sont pour "l'Europe sociale") ni en conséquence anti-mondialistes.


Mais je pense sincèrement que Monsieur Val n'a rien compris à ce que signifie "être de gauche". Car un vrai homme de gauche devrait au contraire défendre la Nation c'est à dire l'idéal démocratique contre le construction européenne et la mondialisation qui ne peuvent mener qu'à la dictature politique (certes une dictature "douce" mais une dictature quand même).


A ce sujet, j'invite Monsieur Val à lire le bouquin d'André Bellon "Pourquoi je ne suis pas altermondialiste : éloge de l'antimondialisation". Ca lui permettra peut-être d'améliorer un peu son niveau politique.


André Bellon est un ancien député socialiste, social-démocrate "vieille école" (jauressien, pourrait-on dire) qui a rompu avec le Parti Socialiste quand il a compris que celui-ci avait renoncé à tous les principes sociaux-démocrates au nom justement de la "mutation", de la nécessité de "se fondre dans un idéal collectif plus grand que la Nation". Il s'occupe aujourd'hui du groupe de réflexion "République !" : http://www.le-groupe-republique.fr/index.php


Dans son livre (avec lequel j'ai d'ailleurs de nombreux désaccords, n'étant ni particulièrement social-démocrate ni particulièrement de gauche), il explique que :


-le système économique et social qu'on désigne comme la "mondialisation" est le résultat de la mise en oeuvre du "consensus de Washington" qui repose sur la triptyque privatisation, libéralisation et stabilisation


-la mondialisation ne répond pas à des impératifs technologiques mais s'appuie sur les nouvelles technologies pour réaliser un projet précis à savoir transférer les décisions à une échelle où le peuple ne peut avoir de prise pour détruire la démocratie politique


-la critique de l'Etat-Nation ne sert qu'à justifier la disparition du corps politique des citoyens liés par un contrat social c'est à dire l'inexistence politique des peuples dans l'élaboration de leurs propres destinées


-toute mondialisation (même la plus gentille et bisounours, même celle qui veut le bien de l'humanité) est un processus impérialiste : en visant de bonnes règles pour l'humanité entière, la mondialisation part du principe d'une vérité absolue


-l'antimondialisation - comme l'altermondialisme et comme les positions favorables à la mondialisation - est défendue par des individus très divers. Il est donc particulièrement malhonnête de renvoyer au fascisme et à l'anti-démocratisme tous les anti-mondialistes (surtout que c'est au contraire la mondialisation qui mène à la dictature politique)


-la référence au "peuple français" est regardée par l'idéologie dominante comme porteuse de racisme, de xénophobie alors qu'à l'inverse, la référence à des "peuples minoritaires de France" (corse, breton, basque,.....) est vue d'un bon oeil. La raison en est simple : le peuple français se veut un corps politique et donc porteur d'une souveraineté politique, ce qui n'est pas le cas des "peuples minoritaires de France". L'un (le peuple français) peut s'opposer à la logique politique de la mondialisation, l'autre (les "peuples minoritaires de France") n'est porteur que d'une simple originalité culturelle qui ne gêne pas les intérêts économiques


-les assauts idéologiques menés depuis des années contre la notion de nation (notamment par les gauchistes, les trotskistes, les Philippe Val et autres Siné), au nom de la lutte contre le nationalisme, ou contre la notion de peuple, au nom de la lutte contre le populisme, aboutissent à laisser le terrain de la lutte économique aux grands intérets économiques et financiers


-les "Philippe Val" et autres "gens de gauche" qui batifolent sur un concept de peuple européen ou mondial mythique feraient mieux de reconnaitre qu'ils jugent qu'un système oligarchique (où des "experts" prendraient les décisions à la place des peuples) est souhaitable......donc qu'ils sont des anti-démocrates !

 
Le message essentiel à retenir, qui va à contre-courant de l'idéologie dominante mais qui apparaitra logique et évident à quiconque prendra la peine de réfléchir un peu sur le sujet, est le suivant :


Tout mondialiste, quelle que soit son idéologie (qu'il soit capitaliste, marxiste (*) , libéral, antilibéral, alter,.....) et même avec les meilleures intentions du Monde au départ (c'est à dire même si son but est d'être gentil et de faire le bien de l'Humanité), est un anti-démocrate et un totalitaire en puissance car il veut par définition qu'un seul et même système, qu'une seule et même idéologie, qu'une seule et même recette soit appliquée à tous les peuples de la planète de manière indifférenciée.


Tous ceux qui comprendront ceci (ce qui est facile car même moi j'ai compris) ne pourront qu'en arriver à la conclusion que pour être démocrate aujourd'hui, il faut être antimondialiste c'est à dire qu'il faut lutter contre l'idée de construction européenne, contre toutes les formes de mondialisation et défendre la souveraineté non seulement de notre pays et de notre peuple mais aussi de tous les pays et tous les peuples.


La vérité sur les liens entre les notions de gauche, de démocratie, de nation et de mondialisation est  au final exactement l'inverse de ce que prétend Monsieur Val.
Je suis assez surpris, au regard des extraits d'interview que j'ai cité, du manque de respect flagrant que Monsieur Val témoigne à ses adversaires politiques. Mais je ne lui en veux pas, je me dis que le pauvre Philippe n'a pas dû recevoir beaucoup d'amour dans son enfance et dans sa vie pour avoir si peu à en donner en retour. Aussi, je compatis et lui envoie tout plein de gros poutoux poutoux pour combler ce déficit affectif. Mais avant, je tiens à citer la grande philosophe Hannah Arendt que Monsieur Val doit apprécier et qu'il n'osera suspecter d'appartenir à la fantasmagorique mouvance "rouge-brune" :


"La mondialisation ne peut être que totalitaire."


Je n'aurais pas mieux dit que cette chère Hannah !


(*) appartenant essentiellement au trotskisme qui est la syphilis du mouvement communiste

 
Photo : "Débat" à la télé entre Philippe Val et BHL qui ont comme chacun sait d'énormes divergences idéologiques (tout le monde aura compris que je plaisante.....du moins je l'espère !). Le pluralisme des idées est bien défendu dans les médias, la démocratie est sauve. :)

Par Julien B.
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Dimanche 5 octobre 2008

Selon une étude toutes chaînes confondues de Médiamétrie, les Français passent de moins en moins de temps devant la télévision avec une baisse des audiences de 2 à 9% sur toutes les chaînes pendant le premier semestre de 2008.


C'est une bonne nouvelle mais il n'y a pas de quoi pavoiser. Reste surtout à savoir si cette tendance à la baisse se confirmera ou si elle n'est que conjoncturelle.

Par Julien B.
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